Le pardon sous condition (Mt.18)

Le pardon doit-il être accordé?

Mt.18.18 Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

Dans une affaire qui oppose deux partis, que l’un de ces partis refuse tout entendement sur sa faute commise et qui fut mise à l’évidence devant témoins (au pluriel), nous devons exclure celui qui refuse la repentance sur une faute commise envers l’autre parti. Il ne s’agit pas d’un péché à titre personnel, mais bien d’une faute ayant causé un tort à quelqu’un. Dans un tel cas, le pardon n’est accordé que si le fautif se repent de manière évidente, qu’il revient vers le fautif pour admettre son tort causé, puis demande à sa victime de réparer sa faute. C’est à cette occasion que le pardon peut être accordé.

L’absence de pardon ne signifie pas pour autant que la victime soit libre devant Dieu et la communauté de déverser son fiel envers le fautif, au contraire! Tout le processus qui se rend jusqu’au bout des solutions doit être faits avec amour, dans le but de ramener le fautif, et de manière discrétionnaire.

Il n’est pas permis de répandre les détails de la faute en public, alors que la faute commise a été à l’encontre d’une personne. Bien que le texte nous incite de « le dire à l’Église », il s’agit d’une non-recommandation du fautif, sous la déposition de deux ou trois témoins, sans nommer les détails de la faute, afin que le fautif ne soit reçu dans aucune communauté, tant et aussi longtemps qu’il ne sera pas retourné vers sa victime, afin d’admettre sa faute et si cela est possible, de réparer sa faute. Le pardon est accordé et la mesure disciplinaire est levée. Puis, toujours dans la discrétion, l’Église annonce que le fautif, maintenant pardonné, reprend sa place parmi la communauté, tout en conservant les détails de l’affaire et ce, afin d’éviter tout scandale qui pourrait nuire au fautif et sa famille, à la victime et sa famille, ainsi qu’au bon témoignage de l’Église.

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Une réflexion sur “Le pardon sous condition (Mt.18)

  1. Cela peut très vite se compliquer si l’auteur de la faute prend lui aussi 2 ou 3 témoins et souhaite exclure ceux qui souhaitent l’exclure car il considère que la faute a été commise par ceux qui le reprennent.

    Lors d’un des schismes dans l’histoire, les uns avaient excommunié les autres qui à leur tour les avaient excommuniés.

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