La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

Je ne suis plus du tout évangélique: pourquoi?

INTRODUCTION

Lorsque j’étais petit, j’avais un Mickey Mouse en peluche. Quelques années plus tard, Mickey en peluche est décédé 😉

J’ai ensuite eu un robot à l’effigie de Goldorak vers l’âge de 8 ans, possiblement à l’occasion de la fête de Noël. Vous savez, ce robot dans la série animée où celui-ci vient du cosmos et sauve la Terre des méchants Golgoths? Ça fait longtemps que je ne joue plus avec ce robot. Je ne l’ai plus depuis très longtemps. Et comme la majorité des enfants, j’ai délaissé peu à peu les jouets avec lesquels j’avais une relation particulière. Je ne joue plus non plus aux policiers et aux bandits, tout comme je ne joue plus avec les insectes pour les disséquer et qui plus est, par simple plaisir ou curiosité. Que voulez-vous… on passe de l’enfance au monde adulte via la transition du passage obligé de l’adolescence.

Ais-je délaissé ces choses parce que j’en avais contre mes jouets? Non, je n’ai pas tué Mickey Mouse. Il était simplement au bout du rouleau. Comme nous, lui aussi avait une date d’expiration sans être indiqué quelque part sur lui. Je n’étais pas non plus en querelle avec Goldorak, et les insectes ne se sont pas vengés ni provoqué ma colère. Les bandits? Je ne me souviens plus si j’étais le plus souvent du temps un bandit ou un policier, mais je vous assure que je félicite le métier de policier… un peu moins celui de bandit par contre 😉

Alors non, je n’ai pas délaissé ces choses à cause d’une colère non avouée, ni d’une amertume ni à cause de mauvaises expériences avec ceux-ci.

 

L’EXCUSE POUR NE PAS ADMETTRE

Chaque fois que j’évoque ma dissidence de la religion évangélique, on me rabâche les mêmes accusations:

  • tu es frustré, c’est pour ça que tu as quitté
  • tu as des péchés et tu ne veux pas que les « saints » les vois ( permettez-moi de rire aux éclats 😉 )
  • c’est parce que tu as vécu de mauvaises expériences. Moi, je t’assure, notre église n’est pas comme ça, c’est une église qui aime et qui est édifiante. Tu devrais te trouver une église comme la nôtre ( là, on tente de me jouer la grande scène de re-séduction lol )
  • C’est parce que tu avais des conflits et, plutôt que d’y faire face, tu as fuis.
  • Peut-être n’es-tu pas né de nouveau. C’est ce qui expliquerait que tu aies quitté ( le jugement facile de ces chrétiens est comparable aux amis de Job )

 

Toutes ces âneries, les chrétiens évangéliques les ont dites. En fait, ils ont exactement les mêmes mécanismes de défenses que les Témoins de Jéhovah. Cette catégorie de chrétiens porte de jolie lunettes roses, ne remet jamais en question la viabilité de ce qu’elle pense, fait, exécute ou croit. Cette catégorie de chrétiens n’a même pas la réflexion de peut-être avoir un peu de recul dans ce qu’elle croit, fait, exécute ou pense. Son église, c’est presque le salut. Avec son « accepte Jésus dans ton coeur », le chrétien croit qu’il est maintenant parvenu au sommet de la quintessence en Christ. Il affirme haut et fort que Dieu l’a sauvé, mais c’est lui qui a fait un choix volontaire d’accepter Christ dans son coeur. Cherchez l’erreur…

Non, on ne veut pas admettre que le mouvement évangélique est discutable et est sujet aux nombreuses erreurs d’interprétations. Je ne parle pas des erreurs relationnels, mais bien des fondements de la mouvance évangélique. Chez ces derniers, on se bombe le torse devant les Témoins de Jéhovah, les mormons ou les catholiques, de qui ont dissèque les erreurs doctrinales (que les erreurs soient avérées ou non), mais on refuse de regarder dans sa propre cour les erreurs aussi évidentes qu’un troupeau d’éléphants qui tente de se cacher derrière une haie de cèdre.

Ce que j’aime bien, c’est retourner la pareille à ces zigotos d’évangéliques en leur disant, au sujet de leur dissidence de l’église catholique:

  • vous êtes frustrés, c’est pour ça que vous avez quitté l’église catholique
  • vous avez des péchés et vous ne voulez pas que les « saints » les vois
  • c’est parce que vous avez vécu de mauvaises expériences que vous avez quitté l’église catholique. Moi, je t’assure, l’église catholique n’est plus comme ça, c’est une église qui évolue, change et accepte les gens tels qu’ils sont. Vous devriez vous trouver une église catholique.
  • C’est parce que vous étiez en conflit avec les catholiques que vous avez quitté et, plutôt que d’y faire face, vous avez fuis.

Comprenez bien: je ne suis pas du tout catholique. Mais je ne suis pas du tout évangélique non plus. Ce n’est pas moi qui se bombe le torse avec ma bande d’obscurantistes de parvenus évangéliques. D’ailleurs, le mépris avec laquelle ils traitent les catholiques et les autres mouvements chrétiens, c’est le même mépris avec lequel je traiterai les évangéliques, comme de plus en plus de gens le font aujourd’hui envers cette secte religieuse qui ne passera plus sous le radar du sectarisme. Alors, les évangéliques n’ont aucune excuse pour nous accuser avec leurs phrases toutes faites mentionnées ci-haut.

 

LA VRAIE RAISON

Ce sont ces erreurs qui ne me permettent plus d’être considéré comme évangélique. En ce qui me concerne, à la lumière des faits historiques accablants pour le mouvement évangélique, cette religion n’a pas sa raison d’être. En effet, les piliers fondamentaux de la religion évangéliques sont ceux-ci:

  • le choix arbitraire de croire ou non en Christ, comme si l’individu pouvait choisir son camp (et non, il ne s’agit pas de calvinisme, ça va bien au-delà de ce pauvre Calvin). Il ne s’agit pas d’une décision ni d’une adhésion. Dieu ne sauve personne sous ce prétexte. Et les Billy Graham de ce monde ont fait fausse route avec de tels élucubrations. Ils ont fait du recrutement de masse pour leur secte, mais le salut ne vient pas de cette secte pernicieuse. Le salut concernait Israël, puisque la promesse lui incombait. Naître de nouveau était réservé pour le juif d’abord, puis pour le juif hellénisé. Cela signifie-t-il que nous ne pouvons être avec Christ éternellement? Non. Que le monde soit sauvé par Christ, c’est d’abord pour le juif. Les romains et les grecs ne connaissaient même pas le phénomène juif en-dehors de la Judée, si ce n’est qu’une poignée d’individus en contact avec le judaïsme dans les différentes cités de l’antiquité. C’est la foi qui sauve, pas une adhésion intellectuelle au christianisme ni en étant le porte-drapeau d’une quelconque dénomination.
  • Trois dieux en une personne. Désolé, mais Dieu ne se résume pas à une manifestation en trois personne. Dieu porte une centaine de noms, de rôles et de fonctions. Il n’y a qu’un seul Dieu, une seule personne, et de multiples manifestations, dont une en chair. Et oui, Jésus priait Dieu. Pourquoi? Jésus devait être révélé comme Dieu, pas s’autoproclamer lui-même. C’est sa résurrection qui a démontré qu’il était LE Dieu du ciel. Il n’a rien fait de sa propre volonté? Je me répète: Jésus devait être révélé, pas de s’autoproclamer lui-même. Lorsque Dieu dit, Dieu fait. J.sus devait d’abord faire ce qu’il a dit dans les écritures anciennes, afin qu’on le reconnaisse.
  • Fin du monde: elle a débuté avec l’invasion romaine en l’an -63. Tout se mettait en place pour que le Christ arrive pendant le règne romain bien implanté. La fin du monde, c’est la fin du monde juif, du judaïsme, la fin de la Judée, d’Israël et de l’alliance mosaïque.
  • L’enlèvement: ceci a déjà eu lieu et non, ce n’est pas des chrétiens de par le monde qui se transforment en petits bonhommes blancs du genre « hôpital psychiatrique », pour aller rejoindre Jésus sur un nuage blanc, avec son cheval blanc, appelé au son du Shofar d’un ange. Ces histoires à dormir debout, c’est bon pour ceux et celles dont la prédisposition mentale et psychologique est assujettie au délire religieux. Cette histoire d’enlèvement est beaucoup plus simple que cela, mais j’y reviendrai dans un article traitant uniquement de ce sujet.
  • La bête: les évangéliques disaient, jusqu’à l’avènement de l’Islam par ses coups d’éclats, que c’était le Pape et l’église catholique. Bien sûr lol. Puis, les vires-capots évangéliques ont opté pour l’Islam après les événements du 11 septembre 2001. Soudainement, le faux prophète est devenu Mahomet et non le Pape… et ils ont vu ça dans la Bible!! Pourquoi ne l’ont-ils pas vu avant alors??
  • Le paganisme à son comble: le monde périra et l’un des symptômes les plus flagrant, c’est le monde paganisé. Or, le paganisme concernait surtout les juifs de l’époque de Jésus. Le paganisme était à son comble à Jérusalem et dans tout Israël. Les sectes, les philosophies, les idées de grandeur messianiques et les doctrines étaient nombreuses et s’entre-mêlaient entre elles. C’est ce qui a, entre autre, mené à la destruction de la Judée et de tout Jérusalem.

 

CONCLUSION

J’aurais bien aimé aborder tout ce qui est problématique avec les évangéliques, mais je me suis contenté de quelques éléments. Mais ce qui me dérange le plus avec cette secte, c’est son désir de vengeance par procuration (Dieu devient leur défenseur contre le méchant monde qui les rejette ou profite de leur vulnérabilité individuelle). Les faibles vont dans les sectes pour se donner une soudaine puissance (le même shéma de pensée que le satanisme). Être élu parmi les milliards d’êtres humains, c’est se donner une puissance invisible qui ne se prouve pas, mais qui agit comme placebo pour une triste vie sans saveur. Ils veulent se donner un pouvoir, se faire croire qu’ils ont un pouvoir sur le reste du monde. En réalité, être évangélique, c’est avouer être un faible. Pas « faible » dans le sens « humble », mais faible dans le sens contraire de « humble » : l’orgueil manifesté par cette hypocrisie de fausse humilité. La pire manifestation de l’orgueil. D’un côté, ils évangélisent (moi j’appelle ça du prosélytisme et du recrutement de secte), avec leur Jésus tendre, gentil, doux et humble; puis de l’autre, ils souhaitent la destruction du monde, que Jésus revienne et fasse baigner le monde dans un bain de sang (selon leur compréhension de l’Apocalypse). C’est du « bipolarisme » spirituel, reflétant davantage une certaine forme de trouble mentale de ses adeptes ou encore, de troubles de la personnalité. C’est comme prendre son enfant dans ses bras pour l’aimer, puis, de le battre sans raison (il n’y existe aucune raison, mais c’est une façon de parler) et recommencer le manège.

 

J’ai donc quitté ce mouvement sectaire pour cette principale raison. Le seul endroit où j’ai vu autant de gens qui m’apparaissaient atteints d’une quelconque pathologie mentale, c’est dans l’aile psychiatrique (où j’ai dû justement intervenir auprès d’un chrétien évangélique pour le faire évaluer sérieusement. Résultat = schizophrénie). Et malheureusement, ils sont nombreux à embrasser cette secte. Bien entendu, tous ne sont pas ainsi, mais ils présentent tous des carences, soit affectives, psychologiques, émotionnelles, de personnalité ou sont des caractères faibles et de faible estime personnelle. Dans un milieu comme la religion évangélique, parmi ces faibles, le jeu de rôles se met en branle. Sociologiquement, il est impensable que ceux-ci demeurent tous au même stade. Il y a une organisation sociale qui s’opère pour déterminer qui seront les plus forts parmi les faibles dans cette mouvance. Plusieurs frustrés de la vie (soit avec les femmes, soit avec la place qui leur est accordée dans la société, soit à cause du rejet ou du peu de coefficient relationnel). Il y a donc une hiérarchie qui se bâtit.

 

J’étais moi-même un faible à une certaine époque. Comme un enfant. Mais comme tout enfant normal, je suis passé au monde adulte et j’ai délaissé les choses de l’enfance. J’ai mûri, vieilli et maturé. Je n’avais plus le désir de demeurer dans le carré de sable évangélique. Ma paix, je l’ai obtenu lorsque j’ai quitté les évangéliques. Vous voulez vous quereller comme un enfant de 5 ans? Allez chez les évangéliques. Vous serez comblés 😉

Ils se querellent sans cesse et imposent leurs points de vue qu’ils prennent pour vérité immuables… comme le font les enfants.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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Incirconcis: qui étaient-ils?

INTRODUCTION

 

La circoncision: signe de la promesse de Dieu:

On pense encore à Gn 17 lui-même qui prépare la grossesse de Sara jusque-là stérile et la naissance d’Isaac. Ce récit est intéressant puisque ce n’est plus le rite lui-même qui assure une nombreuse descendance – ce qui aurait pu être interprété de façon magique – mais les seules promesses de Dieu. Il s’agit d’une alliance entre deux époux, figure de l’alliance entre Dieu et son peuple. La circoncision du coeur est l’alliance de Dieu, par son Saint-Esprit, dans le coeur du croyant.

 

TERME

La circoncision est attestée en Égypte à une époque ancienne, dès le troisième millénaire, et dans les grottes syriennes. Si on a retrouvé certaines momies qui n’étaient pas circoncises, il semble, du moins, que le rite ait été obligatoire pour les prêtres.

On constate donc ici, encore une fois, que cette pratique fut empruntée par les juifs, Dieu ayant donné une signification précise. Ainsi, Dieu reprend une pratique que les juifs connaissaient. De cette manière, Dieu ne déstabilise pas les juifs et les encadre avec des éléments qu’ils connaissent déjà. On ne change donc pas trop leurs habitudes, mais on donne à ces rites une signification différente et adaptée pour enseigner au peuple hébreux les éléments à discerner au sujet de la promesse à venir au sujet du Messie, qui viendra ultimement pour circoncire leur cœur. Mais déjà, la foi en Dieu par la promesse à venir est une circoncision du cœur.

 

La circoncision, combattue par les Grecs et les Romains

La circoncision a souvent rimé avec persécution. Pratiquée par les Egyptiens, ce rite fut rejeté par plusieurs conquérants romains et grecs, qui l’assimilaient à une mutilation et à une castration. Or dans la loi romaine, il était interdit de castrer les esclaves, au risque qu’ils perdent leur valeur marchande. Par ailleurs, chez les Grecs, la longueur du prépuce était liée à la fertilité. Lors de ses conquêtes, Alexandre le Grand fait diminuer le nombre de circoncis. Plus tard, au IIe siècle avant Jésus-Christ, la circoncision est même interdite par Antiochos IV régnant au Proche-Orient. Conséquence : de nombreux juifs avaient recours à plusieurs opérations pour reformer leur prépuce. Parallèlement, un mouvement protestataire et revendicateur du rite apparaît. Après plusieurs révoltes, les troupes Antiochos IV sont vaincues par les juifs. Le rite est de nouveau autorisé et les hommes de confession juive ont alors commencé à effectuer des ablations hautes, c’est-à-dire à enlever plus de muqueuse que de peau, pour éviter les chirurgies réparatrices visant à reconstruire le prépuce.

 

Le problème ici, c’est que les juifs ont combattus pour une pratique, alors qu’il leur suffisait tout simplement d’être obéissant et aimer Dieu sans même avoir recours à la pratique de la circoncision. Faire la guerre pour avoir le droit de s’automutiler le pénis ne fait que démontrer que les juifs n’ont rien compris de sa signification. Cela démontre qu’ils étaient attachés aux pratiques religieuses et aux rituels, bien davantage que de de celui qui a institué cette pratique comme simple prélude et enseignement de ce qu’il leur avait promis par le Messie.

Et c’est le problème religieux: fidélité aux pratiques extérieures sans avoir à engager la profondeur du coeur. C’est ce que Dieu a dénoncé, par l’intermédiaire du prophète Jérémie, au sujet des juifs et de tous ceux qui ont adopté cette pratique parmi les non-juifs.

 

Encore une fois, le judaïsme ne devait pas être une religion, mais un pédagogue.

Jé.9 24 « Le jour vient, déclare le Seigneur, où j’interviendrai contre tous ceux qui sont circoncis pour la forme : 25 Égyptiens, Judéens, Édomites, Ammonites, Moabites, ainsi que les populations du désert qui se rasent les tempes. Car toutes ces nations sont sans vraie circoncision et Israël dans son ensemble ne s’est pas circoncis pour le Seigneur. »

Les incirconcis ne sont donc pas automatiquement des gens issus de nations diverses. Il est fort possible qu’il s’agisse d’individus issus du monde greco-romain, en effet, mais aussi hébreux. En fait, les hébreux vivant de manière hellène ont adopté la culture hellénistique, pour la plupart. D’autres sont demeurés très attachés au judaïsme, mais ne sont pas réellement considérés comme des circoncis. Le fait est que le vrai circoncis, selon la culture juive, c’est de rendre un culte à Dieu au Temple. D’ailleurs, plusieurs juifs répartis à travers le monde se rendaient une fois l’an à Jérusalem afin d’aller rendre un culte à Dieu au Temple. Toutefois, cela ne fait pas d’eux des circoncis pour autant, qu’importe l’état de leur prépuce. C’est davantage l’état de leur coeur qui est pris en compte. Le prépuce ne fait pas du juif un circoncis au sens du terme que Dieu a donné comme signification.

Dieu n’a-t-il pas dit justement qu’il préférait l’obéissance aux sacrifices? Non pas que le juif soit nécessairement dispensé d’offrir des sacrifices, mais que même sans sacrifice, l’obéissance a bien plus de valeur aux yeux du Seigneur. Le juif pourrait ne pas avoir à offrir des sacrifices si son obéissance émanait d’un cœur renouvelé. Les sacrifices n’étaient rien d’autre qu’un prélude au sacrifice ultime qui devait survenir lors de la révélation du Messie mais surtout, un enseignement pédagogique pour discerner le vrai Messie de tous ces faux qui oseraient se prétendre être Messie. Je dirais même davantage: Dieu dit, Dieu accomplit. Lorsqu’il promet, la promesse s’accomplira. Pour le juif, observer les préceptes du Seigneur n’avait rien de religieux, ni de contraignant ni de culturel, ni ritualiste ni quoi que ce soit d’autre. Jésus avait dénoncé l’hypocrisie des religieux juifs, qui accomplissaient les préceptes de la loi, mais le coeur n’y était tout simplement pas. Les apparences n’ont jamais sauvé qui que ce soit de la colère de Dieu. Et être circoncis dans la chair n’a strictement rien changé.

Les incirconcis sont particulièrement juifs, puisqu’ils étaient en pleine connaissance de cause de la signification de la circoncision. Il faut croire que la signification a perdu beaucoup de son sens parmi les juifs, car ces derniers étaient davantage attachés aux pratiques qu’aux principes. En fait, tout ce qui était demandé par Dieu n’avait rien à voir avec une pratique religieuse. Le judaïsme n’était pas une religion, avant que les « incirconcis du coeur », les « païens » idolâtres qu’étaient les juifs, ne viennent pour en faire une religion, c’est-à-dire, une pratique ritualiste qui relie les membres d’une communauté, dénué de son véritable sens initial. La religion encourage la pratique extérieure et en superficie, alors que la foi est un coeur débordant d’amour pour son créateur. Ça, c’est la vraie circoncision. La circoncision dans la chair n’a jamais signifié l’ablation du prépuce. Ça, ce n’est rien d’autre qu’une manifestation charnelle et terrestre d’une signification spirituelle qui dépasse largement la simple pratique de la circoncision. Ainsi, les circoncis sont ceux et celles (oui, les femmes aussi, puisque c’est le coeur qui doit être circoncis. Dieu n’accuse pas les hommes seulement de leur incirconcision) qui sont élus avant la fondation du monde, alors que les incirconcis courent à leur perte. L’auteur du livre destiné aux hébreux démontre que les juifs étaient davantage attachés aux idoles par les anges (ch.2) et qui, malgré leur circoncision dans la chair, ils étaient en réalité des incirconcis et des païens (nous reviendront sur ce terme au prochain article).

 

CONCLUSION

Les incirconcis sont tous ceux qui ne vont pas adorer Dieu au Temple de Jérusalem. Soit. Cependant, le terme a une portée bien plus étendue. Les juifs de la Judée avaient beau être circoncis dans la chair et aller adorer et rendre un culte à Dieu au Temple, exercer les sacrifices et les fêtes annuelles, respecter le sabbat et donner la dîme et l’offrande, toutes ces choses ne faisaient pourtant pas d’eux des circoncis pour autant. Le circoncis recevait la parole de la bonne nouvelle avec joie et s’assurait que ce qui lui était dit et démontré soit en accord avec les prophéties dans les écritures (Ac.17.11). Si l’apôtre Paul semble faire une distinction entre les circoncis d’origine juive et les incirconcis d’origine grecque, cette distinction n’est pas aussi évidente qu’elle n’y paraît. L’apôtre Paul a passé sa vie dans les synagogues, afin d’avertir la diaspora d’Israël de la fin imminente, certes, mais surtout de la révélation manifestée en chair par la personne de Jésus. Beaucoup de grecs étaient des convertis au judaïsme, des nobles comme des villageois, mais beaucoup de nobles, dont le judaïsme revêtait une pratique hautaine et difficile à observer.

Il y avait aussi beaucoup d’hébreux qui s’étaient hellénisés et qui n’adoptaient pas les règles de la loi mosaïque à leur vie, qu’ils considéraient comme rétrogrades et incompatibles avec la culture grecque dans laquelle ils ont été élevés. Lorsque l’apôtre Paul parle des incirconcis et/ou de païens, il fait référence aux hébreux hellènes et aux grecs. D’ailleurs, c’est l’apôtre Paul qui affirme « pour le juif en premier, puis le grec ensuite ». C’est par extension que le grec est sensibilisé au phénomène christologique, car il côtoie le judaïsme dans les cités visitées par Paul et des disciples qui, par appel et vocation, va avertir les juifs et hébreux des différentes cités par lesquelles il est passé. Une seule idée en tête, comme Jésus: le juif d’abord, car la promesse lui était destinée. La bonne nouvelle, c’est que le Messie tant attendu depuis le roi David, est enfin révélé.

 

 

Patrick Galarneau

BAPTÊME: une autre erreur d’interprétation du christianisme élargit

Personnellement, je regrette aujourd’hui les deux baptêmes que j’ai reçu: l’un catholique, puis l’autre par choix dans l’église évangélique. Dans le 1er cas, on ne m’a pas laissé le choix. Mes parents l’ont fait par tradition. Dans le second cas, j’ai fais un choix personnel, mais sous l’influence de la religion évangélique. Mais il est vrai que personne ne m’a cassé un bras ni fait une prise de lutte pour que j’accepte de me faire baptiser. J’en porte donc seul la responsabilité et je l’assume… avec regret, mais bon, le mal est fait 😉

 

BAPTISER LES NATIONS: VRAIMENT?

Je cites le passage qui justifie le baptême des nations (Matthieu 28.16-20)

Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Il me semble que le passage est très clair: Jésus veut que les disciples aillent partout dans les nations pour annoncer la bonne nouvelle.

QUESTIONS: Or, à qui s’adressait la bonne nouvelle au juste? La majorité des chrétiens, toutes dénominations confondues, répondront du tac-au-tac, que c’est pour tous les humains, peu importe leur race, peu importe l’époque. C’est faux. Et qu’est-ce que la bonne nouvelle? Les chrétiens, toutes dénominations chrétiennes confondues, répondront du tac-au-tac, que Dieu a envoyé un sauveur pour le monde et c’est Jésus-Christ. C’est encore faux. Du moins, selon leur concept du Jésus sauveur pour le monde.

RÉPONSES: Dieu a fait alliance avec Abraham, patriarche des hébreux et des arabes. Dieu a fait envoyer dans le désert Agar et son fils Ismaël, car la promesse ne leur était pas destinée. La nation arabe a vu le jour dans le désert, Ismaël est leur patriarche. Dieu a choisit Isaac. D’Isaac est né Jacob, patriarche directe de la nation hébraïque. La promesse d’un sauveur est donc passée d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Dieu a dit qu’il était le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Les trois patriarches d’Israël. C’est par la prophétie de Jacob (Ge.49-50) que la nation d’Israël reçut la promesse d’une Terre leur appartenant, afin que, le jour choisit par Dieu, le Messie vienne parmi eux et accomplisse tout ce qui aura été prophétisé à son sujet.

Tous les prophètes ont annoncé, graduellement et progressivement, les éléments qui permettront aux hébreux de reconnaître le Messie. Les prophètes sont principalement hébreux et adressent les promesses strictement et exclusivement pour Israël, et ces promesses ont Christ comme centre d’intérêt. Tout est dirigé vers le Christ pour Israël.

Sous Moïse, Dieu a émis ses lois et ses ordonnances qui, selon l’auteur de l’épître aux hébreux, étaient un prélude à l’alliance nouvelle qui allait venir. Ainsi, la loi et les ordonnances devaient servir de pédagogues pour que les hébreux reconnaissent les signes de la seconde alliance, cette fois, par Dieu fait chair: Jésus-Christ. Ce dernier devait naître de la tribu de Juda. Le roi David, de la tribu de Juda, fut donc l’initiateur de la lignée messianique, comme le voulait le Seigneur, alors que le benjaminite, Saul, lui, fut déclaré inapte (c’est le peuple qui l’avait choisit et non Dieu). Jésus devait être hébreux et de la tribu de Juda. Le Temple de Jérusalem était le centre de la vie d’Israël et du judaïsme, préludes de ce que la nouvelle alliance allait offrir au peuple élu. Ce Temple devait recevoir le Messie, conformément à ce qui fut annoncé par les prophètes anciens.

 

Cependant, la diaspora juive débuta autour de l’an 605 av. J-C sous le roi de Babylone, le roi Nabuchodonosor, d’où les hébreux furent déportés massivement. Ils y apprirent l’araméen et, pendant ces 7o années d’exil forcé, ont perdu l’hébreux comme langue. Depuis cette époque jusqu’à celle de Jésus, les hébreux s’exprimaient en araméens, les langues des empires suivant, donc, le grec, puisque la langue de l’empire à cette époque, c’était le latin, oui, mais la culture grecque était omniprésente chez les romains comme chez les hébreux. La culture grecque a fortement influencé l’empire romain. Les hébreux furent disséminés à travers les nombreuses nations sous le joug de Rome, dont les tentacules s’étendaient de la Bretagne en passant par la Gaule, l’Espagne, puis, par le Détroit de Gibraltar et la Méditerranée pour conquérir Carthage et tout l’Afrique du nord jusqu’aux pays d’Afrique centrale, en remontant vers l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie) et se rendant jusqu’aux frontières des Indes. C’était un vaste empire où les juifs étaient répartis à travers ces nombreuses nations. Rome dominait en roi et maître des nations et les juifs habitaient un peu partout dans ces nations, parlant diverses langues, mais beaucoup de juifs hellènes cependant (de culture grecque et étrangère à la Judée et de l’ensemble d’Israël).

 

JÉSUS EST VENU SEULEMENT POUR ISRAËL

Jésus a dit qu’il était venu pour ceux d’Israël seulement:« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.«  (Mat 15.24)

« N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (Mat 10.5-6)

Il est intéressant d’observer que Jésus dise cela. D’abord, ces quatre éléments:

  • qu’à Israël
  • maison d’Israël
  • brebis
  • perdues de la maison d’Israël

D’abord, il devient de plus en plus évident que la doctrine de la dispensation est une profonde erreur, ce qui va nuire de manière importante à toute la compréhension du reste du message biblique. Ici, Jésus affirme lui-même qu’il est venu pour une raison: les brebis perdues d’Israël.

Jésus parle de la MAISON D’ISRAËL. Il s’agit en fait des enfants d’Israël, c’est-à-dire, tous ceux et celles qui sont des élus. Il y a donc des juifs qui ne sont pas de la maison d’Israël, car comme le dit Jésus, tous se déclarent être fils d’Abraham, mais les fils d’Abraham ne le sont pas de sang, mais par la foi. C’est donc la foi qui sauve et non le nationalisme juif ou hébraïque. La maison d’Israël représente donc les juifs qui passeront de la 1ere alliance à la seconde, par la foi en Jésus-Christ, puisqu’ils étaient élus d’avance, dont ils peuvent affirmer qu’ils ont pour père Abraham, puisqu’il était un homme de foi, un ami de Dieu.

Et le terme BREBIS, figure de style qui sert de pléonasme, insiste sur la notion d’enfants d’Israël, puisque la brebis a un berger et ce berger se nomme lui-même: Jésus.

Et finalement, Jésus est venu en Israël et pour Israël, selon ce qui était écrit à son sujet par des prophètes d’Israël et dont la finalité de la fin des temps devaient se dérouler en Israël, et cette fin des temps est celle de l’apparition du fils de l’homme, Jésus (Hé.1.1-2).

 

LES NATIONS: QUELLES SONT-ELLES?

Pour les chrétiens depuis des siècles jusqu’à nos jours, les nations seraient tout ce qui est en-dehors d’Israël. C’est encore faux! Il s’agit des brebis de la maison d’Israël. Jésus l’affirme de lui-même. Et avant que les disciples aillent à travers les nations, il devait accomplir la totalité de ce qui fut prophétisé à son sujet. C’est après sa résurrection que Jésus a terminé son passage sur Terre, en demandant à ses disciples d’aller faire des nations des disciples.

Alors comment se fait-il que Jésus, en apparence, semble se contredire? Il dit être venu strictement pour la maison d’Israël, mais demande à ses disciples de faire des nations des disciples. N’y a-t-il pas contradiction ici? Et bien non. Il n’y a pas de contradiction. Les nations sont les juifs des nations. D’ailleurs, si vous lisez à travers toutes les épîtres, remarquez ceci:

  • les disciples sont persécutés par qui? des juifs à travers les cités où les disciples de rendirent pour annoncer la bonne nouvelle
  • comment peut-on parler que Jésus soit une bonne nouvelle pour quiconque n’a jamais entendu la moindre prophétie sur un messie à venir, puisque personne en-dehors du peuple d’Israël n’a été concerné ni de près ni de loin par une quelconque adresse de Dieu? C’est un peu comme si je vous annonçait la bonne nouvelle de la visite de mon meilleur ami que vous ne connaissez pas le moindrement du monde. En quoi cela change-t-il votre vie? Si c’est une bonne nouvelle, c’est que celle-ci a pour vocation de concerner directement des personnes ciblées. En l’occurrence, les juifs. Les prophéties sont promulguées essentiellement par des juifs d’époques reculées, pour des juifs.
  • L’apôtre Paul passait toujours par les synagogues de chacune des cités qu’il visitait. Pourquoi passait-il par des synagogues, si cela ne visait pas les juifs? Voyez le passage ici: Actes 17
    10Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. 11Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Comme vous pouvez le constater, Paul et les disciples s’adressaient à la MAISON D’ISARËL, les élus, les vrais fils d’Abraham. Afin de recevoir la bonne nouvelle (qui est l’accomplissement de la prophétie par le Christ révélé), il fallait que quelqu’un soit directement concerné: les juifs. Paul et les disciples furent persécutés par les juifs de Thessalonique, alors que les juifs de Bérée, eux, ont reçu cette bonne nouvelle en examinant minutieusement les écritures pour observer et constater la conformité des propos de Paul et des disciples avec les prophéties annoncées par les prophètes dans les écritures. Et ce n’est pas sans raison que Paul adressa en 1Thess.4 et 5 plusieurs exhortations aux chrétiens hébreux de Thessalonique concernant tous ces chrétiens hébreux qui sont morts avant d’avoir vu l’avènement du Seigneur, qui doit venir juger le reste d’Israël qui n’a pas cru. Les disciples savaient que Jésus devait revenir avant la fin de leur génération (Mt.24.34). Plusieurs sont morts sous les persécutions des juifs, alors que ces derniers continuaient à observer les rites mosaïques et les sacrifices annuels et perpétuels, ce qui pouvait décourager plusieurs chrétiens hébreux. 
  • Tous les persécuteurs sont juifs et strictement juifs, usant de la force des tribunaux romains par de faux témoignages (comme on l’a fait pour Jésus via le Sanhédrin), ou de la force brute, alors que les disciples furent poursuivis, battus et laissés pour morts. Pourquoi autant de haine, si ce n’est des juifs qui sont directement concernés par les prophéties et la promesse du Messie? Cette haine et cette hargne pourraient-elles se trouver chez les grecs? Bien sûr que non, puisqu’ils étaient indifférents au phénomène strictement juif. Et pour l’ensemble de l’empire romain, Jésus était inconnu et tant les romains que les grecs considéraient le problème judaïque comme un fait divers très localisé. La très grande majorité des citoyens romains et grecs n’avaient aucune idée de ce qui se passait en Judée, puis, lorsque certains d’entre eux ont entendu parler de Jésus par les disciples, la plupart sont demeurés dans l’indifférence la plus complète, puisqu’ils ne se sentaient pas concerné par ce phénomène.

 

Alors, pour qui Jésus est-il venu, et à qui demandait-il d’offrir le baptême? D’abord, le baptême était une pratique juive. Une fois l’an, les juifs se laissaient tomber dans une piscine, afin de laver leurs péchés par la repentance (très brève explication). Puis, Jean le baptiste se trouvait dans le désert et a offert le baptême de repentance aux gens du peuple, car il préparait le chemin du Christ. Mais le baptême n’était pas spécialement pour préparer le chemin du Christ, mais pour que Christ soit présenté au peuple. Jésus avait-il vraiment besoin du baptême de repentance? Jésus a simplement suivi les différents rites de son peuple, ne voulant pas être sujet de scandale, certes, mais aussi pour accomplir la parole du Seigneur et être présenté comme celui qui fut choisit. Le baptême de Jean ne fut qu’une simple instrumentalisation pour Dieu afin de présenter son choix à tous. Même les pharisiens hypocrites venaient se faire baptiser, car cela faisait partie des rituels mosaïques, comme la dîme, l’offrande ou le Sabbath. Cette pratique n’était pas courante parmi les nations soumises à Rome. D’ailleurs, les chefs des nations devaient une dévotion pour l’empereur, considéré comme un demi-dieu.

 

JUSQU’À LA FIN DU MONDE:

Jésus termine en disant aux disciples qu’il sera avec eux jusqu’à la fin du monde. Or, comme on le voit dans Hé.1.1-2, la fin des temps est la révélation du Messie, du Christ révélé. Le monde doit donc se terminer très bientôt. À maintes reprises, nous observons que Jésus affirme revenir bientôt. Très bientôt. Si 2 000 et plus c’est très bientôt, il y a des questions à se poser sur la validité de la promesse de Jésus. Et puisque Jésus s’adresse directement aux disciples d’Israël qui le suivent depuis le début, qu’il est venu strictement pour la maison d’Israël afin de sauver les brebis perdues d’Israël, que les disciples sont allés vers les juifs des différentes cités de l’empire, alors, de quelle fin du monde s’agit-il?

Dans Mt.24, nous avons l’ensemble de la réponse. Certains voient cette question en trois volets pour justifier la doctrine de la dispensation : Matthieu 24
1Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple, ses disciples s’approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. 

2Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?…

Pour les chrétiens évangéliques en particulier, la question en est une à trois volets distincts:

1- quand le Temple sera-t-il détruit?

2- quel sera le signe de ton avènement?

3- et quand sera la fin du monde?

Il y a plusieurs problèmes qui se posent ici avec ce genre de découpage thématique. D’abord, les chrétiens occidentaux ont été habitué à penser de manière greco-latine. Tout est découpé et décortiqué. Dans la mythologie grecque, chaque divinité possède sa propre personnalité et sa fonction qui lui est propre, selon l’étymologie de son nom attribué. La linguistique grecque permet ces nombreuses distinctions et de nuances pour chaque mot, subdivisés pour exprimer d’autres concepts typiques de leur Shem de pensée. La construction de pensée grecque se distingue de celles des hébreux. Par exemple, le mot COEUR chez les hébreux, c’est à la fois les sentiments, l’intelligence et le raisonnement. Chez les grecs, ont possède des mots différents pour les sentiments, l’intelligence et le raisonnement. Le mot AMOUR chez les hébreux est différent de chez les grecs. Il y a trois sortes d’expressions d’amour chez les grecs:

  • Agapao: amour sacrificiel
  • Philéo: amour d’une profonde amitié
  • Éros: expression d’amour érotique et sexuelle

Pour les hébreux, l’amour renferme toutes ces notions, mais pas pour le grec. Chez les grecs, il y a plusieurs divinités distinctes. Chez les hébreux, il y a un seul Dieu. Comme vous pouvez le constater, la construction de pensée, conceptuelles et linguistiques des grecs est bien différente des hébreux.

 

Si l’on se fie à la manière de pensée occidentale, chaque élément du verset mentionné est une thématique. Mais pour les disciples, tout est lié et sans aucune distinction. Et pourquoi les disciples poseraient-ils une question à trois volets? Pourquoi demander le moment de son avènement puis, de la fin du monde, si ça n’a aucune lien avec la destruction du Temple évoqué par Jésus? Quel serait le rapport? Il n’y en aurait aucun si ce n’était pas intimement lié. Ce qui préoccupait n’importe quel juifs, c’est le Temple, qui fut depuis sa construction sous Néhémie, le centre de la vie juive et du judaïsme. Le Temple était un sujet de grandes inquiétudes en Judée, tant par les gens du peuple que par le Sanhédrin, surtout pendant l’occupation romaine.

Afin de réaliser la promesse du Messie, le Temple devait tenir debout. Sans Temple, la promesse ne pouvait se réaliser. Si le Temple est construit mais qu’il devait être détruit, alors cela signifierait que la promesse était fausse, puisque le Messie devait se présenter dans le second Temple (Da.9-12). Et Jésus l’a fait, mais les juifs ne l’ont pas reconnu. Non seulement cela, mais ils ont voulu le précipiter en bas, du haut d’une falaise.

D’ailleurs, lorsque la nouvelle de la destruction du Temple s’est répandue à travers le monde romain chez les juifs, ils eurent de grandes lamentations (et plus tard, le mur des lamentations) et ne leur restait plus alors que le sévère jugement de Dieu qui tombait sur le reste d’Israël qui a refusé de le reconnaître (Hé.10.25-39), car maintenant qu’ils ont compris que le Temple est tombé, ils sont finalement reconnus dans leur conscience que Jésus était bien celui annoncé, mais comme au déluge de Noé, il était trop tard: le jugement final est tombé. Jésus est revenu en gloire pour juger le peuple par la main des romains et tout fut détruit par ce roi étranger, comme l’a prophétisé le prophète Daniel dans le ch.9 de Da.

 

Alors, qui les disciples devaient-ils baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, si ce n’était les juifs des nations et ce, avant que la fin ne survienne sur Israël? Vers qui les disciples devaient-ils être envoyés avant que la fin arrive? La fin du monde, c’est la fin de l’alliance entre Dieu et Israël. Du moins, avec ceux et celles que Jésus fit le tri entre le blé et l’ivraie et ce, par son jugement final sur Israël. Alors que la pentecôte eut lieu suite à la résurrection de Jésus, le Temple était encore debout et les juifs continuaient leurs fêtes annuelles, les sacrifices annuels et perpétuels et l’observance de la loi. Cette période de grâce pour les juifs a duré 40 ans, 40 ans pendant lesquels Dieu a permis pour ce court laps de temps pour les juifs, de la Judée et des juifs des nations, de le recevoir par l’entremise des apôtres et disciples, témoins directes de l’ascension de Jésus-Christ. Lorsque l’apôtre Paul trouva la mort suite à son emprisonnement (d’abord à Césarée puis à Rome) vers l’an 67, les révoltes juives étaient à leur comble. La mort de l’empereur Néron a certes compliqué les choses, sans compter l’accusation d’incendie à Rome, que Néron a fait passer sur le dos des juifs et chrétiens (pour Néron, la différence n’est pas  notable). Les juifs ont réussi à repousser les romains de la Judée et ont ensuite crier de joie PAIX ET LIBERTÉ. Puis, estampé leur propre monnaie, avec laquelle il était impossible pour le judéen d’acheter ni vendre sans cette monnaie où il était inscrit L’AN UN DE LA LIBERTÉ. Il était interdit d’utiliser la monnaie romaine. On ne pouvait donc plus acheter ni vendre sans avoir la marque de la bête anti-christ (les zélotes affirmaient être les messie). Les croyants hébreux furent mis devant un choix douloureux: fuir, se révolter contre Rome avec eux, ou mourir.

Avant que Rome n’investisse Jérusalem lors du siège de mars à septembre 70′, les chrétiens hébreux de Jérusalem ont été étrangement retirés ou enlevés de Jérusalem pour se réfugier à Pella, ville refuge d’Israël à une époque lointaine. Est-ce que les romains ont fait une faveur aux chrétiens hébreux? Ou bien, le Seigneur les a-t-il enlever pour les soustraire au jugement de Rome sur les juifs d’Israël? Difficile à dire.

 

Ainsi, les juifs qui ont refusé la repentance, n’ont ni été baptisé d’eau par les disciples, et encore moins baptisé par l’Esprit. Le baptême devait leur être attribué, peu importe où ils se trouvaient dans le monde romain. Or, la plupart d’entre eux ne l’ont pas reçu et ont même persécuté leurs frères de sang. Les juifs récalcitrants se sont donc eux-mêmes sortis de la promesse et ont subi leur terrible jugement (Hé.10).

 

ET POUR NOUS?

Et bien, que nous reste-t-il, puisque les prophéties se sont accomplies entièrement, contrairement aux croyances erronées qui affirment un retour de Jésus, d’un enlèvement et de la destruction du monde entier, qui sont les fondations et les piliers mêmes des différents mouvements chrétiens?

Et bien voici la suite du passage de Ac.17:
12Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes.

Par extension, tous ceux et celles qui entendent la parole du Seigneur et les témoignages de ce que Dieu a accomplit, sont suscités par Dieu pour croire en lui, par sa grâce, au moyen de la foi que Dieu donne de lui-même. Cela ne vient pas de nous, mais de lui, afin que personne ne puisse se vanter de son salut.

 

ET LE BAPTÊME DE NOS JOURS?

Il n’a pas d’utilité pour nous. C’est désuet et concernait strictement les juifs. Est-ce grave de se faire baptiser alors? Bien sûr que non. Ce n’est ni bien ni mal, c’est seulement obsolète, car tout est maintenant accomplit. Pour nous, il suffit que Dieu suscite en nos coeurs le désir de croire en lui, donc, qu’il place cette foi en lui dans notre coeur. Mais j’aurais aimé avoir réalisé tout cela avant, car je trouve tout cela très ritualiste et religieux de nos jours. Le baptême chez les juifs avait une signification et une importance bien plus actuelle pour eux que pour nous.

 

 

Patrick Galarneau

 

Fausses croyances: les impacts.

Comme un domino, une fausse croyance, lorsqu’elle est découverte, fait tomber tout le reste de la construction de pensée religieuse de l’individu. Plusieurs en sortent meurtries. Bien entendu, lorsque l’on découvre des fausses croyances que l’on a cru jusque là et qu’on a défendu avec vigueur, fermeté et en évoquant la défense de la vérité comme une bonne sentinelle de Dieu, c’est comme recevoir par surprise toute une raclée qu’on ne s’attendait pas à recevoir. C’est tomber de haut. De très haut même. Au début, on ne veut pas croire que ce que nous avons appris, est faux, erronée, ou encore, on se munit d’euphémismes pour attendrir le choc en s’avouant à peine que certaines choses ne sont peut-être pas exactes ou à nuancer.

Mais c’est le début d’un long processus de délivrance. Mais comme pour ceux et celles qui sont sortis des drogues dures ou de l’alcoolisme, c’est un long combat rempli d’embûches et de souffrances. Surtout de souffrances. Comme le domino, il suffit d’une fausse croyance comme point de départ pour faire tomber tout le reste, mais un morceau à la fois. Les fausses croyances sont en file d’attente les unes derrière les autres pour être mises à terre, comme chaque morceau d’un domino.

 

Voici un exemple imagé de l’impact d’une fausse croyance sur le reste des croyances.

 

Comment débute cette réflexion : lorsque la communauté ne fait pas ce qu’elle dit ou n’est pas ce qu’elle prétend être.

Détecter une fausse croyance que l’on a cru va alors être le point de départ pour déconstruire toute la série de fausses croyances qu’on s’est bâtit tout au long de notre parcours religieux, comme l’exemple du domino ci-haut. Déconstruire ce bâtiment est l’équivalent de détruire, lentement mais surement, tout le shem de pensée, les mécanismes de défenses religieux (réponses toutes faites, arguments d’autorités, se déresponsabiliser de toutes réflexions en instrumentalisant la Bible et Dieu par procuration) et être démuni de sa personnalité construite de toutes pièces par les exigences religieuses imposées ou que l’on s’est imposé. L’individu s’isole de lui-même de la communauté, même s’il demeure dans la communauté. Il partage de moins en moins les croyances du groupe. Il peut même devenir irritable, arrogant, voir même, insupportable, car le choc de plus en plus brutal entre la vérité et la fausse croyance place l’individu dans une impasse où il remet tout en question et se remet lui-même en question. Douloureux passage obligé.

Il suffit pour certains d’avoir été échaudés pour se questionner. De mauvaises expériences relationnelles au sein du groupe, des incohérences dans le crédo de la religion, les guerres intestines pour le pouvoir, l’hypocrisie souvent dénoncée par d’anciens adeptes et que l’on découvre par soi-même la véracité de ce la dénonciation cette hypocrisie, considérée par les adeptes fidèles de la religion, comme des propos calomniateurs de ceux et celles qui, selon ces adeptes religieux, se révèlent à appartenir au Diable. Les adeptes de la religion du dissident à en devenir vont le considérer comme un faux croyant qui montre son vrai visage. La communauté n’est jamais fautive à ses propres yeux. Elle, tout ce qu’elle croit, c’est la vérité et point de salut hors de sa religion. Ceux et celles qui quittent doivent être laissés à eux-mêmes et les adeptes n’entreront plus en contact avec le dissident, ce méchant diable qui aurait tenté de détruire la communauté.

 

CONSÉQUENCES

Pour le dissident, c’est le début de la délivrance, mais un passage obligé par la dépression chez plusieurs, car non seulement perdent-ils le réseau social le plus important de leur vie, mais ils perdent aussi tous leurs repères. Ils perdent une grande partie de leur personnalité, bien que fabriquée de toutes pièces par les règles inhérentes de la religion. Puisqu’ils sont maintenant seuls et sans repère, ils doivent maintenant se reconstruire et trouver d’autres repères. Certains retombent dans le piège en passant d’une religion à une autre, comme le font les personnes ayant une dépendance affective. Plutôt que de vivre leur déception, elles retombent dans les bras d’une autre personne, afin d’adoucir le mal et le vide créé par l’absence de l’être aimé. Or, cela s’avère à être pire, car la personne a enfouit sa souffrance et maintenant, elle se forge une nouvelle personnalité sur commande pour plaire à un autre. Cette personne n’a pas pris le temps de faire une bonne et parfois longue introspection.

 

On ne quitte pas un mensonge pour aller en croire un autre. C’est dingue. Il faut du temps pour se rebâtir. Et malheureusement, certains rejettent tout du revers de la main. C’est une réaction normale, mais la foi en Jésus-Christ, on l’a ou on ne l’a pas. Ceux et celles qui ont cette foi vont néanmoins se rebâtir et se distingueront de ceux et celles qui n’en ont que les apparences. La construction se fait sur une période plus ou moins longue. Cela dépend du temps que nous avons consacré à la religion. Si cela faisait 30 ans que la personne était dans sa religion, elle ne passera pas aussi facilement à autre chose que la personne qui n’en a passé que deux. Mais dans les deux cas, on peut mal réagir ou encore, s’en sortir presque indemne au bout de ce processus.

 

CONCLUSION

Le temps seul est une excellente chose. Jésus, les disciples, les prophètes anciens et plusieurs autres personnages de la Bible ont eu des temps de solitude, des remises en question, ont vécu le découragement, l’abandon et ainsi de suite. Leur vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Jésus a été abandonné dans le moment le plus important de sa vie terrestre. Le prophète Élie s’est retrouvé totalement seul, dans le découragement après avoir délivré Israël des prophètes de Baal et d’Astarté. Il a connu des temps glorieux, puis, l’abandon et le découragement. Le roi David, avant d’être roi, fut poursuivi et sa tête était mise à prix par le membre le plus influent du peuple élu! David a vécu le découragement, mais il a toujours conservé son respect pour ceux et celles qui l’ont calomnié. Que dire des croyants hébreux du 1er siècle, alors qu’ils étaient pourchassés par leurs frères de sang hébreux, demeurés dans le judaïsme.

 

Des exemples de gens connaissant profondément Dieu mais se retrouvant à faire cavalier seul, il y en a eu des tonnes, et pas juste dans la Bible, mais travers l’histoire. Ils ont dû se remettre en question, déconstruire leurs propres fausses croyances afin de s’attacher pleinement au Seigneur. Ils y ont laissé leur orgueil, ont été humilié, calomnié, méprisé et ce, par des gens de la religion à laquelle ils appartenaient. Mais ces hommes mentionnés plus haut, sont connus et aimés de Dieu. 🙂

 

 

Patrick Galarneau

Témoins de Jéhovah et Évangéliques, versus une foi épurée, simple et dénuée d’angélisme.

J’ai trouvé sur un site un comparatif des expressions de foi entre les deux premières catégories. J’ai trouvé intéressant comme comparaison et je me suis permis d’y ajouter une troisième colonne, afin d’exprimer mon angle de vue sur la foi.

Ainsi, la troisième colonne, celle de droite, c’est mon ajout.

 

Bonne lecture 😉

 

Sources:

https://www.bible-ouverte.ch/messages/autres-religions-et-bible/127-doctrine-temoins-jehovah.html

Témoins de Jéhovah Évangéliques Foi épurée et simple
La Bible

·        est pleinement inspirée de Dieu

a la même valeur dans toutes ses parties

La Bible

·        est pleinement inspirée de Dieu

est remplie d’une dynamique historico-sotériologique (heilsgeschichtlich) (Ancien Testament -Nouveau Testament, Promesse – Accomplissement, Loi – Evangile, Lettre – Esprit)

La Bible

 

Est pleinement inspirée de Dieu et est un magnifique témoignage des actions passées de Dieu, en concomitance avec ses décrets. Tout a été pleinement accompli jusqu’à la destruction du Temple de Jérusalem

·        est centrée sur le royaume de Jéhovah

ne peut être interprétée valablement que par la Société de la Tour-de-Garde.

·        est centrée sur Christ et son œuvre rédemptrice

s’interprète par elle-même et peut être comprise dans ses déclarations nécessaires au salut par chaque chrétien, sous la direction du Saint-Esprit.

Toutes les prophéties du passé sont centrées sur Jésus-Christ, pour et par Israël. Par extension, tous ceux et celles qui croient en Jésus comme Dieu fait chair, est sauvé, mais par le bon vouloir de Dieu et non d’un choix personnel d’adhésion intellectuelle.

 

·        se comprend par le recours très fréquent aux préfigurations, aux parallélismes et aux allégories

·        contient des dates pour le calcul exact d’événements historiques et. eschatologiques

a, dans la « Traduction du Monde nouveau « , gagné sa forme voulue de Dieu, notamment par l’insertion du nom de Jéhovah.

·        se comprend principalement à partir du sens du mot et du contexte

·        contient des dates, mais ne rend pas possible une chronologie sans lacunes, et met en garde contre les spéculations concernant des dates de la fin des temps

se base sur le texte des manuscrits hébreux, araméens et grecs, dont la « Traduction du monde nouveau » s’écarte par des paraphrases, des insertions de mots tordant le sens, des traductions erronées, des annotations et un apparat critique qui induisent en erreur.

Le croyant ne spécule plus sur la fin des temps, puisqu’elle a déjà eu lieu. Le croyant croit que les prophéties se sont pleinement réalisées et qu’elles étaient centrées sur Christ et sur personne d’autre. Il n’y a donc aucune prophétie à venir, tout est accompli.

Le contexte historique est la fondation périphérique qui enrichit et met en relief la réalisation complète des prophéties, qui ne se comprennent autrement que par le contexte historique.

        La doctrine de la Tour de Garde La foi évangélique La foi en Christ
Dieu

·        porte le nom de « Jéhovah  »

est un; la doctrine de la Trinité n’est pas biblique et est d’origine païenne.

Dieu

·        porte le nom de « JHWH  » (tétragramme), qui est probablement prononcé « Jahweh »

est un Etre en trois Personnes: Père, Fils et Saint- Esprit; il est vrai qu’on ne trouve pas le terme Trinité dans la Bible, mais bien des déclarations implicites et explicites y font référence.

Dieu

 

Porte le nom de YHWH (tétragramme), juxtaposé par le nom de Adonaï que l’on prononce ensuite Yahwe. Il s’agit d’une seule personne se manifestant sous plusieurs noms et de plusieurs manières. La culture linguistique et conceptuelle des grecs permet la fausse impression d’un Dieu se distinguant en trois personnes, se distinguant de la culture hébraïque et arabique.

Jésus-Christ Jésus-Christ Jésus-Christ
·        est un fils de Dieu, voire l’archange Michaël (la première créature de Jéhovah), devenu un homme parfait, et qui après sa mort et sa résurrection (dans le sens d’une création nouvelle) fut élevé à un rang angélique supérieur

est, en tant qu’homme parfait, au même rang qu’Adam.

·        est le Fils de Dieu, c’est-à-dire le Fils, la deuxième Personne de la Trinité, vrai Dieu et vrai homme à la fois

est en tant que vrai homme et vrai Dieu infiniment supérieur à Adam et à toutes les créatures.

Est Dieu fait chair. Il est le « Je suis » qui est apparu à Moïse. Le terme « fils » est reprit de la culture hébraïque, alors que le 1er fils héritait du patrimoine et avait la même autorité que le patriarche. Le terme « fils » signifie « chef suprême ». Jésus est donc « chef suprême » et non un fils au sens propre du mot. Il s’agit d’une image prise du monde des hommes afin d’illustrer la personne de Dieu de manière adaptée aux contemporains de Jésus.
       Le Saint-Esprit

est la « puissance opérante » impersonnelle ou manifestation inspirante de Jéhovah.

       Le Saint-Esprit

est Dieu, c’est à dire la troisième Personne de la divine Trinité: Il parle, pense, enseigne, connaît l’avenir; on peut lui mentir et blasphémer contre lui; il est le Consolateur (Paraclet) qui, après l’ascension de Christ, le représente au sein de son Eglise.

Le Saint-Esprit

 

C’est l’esprit de Dieu, l’essence même de la personne de Dieu, qui s’est fait chair. Il n’y a pas de Dieu esprit puis un esprit saint. Il n’y a qu’un Dieu, se manifestant de multiples manières. Jésus devait monter pour que son esprit descende et demeure toujours avec les disciples.

·        n’a pas d’âme, mais est une âme

·        meurt totalement lors de sa mort terrestre; il n’y a de résurrection que dans le sens d’une création nouvelle complète sur la base d’un modèle stocké dans la mémoire de Jéhovah

ne va pas à la perdition et aux tourments éternels (enfer ) s’il rejette Jéhovah, mais sera simplement anéanti, l’enfer signifie « tombe » et est un lieu de repos.

L’homme

·        est une âme en tant qu’être dans sa totalité (Gesamtwesen), mais il a aussi une âme dans le sens d’un noyau indestructible de sa personnalité

·        passe, lors de sa mort terrestre, à un état intermédiaire sous la forme d’une personnalité indestructible (existence qui continue sans le corps terrestre), en attendant la résurrection (revêtement d’un corps éternel)

va à la « géhenne » (enfer de feu, éloignement de Dieu, perdition éternelle), s’il rejette le Dieu trinitaire. L’enfer est caractérisé dans la Bible comme un lieu de tourments incessants et conscients.

L’homme a été fait à l’image de Dieu, de par sa personnalité, ses aptitudes, sa capacité créatrice mais à partir d’un point de repère (Dieu à partir de Tohu-Bohu), son intelligence et son essence. Une image amoindrit par son statut de créature matérialisé, mais aussi par sa nature pécheresse qui s’ensuivit.

 

Rien n’indique clairement que le rejet de Christ entraîne l’âme de la personne dans un feu de souffrance éternelle au sens propre. La culture antique possède une forme d’expression, orale et écrite, allégorique, d’angélismes et de superstitions.

La doctrine de la Tour de Garde Croyances évangéliques Croyances simplistes
        La rédemption

est accomplie en ce que le Christ-Michel comme second Adam sacrifie son corps parfait au poteau des tourments, créant un fondement pour les hommes, afin qu’ils parviennent également à la perfection par des œuvres adéquates. Des œuvres humaines sont donc nécessaires à la rédemption.

        La rédemption

est accomplie par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ qui a, à la croix, vaincu le péché, la mort et le diable. Les œuvres humaines sont la conséquence et le fruit de la foi en Jésus comme Rédempteur, mais en aucun cas la condition du salut.

La rédemption

 

est accomplie par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ qui a, à la croix, vaincu le péché, la mort et le diable. Les œuvres humaines ne sont pas automatiquement la conséquence et le fruit de la foi en Jésus comme Rédempteur et ne peut en aucun cas être une condition du salut.

       L’Eglise

·        existe comme communauté de salut (Heilsgemeinde) des Témoins de Jéhovah qui, en tant que telle, affronte les états et communautés religieuses (= Babylone. la prostituée) en s’éloignant d’eux le plus possible

·        se compose de 144’000 personnes rassemblées depuis Pentecôte. mais spécialement au sein de la Société de La Tour de Garde, pour régner comme classe céleste avec Christ, et plusieurs millions d’autres brebis (= « une grande multitude de peuples » (Volksmenge) qui sont destinées à une vie éternelle sur la terre renouvelée en paradis (et non pas dans le ciel)

possède, sous la forme d’une corporation dirigeante (leitende Körperschaft) au sein de la Société de la Tour-de-Garde, un règne visible de Jéhovah sur la terre.

       L’Eglise

·        est la communion invisible de tous les chrétiens rachetés et nés de nouveau par le sacrifice parfait de Christ qui ont reçu par la foi l’Esprit de Dieu, et qui se rassemblent dans différentes dénominations visibles où subsistent des hypocrites et des incroyants

·        est fragmentée aujourd’hui en dénominations. comportant des chrétiens issus des nations et des Juifs messianiques, qui seront unis plus tard dans l’éternité, dans la gloire céleste

est soumise au Christ seul comme son Chef. sans représentant terrestre (au moins dans le Protestantisme).

L’Eglise

 

Est le Temple invisible de tous les croyants rachetés, nés de nouveau par le sacrifice ultime et complet de Christ à la croix. D’abord pour Israël, pour l’accomplissement entier de la loi et les prophètes, dans le but d’apporter la solution ultime et la cessation des sacrifices perpétuels et annuels d’Israël, jusqu’à la destruction de l’ancienne alliance par le jugement définitif sur les juifs s’étant eux-mêmes sortis de la promesse et de l’élection par leur refus de croire que Jésus était bien le Christ annoncé, par extension, Dieu suscite dans le cœur d’une multitude d’individus de par le monde, toutes époques confondues, la foi comme moyen de s’approcher de lui, dans sa grâce.

Les temps de la fin

·        ont commencé en 1914, lorsque Christ établit son règne invisible et jeta Satan sur la terre; Christ est donc présent, invisible, depuis 1914; il n’y a pas de retour visible de Jésus-Christ

·        convergent vers la bataille d’Harmaguédon, dans laquelle les ennemis de Jéhovah et de la Société de la Tour-de-Garde seront anéantis dans le monde entier; puis la terre sera purifiée des effets de cette destruction par les survivants et transformée en un paradis qui durera éternellement et qui est destiné à la grande multitude des peuples (Volksmenge)

offrent une espérance céleste au nombre limité des 144’000 spécialement élus de la classe johannique (Johannes-Klasse).

      Les temps de la fin

·        ont commencé avec l’élévation et l’ascension de Christ (en l’an 33 env.), tandis que les signes des temps (avant tout la fondation de l’Etat d’Israël en 1948) annonçant le retour de Christ se multiplient; Christ, dans l’avenir, reviendra visiblement en puissance et en gloire.

·        convergent vers le retour de Christ, la disparition du monde présent et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre précédée peut-être par un règne – limité temporellement – de mille ans (1)

offrent une espérance céleste à tous les hommes qui aiment Jésus-Christ et lui appartiennent.

Les temps de la fin

 

Ont commencé avec Jean_Baptiste, qui préparait le chemin de Jésus (Hé.1.1-2) et s’est terminé avec la destruction définitive du judaïsme par la destruction du Temple, de Jérusalem et de la Judée par les romains en l’an 70’. D’ailleurs, Jésus avait avertit que tous ne seront pas morts lors de son retour glorieux (Mt.24). Plusieurs anti-christ se sont présentés avant et après Jésus, afin de délivrer Israël de l’idolâtre romaine. Les zélotes ont étampé leur propre monnaie, avec laquelle il n’était impossible ni d’acheter ni vendre sans celle-ci, après leur libération par la force du joug romain. Les chrétiens hébreux furent persécutés puis tué pour avoir refusé de se soumettre. Les autres ont trouvé refuge dans la ville refuge de Pella, tout juste avant que le Seigneur entre en jugement contre Israël