Je n’obéis pas à Dieu et je ne le ferai jamais

Ce titre peut choquer la majorité chrétienne, sachant que je me réclame de cette foi en Jésus-Christ. Néanmoins, il est vrai que je n’ai pas envie d’obéir à Dieu, car ce n’est pas dans la nature humaine. Je n’éprouve aucune honte d’ailleurs à ne pas avoir envie de lui obéir. Pourtant, je ne fais rien d’extraordinairement contre Dieu. Je ne suis pas désobéissant non plus. Je ne veux ni commettre de tort à mon prochain ni contre Dieu. Mais je ne lui obéirai pas pour autant. J’ai bonne conscience et je distingue sans problème ce qui est bien de ce qui est mal. Et comme l’a déjà dit l’apôtre Paul : « Je ne fais pas le bien que je voudrais faire, et je fais le mal que je ne veux pas ». Alors, quand bien même je voudrais être obéissant à Dieu, je ne serai jamais à la hauteur, car il est inévitable que je pèche, aussi longtemps que je serai dans ce corps de mort, pour reprendre une autre parole de l’apôtre.

Il est écrit aussi que Dieu aime l’obéissance bien plus que les sacrifices. Mais je ne lui obéirai pas pour autant, car je ne suis pas à la hauteur. J’ai appris avec le temps que je n’y arriverai tout simplement pas. J’ai compris que ma vie chrétienne n’a aucun sens et qu’il est probablement temps de tout abandonner. Je me suis découragé devant mon incapacité à être agréable à Dieu. Je me suis morfondu à réaliser que, chaque fois que j’ai réussi un bon coup dans ma vie chrétienne et que j’en suis fier devant Dieu et les chrétiens de mon église, je retombe de très haut sur ce que je croyais être en mesure de surmonter dans ma vie. Mes faiblesses ne me quittent pas. Elles m’assaillent et m’empêchent d’être le chrétien idéal, celui que tous prendront comme modèle. Au début de cette nouvelle vie, je m’illusionnais en victorieux, ragaillardie de cette nouvelle puissance qui allait me procurer la capacité à déplacer n’importe quelle montagne et obstacle qui allait se dresser sur mon chemin. Si au début j’étais plein de zèle et d’une fébrilité incontrôlable par cette foi et cette espérance nouvelles, le temps, le quotidien et les soucis de la vie ont regagné du terrain. La lune de miel s’est terminée de manière progressive et sans que je m’en rende compte.

À ce moment-là, je me suis dis que pour retrouver cette flamme qui m’animait et embrasait mon cœur, je devais impérativement revenir à mon premier amour. Je me suis mis alors comme défi d’être obéissant. Ma première action était d’abandonner sur-le-champ certains travers de ma vie. Je persévérais en priant et en lisant ma bible le plus longtemps possible. Pendant un certain temps, ça me réussissait et j’en étais fier. Je pouvais enfin regarder les chrétiens de mon église avec le torse bombé de fierté. Enfin, j’étais revenu dans l’élite des forts. Je pouvais imposer ma morale chrétienne à tous ces faibles qui ne réussissent pas à surmonter leurs travers à eux.

La grâce hypocrite de Dieu

Avant que Dieu se saisisse de ma vie, j’ai assisté à plusieurs reprises aux campagnes d’évangélisations organisées dans ma ville. Ce sont de gros événements que les chrétiens ne manquent pas et à qui on exhorte d’amener avec eux des personnes non-croyantes, car c’est bien pour elles au départ que l’on fait ces gros événements. Dans ces prédications, on vous fait l’apologie de la vie en Christ, de son sacrifice à la croix, du pardon du Père, de la résurrection de Jésus, de cet espoir renouvelé et éternel. On met l’accent sur cette grâce infinie de Dieu et cette tonne de brique sur nos frêles épaules, qui représentent notre dette envers Dieu, qui s’effacent subitement lorsque Dieu se saisi de nous. Notre pardon est effectif et les fardeaux ne sont plus. On nous dit aussi que personne ne peut ravir de la main de Dieu, ceux et celles qu’il a racheté par le précieux sang de son fils à la croix et à qui il a accordé le pardon, la foi par la grâce, et la vie éternelle. Cette vie en abondance semble être une merveilleuse aventure et enfin, je peux vivre d’espoir et de joie. L’intention des organisateurs n’est pas en cause. Ils le font pour le Seigneur et dans l’objectif ultime que les élus entendent la voix de celui qui appelle. Mais on ne m’a pas tout dit.

Pour ma part, je connaissais déjà toute la Bible avant même que Dieu change ma vie. Je pouvais citer des versets et des passages par cœur et dans son entièreté. Normal, pour un jeune garçon qui a passé sa jeunesse à l’église évangélique baptiste et qui fut contraint à aller dans les réunions de jeunesse. Bien que je me sois sauvé souvent par la porte d’en arrière durant ces cultes soporifiques orchestrés par des vieillards en complets-cravates, je n’en étais pas moins bien éduqué sur les principes du christianisme que je rejetais avec des haut-le-cœur. Mon père, un zélé qui se comparait admirablement avec l’apôtre Pierre, me sermonnait sans cesse et me questionnait sur ce que j’avais appris durant le culte des jeunes. J’observais tous ces croyants de l’église, qui me paraissaient tous ennuyants, et je ne voulais pas devenir comme eux. Mais c’est plus tard au courant de ma vie que je fis le pas moi-même de répondre à l’appel du Seigneur, sans mon père, sans église et sans pasteur pour tenter de me convaincre. Seul Dieu peut convaincre et il faut que cette vérité soit vraie, car personne n’aurait pu me convaincre, tête de mule oblige.

On m’a dirigé vers ma première église, loin de celle de mon père à laquelle je refusais d’être associé, afin que ce dernier ne soit pas toujours sur mon dos. Rapidement, j’ai monté les échelons, si je puis m’exprimer ainsi, car j’avais déjà une longueur d’avance sur la plupart des gens, même ceux et celles qui avaient plus d’une décennie de vie chrétienne. J’ai appris des versets et des passages par cœur, j’avais déjà lu toute la Bible et j’étais déjà passé à l’université de Montréal en Théologie. Mais je n’en étais pas moins un jeune chrétien quand même, avec ce zèle qui semble caractériser tous les nés de nouveau et une vie passée qui n’était pas disparue comme je l’avais cru. Au début, on vous sourit, on se présente à vous avec un cœur bien disposé et on semble vous accueillir favorablement. Le temps file, les épreuves arrivent en même temps que votre baptême, dont on a repoussé l’échéance pour faire des baptêmes de masse, et à partir du moment où vous êtes baptisés (parfois on exige cela avant de vous baptiser), vous êtes sollicités à changer certaines choses. On vous impose des changements que ces chrétiens veulent observer chez vous. Soudainement, ce n’est plus la grâce, ce sont des lois chrétiennes qui prennent place dans nos vies. Le langage change. On ne parle plus de cette grâce, mais d’obéissance. À observer toutes ces mains levées en l’air lors de la louange, je me dis qu’il faut que je fasse de même, afin de démontrer cette véracité de mon salut en Jésus-Christ. J’adopte aussi le langage évangélique, car je dois aussi répondre favorablement à cette culture interne qui s’impose d’elle-même. Progressivement, je porte un masque de plus en plus épais, à mesure que je progresse dans cette vie chrétienne. Il semble que ce soit de plus en plus de mensonges et de cachotteries qui caractérisent cette vie chrétienne. Suis-je le seul qui soit ainsi? Me questionnais-je, avec raison.

Piégé

Je me mets alors à obéir à certaines conventions chrétiennes de ma religion. Il m’est interdit de faire ou dire certaines choses. Bien que certaines paroles et certains gestes ne soient pas édifiants, ce n’est pas par un cœur transformé que je cesse de dire ou faire, mais bien par une obéissance légaliste que je le fais. Considérant mon succès à obéir, j’impose à mon tour mes propres règles, celles que j’ai perfectionnées à partir de celles qui me furent imposées. Je devins donc pasteur. Mais je n’en ai pas moins des faiblesses personnelles que je n’ai jamais réglé, si ce n’est qu’une obéissance par mes propres forces. En devenant pasteur, je me devais donc d’être irréprochable. Le problème, c’est que mes faiblesses ne disparaissent pas avec le titre. Plus je les repousse, plus elles cognent fort à la porte. Mais la Bible me dis que si je persévère jusqu’à la fin, je serai sauvé (délivré). Alors, je persévère et je m’impose des règles. Sitôt que je chute, je me décourage et j’implore le pardon de Dieu, face contre terre. Je ne me sens pas digne d’être un serviteur et je m’auto-flagelle, afin d’expier ma faute et retrouver une certaine sérénité si je suis sévère avec moi-même. Puis, je m’imagine Dieu en train de me regarder avec découragement et le doigt accusateur qui me pointe, à cause de ma faute que je répète incessamment. Et à chaque fois, je réclame le pardon de Dieu, avec honte, car je suis en train d’user la patience de Dieu. J’ai de plus en plus honte de le prier, car Dieu va finir par m’abandonner.

Continuer ou abandonner

L’idée de tout abandonner me traverse l’esprit, mais je persévère, car je suis un vrai chrétien né de nouveau. Puis, je bénéficie des enseignements de pasteurs le dimanche matin qui, sans le savoir, m’encouragent et me font du bien. Je me dis alors que c’est Dieu qui me parle par ces messages, en utilisant ses serviteurs. Ces messages semblent me viser directement et c’est une véritable grâce du Seigneur. Je suis donc très motivé à persévérer et je me sens vainqueur déjà à l’avance. Cette persévérance est payante pour moi, car mes faiblesses semblent être vaincues. Par cette force que j’ai en moi, je les repousse et je retrouve une fois de plus ma place parmi l’élite des forts en Christ. Je m’aperçois aussi que la plupart des chrétiens que je côtoie sont dans la même situation que moi. Ils tentent aussi d’obéir et perdent des batailles. Ils arrivent à l’église avec un air déconfit, puis un autre dimanche, ou une autre réunion dans la semaine, ils sont joyeux, car ils ont vaincu leurs faiblesses à eux. Ils évoquent la prière, la lecture de la Bible, les mises en applications des messages pastoraux le dimanche matin ou des conférenciers venus discourir sur une thématique en particulier puis repartir avec leur chèque de conférencier. D’autres se sont rendus au CLC pour se procurer un livre de cure-d’âme pour une problématique qui les concerne et cela leur fait le plus grand bien. Ils mettent en pratique les techniques suggérées.

Je retourne à l’église le dimanche suivant et en prières à voix haute, je loue le Seigneur pour ses accomplissements dans ma vie, pour les serviteurs qu’il a utilisé pour m’aider dans la résolution de mes faiblesses, et les gens de l’assemblée disent « AMEN », secouant la tête d’approbation. Puis, on entend la musique en fond, jouée avec douceur, et assurément, le Seigneur est présent, confirmant la véracité de ses actions dans ma vie. Mais je ne suis pas au bout de mes peines. Me croyant maintenant fort, je retombe dans mes faiblesses, parfois tôt parfois tard, mais j’y retombe. Je me dis alors que je ne peux pas demander à nouveau que l’on prie pour moi pour le même problème, car non seulement je vais lasser la patience des gens, mais aussi celle de Dieu. Je garde pour moi mes faiblesses et j’affiche le masque du chrétien victorieux. Bien entendu, par mon obéissance et ma force de caractère, bien des choses ont changé dans ma vie. Il y a plusieurs pratiques que j’ai abandonnées et dont je n’ai plus envie. Je me dis alors que je ne suis pas si pire. Bien d’autres sont encore aux prises avec les faiblesses que j’avais et que je n’ai plus. Cependant, je me sens toujours honteux et coupable de celles que j’ai actuellement. Qu’importe, je dois composer avec. Je porte donc le masque évangélique et je suis considéré comme une référence spirituelle pour beaucoup. Je me suis pris au piège, la grâce de Dieu n’en est pas une, c’était un leurre pour m’embarquer dans une religion, et j’ai abandonné tout espoir de changement dans ma vie, car Dieu ne tient pas ses promesses, mais ça, je n’ose même pas me dire ça, car Dieu entend mes pensées et il sera fâché contre moi si j’ose croire que ce n’était qu’un mensonge.

Solution

Il n’y a donc aucune issue. Ou je persévère et me fais violence, ou je sors de l’église et je retourne dans le monde, là où je ne subirai plus les jugements des gens et de Dieu. D’un autre côté, je ne peux pas abandonner. Dans mon cœur, je sais que c’est impossible, car j’ai été scellé. Ma vie est éternelle et appartient à Dieu. Personne ne peut lui ravir ma vie de ses mains. Par contre, je peux m’isoler et vivre ma vie comme je l’entends, loin de cette voix forte du Seigneur qui accable ma conscience.

J’ai réalisé que la solution ne réside pas dans la force de l’homme. Ni les prédicateurs, ni le pasteur de mon assemblée, ni les conseils sages des hommes et des femmes qui m’entourent, ni la prière, ni la persévérance, ni la lecture de la Bible, ni aucun autre moyen n’existe pour me parfaire et devenir un homme accompli pour toutes bonnes œuvres. Ce n’est pas non plus ma fidélité à l’église locale, ni mes paroles évangéliques, ni mon ministère, ni mon titre de pasteur, ni mes nombreuses études en théologie et en histoire, ni ma sagesse, ni rien d’autre qui peuvent me venir en aide. Est-ce si surprenant que ni la Bible ni la prière ne peuvent m’aider? En apparence, oui. Ma lecture assidue ne m’a pas transformée. La prière, l’invocation, mes pleurs, mes louanges et mon adoration ne m’ont pas transformé. J’ai eu l’apparence d’être très spirituel, bien plus que les chrétiens matures qui me paraissaient faibles, car ils n’étaient pas aussi fervents que moi dans la méditation et la prière. Or, je m’illusionnais. Toutes ces pratiques religieuses ne m’ont pas délivré. Alors, j’ai abandonné.

Oui, j’ai abandonné ma vie entre les mains du Seigneur. Bien que je sois né de nouveau, j’ai cessé toutes pratiques religieuses et j’ai laissé Dieu diriger ma vie. Concrètement, ça se résume à ne plus m’imposer quelques règles que ce soit. J’ai cessé d’en imposer aussi. J’ai cessé de parler et de toujours demander à Dieu. J’ai cessé de toujours tout diriger vers moi, comme si j’étais la pauvre victime de Satan et de tous les pièges qu’il me tendait. J’ai aussi abandonné l’église et de fait, le titre pastoral. J’ai même cessé de prier et de lire autant. Je me suis laissé tomber. Je me suis abandonné. J’ai cessé de résister à moi-même mais surtout, à Dieu, qui ne demandait pas mieux que de prendre place dans ma vie. L’apôtre Paul, et oui, encore lui, a dit, avec justesse aux chrétiens de Rome :

« 1  Frères et sœurs chrétiens, Dieu est plein de bonté pour nous. Alors, je vous demande ceci : offrez–lui votre personne et votre vie, c’est le sacrifice réservé à Dieu et qui lui plaît. Voilà le vrai culte que vous devez lui rendre.

2  Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle. Ainsi, vous pourrez savoir ce qu’il veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait ».

 

Ma vie nouvelle

J’ai cessé d’obéir à Dieu, je l’ai laissé prendre place dans ma vie. J’ai cessé d’avoir le plein contrôle de ma vie, je lui ai donné ma vie. Voilà ce qui plaît à Dieu, mais que moi, comme beaucoup d’autres aujourd’hui, n’ont pas compris. J’ai cessé de me faire imposer des règles dites « chrétiennes ». J’ai cessé d’y obéir. J’ai cessé d’en imposer aussi. Ma lecture de la Bible est devenue totalement différente. Là où je croyais que Dieu imposait des règles, j’y ai plutôt compris sa grâce. Lorsque je prie, ce n’est plus centré seulement sur ma petite personne, car je sais que Dieu prend soin de moi. Ma relation avec les autres a aussi changé. J’ai davantage de compassion et de miséricorde envers ceux et celles qui éprouvent des difficultés dans leur vie personnelle.

Je n’obéis pas aux règles. Je ne désire pas être voleur, haineux, calomnieux, injurieux, impudique, désinvolte. Mon cœur ne désire pas ces choses. Ce n’est pas par retenu que je refuse de voler ou d’haïr. C’est parce que Dieu a transformer mon coeur. J’entend souvent dire « Il faut aimer ses ennemis, pour être agréable à Dieu ». J’ai entendu cela d’un pasteur dernièrement et moi de lui répondre: « Je n’ai pas envie d’obéir ni d’aimer. J’aime parce que mon coeur a été transformé, pas parce que je dois plaire à Dieu ». L’obéissance n’est pas une action volontaire de notre part, c’est une disposition de coeur dont Dieu opère une transformation progressive. Dans les apparences, je paraît obéissant. Dans les faits, c’est un coeur renouvelé, avec une intelligence renouvelée. Je n’accompli aucune oeuvre, c’est Dieu qui accompli son oeuvre dans mon être intérieur, en le renouvelant par son action, et qui se traduit inévitablement dans mes actions de tous les jours. Mes actions paraissent comme étant des oeuvres de ma part et qui me procureront des récompenses, mais la réalité est tout autre: les oeuvres accomplies ne sont rien d’autres que des manifestations symptomatiques d’un coeur et d’une intelligence renouvelés par l’Esprit de Dieu. Je ne suis nullement responsable de ces actions. La même action ne comporte pas nécessairement le même motif d’un croyant à un autre. Certains le font par obéissance à des règles, afin de paraître chrétien, mais le coeur n’y est pas, si ce n’est que tourné vers soi, dans le but de faire la démonstration de ses actions. Dans d’autres cas, les oeuvres ne sont que le résultat d’un coeur renouvelé qu’on ne peut empêcher d’accomplir la volonté de Dieu, conformément à ce renouvellement opéré par l’Esprit du Seigneur.

En conclusion

Je ne ressens donc pas le besoin de plaire à Dieu ni de lui obéir. Il y a longtemps maintenant que je n’ai plus ces préoccupations. Il m’est plus facile de discerner et comprendre sa volonté, car justement, j’ai laissé Dieu aux commandes en me tassant du volant ou du gouvernail de ma vie. La réalité, c’est que je voulais demeurer en contrôle de ma vie et ne pas laisser Dieu faire ce qu’il veut de moi. C’est ce qui explique pourquoi je me suis bâtis un dieu selon l’image que j’avais décidé de me faire. Je me suis donné un cadre de règles, afin de pallier à ce refus de voir Dieu opérer dans ma vie et ainsi, me déstabiliser, moi qui refusait de vivre par la foi au lieu de règles humaines. Je voulais ainsi imposer ma façon de concevoir Dieu, de même qu’une interprétation rigide de la Parole de Dieu. Je me faisais l’accusateur de ceux et celles qui n’obéissaient pas selon mes standards. Je condamnais ceux et celles qui vivaient librement leur foi en Jésus-Christ, car je les considérais frivoles, libertins et pas assez rigides. Aujourd’hui, je ne me questionne plus à savoir si je dois obéir aux lois, car je les respecte sans même faire d’effort, Dieu ayant inscrit sa loi dans mon coeur en renouvelant mon intelligence. Je n’ai plus besoin de lire ou prier constamment, ni demander à Dieu sa volonté. Sa Parole devient simple et limpide, je lui parle sans avoir recours à une pratique religieuse pour la prière, puis sa volonté est tout aussi limpide. Si je n’obtiens pas de réponse à ma prière, je ne suis pas en état de panique ni en dépression. Je prend les décisions avec ce que j’ai comme informations, sachant que Dieu m’a aussi donné une sagesse, une intelligence et une liberté d’action.

J’ai acquis cette liberté dans ma foi. Je suis devenu libre lorsque j’ai cessé de régner sur ma vie. C’est à ce moment précis que je peux affirmer avoir obéi à Dieu, car oui, ce fut difficile de laisser Dieu prendre ma place, mais ce fut la meilleure décision.

Patrick Galarneau

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8 réflexions sur “Je n’obéis pas à Dieu et je ne le ferai jamais

  1. Dieu ne juge pas : Dieu est Amour. Or, l’amour est patient, l’amour est bon, il n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil, il ne fait rien d’inconvenant, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, il ne tient pas compte du mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit avec la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. (1 Cor 13:4-7)

    Il est amour, donc…
    – Dieu est patient
    – Dieu est bon
    – Dieu n’est pas envieux
    – Dieu ne se vante pas
    – Dieu ne se gonfle pas d’orgueil
    – Dieu ne fait rien d’inconvenant
    – Dieu ne cherche pas son propre intérêt
    – Dieu ne s’irrite pas
    – Dieu ne tient pas compte du mal
    – Dieu ne se réjouit pas de l’injustice, mais Il se réjouit avec la vérité
    – Dieu pardonne tout
    – Dieu croit tout
    – Dieu espère tout
    – Dieu endure tout

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  2. ce témoignage est très fort. Je me suis reconnu dans plusieurs extraits. Cette sincérité ne laisse pas indifférente. Maintenant, j’ai une question: à quoi se résume CONCRETEMENT votre vie chrétienne? vu que vous semblez anticonformiste (ne le prenez pas à la négative hihi)

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    • À aider les chrétiens de tout horizon à devenir, non pas de simples obéissants, mais à ËTRE ce qu’ils doivent être en Christ. Personnellement, je ne ressens pas le besoin d’obéir, ça se fait naturellement. Quand vous vous efforcez d’obéir, c’est que vous ne laissez pas Christ opérer les changements en vous (je ne parle pas de vous, mais au sens général 😉 )

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      • Vous avez raison je m’efforce à obéir sans réellement laisser christ le contrôler diriger en faite je vis contre les choses interdites j’essaye d’être juste au yeux de Dieu alors que cela m’est impossible il n y a que lui qui peut me changer complètement. Parfois je respecte ses commandements sans vraiment l’aimer j’obéis juste pour ne pas risquer l’enfer éternel mais au fond de moi je ne l’aime pas assez je suis assez franc extérieurement mais intérieurement c’est presque le néant car mon n’y est tout simplement pas et malheureusement certains des chrétiens vivent comme cela juste pour obéir et non pour réellement accepter l’amour du christ mais juste pour éviter le juste châtiment éternel c’est quand même triste.

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  3. Ce texte est fort. Plusieurs éléments que tu dis confirme mes propres pensées depuis quelques temps. Je me dis souvent que la sanctification est un parcourt qui ne doit pas se faire par nos propre force mais en donnant sa vie à Christ . On peut pas combattre le péché dans sa chair seul.

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  4. Magnifique témoignage. Cela me réconforte car une partie de moi combat pour obéir à Dieu, et l’autre pour que je m’abandonne à lui. Cela pourrait représenter la même chose, mais comme vous expliquez, cela est tout à fait différent.. c’est très dur à comprendre et à situer dans la vie de tout les jours. Très dur à avaler quand dans la Bible tout vous accuse et vous exhorte à l’obéissance et la perfection du Père céleste, alors que dans un autre côté, dans l’intimité avec Dieu, il vous témoigne plutôt son amour et l’importance de l’aimer et de le laisser vous changer avant tout, car le reste viendra par dessus. Alors des fois je me crois folle, comme illusionnée dans cet imaginaire de cette dimension d’amour inconditionnel qui m’est accordé parfois lorsque mon coeur est ouvert sans contraintes, qui je le sens, me guide. Et puis, lorsque confrontée à la réalité de ma vie dès que je m’auto analyse, lorsque je révise mes capacités réduites, mes défauts et ce qui me manque pour plaire à Dieu, je retombe de haut, de haut, de très haut! Alors je me dit que l’un me rassure et me change, et que l’autre me culpabilise et me met la pression afin de pas rater mon salut et l’oeuvre que Dieu à préparé pour moi. Je me dit qu’il y’a contradiction et opposition entre ces deux sentiments, et que l’un ne vient certainement pas de Dieu.
    Deux nuits j’ai fait un rêve ou j’ai vu Jésus, dans l’un je voulais le serrer dans mes bras mais je n’osais pas, j’avais peur, je ressentais que je ne le méritais pas. Mais l’envie d’être près de lui malgré tout fut plus forte que moi et je me jetait contre lui le serrant et posant ma tête sur son épaule. Jésus ne réagi pas j’eu le sentiment qu’il m’ignorait, que sa l’embêtait plus qu’autre chose que je soit la collé à lui. Alors je me retirait, restant assise à côté de lui, la tête baissée, perplexe et perdue dans mes millers de pensées accusatrices, désobligeantes, culpabilisantes et décevantes, alors lors que je m’y attendait le moins, Jésus tourna son visage vers moi avec un sourire si doux, si réconfortant et tellement rempli d’amour, puis me fit un bisou sur la joue, comme pour dire, alors tu doute de moi, de mon amour ? Et je fut surprise et tout mes doutes s’en alla, je me réveilla au milieux de la nuit alors que cela m’arrive rarement que pour aller au toilette, et je souriait bêtement, j’en revenait pas et je me répéter dans ma tête tout ce que j’avai vécu dans ce rêves, tellement heureuse, afin de me rappeler chaque détails. Puis la nuit suivante, dans un autre rêve, je fut avec Jésus à nouveau, nous étions côte à côte marchant sur un chemin ni trop étroit ni trop large, avec à l’horizon le lointain bien ouvert et dégagé sur la plaine, alors que pourtant des deux côtés du chemin prônaient deux forêts. Il faisait mi nuit, comme si le soleil terminait de se coucher, on pouvait encore voir mais très peu. Jésus me dit : avance vers la lumière. J’eu l’impression que dans ce rêve Jésus eut voulu me dire qu’il marche avec moi sur ce chemin de la vie, que le but est de gardé son regard sur lui ( quand on aime quelqu’un qui nous aime on ne cesse de penser à cette personne, lien très fort) , alors que la nuit tombait, je risquait de m’égarer ou à droite dans la forêt, ou à gauche dans l’autre forêt, alors que le chemin était juste la droit devant. Et Jésus, avec son vêtement tout blanc et rayonnant de clarté me démontrait que même dans la nuit je pouvais voir la lumière si je le laisse rester à côté de moi me diriger, et si je l’aime pour voir briller sa lumière qui est un feu d’amour.
    Bref je sais pas pourquoi je raconte tout cela, sans doute le besoin de partager mes expériences, et que aussi, malgré ces choses vécues de l’amour et la présence de Dieu, j’ai toujours l’impression d’être folle et suis partagée. Pour préciser, je me suis convertie, cela fait seulement 7 mois.
    Que Dieu vous bénisse

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  5. Merci pour ce développemen, meme si a quelques endroits cela me parait floue.
    Je traverse une période très difficile actuellement, tourmenté en moi-même a cause de la vie que je vie pendant que je me suis converti il y’a de cela 3 ans maintenant. Quand je lisais vos écrits j’avais l’impression de lire ma vie, parce que c’est le meme portrait que tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à présent( toutes les étapes y sont). Et je suis d’accord avec vous quand vous dites que si tout cela m’arrive c’est parce que je ressens le besoin d’obéir a Dieu au lieu de le laisser prendre le controle. Cependant je ne sais pas vraiment comment arriver a m’abandonner totalement entre ses mains. Est-ce que je dois laisser mes penchants naturels s’exprimer quand elles le veulent ? Ne pas resister ? Que dois-je faire quand toutes ces pulsions naissent en moi ?

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