La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

Enfer ou géhenne?

Depuis des millénaires, les hommes se sont attachés à des fables et des superstitions pour établir des points de repères, qui légiféraient le quotidien d’une tribu ou d’une nation. À défaut de moyens pragmatiques pour l’obtention de réponses précises au sujet de leur environnement spatio-temporel, ces points de repères atténuaient l’angoisse de l’inconnu et donnaient un sens à leur vie, fabricant un système de valeurs et de croyances, sous lesquels les peuples antiques et pré-antiques ont été, selon le système de valeurs et de croyances respectives de chacune des tribus ou nations, ralliées sous une même bannière de systèmes de croyances et de concepts intégrés dans leurs linguistiques respectives.

 

Aujourd’hui, nous constatons qu’il s’agissait bien là de fausses croyances, qui se sont perpétués à travers les âges, et encore bien intégrées et promulguées par les différentes religions, s’appuyant davantage sur l’argument d’autorité que sur les faits.

 

Je vous propose alors un passage dans l’évangile de Mathieu, afin d’illustrer l’une des fausses croyances encore très populaire et répandue dans les grandes religions.

 

5.21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

5.22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

5.23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

5.24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

 

Vous remarquerez que j’ai souligné en caractère gras le mot « géhenne ». Dans les religions, on parle de la « géhenne » comme étant un lieu précis qui serait « l’enfer ». Dans une autre fausse croyance, on évoque l’enfer comme étant un endroit où les gens, n’ayant pas cru au « dieu » de la religion régionale prédominante, seront envoyés pour y subir le terrible courroux divin. Lorsque les explorateurs avaient la démangeaison d’aller le plus loin possible dans leur quête de continents, les populaces, sous l’emprise de cette fausse croyance, les exhortaient ou, plutôt, les avertissaient sévèrement qu’au bout de la mer, ils tomberaient dans les feux de l’enfer.

Or, les explorateurs ont mis fin, en partie, à cette fausse croyance, puisqu’ils ont déposé le pied dans ce qui allait devenir les Amériques. Alors, on se rabat sur le sujet en affirmant que l’enfer sera après la mort, pour tous ceux et celles qui osèrent refuser cette manipulation crasse.

 

Mais le mot « géhenne » ne fut pas cité par hasard dans le Nouveau Testament. Il s’agit d’une traduction de « Ben-Hinnom », qui était une vallée profonde au sud-ouest de Jérusalem. Les peuples qui ont précédé Israël dans ces terres, y pratiquaient des sacrifices humains, dont majoritairement des enfants, les immolant par le feu alors que les victimes étaient encore vivantes, tout comme cela était pratiqué par l’Église lorsque l’on condamnait des gens de sorcellerie au Moyen-Âge. Ben-Hinnom était un lieu d’idolâtrie à son paroxysme. Les sacrifices étaient faits au nom de divinités de ces peuples barbares.

Ainsi, Jésus affirmait par cette image, que celui qui agissait de manière répréhensible selon un contexte très précis, méritait un tel châtiment. Ce lien n’est pas non plus anodin, car dans le même texte, Jésus parle de l’offrande sur l’autel. Contrairement aux peuples qui rendaient un culte aux divinités en offrant la vie d’un enfant par le feu à leurs dieux, Jésus demande plutôt à ses contemporains de ne pas offrir de sacrifices à Dieu sans avoir préalablement fait la paix avec autrui. Autrement, leur sacrifice à Dieu est semblable à celui pratiqué par les barbares de Ben-Hinnom, et ce sacrifice passe par le feu pour qu’il n’en reste rien.

 

Un peu plus loin dans le même souffle de Jésus, il dit ceci :

Mt.5.28-29 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.

Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.

Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la « géhenne ».

 

Les croyants des différentes religions croiront, de manière littérale, que Jésus laisse planer une terrible menace de l’enfer. Or, il n’en est rien. Du moins, pas dans le sens qu’il est généralement compris. La géhenne, ce sera le jugement qui surviendra sur Israël 40 ans plus tard, alors que les troupes romaines investiront Jérusalem et la passeront par le feu. Ce sera ici un sacrifice humain auquel les juifs auront pris part par eux-mêmes, en niant la divinité de Christ.

Pourquoi? Parce que la notion d’adultère évoquée par Jésus nous laisse croire que Jésus dénonce les relations extraconjugales, mais ce n’est pas là le sens de son propos. Encore une fois, il faut saisir le contexte historique et les subtilités du folklore culturel hébraïque et juif.

Jésus instrumentalise l’adultère pour faire une continuité dans son analogie avec Ben-Hinnom. L’idolâtrie de Ben-Hinnom était bien connue et quiconque pratiquait une des formes de l’idolâtrie, se faisait stigmatiser par l’étiquette d’un « Ben-Hinnom ». Parfois, c’est le peuple en entier qui agissait comme des « Ben-Hinnom ».

Ici, Jésus va encore plus loin. D’abord, parce qu’il connaît les cœurs. Le fait d’obéir aux commandements de la loi mosaïque de manière exemplaire, ne suffit pas du tout à ne pas passer par le feu de la géhenne. Or, Jésus confirme que les apparences sont trompeuses et que nul ne pourra se justifier par la loi. Cette loi passer par le feu, ainsi que tous ceux et celles qui s’y sont cachés derrière pour camoufler l’état réel de leur cœur tortueux.

 

Dans ce feu, il ne restera rien. Les flammes raseront Jérusalem et ses habitants, lorsque le temps sera venu. Ce temps fut fixé, mais seul le Père céleste connaissait le jour et l’heure. Maintenant, avec rétrospection, nous savons que cette prophétie s’est réalisée en l’an 70’ de notre ère. L’adultère est intimement lié au fait d’adorer d’autres dieux. Les juifs, particulièrement les chefs religieux, se vantaient d’obéir à tous les commandements et donc, exerçaient des sacrifices à Dieu selon les préceptes de la loi mosaïque, méprisant les divinités païennes des romains et des grecs dont la Judée était infestée. Cependant, le fait de convoiter la femme de son prochain dans le secret, ne rendait pas justice à leur obéissance qu’ils affichaient par les apparences. Plus que cela, au fond de leur cœur, ils méprisaient Dieu autant, sinon davantage que ceux qu’ils accusaient d’anathèmes et d’idolâtres (en parlant des romains et des grecs).

Leur cœur trahissait ces juifs aux apparences de piété, mais ces mêmes juifs niaient le Dieu fait chair, par la personne de Jésus-Christ.

Pour cela, les juifs allaient subir la géhenne, passant par le feu roulant sur la Judée, Jérusalem, son Temple, ainsi que sur la majorité des habitants. D’où la nécessité des paroles de Jésus à l’intention des disciples, deux jours avant sa crucifixion, et qui allait être à l’intention de tous ces juifs qui ont nié le Christ :

Mt.25.41 Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

 

Encore une fois, les religions affirmeront que le feu éternel est l’enfer. Ce mot n’existe pas dans la Bible. Et ils diront que le Diable est une personne. Mais dans le grec, ce n’est même pas un nom propre, ce qui expose le fait que le diable n’est pas une entité. Le diable, c’est la nature déchue des contemporains de Jésus. C’est ce qui fut vaincu à la croix et qui est passé au feu, pour qu’il n’en reste rien. Les autres, ceux qui auront cru, seront dans la félicité de Dieu à jamais.

 

Maintenant, pour terminer :

Apo.21.8  Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Cette seconde mort, le feu est encore utiliser pour démontrer que dans ce cas de figure, il ne restera rien. Ainsi, après avoir passé les tourments tout juste avant le jugement sur Israël, ainsi que pendant que le Temple se détruisait sous leurs yeux, ils allaient alors subir leur seconde mort : eux et leur mémoire allaient être détruit. On ne se souviendra plus d’eux, effaçant les pleurs et les souffrances de tous ceux et celles qui furent persécutés par cette génération de juifs, sur qui allait tomber le jugement final (Mt.24.34).

 

 

Patrick Galarneau

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Une longue réflexion…

J’ai quitté mes fonctions de pasteur salarié il y a maintenant 13 ans, soit, en 2006. J’ai quitté officiellement les évangéliques en 2008. J’ai eu du bon comme du moins bon temps durant toutes ces années d’églises, qui se sont échelonnées de 1998 à 2008. Cependant, entre 1983 et 1990, j’ai été obligé par mon père à le suivre dans son église évangélique, car j’étais mineur.

 

Si j’ai tout laissé tomber, il y avait des raisons. Je ne tenais plus en place. Je m’ennuyais profondément depuis 2004 environ. Je n’arrivais pas à comprendre avec exactitude le pourquoi de cet ennuie ni de cette soudaine bougeotte qui m’affectais. En effet, j’enseignais et ensuite, je quittais le bâtiment de l’église pour aller marcher dans des rues calmes, remplis d’arbres et je réfléchissais. On m’a reproché ce comportement plutôt étrange, mais je n’avais plus la capacité de demeurer en place. Certains croient, plus à raison qu’à tort, que je suis un hyperactif qui ne peut demeurer en place. Pour extirper toute cette énergie débordante de mon corps, mon cerveau doit être épuisé totalement. Ce qui fait que j’ai toujours été un solitaire, car je devais beaucoup réfléchir pour épuiser mon cerveau.

 

Mais ce ne fut pas la raison principale à mon avis. Je crois simplement que j’ai vite fait le tour de cette religion. Rien ne pouvait m’amener à une étape plus haute dans mon cheminement. Avec le recul, je me suis aperçu que l’église évangélique, c’est semblable à une cour de récréation pour de jeunes enfants. Beaucoup d’immaturité, qui se manifestait par des obstinations sans fin sur des sujets aussi futiles que la fin des temps, qui sera l’antéchrist, comment on sera enlevé par le Christ dans les nuages, ainsi que la couleur du tapis de l’église-bâtiment. Beaucoup de chi-chi entre chrétiens également. Bref, je ne veux pas étaler tous les problèmes d’attitudes ou de comportements aussi puérils que futiles, mais je pense que je soupirais à passer du monde de l’enfance au monde adulte.

 

En quittant l’église évangélique, vous perdez tout votre cercle d’amis. Les relations sont conditionnels à votre fréquentation de l’église. Sauf si vous êtes un non-croyant que l’on évangélise. Dans ce dernier cas de figure, on prendra le temps nécessaire pour tenter de vous attirer dans leur église. En ce qui me concerne, retrouver ma solitude fut salutaire. J’en avais besoin. Je devais me défaire de plusieurs fausses croyances auxquelles j’adhérais, soit volontairement ou aveuglément. Je pense que c’est ce qui explique le pourquoi je soupirais à ce point.

 

Avec le temps, je me suis rendu compte que 95% de ce qui était véhiculé dans ce milieu, est en partie ou totalement faux. Je véhiculais moi-même plusieurs fausses croyances. Mes réflexions ont débuté lorsque j’ai étudié de manière autodidacte. J’ai toujours été un autodidacte. J’ai été un très mauvais élèves à tous les niveaux par lesquels je suis passé. J’ai doublé trois fois mon secondaire 1, j’ai failli doublé ma 1ere année du primaire, on m’a placé dans des classes spéciales de troubles d’apprentissage et troubles de comportements. J’avais régulièrement des notes en bas de 30% et parfois, un gros 0%!! À 20 ans, j’ai dû reprendre mes études et faire mon secondaire 1 à 5. Je suis allé aux études supérieures par la suite, mais je demeurais un très mauvais élèves. Je préférais réfléchir à des concepts abstraits, faire de la musique, du dessin de tatouage, jongler, faire du sport… L’école n’a jamais été pour moi. Mon cerveau ne fonctionne pas sous le modèle scolaire très conformiste. Comment ais-je pu alors adhérer à un concept aussi conformiste qu’une religion? Voilà pourquoi j’ai quitté. C’est quand même bête de répéter les mêmes croyances que la majorité. J’en avais marre. Je ne pouvais plus mettre un frein à l’énergie que j’empêchais de se dégager de mon cerveau.

 

Cela m’a mené à remodeler mon système de croyances. Tout ce que j’ai cru est passé par le feu, pour laisser ce qui est le plus important: la foi en Jésus-Christ.

À toi qui souffre…

Tu souffres n’est-ce pas……………………

Pause………..

 

Prends le temps qu’il faut pour pleurer……………………………..

Pause……………….

 

 

Que tu sois un homme ou une femme, laisse aller tes larmes, ne les retiens pas……………………

 

Pause…………….

 

Peut-être te sens-tu seul(e)……………….. délaissé(e)…………….. abandonné(e)…………………

Pause……………….

 

Peut-être penses-tu que personne ne s’intéresse à toi……………. que tu n’en vaut pas la peine……………. que tu ne peux partager ta vie avec un ami………….. un partenaire de vie………………

Pause…………….

 

 

Je te comprends……………….. je sais ce qu’est l’abandon………………. je sais ce qu’est être délaissé…………….. se sentir différent………………. ne pas susciter l’intérêt………………

Pause……………

 

Tu regardes les autres, ils te paraissent heureux, bien entourés, aimés………………..

Mais toi…………………………………………………………………………………………………………………………

Pause…………………………………

 

J’ai connu la solitude, l’angoisse, la peur, la misère…………………………………………………

Pause……………………

 

Pourtant, ton existence a été voulu, réfléchie, pensée, planifiée. Je te connais, je sais qui tu es, je connais ton coeur et tes fardeaux……………………….

 

Je veux sécher tes pleurs et te donner la joie. Je veux changer ton anxiété et tes angoisses en satisfaction et en confiance en la vie. Je ne veux pas que tu sois comme les autres, mais que tu sois toi, car c’est ce qui fait de toi une merveille dans ce monde……………….

Pause……………………….

 

Prends courage………………… ne désespère pas……………… tu es une personne merveilleuse!

 

……………………. si tu es fatigué, viens à moi, je te donnerai du repos. Ta vie ne deviendra pas un jardin de roses, mais tu sauras marcher dans mes sentiers parsemés de fleurs et de mines…………………..

 

…………………… prends courage, ne désespère pas, car rien n’est perdu. Espère, persévère, je marcherai avec toi. Si tu tombes, je te porterai dans mes bras.

 

 

-Jésus

L’art d’interpréter sans erreur?

Il y a autant d’interprétations scripturaires qu’il y a de religieux dans ce bas-monde. En effet, pour être un habitué des débats sur les différentes plate-formes du web en ce qui concerne la Bible, je suis à même de constater les interprétations fausses, saugrenues ou complètement délirantes de gens s’identifiant au christianisme et provenant de tout azimut.

Beaucoup de règles d’interprétations sont enfreintes par cette multitude, dont la majorité ne semble pas être au fait de ce qu’est un genre littéraire ou des figures de styles. Ces mêmes gens croient, à tort bien entendu, qu’il n’y existe aucun filtre littéraire, linguistique, contextuelle ou conceptuelle de la culture émettrice d’une époque aussi reculée. Ils lisent ou pire, affirment étudier la Bible de la même manière qu’un producteur de film à caractère historique, mais en omettant tous les éléments périphériques de l’histoire qui agrémentent et recréé le contexte historique de l’histoire racontée. Que diriez-vous si, dans le film « TITANIC », vous constatiez que le capitaine du bateau envoie un courriel au lieu d’un télégramme lorsque celui-ci envoie un signal de détresse? Imaginez que, au lieu de clouer Jésus sur une croix, on le passait à la chaise électrique. Ou encore, que dans un film sur Christophe Colomb, ce dernier prend des photos avec son téléphone cellulaire pour ensuite les partager sur Facebook à l’intention du roi d’Espagne. Ou pire, à un empereur chinois, si on veut tordre à ce point la vérité.

 

Certains aiment croire que la Bible peut se comprendre aussi aisément par un enfant de trois ou quatre ans, sous le seul prétexte que dans les évangiles, Jésus affirme une telle chose, disant que le royaume peut être compris par les tous petits. Les tous petits qui étaient dans la même culture, oui! En présence de Jésus devant eux, oui! Mais les petits chinois en l’an 1500 disons et qui n’ont pas de traduction, ils comprennent? Et même avec une traduction, ils peuvent réellement comprendre? Et nous, québécois, français, américains, africains ou arabes, comprenons-nous réellement cette bibliothèque qui a plus de 1800 ans? Une lecture littérale sans aucun filtre est totalement absurde.

 

Je vous propose ici une série d’anachronisme et d’erreurs d’interprétations dans des films hollywoodiens dont certains sont des films cultes, mais qui, malgré certaines histoires plus récentes que la Bible, comportent leurs lots d’erreurs et d’anachronisme qui démontrent le manque de rigueur dans l’art d’interprétation.

 

Bonne lecture 😉

Après les gaffes de tournage dans des films cultes, petite liste des anachronismes trouvés ici et là par des internautes observateurs, voire un chouilla tatillon…

1. L’Homme au masque de fer (1998)

Au delà, du fait que ce film est une sombre bouse honteuse inregardable tellement c’est de la merde sans nom, on aurait pu se dire qu’au moment de décorer les appartements de Louis XIV, les gars se sont dit « c’est bon les mecs vous prenez la première croûte qui fait un peu d’époque et on la cale au-dessus du canapé ». Il aurait quand même été malin de ne pas choisir un portrait de Louis XV, arrière-petit-fils de Louis XIV né un demi-siècle après les faits.

Source photo : Giphy

2. Napoléon (1955)

Lorsque Napoléon se trouve en Pologne en 1807, l’orchestre joue une valse de Strauss, jusque-là tout va bien. Seulement voilà, ladite valse a en fait été composée une soixantaine d’années plus tard…

3. La Ligne verte (1999)

Tout comme le bouquin, le film se déroule en 1935 dans une prison de Louisiane où Paul Edgecomb est le gardien du bloc qui abrite les condamnés à la chaise électrique. Le seul petit souci c’est que dans les années 30 en Louisiane les condamnés à mort n’étaient pas électrocutés, mais pendus. Un détail technique aussi joyeux que primordial.

4. Barry Lyndon (1975)

Oui, même Kubrick fait des conneries. En effet, alors que le film est supposé se dérouler dans les années 1760/1770, il est à un moment fait mention du Royaume de Belgique, royaume qui n’a été formé qu’en 1830. Un p’tit souci avec les cours d’Histoire Stanley ?

5. Malcolm X (1992)

Quand sa maison est incendiée, Malcolm X a la bonne idée d’appeler le 9-1-1. Pas con, sauf que l’appel d’urgence 9-1-1 n’a été créé aux Etats-Unis qu’en 1968, soit trois ans après son assassinat.

6. La gloire de mon père (1990)

On peut voir dans un plan des voitures étonnamment modernes qui roulent pépouze. je veux bien qu’il y ait des voitures au temps de Pagnol mais p’tet pas des Kangoo non plus.

7. Indiana Jones – Aventuriers de l’Arche Perdue (1981)

Le film se déroule en 1936. Or, contrairement à ce que l’on peut voir sur la carte de notre ami Indy, à cette époque-là (et jusqu’en 1939) la Thaïlande s’appelait encore le Siam. Et nous qui pensions qu’Indiana Jones était un exemple de véracité historique… Nous sommes très déçus.

8. Super 8 (2011)

Non, monsieur J. J. Abrams, il n’y avait pas de Rubik’s Cube en 1979 aux Etats-Unis. S’il a été inventé en Hongrie en 1974, le jouet n’a en effet été exporté pour la p

9. Titanic (1997)

Au détour d’une phrase, Jack confie aimer aller pêcher sur les bords du lac Wissota, une retenue d’eau artificielle située dans le Wisconsin qui n’a été inaugurée qu’en 1917, soit cinq ans après le naufrage du Titanic et la mort de ce pauvre Jack.

10. Aviator (2004)

L’histoire vraie de Howard Hughes qui commande des cookies en 1928 alors que les célèbres biscuits ont été inventés en 1930 par des aubergistes de la région de Boston.

11. Marie-Antoinette (2006)

Lors d’une scène à l’opéra, on peut voir un chef d’orchestre en train d’agiter une baguette. Or, nous sommes en 1775 et la baguette n’apparaîtra qu’au XIXème siècle. Un gros anachronisme donc, mais qui ne mérite pas forcément que l’on se formalise quand on sait que Sofia Coppola en a volontairement bourré son film.

12. Braveheart (1995)

Il y a beaucoup d’anachronismes dans Braveheart, mais le plus visible reste tout de même qu’au XIIIe siècle les Écossais ne portaient pas encore de kilts. Bon, après, sans les mecs en jupette, le film aurait tout de même été beaucoup moins intéressant.

13. Les Incorruptibles (1987)

Le drapeau canadien qui apparaît à un moment représente une feuille d’érable à dix pointes, alors que cette feuille particulière n’a été ajoutée sur le drapeau qu’en 1965, pas mal d’années après l’action du film donc.

14. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002)

Parce que Monica Bellucci n’existait pas en -46 av. J-C. Faut pas nous prendre pour des jambons.

15. Retour vers le futur (1985)

Gros anachronisme avec les overboard en 2015 et l’affiche des Dents de la mer avec un requin qui vident nous bouffer, non c’est clairement une erreur indigne de Zemeckis.

 

Comme vous pouvez le constater, interpréter l’histoire est un art. Le faire sans erreur est difficile. Le manque de rigueur exégétique et herméneutique est criant et ce, dans tous les domaines. Lorsque je visitais les assemblées pour prendre des notes sur mes observations, je m’attardais particulièrement sur le message du pasteur, à qui on octroie le droit de parole exclusif. La culture religieuse exige que personne n’intervienne durant la prédication. On ne voudrait surtout pas placer le pasteur dans une situation embarrassante. D’autres vous dirons de prendre ce qui est bon et de laisser ce qui l’est moins. La caste ecclésiastique se prépare à toutes éventualités, au cas où un fou oserait se lever et contester le  »Oint » de Dieu, dont on sait pertinemment bien que personne n’a été réclamé par le divin pour prendre autorité sur la populace crasse. Si le pasteur offre une  »école du dimanche », le peu d’interaction permise donne toujours le dernier mot au pasteur, chef ultime de son église.

 

Cependant, je constate à chacune des fois les mêmes erreurs : le peu de rigueur exégétique. Ou encore, donner un sens à toute la Bible par l’étude d’un mot. La plupart du temps, les pasteurs choisissent un texte pour y vomir leurs convictions en tordant le sens du texte, puis tirent plusieurs versets de leurs contextes respectifs afin d’élever leurs convictions au rang de l’immuabilité.

 

De plus, si une superproduction hollywoodienne éprouve autant de difficulté à respecter l’histoire avec fidélité, je ne vois pas comment la caste évangélique serait apte à vous enseigner les rudiments de la Bible sans se tromper. Ce n’est pas suffisant de savoir lire, encore faut-il avoir le discernement nécessaire pour en détecter le véritable sens de l’auteur.

 

 

 

Jésus a quelque chose à vous dire (1ere partie)

Mt.24.1

  • Jésus: Nous sommes deux jours avant ma crucifixion (hey que j’ai hâte = sarcasme), surtout pour une bande de dégénérés). Lorsque je suis sorti du temple, je me suis éloigné, mais mes disciples se sont approchés pour me montrer les constructions du temple.
    2 Mais je leur ai dit : Vous voyez ce que vous vénérez comme des idiots ? Pour vrai, je vous l’jure, votre si beau Temple que vous chérissez tant, ben, il va être démoli. Tout ce qui en restera, c’est un minuscule mur pour se lamenter sur sa destruction.
    3 Mais comme j’était assis sur la montagne des Oliviers (ça c’est le lieu où je vais être en ascension, que les chrétiens vont inutilement vénérer ce lieu comme des abrutis et que les musulmans vont y ériger des Mosquées), mes disciples se sont approchés de moi dans le particulier pour me demander des précision sur la destruction du Temple, quand ça va arriver et quels seront les signes avant-coureurs.
    4 Premièrement, je leur ai dit de sortir de ma bulle, que j’avais besoin d’air, et je leur ai expliquer : faites donc attention à tous ces charlatans qui vont tenter de vous avoir avec leur auto-proclamation, se disant prophète ou messie ;
    5 parce que beaucoup vont se présenter en disant qu’ils sont le Christ, donc, c’est comme s’ils disaient qu’ils sont Dieu fait chair alors que c’est moi. Ils vont vous faire croire que Dieu les a investit d’une mission, d’un ministère spécial comme s’ils étaient les sentinelles des sentinelles de Dieu. Ils vont vous faire croire qu’ils peuvent vous libérer des romains, alors que la vraie liberté que j’offre, c’est celle de votre nature pécheresse. Mais les naïfs vont se faire prendre comme des abrutis par ces auto-proclamés et vous allez aussi êtres détruits.

 

CONCLUSION

Il s’agit d’un essaie d’actualisation pour mieux passer le message de Jésus à notre génération. Comme il est difficile pour les chrétiens de se plonger dans le contexte de cette époque, je propose une actualisation selon le contexte et l’intention de l’auteur, avec une pointe d’humour occasionnelle. L’objectif est de donner aux lecteurs la possibilité de mieux saisir l’intention de l’auteur, par une vulgarisation des textes traduits qui ne semblent pas suffisamment préoccupés par le souci de réception de ceux et celles à qui ces traductions sont destinées.

 

 

 

Patrick Galarneau