Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… (4ième partie)

Les accusations sont nombreuses envers les trinitaires, et la plupart, pour ne pas dire « toutes », sont injustifiées. Mais la trinité n’est pas un mot du Nouveau testament. En effet. Mais on sent sa présence du début à la fin. Mais est-il vraiment exacte d’évoquer le Père, le Fils et l’Esprit? Il semble y avoir une contradiction entre la doctrine de la trinité, l’unicité et l’aspect monothéiste de la personne de Dieu. Dieu est-il trois ou un? Répondre à cette question, c’est souvent faire simpliste ou incompréhensible. Bref, essayons d’être clair et précis.

Il y a certaines choses qui me dérangent chez les trinitaires. Bien que parmi eux, plusieurs refusent une lecture littérale, évoquant, à juste titre, le contexte générale, il semble que le dogme de la trinité passe à travers les filets de l’exégèse. Est-ce par manque de réflexion sur le sujet? ou encore, par manque d’intégrité intellectuelle et spirituelle? Je ne saurais répondre à cette question et je ne tiens pas nécessairement à y répondre. Je peux vous citer des dizaines de versets et passages bibliques qui semblent confirmer la présence du dogme de la trinité. Cependant, une vraie exégèse ne semble pas aller dans ce sens. La trinité se doit d’être soumise au contexte spécifique (interne) et historique (externe et générale). Dans un monde dominé par l’empire romain, de culture grecque, il est tout à fait naturel que l’on retrouve une forme de distinction par paliers hiérarchiques dans la rédaction du Nouveau Testament qui, soit dit en passant, fut rédigé à l’intention des populations, non pas d’origine grecque, mais soumises à la culture grecque, nuance. Et c’est le cas des hébreux, même en Judée. Je ne veux pas élaborer une thèse doctorante sur le sujet et je ne ferai pas l’exégèse de tous les passages qui évoquent le Père, le Fils et l’Esprit.

J’aimerais cependant attirer votre attention sur certains aspects importants:

  • Si Dieu est Esprit, comment se fait-il que nous ayons le « Saint-Esprit »? Est-il plus saint que Dieu lui-même, le Père? N’est-il pas Dieu en personne? Ou si vous préférez: en Esprit? On le désigne comme étant le « Consolateur » (ce que le Coran réfute, stipulant que c’est Mahomet le consolateur. Permettez-moi de rire), celui qui enseignera les apôtres et les disciples qui furent les témoins privilégiés du ministère de Christ, de sa résurrection, puis de son ascension. C’est L’Esprit de Dieu qui dirigea les apôtres et même, qui les empêchait d’aller en Asie. Jésus avait dit à ses disciples qu’il devait monter vers le Père, afin que le saint consolateur descende. Jésus a prié le Père. Jésus a dit aux disciples de baptiser les nations au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Jésus pria son père à plusieurs reprises. Je peux citer beaucoup de passages qui semblent confirmer la doctrine de la trinité. Pourtant, est-ce bien exacte? La question se pose sans doute, mais en ce qui me concerne, ce n,est pas ce qui détermine le salut ou l’enfer d’un camp ou d’un autre. Franchement, ça en devient absurde. Par contre, pour ceux qui affirment que la trinité est satanique, c’est tout à fait absurde et contre-productif. C’est une très belle façon de s’aliéner une grande partie de la chrétienté. Je sais qu’on en n’a rien à faire, que si nous sommes dans le vrai, nous n’avons pas à nous soucier de ce que pense la majorité. Cependant, c’est présomptueux que d’affirmer une telle ineptie, car tout le nouveau testament en parle.

Mais comment peut-on croire que Dieu soit en trois personnes distinctes?

Suite au prochain article, le dernier, promis 😉

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Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… (3ième partie)

Lors de la prise de Constantinople (qui a aussi porté le nom de Bizance), les résultats furent:

  • fermée une fois pour toute l’histoire de l’antiquité (ce fut le point final à une longue agonie)
  • fermée le canon du Nouveau Testament (même si celui-ci n’a rien admis d’autre que le tout dernier livre admis: l’épître aux hébreux en 395)

  • et qui sépara officiellement l’Orient de l’Occident.

Mais le dogme de la trinité fut cristallisé bien avant la prise de Constantinople, tout comme le dogme de Marie (5ième siècle). Avec le changement de garde religieux, nous ne sommes jamais revenu sur le dogme de la trinité. Or, est-il exact de parler de trinité? En ce qui me concerne, la trinité n’est ni un dogme, ni une doctrine essentielle, ni une doctrine satanique, bien au contraire. La construction de pensée grecque permet cette interprétation. En effet, il ne s’agit pas d’une doctrine, mais bien d’une interprétation. Certains théologiens y voient ses prémices dans l’Ancienne Alliance, mais ce n’est pas exacte. Du moins, pas dans l’argumentaire qu’ils proposent. N’oublions pas aussi le contexte de traduction, dont les traducteurs subissent une influence notable et non négligeable. Tout travail est motivé et dirigé. Il n’y a pas d’objectivité pure, mais beaucoup de subjectivité. On peut donner un sens que l’auteur n’a pas donné. Voilà pourquoi il faut aiguisé son propre jugement, sans pour autant verser dans l’anathème de tous bords tous côtés.

Il semble que la réforme, après des siècles de ténèbres, n’ait pas tout élucidé. Plusieurs éléments de la tradition religieuse, bien ancrée dans l’héritage spirituelle européenne, ne furent remises en question. C’est que la tradition actuelle veut que la réforme ne soit pas continue, mais un événement bien arrêté dans le temps. Évidemment, cela aurait dû être reconnu comme une erreur de s’arrêter à la vie des réformateurs, comme s’ils étaient les potentats absolus du savoir. Pourtant, le dogme de la trinité trouve son origine dans l’Église catholique romaine. Chez Constantin, oui, mais comme porte-étendanrd, c’est bien l’Église catholique romaine qui en fut désignée. Je ne dis pas que cette doctrine ne fut pas abordée durant cette période, mais elle demeura inchangée depuis, comme bien d’autres croyances issues de la tradition religieuse du Moyen-Âge.

Suite au prochain article…

Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… (2ième partie)

Sans doute considérez-vous que je ne parle plus du tout de trinité. Pourtant, lorsqu’on dresse le portrait historique, on comprend mieux d’où vient cette doctrine qui n’en est pas une en réalité. Si les romains ont supplanté les grecs en tant qu’empire, il n’en demeure pas moins que la culture grecque se rapproche beaucoup de celle des romains. La culture grecque fut annexée à celle des romains. Ce fut le plus grand véhicule jamais construit dans toute l’histoire de l’humanité, car l’empire romain fut le plus pacifique de l’histoire humaine, avec la « Pax Romana » qui a durée environ 200 ans. Sans compter les infrastructures pour le transport et donc, de la transmission de l’évangile sans aucune contrainte linguistique. Chaque cité avait sa culture qui lui était propre, mais comme tout empire qui se respecte, c’est la langue de l’empire qui est d’usage dans toutes les provinces sous sa juridiction.

Le Nouveau Testament fut donc rédigé en grec dans ce contexte particulier, tout comme le ministère de Jésus s’est opéré pendant la « Pax Romana », et ce ne fut pas un hasard. Cet empire fut à son apogée, afin de ne pas porter ombrage au ministère de Jésus. Les troubles en Judée furent toujours d’actualité, même encore de nos jours, mais les yeux de l’empire étaient fixés sur cette province ingérable, malgré quelques troubles au nord pour repousser les barbares germaniques qui s’introduisaient, à leurs risques et périls, dans les territoires de l’empire. La propagation de l’évangile pouvait donc se rendre de l’Espagne jusqu’aux portes de l’Asie Centrale, en n’oubliant pas au passage les contrées du continent africain, surtout au nord. La partie nord de l’Afrique faisait partie des provinces grecque, tout comme le sud et le centre de l’Europe et l’actuelle Turquie, maintenant à 98% musulmane et où furent envoyée les sept lettres de l’Apocalypse de Jean aux sept cités d’Asie Mineure. Et oui, la Turquie était chrétienne, jusqu’à ce que les musulmans assiègent Constantinople (nom donné par l’empereur Constantin 1er) en 1453 et qui détruisirent la fameuse Église Sainte-Sophie. Pendant un siège de trois jours de carnage, de pillages et d’assassinats, Constantinople devint Istanbul, fief de l’Empire Ottoman, qui s’étendit de l’Eurasie au Moyen-Orient, jusqu’en Afrique centrale.

Je ne parle pas de trinité? Je sais. Toute cette démonstration historique pour un simple dogme, n’est-ce pas? Et bien non. Ce n’est pas aussi simple. La trinité est un concept appartenant à la culture grecque de l’antiquité et qui fut imposée par Constantin au concile de Nicée, quelque part en juillet 325. C’est Constantin lui-même qui imposa ce concile et ce, afin d’y consacrer la trinité comme une doctrine essentielle, ce avec quoi les évêques, nommés par l’empereur Constantin, n’étaient pas d’accord. Oui, vous avez bien lu: les premiers évêques ne souscrivaient pas au dogme de la trinité. Les évêques de Rome ont esquivé une première fois l’entrée officielle du dogme de la trinité, mais ce fut partie remise…

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Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… (1ère partie)

On me pose souvent la question, à savoir si je suis trinitaire. Heu… dis-je, en guise de réponse. Est-ce vraiment important? Il semblerait que oui, car selon ma réponse, on va pouvoir m’attribuer une étiquette. Soit je suis chrétien, soit je suis apostat. Si je dis que je suis trinitaire, les calvinistes extrémistes, les branhamistes, les TJ’s et une partie du monde évangélique, seront heureux de me compter parmi leurs… ennemis! Et les autres, catholiques, orthodoxes, l’autre partie des évangéliques et tout le reste que je ne nommerai pas, me compteront parmi leurs rangs. Voilà, c’est fait, il y a deux camps bien distincts, au même titre que les chiites et les sunnites sont des ennemis dans l’Islam.

Mais voilà, je ne fais parti d’aucun camps.

La trinité est un concept grec. La mythologie grecque représente bien la construction de pensée de la culture grecque. D’ailleurs, dans la mythologie, il y a un ordre très bien élaboré et hiérarchisé parmi les dieux, étrangement ressemblant à celui des récits de la création. Dans la culture grecque, tout est séparé, tout est distingué, et chaque mot, chaque nom et chaque terme a sa propre identité. Les dieux de la mythologie sont bien distincts avec des fonctions qui leurs sont propres. Chaque dieu a son rôle et ses fonctions qui le distingue de tous les autres dieux. Certains d’entre vous commencent probablement à saisir là où je veux en arriver.

Vous n’êtes pas sans savoir que la très grande majorité du Nouveau Testament fut rédigé en grec et même, certains passages de la Septante se retrouve dans la Nouvelle Alliance. Les 72 hébreux qui ont traduit l’ancienne alliance en grec, sous le règne de Ptolémée II, pharaon de la dynastie ptolémaïque (appartenant à la culture grecque), quelque part au 2ième ou 3ième siècle avant Jésus-Christ (de mémoire). La septante fut rédigée pour le monde grec, et elle fut utilisée par les auteurs du Nouveau Testament. Si les hébreux ont parlé la langue hébraïque depuis toujours, bien des choses se sont passées depuis la première déportation des hébreux vers Babylone, empire syriaque et à son apogée en 605 av. J-C. Lors de leur libération en 535 av. J-C par le roi Cyrus le Perse, les hébreux, sous le prophète Néhémie, ont conservé la langue syriaque (araméenne) et ne parlait même plus l’hébreu. Ils demandèrent d’ailleurs au prophète Néhémie de leur rappeler les écritures en hébreu. Après le passage de Babylone comme empire, ce fut au tour des perses et des mèdes, puis Alexandre le Grand chassa les perses et les mèdes, détruisant au passage l’ancienne gloire portuaire de Tyr, cité prestigieuse et qui fut assiégée au moins pendant 10 ans avant de tomber. Les grecs furent brefs, mais empilèrent les territoires les uns après les autres à la vitesse de l’éclair. De l’Afrique du Nord à l’Europe, Alexandre le Grand mourut à 33 ans, à Babylone, après 13 ans de conquêtes qui mettaient la table au destin de toute l’Europe et même, des Amériques et de l’Afrique.

Suite au prochain article…

Dieu nous a-t-il posé un lapin… de pâque?

Au commencement, Dieu créa le ciel et la Terre. Lorsque Dieu créa l’homme et la femme, il leur interdit de manger le fruit de l’arbre qui donne la connaissance du bien et du mal, car ceux-ci mourront. Or, Satan prit la forme d’un serpent et séduisit la femme. Celle-ci, convaincue par le serpent, mangea le chocolat de pâque de l’arbre en forme de pomme et l’offrit à son mari. Ce dernier en mangea aussi. Leurs yeux s’ouvrir et s’aperçurent qu’ils étaient nus.

Résultat: le monde chuta et le lapin de pâque apparut.

Au temps de Moïse, les hébreux se retrouvèrent en plein désert et Moïse devait rencontrer Dieu sur la montagne. Comme il tardait à redescendre, une partie de la population démontra qu’elle n’avait pas la foi et se construisit un veau en chocolat. Ils adorèrent le veau en chocolat et l’élevèrent comme le dieu qui régna sur eux dorénavant, puisque Moïse ne revenait pas. Dieu avertit alors Moïse de retourner auprès de son peuple afin d’y faire subir son courroux sur les idolâtres incorrigibles que sont les hommes sans foi, malgré les démonstrations miraculeuses de Dieu tout au long de leur périple sous la férule de leur conducteur, Moïse. Mais quelle ne fut pas la surprise! Moïse est revenu, mais en colère! Il détruisit le veau de chocolat, puis la terre sous leurs pieds s’ouvrit et avala tous ceux qui ont adoré le veau en chocolat. Ils étaient au nombre de 23 000 à périr ce jour là.

Au temps où Dieu envoya son fils Jésus, le messie promis et tant attendu par le peuple, Hérode fit venir les roi-mages à son palais. Il se proposa d’aller adorer le petit garçon qui est né et qui sera roi. Bien entendu, c’était une ruse du roi Hérode pour supprimer Jésus, mais Dieu s’est manifesté auprès de ces roi-mages, afin de ne pas avertir Hérode, dont la maléfique intention était du supprimer Jésus en lui offrant un lapin en chocolat. Les roi-mages prirent donc un tout autre chemin. Érode, constatant qu’il a été roulé, se mit en colère et demanda à ce qu’on supprime tous les petits garçons de deux ans et moins, comme le fit Pharaon avec les hébreux pour Moïse. Nous connaissons l’histoire. Dans les deux cas, les plans machiavéliques n’ont pas eu raison des plans parfaits de notre Seigneur.

Aux temps du ministère des apôtres, Saül de Tarse, devenu l’apôtre Paul, fit la recommandation aux croyants de ne pas se priver de la nourriture, que le chocolat n’était plus proscrit. Les chrétiens pouvaient se nourrir de chocolat, même si le chocolat fut sacrifié aux idoles. La seule condition: ne pas accorder d’importance au sacrifice, mais plutôt de rendre grâce pour le bon chocolat que l’on a sur la table. Mais l’apôtre Pierre ne pensait pas comme lui. Dieu fit descendre une nappe remplie de lapins de pâques. Pierre refusa la nourriture qui se présenta sous ses yeux, sous prétexte que c’est impur. Mais Dieu lui répliqua que ce que lui déclare pur, est pur. Mais Pierre, fidèle à la tradition du judaïsme de ses ancêtres, refusa. Il partit donc chez Corneille, un centurion romain qui avait un coeur pour le Seigneur, un impur, mais qui, devant les yeux de l’apôtre Pierre, a reçut le salut qui vient de Dieu, lui avec toute sa famille. Pierre comprit alors que le lapin en chocolat n’était pas impur et que toute nourriture est bonne, tout dépend de l’intention.

Mais alors, Dieu nous a-t-il posé un lapin? Pendant des millénaires d’impureté, voilà que, subitement, le lapin de pâque n’est plus sujet à l’impureté, car Dieu le déclare pur.

Mes chers amis, n’est-ce pas là le noyau du problème? Comme Jésus le déclara: « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui est impur, mais ce qui en sort ». Offrir des cadeaux à Noël, une boîte de chocolat avec des fleurs à la Saint-Valentin, des bonbons et friandises à l’Halloween et pire: offrir un lapin de pâque… à Pâque, ce n’est pas ce qui rend impur, mais bien les intentions du coeur. Bien que ces fêtes soient dans le calendrier séculier et fêtées par les non-croyants à leur manière, n’est-ce pas là une belle façon de se rapprocher d’eux et de participer à leurs réjouissances? Cela signifie-t-il pour autant que nous soyons charnels? Jésus buvait le vin et s’assoyait avec les prostituées et les gens de mauvaises vies. Croyez-vous qu’il se soit abstenu des choses dont vous vous abstenez par votre fausse piété? N’est-ce pas là le problème des religieux, copie conforme des religieux que Jésus a dénoncé en son temps?

Plutôt que de condamner, réjouissez-vous avec ceux et celles qui se réjouissent, et offrez-leur un témoignage vivant et pur. Ce n’est certainement pas en les condamnant avec cette fausse piété que vous serez un vrai témoignage. Cessez de condamner les chrétiens qui fêtent avec les non-croyants, qui participent à ces fêtes. Ce n’est pas à eux de s’adapter à nous, c’est à nous à nous adapter à eux. C’est ce que les chrétiens libres ont compris.

Bonne fête de pâque… et ne mangez pas trop de chocolat 😉

Patrick Galarneau