La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

Esprit malléable ou changement de pensée?

Pour devenir végétarien ou végétalien, il faut avoir eu une prise de conscience importante afin d’influencer notre comportement alimentaire. On ne peut pas se forcer à être ce que nous ne sommes pas. Loin de moi l’idée de proposer à ce que nous soyons des végétaliens, je ne le suis pas moi-même et ce n’est pas l’un de mes objectifs à court ou long terme.

Néanmoins, cet exemple illustre très bien comment nous pouvons être soit malléable, soit convaincu! On peut me vanter les vertus du végétalisme et les impacts environnementaux qui en découlent, je ne deviendrai pas végétalien pour autant. Je pourrais tenter de le devenir, en adoptant les comportements inhérents au végétalisme, sauf qu’il y aura un obstacle majeur : manque de conviction. Or, la conviction débute dans l’élaboration d’une pensée nouvelle. C’est cette pensée qui modulera ou non le comportement du sujet.

 

Analogie avec la religion

Les religions se sont dotées de crédos ou de systèmes de croyances, par lesquelles on dicte la bonne conduite à suivre, selon les principes élaborés par la dite religion. Lorsque j’étais un membre en règle d’une église baptiste évangélique, j’acceptais d’emblée la « charte religieuse » des baptistes évangéliques pour me conformer à la dynamique du groupe auquel je m’étais joins. Cependant, dicter le comportement attendu ne signifie pas appartenir à Dieu. C’est dans le renouvellement de la pensée que l’on change de comportement et ce, qu’importe que nous soyons des chrétiens nés de nouveau ou des gens se déclarant être athées. Lorsque ce renouvellement de pensée s’opère, il y a des comportements ou des façons de faire que nous laissons tomber naturellement, car ces comportements deviennent contradictoires avec notre nouvelle façon de penser.

Par exemple, lorsque j’étais enfant, j’avais des comportements d’enfants, car je pensais et réfléchissais comme un enfant. Je ne peux, en tant qu’adulte, perpétuer ces comportements d’enfants, puisque depuis cette époque, ma pensée a évolué, a changé, et s’est renouvelée pour que je devienne un adulte. Alors, de façon naturelle, j’ai abandonné ces comportements enfantins, car ils ne me correspondaient plus du tout et ne seraient pas du tout en accords avec ce renouvellement de pensée.

 

Notre système judiciaire se veut de plus en plus en faveur de la réhabilitation. Nous espérons être en mesure d’aider les criminels à un changement de pensée, pas seulement des comportements attendus par la société. On ne change pas de comportement s’il n’y a pas eu au préalable une réelle prise de conscience, qui fera naître un désir profond de changement. Ainsi, on parle de la naissance d’une conviction. C’est cette conviction qui est source de motivation pour tout changement dans nos vies, que ce soit celle d’un criminel, d’un athée ou d’un croyant.

 

La stérilité des religions

Lorsque j’allais à l’église, le pasteur pouvait évoquer de belles histoires des prophètes, des apôtres ou de Jésus, afin d’illustrer ce que le chrétien devrait être et devait faire, moi-même en tant que pasteur je le faisais dans mes sermons, mais ces sermons étaient et seront toujours aussi stériles, puisqu’ils n’incitent pas davantage à un renouvellement de notre pensée, se préoccupant davantage du comportement attendu des individus qui composent les assemblées.

Nous sommes plutôt influencés à imiter le comportement attendu, mais sans véritablement de changement intérieur. On parle alors d’une des formes d’hypocrisie, tant dénoncé par les anciens membres qui sont sortis de la religion. Nous imitions le langage évangélique, emprunté au genre littéraire répandu dans la Bible, car il s’agit là de la culture évangélique. Mais est-ce réellement, d’abord, de ce qui est exigé par Dieu? Ou encore, est-ce que l’imitation est vraiment la manifestation d’un changement de pensée? Dans les deux cas, j’ai la certitude que la réponse est et demeurera négative.

 

Conclusion

L’apôtre Paul, s’adressant à la communauté chrétienne de Rome, disait simplement ceci : « soyez renouvelé de l’intelligence. Laissez l’Esprit de Dieu vous transformer (paraphrase) ». Cela signifie que, si l’on affirme être des disciples de Christ, c’est parce que, préalablement, nous avons été convaincu. Cette conviction mène à un changement de pensée. Ce changement de pensée mène à des comportements en accord avec cette conviction. Adopter un comportement pour se conformer aux exigences d’une religion ou d’une dénomination religieuse, ne pourra qu’engendrer des frustrations de privations de toutes sortes. Et malheureusement, c’est ce qui se produit trop souvent dans la religion. Elles inversent les rôles, offrant aux conformistes religieux, leur bénédiction aveugle, mais il est préférable d’être un athée convaincu, dont les comportements de cet individu est en accord avec sa modulation de pensée, que d’être un chrétien ou en apparence chrétien, et de vivre une vie chrétienne en pleine contradiction entre la modulation de pensée et les comportements.

Combien de chrétiens affirment ne pas être capable de changer, se sentant coupables devant Dieu de leurs péchés ou de leur nature humaine? Si la religion cessait d’exiger, de marchander les comportements attendus au lieu d’un réel changement de pensée… et bien, ce ne serait plus de la religion, mais un acte de foi!

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La résilience du chrétien (part 2)

J’utilise ce médium (mon blog), afin de faire du bien, et non à faire du mal. J’espère, au plus profond de moi, aider des personnes qui se sentent seuls, désemparées ou en perte de contrôle de leur vie, à réaliser qu’ils peuvent encore reprendre leur vie en main.

 

Peut-être que vous vous sentez seuls, sans espoir, qu’il n’y a aucune issue à votre vie. Mais cela est faux. Vous n’avez pas eu la vie facile. Vous vous êtes sentis comme étant en marge du reste des gens. Vous vous accrochez à ceux et celles qui veulent bien de vous, mais chaque fois, ils vous déçoivent. N’ayez crainte, vous n’êtes pas anormaux.

 

Jésus a vécu en marge de ses contemporains. Lui-même a dit qu’il ne pouvait reposer sa tête nulle part. Il a dormi à la belle étoile durant la majeure partie de son ministère. Il est parti, avec ses disciples, sans bourse ni quoi que ce soit pour subvenir à ses besoins essentiels, pendant que ses contemporains judaïsants, eux, adhéraient aux us et coutumes du monde qui les entourait et passaient pour des gens tout à fait conformes. Or, dans nos sociétés occidentales, nous sommes des soumis au système. Nous n’appartenons plus à nous-mêmes, mais à une entité qui porte le nom de notre pays. Nous sommes soumis à ses lois, ses façons de faire et il est devenu ridicule de fonctionner sans ce système. Même nos propres enfants appartiennent au système.

Vous êtes avec des collègues de travail, votre mari ou votre femme, des amis ou qui sais-je encore,… qui vous trouvent bizarre de penser autrement. Vous tentez de vous convaincre que c’est vous le problème. Que vous devez vous conformer à la pensée de masse, mais vous n’y arrivez pas. Malgré tout, vous vous sentez comme marginalisé. C’est vous le bizarre, car vous ne pensez pas comme tout le monde. C’est vous l’étrange, car vous avez des idées et des concepts qui ne correspondent pas à ce qui est acceptable par la majorité. Mais cette masse a-t-elle réellement le monopole de la vérité? Dans les années 80′, des études scientifiques ont démontré que le QI de la masse américaine se situait à l’âge de 9 ans. Est-ce vraiment à cette masse que vous désirez ressembler?

 

J’ai personnellement décidé de mettre de côté certains principes sociétales. J’en suis rendu à vouloir ignorer certaines conventions sociales, non par anti-conformisme, mais par le désir d’affirmation personnelle. Je sais que, parmi les lecteurs, plusieurs refuseraient de mettre en veilleuse leur couple, leur travail, leur train de vie. En ce qui me concerne, j’en suis arrivé à la conclusion que j’étais disposé à tout balancer afin de retrouver l’essentiel: ma vie en Christ!!

 

J’ai décidé que plus personne n’aurait d’emprise sur ma personne: ma femme, mes enfants, mon travail, mes finances, le gouvernement, mes amis, ect… C’est terminé! Je reprend ma vie en main! Ils voudraient me quitter? Très bien: je ne céderai d’aucune manière à une quelconque manipulation de leur part. Je suis disposé maintenant à tout abandonner… partir de par le monde et ne revenir que lorsque moi, j’en aurai envie. Voilà où j’en suis actuellement. Ma vie ne dépend de personne, si ce n’est de Christ. Je ne veux froisser personne dans cette démarche, simplement retrouver la raison pour laquelle Dieu m’a conçu.

 

Plus personne n’a de pouvoir sur ma propre vie. Et vous, qu’en dites-vous? 😉

La résilience du chrétien

Il y a deux éléments essentiels qui caractérisent celui qui a reçu par grâce, la foi en Jésus-Christ:

  • l’humilité
  • la résilience

Hérésie!!! Vous dirons ceux et celles qui sont animés de zèle et d’obscurantisme religieux. Or, combien parmi eux sont animés par cet amour qu’ils défendent becs et ongles, alors qu’ils sont constamment dans l’accusation, le jugement et la condamnation???

Celui qui est humble est nécessairement rempli d’amour pour son prochain. L’humilité sans amour, c’est impossible. Et un chrétien prétentieux, vantard, orgueilleux, c’est un religieux qui a pour ambition de devenir une sommité dans sa religion. Celui qui a reçu gratuitement ce don de la foi en Christ, lui, n’a rien à vendre, personne à convaincre, ne recherche pas son intérêt, conserve une attitude positive et désintéressée. Il affronte les épreuves de la vie avec la paix dans son coeur.

Le religieux est toujours dans les débats, la querelle, la défense de sa dénomination religieuse, le jugement de valeurs, ect…

 

J’ai envie de vous raconter ce qui se passe dans mon coeur actuellement…

Ma vie en est une de détachement. Je n’ai pas eu de parent, pas de famille. Personne n’a élevé cet enfant que j’étais, sauf moi-même. Vous remarquerez sur mon profil Facebook, très peu de photos de moi, aucune photo de mes parents ou ma soeur ni aucune de ma famille élargie, peu de mes enfants, même si je les aime, non seulement de façon inconditionnelle, mais aussi de façon démesurée. Je ne partage pas mes propres exploits (si seulement il y en avait). Ma femme? Peu ou pas de photos et très peu d’allusion à elle.

Je n’ai jamais nagé dans l’argent. Mes parents ne m’ont jamais aidé et ce, peu importe le domaine. Je me suis débrouillé tout seul, sans l’aide de qui que ce soit. J’ai quitté le nid familial dès que j’ai eu 18 ans. Mes parents étaient horribles comme parents. Une famille totalement dysfonctionnelle. La peur, la honte, le jugement, l’accusation, la condamnation, la violence et l’obscurantisme religieux faisaient parti de mon quotidien, surtout lorsque mon père a arrêté de boire et de se droguer quand j’avais 11 ans. Là, je devais l’accompagner dans sa maudite religion évangélique que je vomissais. Ma mère? Elle a arrêté de me battre quand j’avais 12 ans, car je me suis mis à rire lorsqu’elle me giflait. Ça n’avait plus aucun effet. Elle devenait folle de rage. Alors, elle demandait à mon père d’administrer les sévices corporels à sa place. Je suis allé voir la police. Mon père était quand même un colosse dont personne n’osait s’opposer. Il était si imposant et d’une force herculéenne… Pas pour rien qu’il se ramassait en prison. À battre ses opposants dans les bars, puis battre les policiers qui l’arrêtaient, il y a de bonnes chances de se retrouver derrière les barreaux.

Parfois, il conduisait la voiture complètement ivre mort, alors que moi, petit bonhomme de 4 ans, j’étais assis à l’avant de la voiture parce que je l’accompagnais dans les bars. Oui oui, à 4 ans, j’ai fréquenté les bars où mon père se tenait, car ma charmante mère remplie de bonne éducation parentale, m’envoyait chercher mon père en plein milieu de la nuit. J’étais le chou-chou des serveuses de clubs. Normal, j’étais un petit garçon de 4 ans. Cependant, il est arrivé une nuit où les policiers m’ont ramené à la maison aux alentours de 5H00 du matin, car mon père a eu un accident, alors qu’il a frappé de plein fouet un lampadaire. Je me rappelle de la scène: mon père était inconscient, la tête sur le volant, plein de sang, le klaxon qui sonnait de manière continue, et moi qui était assis du côté passager à tenter de réveiller mon père… je n’ai plus revu mon père pendant plusieurs semaines… Un peu comme lors d’un beau début d’après-midi, j’étais au bar avec mon père et que, lors du départ, nous nous retrouvions sur un boulevard achalandé… Mon père me tenait la main, mais ses yeux étaient fermés. Il titubait sur le boulevard et moi, petit bonhomme de 4 ans, j’avais peur et n’avais pas du tout confiance aux capacités de mon père pour nous faire traverser le boulevard. On a failli se faire frapper de plein fouet d’ailleurs.

Je pourrais vous raconter des centaines d’anecdotes de ce genre et pourtant, je suis encore en vie. J’ai pourtant été battu violemment, on a passé au feu deux fois dont une fois où on a tous failli mourrir. À l’école, j’étais le bizarre de la classe et de toute l’école. Il a fallu que j’apprenne à me battre et à faire face à mes intimidateurs. Chaque jour, oui, chaque jour, je devais me battre avec mes congénères d’école ou de quartier afin de demeurer en vie. À coups de poings et de pieds, je devenais sans pitié pour ceux qui désiraient m’agresser. Je n’avais plus aucun sentiment de compassion et ce, dès l’âge de 5 ans. Je n’avais aucun sentiment de pitié ni d’amour. Je détruisais tout sur mon passage. J’ai détruit la cour résidentiel de mon voisin à 5 ans, juste parce qu’il ne m’a pas donné une banane. J’ai arraché un morceau de peau, dans le dos!!! d’un de mes amis, car il me fuyait pour je ne sais quelle raison. J’ai failli tuer deux de mes amis à coups de poings ou d’étranglement quand j’étais adolescent… juste par plaisir!! J’ai cambriolé la cafétéria de mon école à l’âge de 12 ans, j’ai fréquenté des tueurs, des cambrioleurs, des voleurs, des violeurs et les pires dossiers criminels du Québec avant 18 ans. J’ai failli mettre le feu à l’une de mes copines en lui tirant dessus avec un projectile de feu d’artifices… Bref, je crois que je broyais un peu de noir 😉

 

Vous pouvez être certain, mon poing dans les airs, un doigt d’honneur sorti à l’intention du reste de l’humanité et un gros fuck-you au reste de l’humanité, voilà ce qui m’animait. Et j’aimais écouter la musique la plus weird possible, car elle représentait ce que je ressentais au plus profond de moi-même. J’emmerdais toute l’humanité entière.

 

OUAIS OK, MAIS ENCORE???

Je vous passe ls détails de ce qui m’a amené aujourd’hui à croire en Jésus-Christ, mais je peux vous assurer que ce n’est pas grâce à ce qui m’a servi de paternel.

 

Mais je vous reviens dans un prochain article… 😉

 

Croire ou avoir la foi?

Les évangéliques croient. Les catholiques croient. Les méthodistes, les mormons, les TJ’s, les sikhs, les bouddhistes, les musulmans et les juifs croient, mais ont-ils la foi?

 

Croire est une adhésion intellectuelle à quelque chose, mais la foi, elle, elle vient de Dieu. Beaucoup utilisent Dieu par procuration, l’instrumentalisant au passage comme argument d’autorité pour se faire reconnaître comme des élus de Dieu. Ils authentifient par eux-mêmes leurs croyances, qu’ils confondent aisément à ce qu’ils croient ou veulent faire croire être « LA FOI ». Mais cela est faux.

 

L’apôtre Paul disait aux éphésiens ch.2 :

« 8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Définition de croire

verbe transitif direct
  1. 1.
    Penser que (qqch.) est véritable, donner une adhésion de principe à.
    Il ne croit que ce qu’il voit.
    Similar:

    accepter

    admettre

    penser

  2. 2.

    Croire qqn

    penser que ce qu’il dit est vrai.
    verbe transitif indirect
  1. 1.

    Croire à une chose

    penser qu’elle est réelle, vraisemblable ou possible.
  2. 2.

    Croire au succès

    le considérer comme très probable.
    verbe intransitif
(SENS FORT)
  1. 1.
    Avoir une attitude d’adhésion intellectuelle.

Jésus disait : « les démons croient ». Faut-il en conclure que la déchéance a gagné sa place auprès de Dieu? 😉

 

 

 

Patrick Galarneau

Enfer ou géhenne?

Depuis des millénaires, les hommes se sont attachés à des fables et des superstitions pour établir des points de repères, qui légiféraient le quotidien d’une tribu ou d’une nation. À défaut de moyens pragmatiques pour l’obtention de réponses précises au sujet de leur environnement spatio-temporel, ces points de repères atténuaient l’angoisse de l’inconnu et donnaient un sens à leur vie, fabricant un système de valeurs et de croyances, sous lesquels les peuples antiques et pré-antiques ont été, selon le système de valeurs et de croyances respectives de chacune des tribus ou nations, ralliées sous une même bannière de systèmes de croyances et de concepts intégrés dans leurs linguistiques respectives.

 

Aujourd’hui, nous constatons qu’il s’agissait bien là de fausses croyances, qui se sont perpétués à travers les âges, et encore bien intégrées et promulguées par les différentes religions, s’appuyant davantage sur l’argument d’autorité que sur les faits.

 

Je vous propose alors un passage dans l’évangile de Mathieu, afin d’illustrer l’une des fausses croyances encore très populaire et répandue dans les grandes religions.

 

5.21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

5.22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

5.23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

5.24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

 

Vous remarquerez que j’ai souligné en caractère gras le mot « géhenne ». Dans les religions, on parle de la « géhenne » comme étant un lieu précis qui serait « l’enfer ». Dans une autre fausse croyance, on évoque l’enfer comme étant un endroit où les gens, n’ayant pas cru au « dieu » de la religion régionale prédominante, seront envoyés pour y subir le terrible courroux divin. Lorsque les explorateurs avaient la démangeaison d’aller le plus loin possible dans leur quête de continents, les populaces, sous l’emprise de cette fausse croyance, les exhortaient ou, plutôt, les avertissaient sévèrement qu’au bout de la mer, ils tomberaient dans les feux de l’enfer.

Or, les explorateurs ont mis fin, en partie, à cette fausse croyance, puisqu’ils ont déposé le pied dans ce qui allait devenir les Amériques. Alors, on se rabat sur le sujet en affirmant que l’enfer sera après la mort, pour tous ceux et celles qui osèrent refuser cette manipulation crasse.

 

Mais le mot « géhenne » ne fut pas cité par hasard dans le Nouveau Testament. Il s’agit d’une traduction de « Ben-Hinnom », qui était une vallée profonde au sud-ouest de Jérusalem. Les peuples qui ont précédé Israël dans ces terres, y pratiquaient des sacrifices humains, dont majoritairement des enfants, les immolant par le feu alors que les victimes étaient encore vivantes, tout comme cela était pratiqué par l’Église lorsque l’on condamnait des gens de sorcellerie au Moyen-Âge. Ben-Hinnom était un lieu d’idolâtrie à son paroxysme. Les sacrifices étaient faits au nom de divinités de ces peuples barbares.

Ainsi, Jésus affirmait par cette image, que celui qui agissait de manière répréhensible selon un contexte très précis, méritait un tel châtiment. Ce lien n’est pas non plus anodin, car dans le même texte, Jésus parle de l’offrande sur l’autel. Contrairement aux peuples qui rendaient un culte aux divinités en offrant la vie d’un enfant par le feu à leurs dieux, Jésus demande plutôt à ses contemporains de ne pas offrir de sacrifices à Dieu sans avoir préalablement fait la paix avec autrui. Autrement, leur sacrifice à Dieu est semblable à celui pratiqué par les barbares de Ben-Hinnom, et ce sacrifice passe par le feu pour qu’il n’en reste rien.

 

Un peu plus loin dans le même souffle de Jésus, il dit ceci :

Mt.5.28-29 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.

Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.

Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la « géhenne ».

 

Les croyants des différentes religions croiront, de manière littérale, que Jésus laisse planer une terrible menace de l’enfer. Or, il n’en est rien. Du moins, pas dans le sens qu’il est généralement compris. La géhenne, ce sera le jugement qui surviendra sur Israël 40 ans plus tard, alors que les troupes romaines investiront Jérusalem et la passeront par le feu. Ce sera ici un sacrifice humain auquel les juifs auront pris part par eux-mêmes, en niant la divinité de Christ.

Pourquoi? Parce que la notion d’adultère évoquée par Jésus nous laisse croire que Jésus dénonce les relations extraconjugales, mais ce n’est pas là le sens de son propos. Encore une fois, il faut saisir le contexte historique et les subtilités du folklore culturel hébraïque et juif.

Jésus instrumentalise l’adultère pour faire une continuité dans son analogie avec Ben-Hinnom. L’idolâtrie de Ben-Hinnom était bien connue et quiconque pratiquait une des formes de l’idolâtrie, se faisait stigmatiser par l’étiquette d’un « Ben-Hinnom ». Parfois, c’est le peuple en entier qui agissait comme des « Ben-Hinnom ».

Ici, Jésus va encore plus loin. D’abord, parce qu’il connaît les cœurs. Le fait d’obéir aux commandements de la loi mosaïque de manière exemplaire, ne suffit pas du tout à ne pas passer par le feu de la géhenne. Or, Jésus confirme que les apparences sont trompeuses et que nul ne pourra se justifier par la loi. Cette loi passer par le feu, ainsi que tous ceux et celles qui s’y sont cachés derrière pour camoufler l’état réel de leur cœur tortueux.

 

Dans ce feu, il ne restera rien. Les flammes raseront Jérusalem et ses habitants, lorsque le temps sera venu. Ce temps fut fixé, mais seul le Père céleste connaissait le jour et l’heure. Maintenant, avec rétrospection, nous savons que cette prophétie s’est réalisée en l’an 70’ de notre ère. L’adultère est intimement lié au fait d’adorer d’autres dieux. Les juifs, particulièrement les chefs religieux, se vantaient d’obéir à tous les commandements et donc, exerçaient des sacrifices à Dieu selon les préceptes de la loi mosaïque, méprisant les divinités païennes des romains et des grecs dont la Judée était infestée. Cependant, le fait de convoiter la femme de son prochain dans le secret, ne rendait pas justice à leur obéissance qu’ils affichaient par les apparences. Plus que cela, au fond de leur cœur, ils méprisaient Dieu autant, sinon davantage que ceux qu’ils accusaient d’anathèmes et d’idolâtres (en parlant des romains et des grecs).

Leur cœur trahissait ces juifs aux apparences de piété, mais ces mêmes juifs niaient le Dieu fait chair, par la personne de Jésus-Christ.

Pour cela, les juifs allaient subir la géhenne, passant par le feu roulant sur la Judée, Jérusalem, son Temple, ainsi que sur la majorité des habitants. D’où la nécessité des paroles de Jésus à l’intention des disciples, deux jours avant sa crucifixion, et qui allait être à l’intention de tous ces juifs qui ont nié le Christ :

Mt.25.41 Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

 

Encore une fois, les religions affirmeront que le feu éternel est l’enfer. Ce mot n’existe pas dans la Bible. Et ils diront que le Diable est une personne. Mais dans le grec, ce n’est même pas un nom propre, ce qui expose le fait que le diable n’est pas une entité. Le diable, c’est la nature déchue des contemporains de Jésus. C’est ce qui fut vaincu à la croix et qui est passé au feu, pour qu’il n’en reste rien. Les autres, ceux qui auront cru, seront dans la félicité de Dieu à jamais.

 

Maintenant, pour terminer :

Apo.21.8  Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Cette seconde mort, le feu est encore utiliser pour démontrer que dans ce cas de figure, il ne restera rien. Ainsi, après avoir passé les tourments tout juste avant le jugement sur Israël, ainsi que pendant que le Temple se détruisait sous leurs yeux, ils allaient alors subir leur seconde mort : eux et leur mémoire allaient être détruit. On ne se souviendra plus d’eux, effaçant les pleurs et les souffrances de tous ceux et celles qui furent persécutés par cette génération de juifs, sur qui allait tomber le jugement final (Mt.24.34).

 

 

Patrick Galarneau