La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

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J’ai raison, tu as tort, j’ai gagné, je sors et ne t’écoute plus…

INTRODUCTION

Qui n’a jamais frappé le nez d’un témoin de Jéhovah avec sa porte un samedi matin à 7H30, alors que pour beaucoup, c’est peut-être la seule journée pour faire la grâce matinée? Personnellement, je ne l’ai jamais fais. Au contraire. J’espérais même la visite des témoins de Jéhovah pour enfin débattre avec eux et les convaincre que j’avais raison mais surtout, qu’ils ont tort.

 

Malheureusement, j’ai eu tort. Pas sur le plan théologique, ni doctrinale, ni sur la supercherie de la WatchTower, leur tour de garde et la falsification de leur traduction (Traduction du Monde Nouveau) qu’ils n’ont guère le droit d’appeler « La Sainte Bible », non. Mais il aurait été préférable de blesser leur nez avec ma porte que de les blesser avec ma condescendance, mon arrogance, mon mépris et ma prétendue supériorité.

 

QUAND L’IGNORANCE RENCONTRE LA CONDESCENDANCE

Je me souviendrai toujours de ces conversations avec mes congénères chrétiens de l’église baptiste évangélique, alors que l’on se vantait d’avoir fermé la bouche des témoins de Jéhovah, qui osaient franchir le seuil du parvis de nos maison, celles-ci gardées avec soin par l’Éternel, le Dieu des armées, trois fois saint, le Dieu glorieux offrant son salut par grâce, au moyen de la foi, ce Dieu fait chair et non ce Jésus devenu un dieu. Wow! Mais malgré tous ces termes aussi élogieux qu’angélique, ça ne nous donnait aucunement raison de traiter les Témoins de Jéhovah avec le mépris et la condescendance qui nous caractérisaient tant, nous, les élus des élus.

 

Après le culte, je me souviens de ces fou-rires entre croyants, dont moi, qui se vantions sans gêne d’avoir si bien argumenté contre eux. Nous nous réjouissions de l’humiliation que nous croyions leur avoir fait subir. Humiliation, certes. Toutefois, ce n’était pas en guise de victoire du bien sur le mal, mais une réponse à l’ignorance par le mal et ce, perpétré par des croyants nés de nouveau! Pire: notre objectif non-avoué mais tellement crevant pour les yeux de quiconque observent la scène de loin, c’était d’avoir la possibilité de se bomber le torse de nos connaissances théologiques de choses apprises par cœur à notre église, de la bouche de notre pasteur et véhiculées dans notre puissante association de baptistes bornés.

 

Nous n’avions de cesse d’accuser les Témoins de Jéhovah d’être des endoctrinés qui ne vérifient pas la véracité de leurs croyances et pourtant, nous étions nous-mêmes des endoctrinés de la croyance baptiste sans vérification aucune. Nous mettions ça sur le dos de l’Esprit-Saint, car lui, il nous enseigne toutes ces vraies croyances baptistes évangéliques, et le Diable était avec les méchants Témoins de Jéhovah, race de vipères et imbéciles incurables. Ce n’était pas dit ainsi, mais c’est ainsi que nous les considérions dans notre attitude de condescendance crasse, sur notre piédestal juché dans les nuages d’un angélisme dans lequel on s’illusionnait sans vergogne.

 

EXPÉRIENCE DIFFÉRENTE

Après plusieurs années de solitude dans le Seigneur, et pas nécessairement choisi de ma part, j’ai vécu ma grande part d’épreuves, probablement comme plusieurs d’entre vous. Ces temps d’épreuves et de solitudes m’ont procuré des connaissances nouvelles, une attitude nouvelle, une approche nouvelle dans mes relations avec autrui, même ceux et celles qui ont des expressions de foi diamétralement opposées aux miennes. Je ne cautionne pas la religion ni les positions théologiques ou les différentes doctrines construites par « ti-joe connaissant » qui est un grand leader de sa religion. Par contre, je privilégie la relation avec les autres, bien avant ce qu’il croit. Plusieurs chrétiens se campent dans un fondamentalisme crasse où ils se cachent derrière des passages bibliques qui disent de ne pas même dire « salut » à celui qui apporte un autre évangile. La salutation dans l’antiquité n’est pas du tout celle des gens d’aujourd’hui. Mais c’est un autre sujet.

 

Un jour, deux dames d’un certain âge vinrent cogner à ma porte. Bon… les Témoins de Jéhovah ont changé de stratégie, ils viennent l’après-midi 😉

Deux dames très gentilles que je n’ai pu recevoir comme j’aurais espérer le faire. En effet, j’étais très grippé et je leur ai suggéré un autre moment. Les dames, Témoins de Jéhovah, ont agit comme des grand-mères avec moi, comme si j’étais leur petit-fils qui était malade et avait besoin de soins. Elles ont laissé tomber leurs tour de garde pour me prodiguer des conseils pour me soigner efficacement. Elles ont fait preuve de beaucoup d’empathie et non de religiosité.

Si je n’avais pas été malade, je les aurais reçu avec joie, je les aurais traité avec la plus haute estime, avec le respect que leur âge mérite.

Comment je leur aurais parlé? De Jésus avec beaucoup de délicatesse, mais surtout, en créant un lien relationnel, sans chercher à les convaincre ni les submerger de versets bibliques pour les enterrer.

 

CONCLUSION

Lorsqu’on dit que la lettre tue, c’est justement de cela dont on parle: couper la communication et la relation pour imposer son autorité. Voilà ce que je ne voulais plus faire, ni avec les Témoins de Jéhovah, ni avec les catholiques ni avec personne d’autre. Le fondamentalisme n’a jamais produit quoi que ce soit de constructif. Créer des relations d’abord, en s’intéressant réellement à l’autre, lui donner une place privilégiée dans sa vie, que cette personne, qu’importe sa provenance, ses idées, sa religion ou ses positions doctrinales, c’est de la considérer avec honneur et que cette même personne se sente meilleure en notre compagnie.

 

Pour moi, voir le meilleur chez les autres, c’est de leur donner toute la considération dont ils cherchent, mais bien souvent, ne trouvent que mépris ou indifférence. C’est ainsi que Christ a agit avec les masses qui le suivaient.

 

Patrick Galarneau

La foi seule, sans les oeuvres

Hé.11.1 La foi est une manière de posséder déjà ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas.
 
Il est bon de vérifier plusieurs versions, afin que le lecteur moyen puisse se faire une idée générale de ce que l’auteur veut réellement dire.
 
Je suggère au moins une traduction dans chacune des trois grandes catégories de traductions (littérale, dynamique et paraphrasée).
 
La vie éternelle une fois pour toute
Dans la version TOB, la foi se manifeste de manière possessive d’une chose qu’elle a déjà obtenu (le salut, la vie éternelle). Ainsi, les traducteurs ont déduit que le croyant hébreux possède déjà la vie éternelle et que son éternité est à la fois effective et définitive. On ne retourne pas en arrière (10.39), car nous avons déjà obtenu la vie éternelle (11.1), ce qui est cohérent avec l’apôtre Jean qui dit sensiblement ceci: « je vous écris petits enfants pour vous dire que vous avez la vie éternelle », et non: « vous aurez… », ou encore: « vous l’avez, mais à condition de… »
 
Mais la suite du verset un est intéressante. La foi est un moyen de connaître des réalités que l’on ne voit pas. Mais de quelles réalités s’agit-il donc?

Les fameuses œuvres
Avez-vous remarqué, ou encore, prêté attention à ce verset? Des réalités QUE L’ON NE VOIT PAS! Les croyants hébreux avaient tendance à calculer la foi en terme d’œuvres, car leur passé judaïsant en était ainsi. Étrangement, nous faisons la même chose dans le christianisme. Jésus avait justement dénoncé les religieux juifs de mettre des fardeaux sur le dos du peuple. Ces fardeaux consistaient en œuvres à accomplir pour plaire à Dieu. Et même, les religieux juifs imposaient des fardeaux, mais ils refusaient d’accomplir ce qu’ils imposèrent!
L’auteur de l’épître fait subtilement ce rappel lorsqu’il débute son apologie de la foi. Il affirme que les héros de la foi, ces conducteurs du passé glorieux d’Israël, qui ne furent pas justifiés par les œuvres, mais par leur foi. L’auteur rappelle tout au long de ce chapitre à quel point il est impossible d’être trouvé agréable par Dieu si celui-ci n’a pas la foi. Il est impossible de lui plaire par les œuvres.
L’un des problèmes majeurs de la religion, c’est la falsification de la vérité pour la tourner en œuvres à accomplir. Pour les juifs, c’était une tradition et non un acte de foi dans l’espérance de la révélation à venir. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi les juifs rejetèrent Jésus en grande majorité. C’est le sacrifice de Christ qui a mis en lumière la fausseté de leur foi, puisqu’en refusant Christ comme Messie, ils démontrèrent que leurs cœurs étaient attachés aux traditions et aux œuvres à accomplir, et non une foi débordante qui accueille la révélation enfin accomplie par la personne de Dieu fait chair, Jésus-Christ.

Conclusion
Et comme je l’ai mentionné à maintes reprises dans mes vidéos sur le sujet, la foi de l’ancienne alliance n’est aucunement différente de la foi dans la nouvelle alliance. La foi n’est pas née ni issue de la nouvelle alliance. Le prophète Habakuk a dit « Le juste vivra par sa foi » (Ha.2.4). L’apôtre Paul a cité mot pour mot les propos du prophète. Il n’y a pas de distinction à ce sujet entre les deux alliances. Les judaïsants furent donc mis à nu devant la lumière qu’a représenté Christ lors de son court passage parmi eux.


Patrick Galarneau

Interpréter adéquatement la lettre aux hébreux.

Je ferai un article court. Voici l’exemple que j’ai choisi:
Hé.10.39 Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour être sauvés.
 
Les bases de l’interprétation ne sont pas réservées pour l’élite. Tous y ont accès.
 
Dans ce verset, qui parle? Nous n’avons aucune difficulté à affirmer qu’il s’agissait d’un hébreux ayant la connaissance très affûté de la loi mosaïque, puisque tout au long de cette épître, l’auteur utilise, de manière très approprié, le lévitique pour s’adresser à ses destinataires directes, donc, des croyants hébreux ayant quitté le judaïsme. Tout au long de l’épître, nous constatons aussi le temps de verbe et l’adresse directe et contemporaine de l’auteur envers le public visé. L’auteur rappelle leur passé, leur présent, ainsi que l’exhortation à ne plus regarder en arrière (la loi), mais de regarder vers l’avant (la foi), leur espérance (Christ).
 
Dans ce verset, qui conclut la découpure arbitraire de ce chapitre, mais non pas l’idée continue de son auteur à cause de la conjonction de lien entre le verset 39 et le 1er v. du ch.11 (le chapitre suivant débute par « or »), l’auteur de l’épître rappelle que les croyants hébreux sont rachetés et sauvés, alors que les juifs demeurés dans le judaïsme sont retournés en arrière, ce qui signifie que ces juifs ont préféré regarder en arrière, c’est-à-dire, regarder à la loi et les prophètes, comme si rien ne s’était accompli, comme si Christ était passé et qu’il n’était pas la révélation attendue.
 
Ainsi, le retour en arrière signifie le rejet de la révélation pour ces juifs ayant été témoins de la révélation faite chair en la personne du Christ. Ils ne vont donc pas de l’avant avec Christ, au moyen de la foi, mais demeure en arrière, par leur esclavage de la loi.
Patrick Galarneau

La meute: quoi en penser?

 

INTRODUCTION

La Meute, c’est ce groupe formé par un certain Éric Corvus, ex-militaire et maintenant, ex-chef de ce groupe, que l’on considère injustement comme un groupe d’extrême droite. Bien franchement, elle n’a d’extrême que le nom qu’on lui attribut, puisqu’il n’y a aucun élément qui puisse nous permettre de considérer ce groupe par ce sobriquet stigmatisant, dont c’est le but de nos élites et notre extrême gauche prétendument bien-pensante de l’affubler ainsi.

 

JUSTIFIER L’ÉTIQUETTE

Mon article ne plaira pas à plusieurs de mes amis et contacts, mais force est de constater que la meute n’a rien fait de répréhensible jusqu’à maintenant et que c’est très bien ainsi. On cherche certainement à provoquer des réactions de la part de ses membres, afin de pouvoir justifier l’étiquette qu’on désire ardemment leur attribuer. Le moindre fait et geste est épié. La moindre parole est espionnée sur leur groupe fermé par des journalistes en quête d’informations privilégiées qui leur permettraient de se faire un nom et une réputation journalistique. Ainsi, on exacerbe le sentiment collectif au sujet de l’éthique journalistique lorsque ces scribes s’en donnent à coeur joie pour une boîte médiatique qui s’adonne à l’intellectualisme de gauche. C’est à la mode.

 

LA CONSIDÉRATION: UNE GUERRE FROIDE CIVILE

C’est aussi à la mode de se moquer de Trump, à tort comme à raison. C’est à la mode de ridiculiser les gens en région en les rabaissant de manière, à la fois hautaine et condescendante, considérant que ce ne sont que des gens sans éducation pour avoir voter Trump. Ce furent les paroles amères d’Hillary Clinton, des démocrates, des journalistes du NY Times ainsi que des hipsters des grandes métropoles, beaucoup trop instruits pour la populace crasse de ces régions d’agriculteurs aux dents pourries. La démocratie du vote populaire doit-elle être unilatérale? Dans un tel cas, on ne parle plus de démocratie, mais de pression coercitive, comme dans ces états où on vote à la pointe d’une kalachnikov. Doit-on maintenant craindre pour notre sécurité si l’on s’exprime différemment de ceux et celles qui crient à la xénophobie, le racisme et la discrimination à tout va et envers tous? La liberté d’expression des uns doit-elle subir la censure pour ses positions diamétralement opposées aux nôtres? Que défendons-nous au juste? La liberté d’expression sous toutes ses formes? Ou encore, nos idéologies qui, inévitablement, ont un objectif castrant et coercitif envers une partie de la population, souvent silencieuse? Le manque de considération des uns, bafouant la liberté d’expression des autres, ne peut que provoquer la montée d’une grogne de plus en plus populaire et une guerre froide civile.

 

L’INERTIE DE NOS GOUVERNEMENTS

Cette guerre froide civile est provoquée par l’inertie de nos différents paliers de gouvernements, qui n’ont de cesse de tergiverser sur les questions épineuses des migrants, des signes religieux ostentatoires, de l’identité nationale qui dure depuis des décennies, les accommodements raisonnables, ou déraisonnables, c’est selon… et d’appeler un chat, un chat, tout en imposant un multiculturalisme sauvage sans consultation. C’est sans compter la commission Bouchard-Taylor, qui était sensé agir comme une mesure à mesurer le sentiment collectif face aux différentes confessions religieuses et ethniques. Différents mémoires de centaines de pages provenant de différentes entités, même religieuses, furent déposées à cette commission. La conclusion de l’étude Bouchar-Taylor en fut une d’infantilisation, par l’accusation de cette commission, du manque d’accueil et d’ouverture des québécois. Telle est du moins l’interprétation qu’en ont fait les québécois de cette commission, qui demeura dans les tergiversations nébuleuses, agrandissant ainsi le fossé de l’incompréhension de la population quant à sa pertinence en tant que commission. Depuis celle-ci, le consensus est absent, tant chez nos élites politiques que dans la population.

http://www.ledevoir.com/non-classe/195991/bouchard-taylor-un-bilan-mitige

Dans un tel fouillis, et devant l’absence de cohérence des élites concernant tous les sujets délicats des dernières années, des groupes de citoyens se forment. Voilà la résultante de cette inertie crasse et ce refus de prendre clairement position. Voilà pourquoi différents groupes, comme PEGIDA QUÉBEC et la MEUTE prirent forme.

 

LA MEUTE: DES RACISTES, DES XÉNOPHOBES ET DES ISLAMOPHOBES?

La Meute affirme défendre les valeurs du pays. Elle se considère nationaliste de centre-gauche. On peut supposer alors que ses membres voteront possiblement pour le Parti Québécois, ce qui les représenteraient assez bien, d’autant si l’on considère que les plans du PQ étaient d’imposer une charte de la laïcité. La Meute se défend d’être politique ou d’appuyer un quelconque parti. Soit. La Meute affirme aussi être citoyenne et une voix populaire contre l’islamisme radicale, ce qui leur conféra alors les sobriquets mentionnés plus haut, soit, la xénophobie, le racisme et l’islamophobie qui, faut-il le rappeler, est une invention émanant de groupes islamiques, tout comme la christianophobie qui émane elle aussi de ses membres en règle des différentes dénominations chrétiennes.

De cette manière, en les affublant ainsi, on jette le discrédit du néo-nazisme et de l’extrême droite sur le groupe la Meute. Il s’agirait ni plus ni moins d’une ignorance crasse de leur part concernant le monde qui les entoure. Ils sont contre l’islamisme radicale, mais on leur attribut l’étiquette d’islamophobie et pire, de racisme. Quelqu’un peut-il m’expliquer la notion de racisme sur la seule critique d’une religion? La religion est-elle devenue une race particulière? Ne serait-ce pas plutôt les accusateurs de la Meute qui font dans le racisme systémique et par le fait même, d’une grande ignorance, puisqu’il semble évident que ces accusateurs associent « ISLAM » et « ARABES »? C’est comme si je critiquais l’église catholique (ce n’est pas le cas, mais admettons): serais-je raciste envers les italiens?

 

RAPPEL

L’Islam, bien que ses principaux fiefs et berceaux, embryons de sa religion, furent à Médine et à la Mecque, en Arabie Saoudite, n’est pas principalement arabe. Oui, le Coran fut rédigé dans sa langue d’origine. Oui, les convertis portent souvent des noms arabes, alors qu’ils ne sont eux-mêmes ni arabes ni nés musulmans. Mais les endroits dans le monde où se trouvent la plus grande concentration de musulmans, ce n’est pas en Arabie Saoudite (33 millions de personnes), mais bien en Indonésie, un pays asiatique (290 millions de personnes). La Turquie, qui fut le fief de l’Empire Ottoman, de 1453 à 1922 (officiellement, mais l’empire se désagrégea tout au long du 18 et 19ième siècle), est aussi un pays asiatique. L’Iran (Chiites) est persan. L’Afghanistan, le Pakistan et autres « stan », sont musulmans et asiatiques. Le monde musulman est faiblement arabe. L’Afrique du nord se réclame de l’arabe, mais c’est faux. Historiquement et généalogiquement, c’est faux.

Et pour continuer sur ces fausses croyances gauchistes, l’anti-sémitisme n’est pas simplement dirigée contre les hébreux, mais contre les arabes, puisque les hébreux et les arabes ont le même père en commun: Abraham, mais pas la même mère. Les arabes viennent d’Ismaël, fils d’Abraham et d’Agar, la servante de Saraï, femme d’Abraham, alors que les hébreux proviennent d’Abraham et de Saraï, épouse légitime d’Abraham.

De plus, lorsque l’on évoque l’anti-sémitisme, on se réfère à tous les descendants de Sem, fils de Noé, d’où le terme « sémantique », pour les langues issues des peuples de Sem, fils de Noé. Adolf Hitler et les nazis étaient anti-juifs, mais pas forcément anti-sémites (quoi qu’ils étaient misanthropes, donc, en haine envers le genre humain), puisqu’ils ciblaient principalement les juifs.

Voilà pour le rappel et certaines précisions.

 

MANIFESTATIONS À QUÉBEC

Dimanche dernier, nous avons assisté à des gestes disgracieux de la part de ces antifas, l’extrême gauche dirigée par un certain Jaggi Singh, dont le but à peine avoué est de provoquer les policiers dans le cadre d’une longue étude de la chaire de recherche de l’Université Concordia au sujet de la brutalité policière. La cause importe peu. Difficle de savoir si Jaggi Singh agit réellement par conviction, ou s’il instrumentalise les différentes causes pour son propre intérêt.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1051951/jaggi-singh-coordonnateur-paye-par-etudiants-universite-concordia

 

Quoi qu’il en soit, la manifestation de la Meute était légale et a respecté tous les protocoles en place. Pendant ce temps, les antifas, eux, contre-manifestaient dans la violence, blessant sérieusement des gens au passage, faute de pouvoir s’en prendre à des gens isolés de la Meute. Car ne nous y trompons pas: les antifas sont courageux en bande, mais pas quand ils sont seuls ou en petits groupes. Je doute fort que les antifas démontrent autant de courage, de hargne et de violence, sans la présence policière, sachant que ceux-ci interviendront si toutefois on s’en prenait physiquement à eux.

 

LE TERRORISME

Aujourd’hui, j’ai pris connaissance d’une pétition concernant les antifas, afin de les inscrire officiellement comme groupe terroriste. Personnellement, je m’oppose farouchement à tout geste de violence, qu’elle soit perpétrée par n’importe quel groupe, qu’importe son idéologie, de droite ou de gauche. Mais force est de constater que chaque fois que les antifas sortent, c’est le grabuge, ce sont les gestes criminels et de plus, leur attroupement est toujours illégal. Si nous sommes aussi prompts à étiqueter la Meute ou tout autre groupe aux idéologies marginales d’extrême droite, qu’attend-on pour attribuer aux antifas l’étiquette de groupe criminalisé?

https://www.change.org/p/l-honorable-ralph-goodale-ministre-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-publique-et-de-la-protection-civile-reconna%C3%AEtre-formellement-antifa-en-tant-qu-organisation-terroriste

 

EN CONCLUSION

Bien que je m’éloigne de tout groupe avec une ligne de partie, je n’ai rien à reprocher à la Meute, si ce n’est que son aspect un peu sectaire. S’identifier avec la patte de loup, ça fait un peu boy scout. Mais mis à part cela, ils agissent dans les règles, leurs discours est mieux nuancé qu’au départ et le ton est convivial et non agressant. Cependant, je me réserve le droit de suggérer ceci à la Meute: plutôt que de manifester votre mécontentement face aux migrants qui traversent nos frontières illégalement, il serait préférable de leur apporter un soutient matériel et bureaucratique, afin de les aider concrètement à devenir légaux et autonomes dans notre société. Ça peut sembler contradictoire avec les valeurs que vous promulguez, ainsi que la nature même de votre groupe, mais pour avoir une voix forte, être pertinent et constructif, il serait encore plus utile d’apporter une aide concrète et ainsi annihiler toutes possibilités de critiques injustifiées à votre endroit. Oui, il est possible d’aider tout en mettant en valeur vos inquiétudes. Les deux sont conciliables.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

Ma confession de foi (2ième partie)

INTRODUCTION

Je n’aime pas écrire de longs articles. Je préfère produire une vidéo car malgré un doigté plus que respectable, mes doigts ne suivent pas les idées qui se bousculent dans ma tête. Je serai donc bref et éviterai de trop user de supports scripturaires. J’étalerai davantage mes idées et ce, afin d’en conserver le fil conducteur.

 

MISE AU POINT

D’abord, de ma compréhension de lecture, mais aussi, de ce qui semble émaner de la personne de Dieu par son Esprit, le salut n’est pas une propriété de celui qui le reçoit ni un choix arbitraire, dans le sens où, celui que l’Esprit de Dieu saisit, ne peut qu’admettre l’évidence. Je tiens à préciser que je ne suis d’aucune école de pensée et que je ne me réclame d’aucune icône de la réforme. Il s’agit strictement de mes années de réflexions et d’études personnelles sur le sujet.

Ce qui est particulièrement étrange, c’est que les gens tiennent absolument à vous étiqueter et vous identifier comme un disciple de telle icône. Ils ne veulent pas admettre que vous soyez un libre-penseur. C’est mal. Ce communautarisme à paliers multiples hiérarchisant où, les personnes clamant leurs convictions, soient nécessairement sortis d’une école de pensée théologique réformant votre identité en Christ. Or, c’est un reflet d’eux-mêmes, car eux-mêmes sont communautaristes et soumis aux icônes de la réforme. Ainsi, leur construction de pensée est donc programmé à vous cataloguer dans une école de pensée dont le dépositaire et la figure emblématique est une icône de la réforme. Dernièrement, suite au dernier article, un commentateur s’est senti dans l’obligation de me cataloguer dans le modalisme christologique (très bizarre de le dire ainsi), simplement parce que j’ai affirmé que Jésus est Dieu et que Dieu est une seule et même personne. Pourtant, je ne suis ni modaliste ni trinitaire ni unitariste ou tri-unitariste. Voyez-vous, je réfléchi comme tout bon autodidacte mais encore, je crois que la personne de Dieu ne se limite pas à Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais qu’il porte de multiples noms révélant tout autant les multiples facettes de sa personne. Dans un tel cas, comme les moutons humano-charnels ressentent l’urgent besoin de cataloguer, on croira, totalement à tort, que je prône ainsi le panthéisme. Or, rien ne serait plus faux qu’une telle affirmation, voir même, une telle accusation aussi abjecte.

Nous sommes à même de constater les nombreux noms de Dieu à travers toute la Bible, dont la révélation ultime s’est manifestée dans la personne de Jésus, le Christ annoncé par les prophètes. J’ai aussi exprimé en termes clairs: le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais j’en ai aussi donné la signification. Cependant, les humano-charnels ne saisissent pas l’explication, car ils débutent toute leur formulation et leur méthode relationnelle avec les autres par leurs théologies comme une déficience acquise. Ce n’est pas la manière dont il faut discerner ce qui vient de Dieu ou ce qui vient des hommes. Quoi qu’il en soit, je ne suis ni modaliste ni trinitaire, et je ne suis pas arminianiste et calviniste en ce qui concerne le salut. Franchement, je me moque non seulement de ces termes, mais je n’ai rien à faire de la réforme et de ses réformateurs. Que cela soit clair.

 

LE SALUT

Le salut n’est pas un choix et les campagnes d’évangélisations ne sont pas utiles pour cela. Autrement dit: parler et répandre la bonne nouvelle, c’est essentiel, mais pas dans le but de convertir les gens, mais pour que les gens soient saisit par Dieu. Nuance. On ne peut pas accepter Dieu dans notre vie, comme le clament haut et fort les différents évangélistes, dont certains sont de bons contacts à moi. On ne peut pas demander aux gens d’accepter Christ dans notre vie non plus, comme on le voit trop souvent dans ces campagnes d’évangélisations qui ressemblent davantage à du recrutement de nouveaux adeptes, que l’on pacte ensuite dans les assemblées locales pour qu’ils deviennent des passifs-auditifs-donneurs de dîmes et d’offrandes. On les maintiens ensuite dans une culpabilité crasse et ce, avec des passages comme Hé.10.25-39, de manière à ce qu’ils demeurent sous l’emprise de ces assemblées et pasteurs toxiques. Pour rajouter l’insulte à l’injure envers le seul dépositaire de la vérité et de la grâce, parmi eux, il y a de ces dirigeants ecclésiastiques qui osent affirmer qu’un jugement sévère et sans appel les guette, si seulement ces nouveaux convertis oseraient contester le pouvoir en place et ainsi, penser quitter l’église.

 

L’HÉRÉSIE ULTIME

Ces adeptes ne  se sentent-ils pas finalement pris au piège? Ce qui était une bonne nouvelle est devenue une charge lourde de culpabilité! C’est devenu une épée de Damoclès qui se dresse continuellement au-dessus de leur tête. Et par la pauvreté d’enseignement et de leaders honnêtes, transparents et remplis du Saint-Esprit (surtout), les adeptes se doivent d’être dociles et ne pas contester les dirigeants ecclésiastiques. Ils ont donc le devoir moral, mais pas nécessairement la motivation, de répéter les mêmes âneries que le pasteur s’ils veulent conserver leur salut. La marche en Christ devient donc un effort personnel. Le changement intérieur devient un effort personnel, de contre-façon, et un chemin de croix qui, pourtant, fut déjà accompli par celui qui est venu leur faire grâce et enlever tous leurs fardeaux, ainsi que la culpabilité, la honte, la condamnation, le jugement. Vous avez bien compris, je parle de ces apôtres de la perte du salut. Il n’y existe aucun mensonge pire que la perte du salut.

 

CONCLUSION

Il ne s’agit pas simplement de ce que je crois, mais d’une vérité dont le dépositaire n’est pas le pasteur de l’église évangélique du coin, ni de la sommité évangélique qui publie ses messages sur facebook et youtube et qui est très suivi par des adeptes en recherche d’icônes notoires, ni d’une dénomination et de ses fédérations et associations d’églises. Le seul et unique dépositaire de la grâce, le même qui en donne le moyen pour s’approcher de lui par la foi, le seul et unique Dieu, incarné dans la personne de Jésus, le Christ, et qui s’est aussi révélé de maintes façons aux hommes d’autrefois, le même qui est lent à la colère, rempli de bonté, prompt en amour, parfaitement juste, oui, mais parfaitement gracieux, dont l’avocat auprès du Père nous soustrait à tout jugement et condamnation éternel, car son salut est scellé et personne ne ravira ses enfants de sa main!

 

 

Patrick Galarneau