L’autorité dans l’Église, c’est l’Église

L’autorité dans l’Église, c’est l’Église.

Nous savons que c’est Christ qui est l’autorité, il n’y a aucun doute dans notre esprit. Cette autorité est incontestable, intemporelle et éternelle. Tout a été fait par lui, en lui et pour lui, amen!

Mt.18.15-20: Dans les affaires personnelles qui concernent un litige entre une personne et une autre (si l’un des deux a péché contre son frère), l’affaire doit se régler entre les deux personnes concernées et de manière discrétionnaire. Autrement dit, en aucun temps nous devrions avoir des murmures, de la médisance ou de la calomnie de part et d’autre. Si l’affaire ne se règle pas entre les deux partie, on fait intervenir des témoins, trois tout au plus, rempli de l’Esprit, sages, impartiaux, des gens de prières et qui ont l’intérêt de l’Église et des deux partis en litige à coeur. Idéalement, des témoins qui connaissent la victime et le fautif. Les témoins entendent les deux partis, d’abord la victime et ensuite, l’accusé. Les témoins entendent, délibèrent, calme le jeu et cherchent à faire entendre raison à l’accusé lorsque les faits reprochés sont avérés. Dans chacune des deux étapes, on doit laisser un temps de réflexion à l’accusé, afin que ce dernier fasse le point sur la situation dont il fait l’objet, le tout avec conciliation, douceur et bienveillance. L’objectif est de rétablir le fautif dans sa condition précédente, de venir en aide à la victime, ainsi que le bien-être de la communauté et de l’Église. Pendant ce processus, les témoins demeurent disponibles pour les deux partis en litige et agissent comme des liens de transmissions afin de faire le pont de négociation dans le conflit opposant la victime et l’accusé.

Si aucune des deux premières étapes s’avèrent fructueuses, il devient donc nécessaire de le dire à l’Église. Il s’agit ici de l’Église au sens large et non de l’église locale, puisque cette notion est inexistante dans le N-T et particulièrement lorsque Jésus prononce ses propos à ce sujet. Bien entendu, on explique la situation litigieuse à la communauté, sans pour autant dévoiler les détails de l’affaire, afin de préserver la bonne marche à suivre dans l’espoir que le fautif se repente. Le fait de dévoiler les détails ne fait que creuser davantage le fossé entre la communauté et l’Église, versus le fautif et le but est justement de susciter une repentance du fautif pour l’admettre à nouveau dans la communauté.

Dans le cas où le fautif demeure toujours imperturbable sur son péché envers le frère ou la soeur en question, il ne reste plus que l’ultime étape: l’exclusion de la communauté et de l’Église. C’est à l’Église que revient d’exercer l’autorité en cette matière, sous la déposition des témoins et de la victime. L’Église, c’est l’ensemble des croyants et cette mise à l’écart est exercée non pas par les pasteurs, mais bien par l’Église au sens large. Autrement dit, partout où le fautif tentera de se faire admettre, chacune des communautés, qu’on les appelle « églises locales », « groupes maisons » ou toutes autres formes que prennent les différents rassemblements, le fautif ne doit pas être reçu ni exercer un quelconque ministère appuyé ni entendu sur sa cause, tant et aussi longtemps que le fautif ne sera pas retourné vers la victime et les témoins afin de régler définitivement le litige dont il en est l’auteur. L’Église applique donc cette mesure disciplinaire partout où elle se trouve, qu’importe la région, la dénomination ou les rassemblements qui ne font pas parti d’aucun système ecclésiastique.

L’exclusion est l’ultime et dernière tentative pour susciter une profonde réflexion et introspection de la part du fautif, car ce dernier ne peut plus partager avec les frères et les soeurs et si le fautif est né de nouveau, ce manque devrait, en principe, susciter, tôt ou tard, une repentance sincère et sans équivoque. Bien que ce ne soit pas à la mode d’évoquer les mots « disciplines », « exclusion » ou « excommunication », ils sont pourtant évoqués comme principe dans le N-T pour l’entretient de bons rapports au travers l’Église de Christ. N’oublions pas que l’Église est sensée être sans tache et que nous devons veiller en ce sens, tant pour soi-même que pour la communauté à laquelle nous appartenons et à l’ensemble de l’Église. En tant qu’Église, nous avons le pouvoir d,accorder ou non le pardon, selon la bonne ou mauvaise disposition du coeur du fautif, comme le mentionne le passage de Mt.18.18. Tout ce que nous aurons lié sur la Terre le sera aussi dans les cieux. Tout ce que nous aurons délié sur la Terre sera aussi délié dans les cieux. C’est à l’Église que revient cette tâche, ou à tout le moins, lorsque les témoins et la victime concernée dans cette affaire, accordent le pardon au fautif qui aura fait la preuve d’une réelle repentance, suivie d’une demande de pardon et d’un désir volontaire de réparer sa faute, si la réparation est possible. Dans le cas contraire, le fautif demeure exclu de la communauté et de l’Église, non pas au niveau de son salut, mais bien au niveau de ses relations.

Cette dernière et ultime étape dans ce processus de tentative de règlement conflictuelle, alors que les faits reprochés à l’accusé sont avérés, a comme objectifs:

1- Ne pas permettre au péché d’exercer une quelconque influence, que ce soit au sein de la communauté immédiate et à l’ensemble de l’Église.
2- L’exclusion totale exercée par l’ensemble de l’Église a pour but de susciter à nouveau, après plusieurs tentatives infructueuses, une profonde réflexion, un coeur contrit et repentant de la part du fautif, puis un désir volontaire de communiquer avec la victime par l’entremise des témoins de l’affaire, afin de leur faire part de sa reconnaissance des faits qui lui sont reprochés et avérés, puis de volontairement chercher à réparer sa faute envers la victime, sans que la victime soit dans l’obligation de demander réparation. Dans un tel cas, la victime et les témoins accordent volontiers le pardon, la sanction est levée et le fautif n’est plus en tort.
3- L’exclusion a pour but d’aider et de protéger la victime, ainsi que les victimes collatérales, ainsi que le fautif et son entourage immédiat: les détails de l’affaire ne doivent en aucun temps être divulgués, car les dommages pour les victimes collatérales, que ce soit du côté de la victime immédiate ou de l’accusé, peuvent avoir des effets dévastateurs et irréversibles. Le manque de discrétion de part et d’autre peut affecter grandement les personnes concernées dans leur marche spirituelle.
4- L’exclusion sert de témoignage, tant auprès des croyants que des non-croyants, afin que l’Église ne soit pas la risée des uns et des autres, prenant chaque affaire au sérieux, sans dramatiser toutefois, mais avec un respect entier envers toutes les personnes concernées, mais surtout envers Christ. Les chrétiens plus chancelants dans leur foi pourraient y voir une occasion de chute et les amener à pécher plus aisément, ou à simplement se mettre à critiquer, à tort mais surtout à raison, l’incompétence de l’Église dans les affaires qui se doivent d’être bien gérées.
5- L’Église se doit d’être sans tache. Nous n’avons pas à fermer les yeux ou supporter le péché dans l’Église, soit par négligence, soit par manque de courage. Ce que nous ne savons pas ne doit pas être imputé à l’Église. La crédibilité de l’Église passe par son témoignage. Bien que nous sachions qu’il y aura toujours des scandales qui frapperont l’intérieur même de l’Église, tout va dépendre de la manière dont nous traiterons ces cas. L’Église demeure sans tache si elle agit de manière exemplaire dans les affaires scandaleuses.

Tout ce processus doit se faire pour le bien de l’Église, de la communauté où étaient en relation les personnes concernées, avec une attitude de douceur, de bienveillance, d,amour et de respect pour chacun. Tant la victime que l’accusée ne doivent faire l’objet de railleries de part et d’autre.

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