La belle image évangélique

Dans la belle famille élargie de la mouvance évangélique, les conducteurs se font eux-mêmes les porte-paroles de ce que devrait être un chrétien et l’image de sa famille. Voici ce que l’on veut véhiculer et qui ne doit pas sortir du cadre de la propreté extérieure de ce qu’on s’imagine comme chrétien:

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Voilà une belle photo de profil pour passer partout dans toutes les églises, dans tous les réseaux sociaux chrétiens, sur le TopC et tous les sites gna-gna à lunettes roses d’un évangélisme qui pue l’hypocrisie du culte de l’image.

 

Maintenant, laissez-moi vous présenter trois crasseux du merveilleux monde évangélique, dont moi, et je vous ferai faire un petit test par la suite:

1er crasseux:

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Brian Welch est le cofondateur du groupe métal, Korn. Ce dernier a des problèmes personnels, se sépare de sa femme, s’enfonce dans les drogues dures, puis en 2005, il rencontre Christ. Sa vie en est transformée, mais le christianisme puritain et idolâtre de la propreté de l’image, voit en Brian Welch un faux chrétien, car il est tatoué et continue dans la musique métal, mais version « louange à Christ ».

 

2ième crasseux

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Figure gothique du christianisme en France, récipiendaire du festival de Cannes, Morgan Priest fait parler de lui et ne laisse personne indifférent. Il enseigne la Bible, produit des capsules vidéos, tant humoristiques que bibliques. Il fut même rejeté de la fête chrétienne pour l’évangile en juillet 2016, car on ne veut pas être associé à un tel crasseux. Le prétexte étant que Morgan distribuait des « flyers » pour le compte de son site. Big deal!

 

3ième crasseux

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Voilà un autre malpropre issus de la mouvance gothique et qui enseigne lui aussi la Bible de manière contextuelle. C’est dans sa forme la plus noire de la mouvance gothique qu’il rencontra Jésus et qui transforma sa vie, à un tel point qu’il est difficile de l’imaginer dans son ancienne vie. Ce personnage ne fait pas non plus l’unanimité au sein de la mouvance évangélique, particulièrement pour son ton parfois incendiaire sur l’esprit sectaire de nos milieux.

 

Notes: des crasseux dans le monde évangélique, il y en a de plus en plus. Beaucoup de chrétiens commencent à en avoir marre de cette fausseté d’image que l’on veut projeter, surtout pour le « paraître chrétien ».

 

TEST

Maintenant, imaginez-vous devant l’un de ces trois crasseux, et demandez-vous ceci:

  • serais-je capable de les écouter enseigner?
  • suis-je capable de les considérer de la même manière que les autres?
  • Suis-je dérangé par l’image qu’ils projettent?
  • pourrais-je lui faire minimalement confiance?
  • si l’église se faisait voler de l’argent, aurais-je un des trois crasseux comme image dans ma tête, comme potentiel voleur?

 

CONCLUSION

Dans un évangélisme à l’eau-de-rose, on préfère ce qui est bien soigné, rangé, ordonné, que rien ne dépasse, rien ne se distingue. On veut du monocorde, du monochrome, de l’effacement total, du brun, du beige, du beige pâle, un costard sobre, une coupe de cheveux qui passe inaperçu. Ainsi, comme de bon lèche-culs, ils se procureront un job de pasteur et une position de choix dans une élite auto-proclamée.

 

Mais n’oublions pas que Dieu s’est choisis des choses folles de ce monde, les inconsidérés, les déchets sociaux, les méprisés et des crasseux. Pas seulement les tout propre et les tout gentil avec de belles lunettes roses.

 

 

Patrick Galarneau

Crise de foi, crise existentielle

INTRODUCTION

Je constate que plusieurs anciens adhérents à une religion sont actuellement en crise de foi et à une remise en question existentielle. Cet article n’est que l’embryon de ce sujet que je veux explorer.

 

D’UN POINT DE VUE NIHILISTE

Depuis que le mal est entré dans le monde, la mort nous attend tous au fil d’arrivée. Personne n’y échappe, qu’importe son statut social. C’est depuis la mort que sont nées les religions. Elles ont toujours eu pour objectif d’apprivoiser la mort, afin de donner un sens à une vie éphémère. À quoi bon vivre si c’est pour mourir? Il serait plus avantageux de nourrir l’espoir d’une vie après la mort que d’admettre qu’après cette vie, c’est terminé. Il y a davantage de religieux que d’athées pour cette simple raison. Il faut donner un sens à cette vie, car pour l’homme, depuis toujours, ça n’a aucun sens que la vie se termine ainsi, dans l’injustice. En effet, certains auront connu une belle vie luxueuse, fait du tort à des masses d’individus, violer, voler, tuer et décider du sort de millions d’âmes sous leur régime. Les films hollywoodiens se terminent par l’accomplissement final de la vengeance (que l’on justifie) de la victime et nous sommes heureux de quitter la salle de cinéma en nourrissant nos émotions et nos espoirs d’une justice que l’on trouve difficilement dans la vraie vie.

 

Il faut donc un dieu qui ait créé l’univers et qui va décider du sort des méchants, qui fera justice et tranchera entre les bons et les méchants. S’il n’y a pas eu justice ici-bas, il y en aura au moins une dans l’au-delà, tel est l’espoir de millions et de millions d’âmes ayant foulé cette Terre depuis que l’être humain eut souffle de vie. Les croyants des différentes religions crient en l’air, espérant que Dieu entende leurs supplications et leur désir de justice envers ce monde rempli de méchanceté et de mécréants. Ils réalisent que leur vie ne tient qu’à un fil, la mort qui se tient tapis au seuil de la porte de nos misérables existences. Les chefs religieux sont ceux vers qui se tournent la majorité des être humains lorsqu’un proche décède, dans l’espoir de trouver un réconfort utopique, un mirage duquel ils s’illusionnent volontairement pour apaiser leur souffrance de la perte d’un être cher. Ils veulent croire qu’il y ait un au-delà, un lieu de célébration pour ceux qu’ils aiment, et un enfer pour ceux qu’ils considèrent mauvais de par leurs oeuvres sur Terre. Ils acceptent qu’une autorité religieuse célèbre les obsèques de l’être chéri mais qui les a quitté, et lui rende hommage.

 

Tout ce brouhaha pour apaiser la souffrance causée par la mort, ces obsèques, ces pierres tombales, ce respect que l’on accorde à la sépulture du défunt et dont il ne faut pas disposer du corps autrement que d’une volonté de ce dernier qui se qualifie au passé, retournant ainsi à la poussière, mais dont on ne peut se résoudre à effacer la mémoire. Les oraisons funèbres sont conventionnelles, protocolaires, exercée dans une sobriété où il est très mal vue de ne pas afficher une tristesse comparable à celle des proches du défunt. Ces religieux qui ont omis ces paroles de Jésus « laisse les morts enterrer leur mort et toi, suis-moi« , afin de consoler les proches, pour obéir aux conventions sociales et religieuses face à la mort, un mal irrémédiable que l’on tente de pallier maladroitement en faisant miroiter un paradis où le bonheur, la félicité et la paix sont au rendez-vous. La Terre est remplie de pierres tombales, de mémoires du passé, les morts enterrés sont plus nombreux que les vivants qui seront morts eux aussi, incessamment.

 

Chacun vit sur du temps emprunté, dans une attente plus ou moins longue du trépas. Comment être heureux et joyeux lorsque tous et chacun font face au couloir de la mort du condamné? Pourtant, malgré cette implacable condamnation, les gens trouvent le moyen de rire, s’amuser, tromper les autres, chercher la richesse, dépouiller les autres, se marier, ou être heureux dans la vie. Or, la mort peut frapper à la porte subitement comme un imposant poids-lourd sur la route qui ne voit pas votre petite voiture. Le choc est terrible, l’impact ne se mesure plus, vous retournez subitement à la poussière du sol auquel vous avez été tiré. Vous n’avez pas eu le temps de dire au-revoir à ceux et celles que vous chérissez tendrement, tout comme ils n’ont pas vu venir la terrible tragédie et doivent vous saluer éternellement à chaudes larmes en s’agenouillant devant votre cercueil. Ils auraient tant de choses à vous dire, mais ils ne les ont pas dites, ne voyant pas la mort venir de si près. Ils l’ont fuit dans les choses de la vie, les soucis du quotidien, les responsabilités familiales et professionnelles, les ambitions, les richesses, courir après le vent quoi!

 

Beaucoup d’âmes font profession de foi, puisque les religions usent des peurs viscérales, telles, les souffrances éternelles, la condamnation à mort, la futilité de cette vie éphémère, et d’un dieu sévère qui punit celui qui ne croit pas en lui. Puis, on fait miroiter un paradis céleste, où bonheur et vie sans fin seront au rendez-vous. Aucun pleur, aucun souvenir douloureux mais de plus, les retrouvailles de nos proches que nous avons tant affectionné, pourraient s’y retrouver, si seulement ils ont adhérer au même Dieu que nous. Un Jésus, un Allah, un Bouddhas, un Krishna, un Moïse, une déesse Artémis, un Baal, une divinité indienne… prêts et disposés à vous accueillir dans leur nirvana.

 

N’eut été de la mort, les religions seraient absentes. Il n’y a plus d’utilité religieuse devant la vie éternelle. La mort est un gros marché pour les salons funéraires. Il y aura toujours des morts. Mais c’est un marché encore plus imposant pour les religions, car elles ont pour objectif de vous faire traverser cette vie plus facilement, mais à la manière du cyanure, qui vous endormira pour que vous n’ayez pas à subir les terribles souffrances et la douleur. Vous mourrez, mais avec une espérance que peut-être, il y aura une vie meilleure après la mort. Les religions vous accompagneront depuis le berceau jusqu’au cercueil, afin de faciliter l’apprivoisement de la mort à venir. On vous préparera toute votre vie pour faire face à cette éventualité. On exigera de votre part une fidélité à la religion pour laquelle vous avez adhéré, afin que Dieu ait pitié de vous et ne vous châtiasse pas de vos manquements. Vous aurez des rituels à répéter, à observer, des commandements à obéir, afin d’être trouvés agréables par ce dieu. Les religions organiseront vos vies pour qu’elles soient conformes aux attentes d’un dieu illusoire qu’ils ont fabriqué de toutes pièces, en matériaux ou dans les concepts abstraits. Les religion ont l’art du mensonge rassurant, afin que vous ne souffriez pas d’une vérité dérangeante.

 

CONCLUSION

Je crois en Jésus-Christ, par la foi donnée par Dieu. Cela ne vient pas de moi et je n’ai pas choisi de croire, sinon, je serais soit comme vous, c’est-à-dire, un religieux qui apaise sa conscience, sa peur de la souffrance, de la condamnation qui pèse sur le pécheur, et de la mort. Ou encore, je serais athée et rejetterais l’idée d’un quelconque Dieu, faisant face à l’implacable réalité d’une mort qui ne me rendra pas justice devant les méchants, mais qu’il me faudrait accepter en faisant la paix, si je le peux et si j’en ai la force, avant de mourir. Toutefois, je n’y peux rien. Mon salut ne m’appartient pas. Ma foi ne m’appartient pas. La grâce de Dieu, c’est la sienne et il l’offre à qui il le veut, selon son bon plaisir.

 

 

Patrick Galarneau

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Rechercher la paix…

Bonjour à toutes et à tous,

 

Lecteurs assidus… ou de passage, c’est selon, j’aimerais vous partager ma vision simpliste d’une vie en Christ.

Je ne vais pas utiliser un langage issus du Patois de Canaan (ce n’est déjà pas mon genre de le faire de toute manière), mais vous parler simplement.

 

Je suis bien avec moi-même, sans tout ce brouhaha des églises évangéliques contemporaines, où on se bombe le torse sur l’estrade à prêcher à des centaines de personnes avec une palette bien garnie de diverses rhétoriques, dans le seul but de convaincre son auditoire à recevoir généreusement des messages, trop souvent à l’eau-de-rose, édulcorés, teintés d’une psychologie digne du reader’s digest (ou indigeste), pour ensuite retourner à mes verts pâturages (selon certains) ou encore, dans ma crassitude de vie insignifiante et sans intérêt (selon d’autres).

Je préfère le calme et l’introspection, à une vie en apparence chrétienne, chargée de relations en superficie et en marge d’une véritable relation avec Dieu. On peut concilier les deux, me diront certains. Peut-être. Mais je préfère écouter de la musique classique, étendu sur mon divan un dimanche après-midi, afin de me reposer et faire le vide d’une autre grosse semaine de travail, me préparant pour la semaine suivante. Je préfère passer du temps avec ma femme et mes enfants, à faire des activités familiales, rire, jouer avec mes enfants, car le temps passe si vite, inexorablement. Puis, on se réveil un beau matin, ils sont adultes, loin de la maison, font leur vie, ont leurs projets, et nous ne sommes plus leur support, ni leur épaule sur laquelle poser leurs petites têtes, ni nos bras accueillants avec lesquels ils trouvent réconfort, ni les personnes avec qui ils veulent passer le plus de temps. L’enfance ne dure pas suffisamment longtemps pour que je n’en profite pas, mais surtout, pour que je ne leur fasse pas profiter de ma présence active.

M’investir auprès de ceux et celles qui me sont proches avant même de respecter un rituel dominical, est-il plus constructif, si j’ai le choix entre les deux? Quelles sont mes priorités? Quelles sont les priorités de ma famille? Mes enfants ont-ils le désir de se lever tôt un 6ième jour dans la semaine, pour se rendre dans un endroit où, faut le dire sans cachette, est surtout consacré pour les adultes en âge d’écouter un homme à cravate, palabrer pendant 45, voir, 60 minutes et pendant ce temps, on parachute nos enfants à l’école du dimanche où on éduque nos enfants sur Jésus, alors qu’on peut très bien le faire nous-mêmes à la maison, de manière tout aussi, sinon davantage, ludique et éducative. Déjà que mes enfants sont en contact plus longtemps avec le personnel de leur école et de leurs amis, faut-il encore leur imposer une autre forme scolaire le dimanche matin, malgré que ce soit moins contraignant, en apparence, car pour les enfants, la fin de semaine en est une aussi de repos et de décrochage.

Plutôt que d’avoir à me lever tôt le matin, presser les enfants à se vêtir, manger, se quereller avec eux ou avec ma femme pour ne pas arriver en retard à un rituel dominical qui, franchement, n’apporte rien de spécialement constructif sur différents plans. si l’on compare à l’investissement d’un parent avec ses enfants et son conjoint, je choisis la famille.

 

Mais plus que cela: si Christ a tout accompli, quelle est donc la raison pour laquelle je me rendrais dans un lieu que l’on appelle faussement « église », alors que l’on me sert du réchauffé, comme ces repas congelés que l’on achète dans des épiceries à bon marché? Vous me direz sans doute:  » ben moi, je vais communier « . Et moi de vous répondre:  » foutaise « . Avez-vous des amis avec des liens solides, à qui vous avez tellement confiance que vous pourriez leur céder votre compte en banque et qu’ils seraient disposés à le renflouer plutôt qu’à se prendre un petit salaire à votre insu? Si la réponse est NON, alors ne venez pas me parler de communier avec la masse, je ne vous croirai pas, mais pas du tout. Ma femme et mes enfants, par contre, je pourrais tout leur laisser aveuglément, que j’ai la certitude qu’ils prendront un soin jaloux de mes avoirs, car ils ont un si grand souci de ma personne!! Comprenez-vous pourquoi je fais passer ma famille avant tous ces aspects d’obscurantisme religieux? Non? Alors pas la peine de vous expliquer davantage. 😉

 

 

Patrick Galarneau

L’antisémitisme n’existe pas.

Pour débuter, je vais partager une définition simple du Dictionnaire Larousse:

  • Doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires.

Cette définition est totalement fausse et sans aucun fondement. D’abord, le terme est issus des premiers écrits dans l’ancien testament afin de désigner les peuples issus du patriarche Sem, l’un des trois fils de Noé. De Sem sont issus beaucoup de peuples, dont les hébreux et les arabes. Si nous utilisons des termes qui proviennent de la Bible, nous est-il permis de déformer ce terme pour lui donner une définition qui nous accommode? Ce terme a vu le jour en Allemagne, au 19ième siècle, afin d’identifier la nation hébraïque comme sémite et la distinguer, de manière plus ou moins discriminatoire, des peuples européens. Le peuple hébraïque fut très discriminé en Europe durant cette période, jusqu’à la création de l’état d’Israël en 1948.

Faut-il rappeler que nos concepts, notre écriture et nos linguistiques sont sémantiques. Les hébreux ne portent pas à eux seuls le terme «sémites» et encore moins «antisémites». Il faudrait davantage parler de la haine envers Israël en tant que peuple, composé des 12 tribus et de son patriarche, Jacob. Mais pour les temps modernes, nous évoquons davantage l’état d’Israël et de ceux et celles qui se réclament d’être hébreux. L’antisémitisme n’a rien à voir avec Israël, si ce n’est que l’un des nombreux peuples issus de Sem.

 

 

Christianisme évangélique et antisémitisme

Pour beaucoup de chrétiens évangéliques, il faut absolument être sympathique à l’actuel Israël, avoir un amour indéfectible, être sioniste, ne pas dénoncer les violations internationales auxquelles se rend coupable l’état d’Israël, puis ne manifester aucune forme de désapprobation à son sujet. Vous allez aussitôt être taxé d’antisémites si vous vous rendez coupables, à leurs yeux, de l’un de ces manquements. Pour eux, les palestiniens n’ont pas le droit d’exister. Pas sur les terres de l’héritage ancestral d’Israël en tout les cas.

Sans nécessairement s’en rendre compte, les évangéliques font preuve de racisme et ont un discours suprémaciste, où Israël est supérieur aux pays arabes, aux palestiniens, ainsi que le reste du monde. Ces évangéliques se prosternent volontiers vers un Israël que Dieu a rejeté définitivement d’une part, et vers un état hébreu qui n’a plus rien à voir avec l’Israël de l’antiquité. L’actuel Israël n’est qu’un état parmi tant d’autres, son héritage culturel, prophétique et historique est perdu.

 

DÉLIRE RELIGIEUX

De plus, faut-il préciser que ces évangéliques aiment Israël, mais de manière intéressée et je m’explique:

L’eschatologie frauduleuse de la dispensation, qui affirme un retour de Jésus-Christ, un enlèvement des chrétiens dans les airs, pour rejoindre Jésus sur un nuage et ce, littéralement, pour que vienne ensuite la Russie et la Chine, qui se jetteront sur Isrël, avec un «antéchrist» (comme ils l’appellent de manière erronée) qui sera musulman, nous avons ici un beau cocktail explosif de délire religieux. Je m’entretenais dernièrement avec une psychologue chrétienne qui me reprochait de ne pas croire à l’enlèvement. Elle croit également que Jésus reviendra sur un nuage et que, subitement, nous serons transformés physiquement, nous porterons une robe blanche, puis l’on s’envolera dans les airs pour rejoindre Jésus sur un nuage. Ensuite, viendra l’antéchrist (ce terme n’existe pas en grec), qui fera un pacte trompeur avec Israël (avant c’était le Pape, mais avec l’actualité internationale des dernières années comme guide spirituel, c’est maintenant l’Islam), ce sera la destruction. Et là, les délirants religieux s’obstinent entre eux pour savoir si les chrétiens seront enlevés sur un nuage avant ou après la grande tribulation. Cette psychologue, si elle avait été québécoise, je l’aurais dénoncé à l’Ordre des Psychologues du Québec.

On ne peut pas pratiquer une science sociale qui intervient directement en aide psychologique et comportementale aux patients, et faire dans le délire religieux. C’est incompatible.

 

Croire à de telles sornettes, c’est très dangereux pour l’équilibre psychologique des personnes qui y adhèrent. Plusieurs se dressent le poil des bras en s’inventant des interventions divines dans leurs rêves et là, du coup, ils sont inspirés par des visions funestes de l’avenir. Et ce sont ceux-là même qui affirment parler en langue (glossolalie ou xénolalie), mais seuls, les charismatiques parlent en langue. Étrange que l’on retrouve cette manifestation seulement chez des pentecôtistes. Quand je vous parle de fraude, en voilà une autre.

 

CONCLUSION

Je réitère donc mon indifférence envers Israël: je ne suis pas en amour avec Israël, mais je ne le déteste pas non plus. J’en ai rien à faire, puisque ce que Dieu a promis à Israël, il l’a accompli et ce, en totalité. Je milite pour un état palestinien, afin que ces gens puissent aussi vivre heureux, avoir des buts, des rêves, des aspirations mais surtout, vivre en sécurité sans se soucier d’une insurrection aussi impromptue qu’illégale de la part d’Israël. Je ne partage pas non plus leur israëlolatrie et leur deuxième bible: l’actualité internationale. Je ne partage pas leurs visions funestes de l’avenir, ni leur haine du reste du monde, leur suprémacisme, que ce soit ethnique ou religieux. Je crois à l’égalité homme-femme; je refuse le «God Hate Fags»; je ne peux tolérer la haine dissimuler en «c’est Israël le peuple de Dieu» envers les arabo-musulmans, une manière hypocrite pour haïr tout en ayant l’air noble et spirituel.

Je ne peux donc pas m’associer au mouvement évangélique, car je tiens à mon équilibre psychologique 😉

 

 

Patrick Galarneau

 

 

 

Une écoeurantite aiguë

Bonjour à toutes et à tous,

 

J’ai tenté, tant bien que mal, d’accepter les différences de convictions des uns et des autres dans ce merveilleux christianisme aussi diversifié que mal enseigné. Et oui, certaines de ces convictions ne passent pas le test d’une interprétation solide.

 

PENTECÔTISTES

Franchement, j’en ai marre de ces zigotos ignorants. Eux et leurs eschatologie de «dresseurs de poils des bras de-je-regarde-l’actualité-internationale-et-je-colle-ça-aux-prophéties-bibliques-déjà-réalisées», ces fanatiques du «Jésus revient s.t.p., le-monde-va-si-mal-et-je-souhaite-le-malheur-de-tous-ceux-qui-ne-sont-pas-de-ma-religion» et leur littéralisme crasse, preuve inéluctable d’un cruel manque de maturité et de connaissance de l’art de l’interprétation, je n’en peux plus. Eux et leurs soirées de miracles et de guérisons avec des acteurs choisis pour jouer la comédie dans ces rencontre de la danse du «bacon», plus capable! Eux et leur gloussage de dindons de la farce, elle a assez durée. Je parle de ce fameux parler en langue. Eux et leurs satanés cinq ministères, nous savons tous très bien que c’est de l’hommerie, des hommes qui nomment des hommes à la place de Dieu. Eux et leurs cochonnerie de prophètes à la con, allez voir ailleurs. Vraiment, il faut qualifier le pentecôtisme comme secte religieuse, eux avec leurs arnaques religieuses et financières. En effet, tout tourne autour d’une figure dominante. Lui il a l’Esprit de Dieu, un feu dévorant! Lui, il va rapporter du «cash»! Du gros gros «cash$$$»

 

Allez, on a besoin de renflouer les coffres. Faisons des tournées mondiales ou régionales de délivrances et de guérisons. Attirons le plus de naïfs possibles aux soirées organisées ou des «prophètes» sont invités à répandre leurs niaiseries religieuses et ce, en n’omettant pas le «cover charge» à l’entrée, puis les nombreux paniers de la quête pour dépouiller des familles, qui auraient mieux fait en choisissant une option moins pire, et j’ai nommé «la tireuse de carte». Au moins, dans ce dernier cas, tu le sais que c’est de la grosse «bullshit», mais tu y vas quand même, espérant remporter le gros lot, comme ces naïfs qui assistent comme des dindes aux réunions de prophéties et leur danses du bacon.

 

Ah et continuez donc à croire que Jésus revient une autre fois après l’an 70, car si vous pouviez être enlevés dans les airs comme des petits bonhommes blancs vêtus comme à l’asile psychiatrique et se mettent à voler (on est bon pour l’asile), ça nous débarrassera enfin de toutes vos inepties de délire religieux. J’aimerais croire à l’enlèvement. Votre enlèvement! Le monde se porterait mieux ainsi. Mais malheureusement, ça n’arrivera pas. Que voulez-vous, c’est ça prendre la Bible au pied de la lettre. Ah mais j’oubliais, les lettres n’ont pas de pieds. Mais que dis-je!! Votre littéralisme sans discernement est-il en train de déteindre sur moi? Je reprend: c’est ça prendre les textes de la Bible sans égard pour les différents genres littéraires, sans tenir compte de la pensée de l’auteur, des dates, de la chronologie, à qui s’adresse l’auteur, pourquoi s’adresse-t-il à ces destinataires en particuliers, dans quel but. L’ABC de l’herméneutique. Mais non. Il nous faut instrumentaliser la Bible pour mieux assouvir notre appétit financier démesuré, asseoir notre soif de pouvoir. Faisons des tours à bureaux pour notre association et fédérations d’église de la pentecôte, et subventionnons-les avec l’argent des contribuables-fidèles-naïfs que nous aurons capturé dans nos griffes.

 

Pour dissuader les naïfs d’oser penser quitter notre organisation frauduleuse, n’oublions pas de citer des textes comme Hé.10.25-39, afin de leur faire croire que ceux et celles qui quittent, ils perdent leur salut. On emprisonne les gens dans une geôle religieuse à l’air libre.

 

Bravo les champions!! En terme de fraude et d’arnaques, je n’aurais jamais été en mesure d’imaginer telle machination aussi machiavélique. J’ai manqué ma vocation!

 

Alors c’est simple, nous sommes aux antipodes de l’expression de foi en Christ. Diamétralement opposés. Incompatibles. J’arrête-là les synonymes, je vous demande de vous tenir loin. J’ai un mépris pour votre religion, votre fausseté, votre «crassitude», et je suis profondément attristé pour ces millions d’âmes que vous flouez et empêchez d’être libres en Jésus-Christ. Vraiment, vous êtes de la «bullshit» (un mot qui revient deux fois dans un texte, cela signifie que l’auteur du texte insiste. Une autre règles d’herméneutique 😉 )

 

MESSIANIQUES

Une petite mention pour cette secte puante:

Ras-le-bol de ces idolâtres nostalgiques d’un Israël qui n’existe plus et qui cherche à renaître de ses cendres (et le mot est bien choisi, quand on constate l’histoire de la chute d’Israël par les romains). Eux et leur «franbreux», un mélange de français et d’hébreux, d’où l’invention du mot (de votre hôte ici présent) de ce terme. Que tu écrives D.ieu ou Yehoshua bla bla bla, on s’en torche le troufignon. Les apparences n’ont sauvés personne. Vous ne valez pas mieux que ceux que vous dénoncez. Vous n’avez pas plus de respect pour la personne de Dieu. Vous êtes des ultra-nationalistes judaïsants, volontaires ou non.

 

J’aime Israël, mais l’Israël antique n’est plus. Nous avons l’État Hébreux et non plus le royaume de Juda. Faudra un jour vous y faire, ça fait près de 2000 ans.

 

Bonne camisole de force, les Charles Latent… charlatans 😉

 

 

Patrick Galarneau

Un beau cinéma chrétien (part 2)

De la part des évangéliques américains

 » Quelle importance toutes les frasques et les énormités du président Trump, puisqu’il a accepté de reconnaître pour nous Jérusalem comme capitale d’Israël et que ce président accepte de nous avoir comme parasite religieux à la maison blanche. Nous allons le couvrir et le défendre, en autant qu’il soit consentant à nos délires religieux. Heureusement, nous avons Sean Pence, un ultra-conservateur évangélique comme vice-président américain pour donner de la sagesse à Donald Trump et être une influence considérable pour cette 2watt sans cervelle. Trump est un imbécile, nous le savons, mais il nous faut l’utiliser pour arriver à nos fins d’obscurantistes religieux, surtout en ce qui concerne notre attachement à un Israël qui a rejeté son Messie, l’a insulté, faussement accusé et fait crucifié. Oui, nous sommes davantage judéo-chrétiens que ne le furent les croyants hébreux du premier siècle. On se fout complètement que nos frères hébreux du 1er siècle furent l’objet d’ostracisme, de railleries, de persécutions et que leurs frères de sang étaient prêts et disposés à les tuer, si seulement ils étaient certains de ne pas en subir les conséquences. Oui, nous désirons instrumentaliser Israël afin que ce dernier puisse enfin arriver à reprendre ses terres, là où il a échoué dans son nationalisme extrémiste lors de l’occupation romaine.

 

Nous aimons aussi influencer les différents médias pour démoniser les Nord-Coréens, les Russes, l’Iran, le président Syrien, surtout s’il y a du pétrole et différentes ressources naturelles en jeu. D’ailleurs, en 1985, nous avons touché le monde entier avec notre « We Are The World », avec comme slogan « USA FOR AFRICA » et nous y avons mis le paquet. En effet, nous avons sollicité tous les chanteurs populaires de ces années afin de faire une chanson touchante aux larmes, mais par en-dessous, nous avons continué à voler les richesses naturelles des africains, que ce soit l’Or, l’argent, le diamant, le pétrole. En échange, nous leur avons offert une chanson touchante, afin d’émouvoir le monde entier de nos bonnes intentions et dispositions affectives envers l’Afrique, même si nous avons tué la famille de Khadafi, président et supposément dictateur Libyen. Nous savions que le continent africain regorgeait de ressources et de richesses incommensurables qui auraient fait de l’Afrique, les maître du monde. Mais nous les avons dépouillés, car en Occident, nous n’avions pas de telles richesses. Il ne fallait surtout pas que des noirs d’Afrique, même si certains n’ont que le teint basané, viennent nous faire la morale de la bienséance et tiennent les richesses du monde entre leurs mains. Ainsi, en tant que leaders chrétiens évangéliques, nous avons affirmé, par des livres et des prédications, que les africains étaient les fils maudits par Noé, alors que ce dernier a affirmé à Cham que son fils Canaan serait maudit. Nous avons même publié des livres à ce sujet dans les années ’80. Les africains ne sont donc pas maudits par Dieu, mais par notre folie religieuse évangélico-débilo-américaine. Nous, nous sommes les élus de Dieu, les vrais. Nous méprisons l’Afrique et leur misère, mais quel amour nous avons pour Israël, un amour motivé par notre agenda dispensationnaliste-futuriste. Nous sommes même disposés à foutre la merde partout dans le monde pour arriver à nos fins.  »

 

 

Suite au prochain article…