Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… l’Intégral

On me pose souvent la question, à savoir si je suis trinitaire. Heu… dis-je, en guise de réponse. Est-ce vraiment important? Il semblerait que oui, car selon ma réponse, on va pouvoir m’attribuer une étiquette. Soit je suis chrétien, soit je suis apostat. Si je dis que je suis trinitaire, les calvinistes extrémistes, les branhamistes, les TJ’s et une partie du monde évangélique, seront heureux de me compter parmi leurs… ennemis! Et les autres, catholiques, orthodoxes, l’autre partie des évangéliques et tout le reste que je ne nommerai pas, me compteront parmi leurs rangs. Voilà, c’est fait, il y a deux camps bien distincts, au même titre que les chiites et les sunnites sont des ennemis dans l’Islam.

Mais voilà, je ne fais parti d’aucun camps.

La trinité est un concept grec. La mythologie grecque représente bien la construction de pensée de la culture grecque. D’ailleurs, dans la mythologie, il y a un ordre très bien élaboré et hiérarchisé parmi les dieux, étrangement ressemblant à celui des récits de la création. Dans la culture grecque, tout est séparé, tout est distingué, et chaque mot, chaque nom et chaque terme a sa propre identité. Les dieux de la mythologie sont bien distincts avec des fonctions qui leurs sont propres. Chaque dieu a son rôle et ses fonctions qui le distingue de tous les autres dieux. Certains d’entre vous commencent probablement à saisir là où je veux en arriver.

Vous n’êtes pas sans savoir que la très grande majorité du Nouveau Testament fut rédigé en grec et même, certains passages de la Septante se retrouve dans la Nouvelle Alliance. Les 72 hébreux qui ont traduit l’ancienne alliance en grec, sous le règne de Ptolémée II, pharaon de la dynastie ptolémaïque (appartenant à la culture grecque), quelque part au 2ième ou 3ième siècle avant Jésus-Christ (de mémoire). La septante fut rédigée pour le monde grec, et elle fut utilisée par les auteurs du Nouveau Testament. Si les hébreux ont parlé la langue hébraïque depuis toujours, bien des choses se sont passées depuis la première déportation des hébreux vers Babylone, empire syriaque et à son apogée en 605 av. J-C. Lors de leur libération en 535 av. J-C par le roi Cyrus le Perse, les hébreux, sous le prophète Néhémie, ont conservé la langue syriaque (araméenne) et ne parlait même plus l’hébreu. Ils demandèrent d’ailleurs au prophète Néhémie de leur rappeler les écritures en hébreu. Après le passage de Babylone comme empire, ce fut au tour des perses et des mèdes, puis Alexandre le Grand chassa les perses et les mèdes, détruisant au passage l’ancienne gloire portuaire de Tyr, cité prestigieuse et qui fut assiégée au moins pendant 10 ans avant de tomber. Les grecs furent brefs, mais empilèrent les territoires les uns après les autres à la vitesse de l’éclair. De l’Afrique du Nord à l’Europe, Alexandre le Grand mourut à 33 ans, à Babylone, après 13 ans de conquêtes qui mettaient la table au destin de toute l’Europe et même, des Amériques et de l’Afrique.

Sans doute considérez-vous que je ne parle plus du tout de trinité. Pourtant, lorsqu’on dresse le portrait historique, on comprend mieux d’où vient cette doctrine qui n’en est pas une en réalité. Si les romains ont supplanté les grecs en tant qu’empire, il n’en demeure pas moins que la culture grecque se rapproche beaucoup de celle des romains. La culture grecque fut annexée à celle des romains. Ce fut le plus grand véhicule jamais construit dans toute l’histoire de l’humanité, car l’empire romain fut le plus pacifique de l’histoire humaine, avec la « Pax Romana » qui a durée environ 200 ans. Sans compter les infrastructures pour le transport et donc, de la transmission de l’évangile sans aucune contrainte linguistique. Chaque cité avait sa culture qui lui était propre, mais comme tout empire qui se respecte, c’est la langue de l’empire qui est d’usage dans toutes les provinces sous sa juridiction.

Le Nouveau Testament fut donc rédigé en grec dans ce contexte particulier, tout comme le ministère de Jésus s’est opéré pendant la « Pax Romana », et ce ne fut pas un hasard. Cet empire fut à son apogée, afin de ne pas porter ombrage au ministère de Jésus. Les troubles en Judée furent toujours d’actualité, même encore de nos jours, mais les yeux de l’empire étaient fixés sur cette province ingérable, malgré quelques troubles au nord pour repousser les barbares germaniques qui s’introduisaient, à leurs risques et périls, dans les territoires de l’empire. La propagation de l’évangile pouvait donc se rendre de l’Espagne jusqu’aux portes de l’Asie Centrale, en n’oubliant pas au passage les contrées du continent africain, surtout au nord. La partie nord de l’Afrique faisait partie des provinces grecque, tout comme le sud et le centre de l’Europe et l’actuelle Turquie, maintenant à 98% musulmane et où furent envoyée les sept lettres de l’Apocalypse de Jean aux sept cités d’Asie Mineure. Et oui, la Turquie était chrétienne, jusqu’à ce que les musulmans assiègent Constantinople (nom donné par l’empereur Constantin 1er) en 1453 et qui détruisirent la fameuse Église Sainte-Sophie. Pendant un siège de trois jours de carnage, de pillages et d’assassinats, Constantinople devint Istanbul, fief de l’Empire Ottoman, qui s’étendit de l’Eurasie au Moyen-Orient, jusqu’en Afrique centrale.

Je ne parle pas de trinité? Je sais. Toute cette démonstration historique pour un simple dogme, n’est-ce pas? Et bien non. Ce n’est pas aussi simple. La trinité est un concept appartenant à la culture grecque de l’antiquité et qui fut imposée par Constantin au concile de Nicée, quelque part en juillet 325. C’est Constantin lui-même qui imposa ce concile et ce, afin d’y consacrer la trinité comme une doctrine essentielle, ce avec quoi les évêques, nommés par l’empereur Constantin, n’étaient pas d’accord. Oui, vous avez bien lu: les premiers évêques ne souscrivaient pas au dogme de la trinité. Les évêques de Rome ont esquivé une première fois l’entrée officielle du dogme de la trinité, mais ce fut partie remise…

Lors de la prise de Constantinople (qui a aussi porté le nom de Bizance), les résultats furent:

fermée une fois pour toute l’histoire de l’antiquité (ce fut le point final à une longue agonie)
fermée le canon du Nouveau Testament (même si celui-ci n’a rien admis d’autre que le tout dernier livre admis: l’épître aux hébreux en 395)

et qui sépara officiellement l’Orient de l’Occident.

Mais le dogme de la trinité fut cristallisé bien avant la prise de Constantinople, tout comme le dogme de Marie (5ième siècle). Avec le changement de garde religieux, nous ne sommes jamais revenu sur le dogme de la trinité. Or, est-il exact de parler de trinité? En ce qui me concerne, la trinité n’est ni un dogme, ni une doctrine essentielle, ni une doctrine satanique, bien au contraire. La construction de pensée grecque permet cette interprétation. En effet, il ne s’agit pas d’une doctrine, mais bien d’une interprétation. Certains théologiens y voient ses prémices dans l’Ancienne Alliance, mais ce n’est pas exacte. Du moins, pas dans l’argumentaire qu’ils proposent. N’oublions pas aussi le contexte de traduction, dont les traducteurs subissent une influence notable et non négligeable. Tout travail est motivé et dirigé. Il n’y a pas d’objectivité pure, mais beaucoup de subjectivité. On peut donner un sens que l’auteur n’a pas donné. Voilà pourquoi il faut aiguisé son propre jugement, sans pour autant verser dans l’anathème de tous bords tous côtés.

Il semble que la réforme, après des siècles de ténèbres, n’ait pas tout élucidé. Plusieurs éléments de la tradition religieuse, bien ancrée dans l’héritage spirituelle européenne, ne furent remises en question. C’est que la tradition actuelle veut que la réforme ne soit pas continue, mais un événement bien arrêté dans le temps. Évidemment, cela aurait dû être reconnu comme une erreur de s’arrêter à la vie des réformateurs, comme s’ils étaient les potentats absolus du savoir. Pourtant, le dogme de la trinité trouve son origine dans l’Église catholique romaine. Chez Constantin, oui, mais comme porte-étendanrd, c’est bien l’Église catholique romaine qui en fut désignée. Je ne dis pas que cette doctrine ne fut pas abordée durant cette période, mais elle demeura inchangée depuis, comme bien d’autres croyances issues de la tradition religieuse du Moyen-Âge.

Les accusations sont nombreuses envers les trinitaires, et la plupart, pour ne pas dire « toutes », sont injustifiées. Mais la trinité n’est pas un mot du Nouveau testament. En effet. Mais on sent sa présence du début à la fin. Mais est-il vraiment exacte d’évoquer le Père, le Fils et l’Esprit? Il semble y avoir une contradiction entre la doctrine de la trinité, l’unicité et l’aspect monothéiste de la personne de Dieu. Dieu est-il trois ou un? Répondre à cette question, c’est souvent faire simpliste ou incompréhensible. Bref, essayons d’être clair et précis.

Il y a certaines choses qui me dérangent chez les trinitaires. Bien que parmi eux, plusieurs refusent une lecture littérale, évoquant, à juste titre, le contexte générale, il semble que le dogme de la trinité passe à travers les filets de l’exégèse. Est-ce par manque de réflexion sur le sujet? ou encore, par manque d’intégrité intellectuelle et spirituelle? Je ne saurais répondre à cette question et je ne tiens pas nécessairement à y répondre. Je peux vous citer des dizaines de versets et passages bibliques qui semblent confirmer la présence du dogme de la trinité. Cependant, une vraie exégèse ne semble pas aller dans ce sens. La trinité se doit d’être soumise au contexte spécifique (interne) et historique (externe et générale). Dans un monde dominé par l’empire romain, de culture grecque, il est tout à fait naturel que l’on retrouve une forme de distinction par paliers hiérarchiques dans la rédaction du Nouveau Testament qui, soit dit en passant, fut rédigé à l’intention des populations, non pas d’origine grecque, mais soumises à la culture grecque, nuance. Et c’est le cas des hébreux, même en Judée. Je ne veux pas élaborer une thèse doctorante sur le sujet et je ne ferai pas l’exégèse de tous les passages qui évoquent le Père, le Fils et l’Esprit.

J’aimerais cependant attirer votre attention sur certains aspects importants:

Si Dieu est Esprit, comment se fait-il que nous ayons le « Saint-Esprit »? Est-il plus saint que Dieu lui-même, le Père? N’est-il pas Dieu en personne? Ou si vous préférez: en Esprit? On le désigne comme étant le « Consolateur » (ce que le Coran réfute, stipulant que c’est Mahomet le consolateur. Permettez-moi de rire), celui qui enseignera les apôtres et les disciples qui furent les témoins privilégiés du ministère de Christ, de sa résurrection, puis de son ascension. C’est L’Esprit de Dieu qui dirigea les apôtres et même, qui les empêchait d’aller en Asie. Jésus avait dit à ses disciples qu’il devait monter vers le Père, afin que le saint consolateur descende. Jésus a prié le Père. Jésus a dit aux disciples de baptiser les nations au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Jésus pria son père à plusieurs reprises. Je peux citer beaucoup de passages qui semblent confirmer la doctrine de la trinité. Pourtant, est-ce bien exacte? La question se pose sans doute, mais en ce qui me concerne, ce n,est pas ce qui détermine le salut ou l’enfer d’un camp ou d’un autre. Franchement, ça en devient absurde. Par contre, pour ceux qui affirment que la trinité est satanique, c’est tout à fait absurde et contre-productif. C’est une très belle façon de s’aliéner une grande partie de la chrétienté. Je sais qu’on en n’a rien à faire, que si nous sommes dans le vrai, nous n’avons pas à nous soucier de ce que pense la majorité. Cependant, c’est présomptueux que d’affirmer une telle ineptie, car tout le nouveau testament en parle.
Mais comment peut-on croire que Dieu soit en trois personnes distinctes?

Je sais que plusieurs parmi vous se lassent rapidement lorsque les articles sont longs, pénibles, ou contiennent des suites. Je comprends que pour plusieurs parmi vous, ce n’est pas un exercice facile de lire autant et pour cause! Le sujet est lourd, en apparence. J’aurais très bien pu utiliser des termes d’érudits, de l’exégèse et toutes sortes de complications, mais ça n’intéresse personne, pas même moi! Pourtant, je peux élaborer pour au moins 500 pages sur le sujet, mais vous savez quoi? Le sujet ne m’intéresse même pas! Je le fais uniquement pour tous ceux et celles qui me posent la fameuse question de la trinité. Pour ma part, c’est un sujet sans importance. Non pas que je sois parvenu à un rang supérieur, loin de moi cette idée. Je suis un homme qui aime vulgariser et qui ne croit pas que 12 ans d »études en théologie et trois ans en histoire m’ait procuré une intelligence supérieure. Bien au contraire! Je pense que toutes ces années d’études m’ont davantage abrutis que d’autre chose. Je suis plutôt revenu à un style bien plus simple et sans grande qualité intellectuelle. C’est du moins mon avis 😉

Mais pour en terminer avec ce sujet, je vais maintenant aller droit au but, car je n’ai pas l’intention de rédiger une thèse doctorante sur le sujet. La trinité n’est rien d’autre qu’un concept que Jésus a utilisé pour faire comprendre des réalités spirituelles, avec des images connues et appliquées de son époque, somme il le fit aussi par les paraboles. Jésus est bien « l’Emmanuel », qui signifie « Dieu parmi nous ». Il est aussi le « je suis » qui s’est présenté au centurion romain, mais aussi, celui-là même qui s’est présenté à moïse au buisson ardent. Dans les deux cas, ce fut le même « Je suis », et les genoux de chacun ont plié. Jésus est bien le créateur de toutes choses. il est la Parole incarnée. Il est le seul chemin. la vérité et la vie. Est-il un fils au sens propre? C’est très réducteur. Alors, est-il aussi le Père? C’est encore très réducteur. Ces questions ne sont pas pertinentes. En réalité, on ne pose pas les bonnes questions, en lien avec la Bible. Ces questions sont davantage en lien avec ce que pensent les uns et les autres du sujet. C’est ça, la vérité. Notre formulation est, dans ce cas, erronée.

Le grec et l’hébreu sont très différents dans leur construction de pensée. L’hébreu ne fait pas les distinctions que le grec fait. Ce n’est pas la même construction de pensée. Ce n’est pas le même langage. Ce n’est pas non plus la même culture. Or, parce que l’on a observé des distinctions dans la personne de Dieu en trois entités, nous sommes alors certain que c’est la vérité. Pourtant, rien n’est plus faux que de faire ce type d’analyse qui réduit la compréhension de la personne de Dieu à un homme, puis deux esprits distincts. Ma suggestion est celle-ci: Celui que l’on présente comme Dieu le Père, c’est le Dieu dont on parle, depuis l’ancien jusqu’à la fin du Nouveau Testament. L’Esprit de Dieu, ou :Saint-Esprit », c’est l’être intérieur de la personne de Dieu, tout comme chaque personne a son esprit qui ne se dissocie pas de sa personne. C’est même l’essence de la personne. Sans cet esprit, il n’y a pas de personnalité. Et Jésus? la représentation humaine de Dieu, car Dieu est Esprit. Mais dans ce cas, pourquoi Jésus priait-il son père?

Est-il possible que Jésus se soit donné en exemple, afin d’illustrer une vérité spirituelle? C’est une possibilité, mais elle ne satisfait pas la plupart des trinitaires. Mais dans ce cas, il faut aussi tenir compte du niveau de compréhension des auditeurs de Jésus. Il n’est pourtant pas venu affirmer qu’il était le Messie, ni Dieu, ni même le fils de Dieu. Il s’est même donné le titre de « fils de l’homme »! C’est par la foi que Pierre affirma que Jésus est bien le Christ. Et Jésus lui a dit que c’est l’Esprit qui le lui a révélé. Jésus n’est pas venu affirmer sa divinité, car dans un tel cas, à quoi bon le don de la foi, qui est une grâce et non une preuve historique et physique? C’est pour cela que je dis que, la trinité n’est rien d’autre qu’un concept qui correspond à la construction de la pensée grecque. Dans l’hébreu, ces distinctions n’existent pas. Le grec vient altérer la suite logique de la révélation progressive de la personne de Dieu. Il y a une réelle coupe entre l’ancien et le nouveau testament. Le premier appartient à la culture hébraïque, alors que l’autre appartient à la culture grecque, culture des nations païennes.

Jésus est donc le Père? Non. Il s’agit d’une image prise dans le monde des hommes, qui fonctionnaient par clans familiaux. De plus, cela correspondait à la manière des grecs de concevoir les dieux de leur mythologie. En réalité, il n’y a ni père ni fils. Du moins, pas au sens littéral. C’est une image prise dans le monde des hommes et non pas dans le royaume de Dieu. À titre d’exemple, Jésus n’est pas un agneau au sens propre, mais au sens figuré. Il n’y aura pas de noces au ciel, c’est une image prise dans le monde des hébreux, une image connue des contemporains. C’est un élément qui n’est pas pris en compte par les exégètes, car ils débutent leur formulation théologique sur une erreur. La foi n’est pas la mesure idéale pour l’objectivité. La foi transcende tout. Mais elle n’explique pas. C’est ça le problème. Jésus est donc à la fois le Père, le fils et l’Esprit? Je ne tenterai pas une réponse aussi réductrice. Jésus est la représentation humaine de Dieu, qui est Esprit. L’Esprit Saint est l’être intérieur, l’essence même de la personne de Dieu. Ce que j’évoque est si simple, mais si intangible pour les littéralistes.

Conclusion

Il n’y a pas deux clans, pas même un seul. Nous savons que Jésus est Dieu. C’est un principe auquel nous devons nous attacher. Ce n’est pas seulement un « fils ». Il est Dieu. Alors, pourquoi ne serait-il pas le créateur de toutes choses? Ah oui, c’est vrai. Parce qu’il s’est assis à la droite du Père. Mais encore là, il s’agit d’une image. La trinité est une manière de faire comprendre simplement la personne de Dieu, surtout avec sa venue dans un corps d’homme. La trinité est présente, oui. Mais ce n’est pas une doctrine, c’est une image prise dans le monde des hommes, rien de plus. Pourquoi cet acharnement à discerner la personne de Dieu, alors qu’il est insondable? Est-il possible que nous entretenions le mystère, bien que les hommes ont horreur du vide? C’est exactement ça, la foi!

Que le Seigneur vous bénisse tous, qui que vous soyez 😉

Patrick Galarneau

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9 réflexions sur “Trinité, tri-unité, monothéisme trinitaire, polythéisme, bref… l’Intégral

  1. Merci Patrick pour ces précisions, j’ai compris beaucoup de choses que j’ignorais et j’en ai encore beaucoup à apprendre. Un seul tout petit reproche sans valeur: Ce n’est pas tout le monde qui aime lire des textes trop long, plusieurs ne liront pas ce que tu viens d’écrire, Hélène et moi on aime lire, c’est notre dada, voyageur sur terre on a aimé, des fois cela nous prend quelques jours, mais on ne perd pas le fil et de plus on partage de que l’on aime. Continue ton beau travail. On t’aime dans le Seigneur. Hélène et Denis.

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  2. « Il n’y aura pas de noces au ciel, c’est une image Il n’y aura pas de noces au ciel, c’est une image prise dans le monde des hébreux, une image connue des contemporains.. »

    Bonjour Patrick,

    En marge de la question sur la trinité, je suis intrigué par cette formulation… J’avoue ne pas trop connaitre ce que pouvait être cette image « prise dans le monde des hébreux », et « connue des contemporains ». Qu’est ce que les juifs du premier siècles comprenaient de cette image qui différerait de notre compréhension chrétienne d’une célébration d’union céleste avec Jésus-Christ ?
    Et surtout comment peut-on dire qu’il « n’y en aura pas », au contraire de la proclamation prophétique de Jean en Apocalypse 19:5-9 ?

    Merci de nous en dire un peu plus…

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    • En fait, il ne s’agit pas que des hébreux, mais de tout hommes et femmes qui sont dans l’empire romain. La culture grecque a influencée l’empire grec et la structure de pensée est grecque. Quand Jésus parle des noces, il fait référence à quoi? Et bien, à une image bien connue et pratiquée chez ses contemporains, mais l’image de noces n’est qu’un instrument pour illustrer son propos: l’alliance entre Christ et son Église. Mais ce ne seront pas des noces en soi. Ce sera bien mieux!

      La même chose pour l’agneau immolé: Jésus n’est pas un agneau au sens littéral. C’est une image du monde hébreu pour illustrer le sacrifice de Jésus. Les hébreux pouvaient alors mieux comprendre le sacrifice de Jésus, que ce dernier était parfait, sans tache, et expiatoire.

      La trinité est bel et bien inscrite dans le N-T, mais l’erreur, c’est d’en faire une doctrine essentielle au salut, alors que ce n’est qu’une image employée pour illustrer le lien indéfectible de Jésus au Père. Et c’est très correct d’avoir cette image de «clan» pour illustrer la personne de Dieu. Mais c’est la construction de pensée grecque qui permet cette illustration, pas l’hébreu 😉

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  3. Merci pour ce partage, depuis ce matin j »étais troublé parce que je me suis retrouvé milieu des deux camps, et à peine 1 an de conversion vraiment je me posais la question afin de savoir quels sont ceux qui adorent vraiment Dieu? Parce que d’une part le modalisme et de l’autre la trinité!! Vu les arguments j’étais incapable de discerner entre les 2 certes les écrits disent que Dieu est UN et Dieu est ESPRIT et en tant qu’ESPRIT est ce qu’on peut le dissocier?? la Bible dit que Dieu est ESPRIT puisqu’il est aussi SAINT donc il est le SAINT ESPRIT! Concernant JESUS quand Philippe lui a demandé de montrer le père, il dit qu’il y’a si longtemps que JE SUIS avec vous et tu ne M’A PAS CONNU? Jésus lui même ne fais pas de différence entre lui et le père donc comment pourrions-nous dire que le Père n’est pas le Fils? En gros quand j’ai lu cet article j’ai un peu compris ce que tout ce que cela voulait dire!! Certes il y’a la notion de Trinité mais surtout à ne pas prendre littéralement parce que notre Dieu est insondable! Amen et merci pour ce partage

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