La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

La résurrection: un fait historique?

Il est difficile pour nous de prouver la résurrection. Pourtant, nous avons la fête de la résurrection dans notre calendrier. En fait, il s’agit de la Pâques, mais nous savons très bien que c’est la résurrection de Jésus que nous célébrons. Nous confondons les deux puisque nos sociétés occidentales fondent leurs croyances ancestrales sur le judéo-christianisme. Les apôtres et disciples nous ont légué un magnifique témoignage des accomplissements prophétiques de Jésus comme Messie. Mais la résurrection est-elle historique?

 

CROIRE OU AVOIR LA FOI?

Lorsque Dieu s’est manifesté dans une colonne de feu pour séparer l’armée égyptienne de son peuple, beaucoup crurent parce qu’ils ont vu. Juste avant, le peuple était sur le point de lapider Moïse, car ils étaient acculés au pied de la mer et l’armée égyptienne fonçait tout droit sur eux pour les exterminer. Mais avaient-ils la foi? Parmi le peuple, plusieurs avaient la foi, mais les autres crurent uniquement parce qu’ils ont vu. Ce n’est pas ce genre de croyance que Dieu espère chez ses créatures.

Lorsque Thomas exigeait de voir Jésus avec les trous dans ses mains pour croire au témoignage de ceux et celles qui ont constaté le tombeau vide, n’a-t-il pas agit avec la même méfiance qui caractérisait ses ancêtres en pleine fuite devant les égyptiens? Croire et avoir la foi, ça semble être deux choses totalement distinctes. Les faits historiques ne peuvent être niées. La foi n’est donc pas le motif ni un pré-requis si on s’en tient aux faits historiques. Beaucoup d’hébreux ont fabriqué un veau d’or pour l’adorer lorsqu’ils ont constaté que Moïse les avait quitté depuis près de 40 jours sur la montagne pour, supposément (selon ces hébreux à la nuque raide), aller à la rencontre de Dieu.

Pourtant, ils ont bel et bien vu des miracles se produire sous leurs yeux et ce, à de nombreuses reprises lors de leur périple depuis les fléaux en Égypte jusqu’à leur exode dans le désert. Malgré cela, ont-ils eu la foi? Jésus lui-même ne s’est pas attardé auprès des gens d’Israël qui lui réclamaient des miracles pour le croire, car prouver son identité messianique relevait de la foi et non de preuves qui se seraient inscrites dans des faits historiques pour les contemporains de Jésus. Ces juifs seraient-ils devenus soudainement des croyants ayant la foi? Peu importe tout ce que l’on dira ou l’on fera pour prouver que Jésus est Dieu, ce n’est pas ce qui va produire la foi. On peut y contribuer, mais au final, la foi relève de la grâce de Dieu et de personne d’autre.

 

CONCLUSION

Ce n’est pas utile de se chamailler avec les non-croyants et leur balancer des passages et des versets. Ce n’est pas non plus utile de le faire avec les religieux pour prouver son point. D’ailleurs, je ne vous ai cité aucun passage pour prouver que Jésus est bien Dieu et pourtant, peu de chrétiens s’offusqueront de la pauvreté de citations dans ce présent article, puisque j’affirme que Jésus est Dieu. Mais imaginez si j’exprime une idée peu commune au sujet de la foi et que je ne cite aucun passage pour appuyer mes propos… Dans un tel cas, ça ne sera pas bien long pour qu’on me rappelle de citer des passages et des versets. Ensuite s’engage un discours de sourds où l’on se querelle à coups de versets. Tout cela est assez puéril et stérile.

Personnellement, je ne crois pas que l’on ait besoin de nous prouver historiquement la résurrection de Jésus. La foi, on l’a ou on ne l’a pas. Le témoignage des apôtres et disciples nous renseigne sur ce qui s’est produit, mais ais-je besoin d’une date dans le calendrier pour le croire, ou bien, ais-je besoin de la grâce de Dieu pour me faire don de la foi?

 

La résurrection est réelle pour quiconque croit en lui. Ce dernier possède donc la vie éternelle. Sans résurrection, notre foi est vaine et n’est rien d’autre qu’un ramassis de croyances religieuses. Jésus est-il Dieu? Absolument! Est-il ressuscité? Sans l’ombre d’un doute. Heureux celui qui croit sans avoir vu!

 

 

 

Patrick Galarneau

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Les derniers jours, les derniers temps…

Les prophéties bibliques appartiennent à l’ancienne alliance. La nouvelle débute réellement lors de la pentecôte. Nous pouvons cibler la venue au monde de Jésus comme le début de la nouvelle alliance, mais ça ne fait aucun sens:

  • La condition nécessaire pour qu’il y ait nouvelle alliance, c’est l’accomplissement des prophéties de l’ancienne

En somme, le Nouveau Testament ne comporte pas autant de livre que la réalité historique et chronologique impose. La fin de l’ancienne alliance doit se conclure avec la résurrection de Jésus-Christ. C’est à partir de cet instant que nous pouvons clore une fois pour toute l’ancienne alliance, puisque la résurrection met fin à toutes sortes de spéculations quant à l’identité réelle du Messie.

 

LES DERNIERS JOURS DE QUI?

Lorsque la loi et les prophètes furent accomplis en totalité par le sacrifice ultime de Jésus puis qu’il soit ressuscité, cela confirmait que Jésus était bien le Christ. À cet instant, le processus rapide des derniers jours s’est enclenché pour Israël.

Beaucoup de mes contemporains christianisés à la sauce évangélique, croient que les derniers jours, fin des temps, ou de l’expression « temps de la fin », c’est pour bientôt. Je vais citer pour le moment, un seul texte, où l’on retrouve l’expression « derniers jours », afin de démontrer que ces temps et ces prophéties concernaient Israël uniquement:

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1 Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble au même endroit.
2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.
3 Des langues qui semblaient de feu leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d’eux.
4 Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. 5Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 A ce bruit, ils accoururent en foule, et ils furent stupéfaits parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
7 Ils étaient [tous] remplis d’étonnement et d’admiration et ils se disaient [les uns aux autres]: «Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens?
8 Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle?
9 Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l’Asie, 10 de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Egypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion,
11 Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu!» 12 Tous remplis d’étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: «Qu’est-ce que cela veut dire?»
13 Mais d’autres se moquaient et disaient: «Ils sont pleins de vin doux.»
14 Alors Pierre, debout avec les onze apôtres, s’exprima d’une voix forte en ces termes: «Hommes de Judée et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe et prêtez l’oreille à mes paroles!
15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car il est neuf heures du matin.
16 Mais maintenant se réalise ce qu’a dit le prophète Joël:
17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je déverserai de mon Esprit sur tout être humain; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves.
18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, durant ces jours-là, je déverserai de mon Esprit et ils prophétiseront.
19 Je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes miraculeux en bas sur la terre: du sang, du feu et une vapeur de fumée;
20 le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. 21 Alors toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée.

 

Si nous lisons le prophète Joël et que nous lisons les paroles de l’apôtre Pierre, nous constatons que la prophétie était pour Israël, au temps des apôtres et disciples. Si L’apôtre Pierre n’avait pas fait mention de ce texte, les chrétiens évangéliques auraient pris le texte de Joël pour une prophétie devant se produire dans un futur proche de nous, au lieu de considérer les destinataires directement concernés. Il y a chez ces gens de la secte évangélique, une fâcheuse tendance à tout ramener vers soi, comme de bons occidentaux ethnocentriques où ils se croient les plus concernés.

Ce qui peut embêter le lecteur, c’est de voir au verset 17 que Dieu répandra son Esprit sur TOUT ÊTRE HUMAIN (et d’autres versions qui affirment « toute chair »). Ainsi, cela signifierait sans l’ombre d’un doute qu’il s’agit là de tout individu, toutes époques confondues, toutes nationalités confondues.

Le problème du lecteur occidental, c’est son nombrilisme crasse, où tout lui est dû, comme un petit roi, un empereur que l’on nourrit en lui mettant la nourriture directement dans la bouche. Incapable de sortir de sa zone si confortable pour chercher à s’immerger de la culture de l’émetteur (l’écrivain) ni du récepteur (le ou les destinataires à qui est adressé la lettre; les personnes concernées par les événements relatés). Ce lecteur paresseux, ethnocentrique, égocentrique et nombriliste, croit que tout est dirigé vers lui.

 

Le verset 20 et 21 ne sont pas détachés du reste:

20 le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. 21 Alors toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée.

L’apôtre Pierre continu son exposé. Lui, il ne fait pas de l’exégèse ni de l’herméneutique ni de la théologie lorsqu’il s’adresse aux gens, alors qu’on prend les chrétiens pour des fous. Il continue et réalise que la prophétie de Joël se réalise sous ses yeux et ses oreilles. Surtout ses oreilles 😉

Le jour du Seigneur est proche d’eux, dans leur génération. L’apôtre Pierre cite toujours le prophète Joël (2.31). Avant que ne vienne le terrible jugement sur Israël (en l’an 70), tous ces juifs qui font appel au nom de Jésus, seront sauvés. Pas le français, ni le québécois, mais le juif:

  • un juif qui évoquait le nom de Jésus devenait un traître pour les juifs, pour YHWH et pour la loi mosaïque. Il devenait blasphémateur, selon les juifs au coeur endurcit.

C’est pour cela, entre autre, que ce n’est pas du tout adressé à nous.

 

 

 

Patrick

Hockey Mineur: la folie furieuse!

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je sais, ça n’a strictement rien à voir avec la vocation de ce site. Mais en tant que québécois et papa d’un joueur de hockey, je me sens interpellé par ce type d’article ci-bas:

http://www.danslescoulisses.com/fr/les-parents-delinquants-du-hockey-mineur/

 

Mon garçon termine sa 4e année de hockey mineur. Il a participé aux séries d’après-saison, à des tournois régionaux et provinciaux. Je l’ai toujours encouragé, mais jamais je ne m’en suis pris aux arbitres ni à l’association de hockey, ni à Hockey Québec. Pourtant, il y a eu des injustices notables contre mon garçon:

  • il s’est fait rétrograder à deux reprises lors du camp d’entraînement. L’entraîneur du niveau élite a parlé de mon garçon comme s’il était une merde sans le moindre talent sur deux patins. Quelques semaine plus tard, ce même entraîneur a été surpris à épier mon fils lors d’une partie hors-concours (parties avant que la vraie saison débute; camp d’entraînement), et il a vanté le grand talent de mon fils. Pourquoi ne l’a-t-il pas remarqué lors du camps élite? La raison est simple: les parents fous soudoient le programme hockey avec de beaux gros montants pour assurer leurs fils dans le club élite. C’est du moins ce qui est soupçonné. Nous, on n’a pas les moyens. Alors, dégageons le petit dont les parents n’ont pas d’argent. Mais quelques semaines plus tard, on l’épie et on vante son talent! Plus que cela, une équipe d’un niveau supérieur me demande si mon garçon peut être réserviste pour leur club. Ils l’ont choisi sur plus d’une centaine de garçons. Pourquoi mon fils joue-t-il à un niveau qui lui est inférieur dans ce cas???
  • Mon fils joue sur le 2e trio. Il ne débute jamais la partie et joue quelques minutes par parties. Il est clairement le meilleur de l’équipe, mais le hic, c’est que l’un des garçons est le fils de la gérante du club, et 4 autres garçons de l’équipe sont les fils des 4 entraîneurs. Mon garçon a marqué 40% des buts de son équipe, et a participé à 70% des buts marqués par son équipe. Tout ça en étant confiné aux missions défensives et en jouant un peu moins que certains.
  • Lorsque la mise au jeu se fait dans la zone défensive, c’est mon garçon qui est envoyé dans la mêlée. Il prend possession de la rondelle et l’amène en zone adverse en déjouant tout le monde. L’équipe soudainement est agressive et attaque la zone adverse. Puis, lorsqu’il y a arrêt de jeu en zone ennemi, c’est le 1er ou 3e trio qui embarque et voilà, notre équipe ne parvient ni à marquer ni à maintenir la rondelle en zone adverse et se retrouve souvent en zone défensive pour une mise au jeu.
  • Mon garçon marque un but évident dans une courte victoire de 1-0, mais le but n’a pas été vu par les arbitres aussi aveugles qu’inexpérimentés. Or, tout l’aréna l’a vu, même l’entraîneur de l’équipe adverse l’a vu et n’a rien compris à ce qui se passait. Mon garçon portait la marque à 2-0 pour son équipe, mais aucun arbitre n’a vu la rondelle. Résultat: mise au jeu à la droite du gardien adverse, devant des joueurs et spectateurs médusés, et victoire de 1-0 au lieu de 2-0.
  • Mon fils est plus puissant, plus rapide, de meilleurs mains, une meilleure vision du jeu, de meilleurs habiletés et marque des buts à la tonne. Malgré cela, on lui préfère des joueurs plus linéaires, mois rapides, moins habiles. Et non, ce n’est pas l’oeil d’un parent trop admiratif devant son garçon. Il faudrait se crever les yeux pour ne pas le constater.
  • Mon fils n’est pas un cas exceptionnel. Il y a beaucoup de jeunes, tous niveaux confondus, qui vivent pareille situation.

 

Malgré tout cela, je n’ai jamais dit un mot. Je suis derrière l’équipe de mon fils. Je sais qu’il y a des injustices et malheureusement, nous devons vivre avec ce fait, parce que le hockey au Québec, c’est un monde de requins auquel je ne veux pas que mon garçon discerne les jeux de coulisses. Je veux qu’il s’amuse. Et tant et aussi longtemps qu’il éprouvera du plaisir, je serai là derrière lui et l’équipe qui l’emploie.

Je refuse de faire partie de ces parents fous qui questionnent agressivement les entraîneurs qui ne font pas jouer assez souvent leurs fils, ou qui engueulent les arbitres concernant une évidente faute de jugement. Le hockey, c’est aussi un sport d’erreurs.

 

En somme, nous, en tant que parents, nous devons encourager nos enfants et prendre sur nous les injustices, afin que ces enfants ne ressentent pas tout le malaise qui peut prévaloir dans les coulisses du hockey. Tôt ou tard, la crème finit par remonter à la surface. Si nos enfants ont un talent réel, il finira par être reconnu un jour. Sinon, ne perdons pas de vue que le hockey, comme tout sport, doit demeurer récréatif.

 

Alors, calmons nos émotions et acclamons nos jeunes, dans les meilleurs comme les moins bons moments qu’ils vivent 🙂

 

 

 

Patrick Galarneau

Dieu a fait l’homme, mais l’homme a fait l’esclave

INTRODUCTION

Les femmes ont combattue longtemps avant d’être enfin reconnues comme des êtres humains à part entière! Non mais sérieusement! Il aura fallu des millénaires avant que l’obscurantisme religieux soit enfin remis à sa juste place: au banc des accusés. Parce que RELIGION = FEMMES À SOUMETTRE. Chez les grandes religions: christianisme, Islam et judaïsme, la femme est la responsable du péché originel. C’est elle qui porte le lourd fardeaux de tout le mal qui prévaut dans le monde depuis les premiers êtres humains jusqu’à nos jours. Il nous fallait donc soumettre cette race de sous-merde dont on ne peut se passer pour faire perdurer ce monde par les naissances.

 

GENÈSE: UNE HISTOIRE DE DEUX POIDS DEUX MESURES

La Genèse nous raconte comment, historiquement avec preuve à l’appui bien entendu (sarcasme), la femme nous a engloutit dans un monde de péché. Son vagin est l’entre de la bête par laquelle le pénis et les enfants sont un passage obligé, trou dans la couverture pour ne pas scandaliser les esprits religieux obscurcis de ces hommes rétrogrades et barbares, mais qui, en secret pas toujours bien gardés, désirent la femme d’autrui, jettent des regards libidineux aux femmes désirables, commettent l’adultère en espérant ne pas perdre leur crédibilité si des yeux s’étaient malencontreusement immiscés dans leurs relations aussi intimes qu’illégitimes. Ces mêmes religieux ont dicté leurs lois. Des lois où le «deux poids, deux mesures» sont rois, pas reines. En effet, la Genèse raconte comment la femme fut méchante en se laissant séduire par un serpent qui parle et qui marche. La belle histoire avec preuves historiques à l’appui, comme toujours. L’homme, lui, une pauvre victime qui s’est fait avoir comme Blanche-Neige par la méchante sorcière en croquant candidement la pomme (le fruit en fait) de la main de cette méchante sorcière qu’est la femme (Ève, dans la merveilleuse histoire de la Genèse).

 

LA RELIGION DU LIVRE

Le monde est donc devenu et exclusivement celui des hommes. Dans le prologue du film «Les Dix Commandements», le narrateur dit une chose intéressante:

  • «Dieu a fait l’homme, et l’homme a fait l’esclave»

Et bien, c’est la pensée qui émane de cet article. Dieu n’est pas le barbare ni celui qui doit être mis au banc des accusés, mais bien l’homme, le mâle, pas l’humain au sens large. Dans la Bible, l’homme est trop souvent avantagé par rapport à la femme, tout ça pour une histoire très «documenté historiquement» (encore du sarcasme de ma part) qui dit que la femme a entraîné l’humanité dans le péché. Non satisfait de cela, l’apôtre Paul, lui, en rajoute: la femme fut premièrement séduite. C’est pour cela qu’elle ne peut enseigner l’homme. Elle doit se taire (se fermer la gueule comme une sous-merde) et écouter silencieusement l’instruction de l’homme, son chef. Ah et puis: Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de l’homme, et l’homme est le chef de la femme. La femme doit donc se taire, se voiler, obéir servilement et exécuter tout ce qui lui est prescrit. La belle affaire. Ça, c’est de la religion du livre.

 

JÉSUS ET LES FEMMES

Étrangement, l’auteur de la Genèse, le vrai, pas celui qui a rédigé le texte intégral et rétrograde, Jésus, n’a pas semblé d’accord avec cette affirmation en se présentant oui, d’abord à des bergers (le plus méprisable des métiers à l’époque), mais aussi des femmes. Des femmes? Et oui, des femmes. Vous savez, celles que l’apôtre Pierre considérait comme des menteuses, calomnieuses, médisantes, rapporteuses et qui doivent respecter leurs maris même quand ces derniers les maltraitent? Oui, des femmes. De plus, qui a mis du parfum sur les pieds de Jésus? Une femme. Avec qui Jésus allait manger et discutait à maintes reprises? Des femmes. Oui, de vulgaires prostituées résignées à faire adultère la majorité des hommes de la Judée (la femme adultère prise en flagrant délit, ce n’est pas un hasard 🙂 ). Ces femmes, des vauriens, des torchons dont les hommes religieux méprisaient et changeaient de côté de rue lorsqu’ils les apercevaient, mais qu’en secret, ils visitaient pour obtenir des faveurs sexuelles… Des hypocrites, je le sais ;-). Et qui d’autres venaient à la rencontre de Jésus, ou à la croix pour le pleurer? Qui a découvert le tombeau vide et qu’on n’a refusé de croire leur témoignage? Des femmes. Parce qu’elles étaient des femmes, les apôtres et disciples ont refusé de croire le témoignage de sa résurrection.

 

POURQUOI PAS DES FEMMES APÔTRES

Ah oui, bien entendu, Jésus s’était entouré d’hommes pour investir le rôle d’apôtres. La femme n’aurait pas été capable de le faire? Les hommes n’auraient pas supporté d’entendre le message de Jésus si ce dernier s’était choisit des femmes. Parce qu’encore une fois, Dieu a fait l’homme, mais l’homme a fait l’esclave. L’homme juif ne peut supporter la femme. Elle doit être soumise, en-dehors des affaires sociales et religieuses. Les réunions importantes étaient réservées aux hommes. Les femmes pouvaient aller au Temple, mais dans un endroit leur étant réservé et dans certains moments. L’homme est plus important que la femme juive et la femme en général. Ah mais que l’homme est donc un grand homme bon lorsqu’il ne maltraite pas sa femmes ou les femmes de sa maison!! Si l’homme éloigne de sa femme son terrible courroux, il est considéré comme bon. Mais s’il est bonasse, naïf, sans virilité et qu’il est stupide, il laissera sa femme être libre d’être un être humain à part entière.

 

CONCLUSION

Voilà la pensée de l’homme de cromagnon dans la religion juive, chrétienne et musulmane. Les femmes doivent se voiler dans ces religions. Du moins, les chrétiennes jusqu’à récemment dans l’histoire, devaient se voiler. Et même, dans certains pays et dans la hiérarchie ecclésiastique de certaines dénominations, la femme doit avoir un voile qui cache ses cheveux. Et croyez-moi, je n’accuse en rien ces femmes. Elles sont plutôt victimes de l’obscurantisme religieux de ces hommes religieux qui cherchent à préserver leur ascendant sur la femme.

Quant à Jésus, il est le Dieu fait chair, qui a dicté l’histoire de la Genèse, mais l’homme écrivain l’a mise à la sauce juive, afin de la rendre plus acceptable pour un peuple aussi dépourvue d’intelligence, de discernement et d’humanité. Jamais les peuples de cette époque, ni hébraïque ni autre, n’auraient accepté que l’homme puisse être aussi responsable que la femme pour la chute de l’humanité. La femme doit être la grande responsable, celle que l’on doit rendre esclave pour l’avantage et le bon plaisir de l’homme.

 

Je ne perçois pas cela de la personne de Jésus, sa tendresse et sa sensibilité envers la femme devrait nous inspirer.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

La barbarie dans la Bible

L’été dernier, je discutais avec un pasteur autour d’un repas pris dans un restaurant. Il me faisait part de ses positions théologiques, sociales et de ses questions sans réponses vis-à-vis la barbarie que l’on retrouve dans certains passages bibliques.

 

Dans cet article, je ne pourrai pas vous offrir les références en question. Comme je n’ai pas bible en main au moment d’écrire ces lignes, je vous ferai part de certains événements relatés dans la Bible, mais sans les références.

 

Voyez-vous, si je vous dis qu’une femme d’une tribu d’Israël fut violée toute la nuit par des hommes d’une autre tribu d’Israël, qu’elle fut laissée pour morte et que son mari ait découpé son corps pour envoyer 12 partie d’elle aux 12 tribus d’Israël, est-ce barbare ou humaniste? Cela nous est rapporté dans l’ancien Testament.

Si je vous dis que Dieu exige la peine de mort par lapidation aux adultères et homosexuels, n’est-ce pas là une pratique barbare? On peut aussi prendre le texte de Lévitique 18 et constater tout ce qui est en abomination devant Dieu, et qui mérite la peine de mort, selon ce qui nous est rapporté dans l’ancien testament.

Que dire également des épurations ethniques en terre de Canaan, commandité par Dieu à la faveur d’Israël? En effet, Dieu aurait commandé à Josué de tuer tous les gens de plusieurs villes, hommes, femmes et enfants. Sérieusement, seriez-vous prêts à tuer des enfants au nom de Dieu? Aujourd’hui, on parlerait d’Israël comme un état fasciste. Et combien de fois a-t-on vu des événements relatés où Dieu demanderait au peuple d’Israël de tuer tous les gens, hommes, femmes, enfants, parfois même le bétail et tout ce qui s’y trouve? Le non-croyant peut avoir la vive impression que le peuple d’Israël exerce sa cruauté par procuration, et je le comprendrais aisément.

Dieu aurait donné sa faveur au roi David afin de faire couper les mains et les pieds de rois adverses, pour ensuite les exposer au grand public en les pendant au bois.

Combien de fois la Bible nous mentionne que Dieu a menacé d’extermination son peuple, d’autres peuples, et qu’il aurait d’ailleurs exterminer la race humaine par un déluge, des milliers d’années auparavant? La peur a-t-elle déjà produit de meilleurs êtres humains? La peur ne produit que de l’hypocrisie, de la cachotterie, des mensonges et ce, afin que ces personnes ne subissent pas le courroux de Dieu.

Dieu veut punir de mort tous ceux qui toucheront à sa montagne.

Dieu demande à Moïse de lapider à mort un des leurs pour une faute grave: Moïse et tous les gens du peuple sont donc allés exercer la punition de Dieu en lançant des pierres jusqu’à ce que l’accusé/condamné soit mort. Quelle mort atroce. Et nous les chrétiens, nous approuvons cela???

Dieu demande à Moïse de n’avoir aucune pitié pour celui ou celle, prophète ou faux prophète, qui entraînerait des gens à servir d’autres dieux. La punition est la mort. Explicitement, Dieu dit à Moïse de le tuer sans pitié, avec tout le peuple qui tuera ensemble cet individu. Et les hommes de la Bible n’étaient pas des barbares?

 

CONCLUSION

Je m’arrête ici, car il y a trop d’éléments du genre. Mais si on suit la logique chrétienne, tout ce qui est barbare est justifiable. Je me demande jusqu’à quel point on peut faire confiance aux chrétiens évangéliques pour garder nos enfants. Oh bien sûr, ils vous diront que c’était au temps de la loi, que nous sommes maintenant sous la grâce… et bien, ma bande de champions, comment évacuer les questions embarrassantes sous le tapis de la grâce qui, elle, semble avoir le dos large.

Je comprend très bien les questionnements de ce pasteur avec qui j’ai eu plusieurs discussions à cet effet. Mais il est trop facile de sortir l’argument que le temps de loi et le temps de la grâce, ce sont deux choses. C’est le même Dieu dans les deux cas.

 

Chrétiens évangéliques, faites vos devoirs et débrouillez-vous pour répondre aux questions embarrassantes s.v.p. 😉

 

 

Patrick Galarneau