Église La Bible Parle

Il y a longtemps que je projetais de visiter cette assemblée, mais comme elle se trouve à bonne distance de chez moi, je devais au préalable m’assurer d’être convenablement bien organisé, car mes visites ne sont jamais hasardeuses et ont un but bien précis. Outre la distance qui me sépare de son emplacement géographique, l’église La Bible Parle n’était pas encore planifiée dans un agenda rapproché. J’ai eu à visiter plusieurs assemblées, dont l’église Nouvelle Vie, à laquelle j’ai consacré plusieurs mois de suivi et d’analyse; l’église La Chapelle, une église issue de Nouvelle Vie, ainsi que d’une église sœur située à Laval-Ouest, l’église Le Portail. J’ai donc parcouru les quelques 40 minutes d’autoroutes pour m’y rendre.

À mon arrivée, quelle ne fut pas ma surprise de constater que cette assemblée s’est dotée de préposés au stationnement, comme le fait d’ailleurs l’église Nouvelle Vie. Ma première réflexion était alors de craindre qu’elle se soit aussi dotée d’un système de sécurité pour épier les allées et venues des visiteurs un temps soi peu dérangeants et mal venus, comme ce fut mon cas lors de mes nombreuses visites à l’église Nouvelle Vie. À titre personnel, je ne me formalise pas de la suspicion que je peux engendrer chez certains évangéliques paranoïaques qui n’apprécient guère ceux et celles qui exercent un esprit critique à leur égard plutôt que de leur lécher les bottes en les flattant outrancièrement. Cependant, lors d’une visite, je n’aime pas que les inquisiteurs improvisés que sont les gardes de sécurité de Nouvelle Vie, seule église au Québec à agir de la sorte, cherchent à me casser les pieds en me suivant pas à pas. Néanmoins, est-ce nécessaire que de se doter de préposés au stationnement pour une assemblée qui, à ma simple observation, ne doit pas avoir la capacité de contenir plus de 500 personnes dans sa salle de culte. Enfin bref, c’est un service offert et gratuit, alors, ce n’est pas un sujet qui mérite davantage d’attention.

Toutefois, à l’intérieur, on constate une certaine hospitalité qui contraste admirablement bien avec cette « mégachurch » qu’est l’église Nouvelle Vie. C’est dans l’ère de stationnement que se termine alors les comparaisons. Nous avons l’impression d’être dans une grande maison, avec son toit haut et en pignon et comme par hasard, le pasteur, dans son message, évoquait justement le terme grec de « habitation », qui signifie « un groupe de personnes, des envoyés » (définition donnée par le pasteur).

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Le seul petit hic: on se sent un peu tassé, bien qu’il y a suffisamment d’espace pour circuler, si, par exemple, nous devons nous rendre à la salle de bain pendant le culte.

Si l’intérieur est chaleureux, et je reviendrai d’ailleurs sur le sujet un peu plus loin avec photos à l’appuie, l’extérieur laisse plutôt perplexe et songeur. Avec son architecture, on a l’impression que c’est une église catholique désaffectée et dont la construction et son aspect architectural sont typiques aux bâtisses religieuses des années 80, une mode qui n’aurait jamais dû voir le jour d’ailleurs. Voici quelques clichés.

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Il ne serait pas étonnant que l’église La Bible Parle ait acheté cette bâtisse vendue par le clergé de l’église Catholique.

Ce n’est pas tant l’aspect physique de l’église La Bible Parle qui me préoccupe, mais bien son contenu et ses acteurs principaux, Jeff Laurin en tête de liste, pasteur principal et fondateur de l’assemblée. Son ministère ne s’arrête pas qu’à cette seule assemblée, ni même à cette fonction pastorale. Jeff Laurin fait depuis longtemps de la radio, se rend au Bénin où sa mission ecclésiastique s’étend et fait aussi parti de l’organisme SOLA, qui a pour objectif une coalition interdénominationnelle pour l’évangile et dont les influences commencent par les leaders d’assemblées locales.

http://www.sola.org/2013/  (il s’agit ici du lien d’une conférence qui fut donnée en 2013)

Maintenant, attardons-nous à cette visite non-attendue de ce matin.

Malheureusement pour moi, ce n’est pas le Pasteur Jeff Laurin qui prêchait ce matin, mais plutôt Réal Gaudreau. Le culte débute à 10:30. Nous avons eu droit à 10 minutes d’annonces pour débuter. Pour un simple visiteur comme moi et plusieurs autres que j’ai rencontré ce matin, la pertinence de ces annonces, qui ne concernent en fait que les membres et les adhérents réguliers, doit sérieusement être remise en question. Bien que l’importance des affaires légales lors d’une réunion annuelle de l’église va de soi, il n’en demeure pas moins que pour les visiteurs, c’est plutôt ennuyeux. Nous ne sommes pas venus assister à un concert d’annonces, mais à célébrer un culte.

À 10:40, les chants de louages débutent. On se lève, comme c’est la coutume dans les assemblées évangéliques, afin de célébrer de manière cultuelle notre Seigneur. Les chants proposés sont connus et datent d’un certain temps. La notion de louange est très délicate de nos jours et ce, depuis au moins deux décennies, nonobstant la dénomination évangélique à laquelle on appartient. On ne peut plaire à tous en même temps. Les jeunes cherchent davantage des chants actuels et joués de manière tout aussi actuelle, alors que les plus vieux se tournent davantage vers la profondeur des paroles et d’une musicalité plus adoratrice et contemplative. Certes, les chants étaient profonds en significations, la musique et la transition entre les chants étaient fluides, mais le plus agréable, c’est que le niveau sonore était irréprochable. Les chants étaient doux et légers, les organisateurs étant fort possiblement désireux d’y installer une ambiance solennelle et introspective. C’est assurément fort réussi, si telle était l’intention de ceux et celles qui présidaient et organisaient le culte de ce matin. De plus, et ce n’est qu’une opinion personnelle, tant les paroles que la musicalité pouvaient plaire à tous les groupes d’âges, sans pour autant être dans l’extase, d’un côté ni de l’autre. Les organisateurs de l’église ont joué la carte conservatrice, mais juste assez pour ne pas être ennuyant, au contraire.

Je suis de nouveau agacé toutefois lorsque, après 15 minutes bien sonnées de louanges, on arrête subitement pour intervenir avec 17 autres minutes d’annonces qui me paraissaient interminables. Pour moi, ça ne représente pas un réel problème, car ce temps ennuyeux m’a permis d’organiser ce présent article et pendre une avance considérable dans sa rédaction. Mais pour le commun des mortels qui vient assister à ce culte, surtout une première fois, ça ne donne pas l’envie d’y revenir, ne serait-ce que pour cette seule raison. Si vous faites le calcul, nous avons eu droit à 32 minutes d’annonces soporifiques et 15 minutes de louanges, pour un total de 47 minutes de culte. Or, en ce qui me concerne, les annonces, aussi nécessaires soient-elles, n’ont rien à faire avec un culte rendu à Dieu. Un simple pamphlet offert par des préposés à l’entrée aurait suffit.

Prédication

La prédication a toujours représentée le plat principal des assemblées évangéliques. Tout est préparé en fonction du message, qui a une durée approximative de 45 minutes, dépendamment de la dynamique d’église. Habituellement, nous assistons à 45 minutes de prédication. Dans le cas qui nous préoccupe, la prédication a débuté à 11:12 et s’est terminée à 11:52 précisément. Dans la préparation d’un culte, celui qui est appelé à présider le culte travaille, habituellement, avec le prédicateur, afin de coordonner les chants de louange à la thématique de la prédication. Bien honnêtement, et ce n’est ni une critique positive ni négative, je n’ai pas observé cette symbiose cultuelle ce matin, bien que l’organisation cultuelle n’est pas à remettre en cause.

C’est indéniable, le prédicateur a un puissant pouvoir, soit, celui de l’exclusivité du droit de parole. Dans la culture chrétienne élargie, on n’interrompt pas le prédicateur. Psychologiquement, il y a un pouvoir subtil exercé par la hauteur de l’estrade, qui rappel l’autel sur lequel étaient juchés les ecclésiastes catholiques dans leurs églises. L’héritage du catholicisme est d’ailleurs très proéminent dans nos cultures occidentales. L’interaction du rite cultuel des chrétiens des Actes des Apôtres est totalement absente dans celui des chrétiens depuis le 4ième siècle. On a imposé une forme hiérarchique ecclésiastique qui n’existe pas dans le N-T. Ce modèle de puissance, copié du modèle de l’empire romain, s’est perpétué au fil des siècles, transcendant même l’époque des réformateurs. Ainsi, on peut remettre en question non seulement le fonctionnement et le système ecclésiastique des évangéliques, mais on peut aussi se questionner sur le véritable appel de Dieu les concernant.

Néanmoins, les églises sont nombreuses et les adhérents le sont tout autant. Des adhérents que l’on entretient dans la passivité et non dans l’action, car l’effet de la prédication, bien que l’intention soit dirigée vers l’édification du corps de Christ, n’en a pas moins comme résultat une oisiveté et une inaction dans la vie des croyants. Le pastorat ne semble pas être un appel, mais plutôt réservé à une forme élitiste que l’on présente sous un apparent appel de Dieu. Il faut se coller aux bonnes personnes, car selon ce que j’ai pu observer et constater depuis les 30 dernières années, c’est que ce sont principalement les ambitieux qui atteignent le pastorat et non les appelés. Je n’élaborerai pas davantage sur ce sujet pour le moment, je me contenterai de mes observations de ce matin.

Contenu

Honnêtement, j’ai été un peu déçu. Je suis demeuré sur ma faim, si je puis m’exprimer ainsi. Bien franchement, il est difficile de savoir quel était l’objectif du prédicateur. Il a évoqué trois thématiques. D’ailleurs, j’en profite pour souligner ma désapprobation de ce style de prédication. La thématique a pour but d’instrumentaliser plusieurs passages de la Bible au profit de son propre message, ce qui, à mon humble avis, est contraire à un véritable enseignement biblique. À moins que les pasteurs qui font dans la thématique affirment ne faire que de l’exhortation. Encore là, j’ai des réserves. La thématique est une technique volontaire ou non de manipulation par les écritures. L’équipe pastorale a une vision pour l’église, avec un programme établit. Les messages vont donc dans la direction que ce sont données les membres de l’équipe pastorale. Ce que je privilégie, c’est l’exposition de texte. Dans cette technique d’enseignement biblique, l’exposition de texte exige un effort intellectuel plus important que celui de la thématique. La thématique n’exige même pas d’exégèse ni d’herméneutique. Or, c’est tout le contraire dans l’exposition textuelle.

Réal Gaudreau évoque au préalable la notion de disciple, en première partie de son message, sans même nous introduire. Monsieur Gaudreau insiste sur l’importance d’être habité par les écritures et que celles-ci sont un cadre de référence. Or, sa prédication ne se fait que très peu sur des passages bibliques, si ce n’est que pour appuyer le thème un peu flou de son message et de plus, il se réfère tout au long de sa prédication sur le livre « THE GREAT OMMISSION », dont il vante les vertus et la sagesse. Par souci d’exemple, j’aurais apprécié que sa prédication se concentre davantage sur les écritures que sur un livre rédigé par quelqu’un. Maintenant, voici une des citation qu’il nous a partagé du livre concernant la notion de disciple:

  • Explication de la notion de disciple (paraphrase). Le disciple n’a pas plein de projets. Un disciple réagit selon les écritures et non les émotions naturelles (toujours en référence au livre qu’il cite). Ce sont les écritures qui nous habitent pour que nous soyons des disciples. Les écritures s’installent dans nos vies et sont un cadre de référence On poursuit la plénitude. Un disciple est habité par Dieu (Éph.). Habités par Dieu, mais habité par la Parole, les écritures?

Dans cette explication ci-haut, l’auteur du livre, appuyé par monsieur Gaudreau, semble indiquer que les émotions sont des éléments de la nature humaine et donc, déchues. Il faudrait donc avoir des réactions scripturaires. Par déduction, on peut considérer que l’auteur fait des écritures un dieu en papier et que nos émotions sont un mal en soi.

C’est là que je considère le danger d’enseigner de manière thématique et non par exposition de texte. On dirige le message de manière faussée et erronée, ce qui, inévitablement, conduit à de mauvaises applications dans la vie des auditeurs. C’est bien souvent ce qui explique le peu de fruit des chrétiens dans leur vie, leur inaction et leur passivité. Il n’est pas possible de réagir scripturairement en délaissant nos émotions.

Tout au long de la prédication de monsieur Gaudreau, nous ne savons pas si le thème principal de son message est:

  • comment être dans la plénitude

– comment être un disciple

  • comment renoncer à soi-même

Il n’y a aucune véritable introduction. Sinon, elle n’a pas été claire. Mais comme il n’y a pas d’interaction permise, le pasteur ne peut donc pas mesurer le degré de compréhension de son auditoire. Une autre faiblesse de l’église actuelle.

Comme dans toutes thématiques présentées devant une assemblée, plusieurs passages bibliques sont évoqués dans le but d’appuyer la thématique choisie par le prédicateur. Voici les passages en question (plus notes personnelles):

  • Application de Galates 5 : On semble prendre ce passage de manière négative, mais Paul serait positif (Monsieur Gaudreau).
  • Cite un philosophe chrétien : 2 sortes de chrétiens. On rend normal le fait que d’être chrétien sans marcher avec Dieu, ce qui serait contraire à la notion de disciple.
  • The great ommission (titre du livre auquel le pasteur parle).
  • Il fait l’apologie des écritures, mais prêche sur l’auteur d’un autre livre que la Bible.
  • Un peu d’humour pour détendre l’atmosphère un peu terne.
  • Jusqu’à maintenant, à 11 :25, aucune matière profonde fondée sur les écritures.
  • Encore de l’humour. J’attends la profondeur des écritures, comme le pasteur est censé être centré. Il appelle Jeff Laurin « pasteur Jeff ».
  • Renoncer à soi-même : ce n’est pas d’être malheureux, mais de renoncer à une vie qui nous rendrait malheureux. Être l’artisan de son propre malheur. Il s’agit encore d’une citation du livre. Beaucoup de citations de la sagesse d’un homme.
  • Ne pas renoncer à soi-même : c’est renoncer à la vie tout court. Nous avons été créés pour Dieu, donc, enrichi par lui. Renoncer à soi-même, c’est adopter la plénitude de Dieu.
  • Galates 6.8 : Celui qui sème pour sa propre chair récoltera la moisson de la chair : la pourriture ; mais celui qui sème pour l’Esprit récoltera la moisson de l’Esprit : la vie éternelle.
  • 16.23 : Mais lui se retourna et dit à Pierre : Va–t’en derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une cause de chute, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Ce passage est cité par le pasteur pour appuyer son message à lui. Le texte préciserait ceci :
  • : reprend le texte de Mt.16, avec une nuance : La foule au lieu de disciples
  • 8.33 Mais lui se retourna, regarda ses disciples et rabroua Pierre : Va–t’en derrière moi, Satan ! lui dit–il. Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Le fait pasteur le lien avec les émotions humaines qu’il dénonçait au début de son message. Il semble y avoir une dénonciation des émotions. Du moins, il ne précise pas clairement.
  • Le renoncement, c’est de chasser nos réactions naturelles. Renoncer à être juge sur nos vies. Le chemin de la croix amène à la mort, la résurrection et à la vie.
  • Le renoncement serait donc le meilleur chemin, le plus productif, si l’on compare à l’autre.
  • Éph.5.17 : Ne soyez donc pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin : il mène à la débauche. Au contraire, soyez remplis par l’Esprit ;
  • 19 parlez–vous par des cantiques, des hymnes et des chants spirituels ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur ;
  • 20 rendez toujours grâce pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus–Christ, à celui qui est Dieu et Père. Explique le temps de verbe et les règles de français dans ce passage. On suggère que l’Esprit peut arriver tout d’un coup.
  • 12.1-2 : 1 Je vous encourage donc, mes frères, au nom de toute la magnanimité de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et agréé de Dieu ; voilà quel sera pour vous le culte conforme à la Parole.
  • 2 Ne vous conformez pas à ce monde–ci, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréé et parfait.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des exilés ; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la maison de Dieu.
  • 20 Vous avez été construits sur les fondations constituées par les apôtres et prophètes, Jésus–Christ lui–même étant la pierre de l’angle.
  • 21 C’est en lui que toute construction bien coordonnée s’élève pour être, dans le Seigneur, un sanctuaire saint.

Le moment fort de la prédication

Il semble que ce soit le clou final de la prédication, ce qui devrait convaincre l’auditoire.

  • 22  C’est en lui que, vous aussi, vous êtes construits ensemble pour être une habitation de Dieu, dans l’Esprit.

Le pasteur insiste sur ce verset : littéralement, Dieu nous habite. Nous sommes l’église du Dieu vivant. Ce n’est pas extérieur à nous. Le mot « habitation » : dans les faits, sommes-nous habités, car c’est censé produire un effet. Quelque chose est censée se produire. Tout ce que produit Dieu se reflète dans nos vies. Le mot grec de « habitation » : etymologie : oïkos = envoyer un groupe de personnes; maison, habitation, mais ce n’est pas une seule famille, c’est une représentation large, comme le territoire qu’occupait les grecs. Les conquis devenaient des oïkos, même s’ils étaient en périphérie de la Grèce. Ils sont annexés à la culture grecque. Bien que ce soit intéressant, le mot n’est pas soumis par le pasteur au contexte spécifique du passage cité. Le mot prend une place trop grande dans le message du pasteur concernant le texte cité. Ce terme utilisé pour clore le monologue semble prétendre que l’étymologie du mot donne la signification et tisse un lien indéfectible entre les passages cités qui ont eu pour objectif d’appuyer la thématique de monsieur Gaudreau. Or, c’est de la poudre aux yeux, car en plus de ne pas contextualiser les passages cités, on réduit ces passages à cette simple signification étymologique réductrice.

Et c’est encore le symptôme de la faiblesse de l’enseignement par thématique. Le mot est toujours soumis au contexte du passage. Le mot donne de la richesse à la compréhension d’un passage, mais ne lui donne en aucun cas sa signification. C’est le contexte du passage qui donne la signification à un mot. Bien que je sois pour une étude étymologique des mots et des termes employés et non de la définition populiste du mot ou du terme, l’étymologie ne suffit pas à donner une interprétation juste d’un passage. De même, l’utilisation de la langue émettrice d’origine n’est pas suffisante pour donner la signification du passage étudié. Encore une fois, c’est le passage qui donne la signification au mot, pas le contraire. Mais je tiens à souligner mon appréciation de l’honnêteté de monsieur Gaudreau, qui a admis ne pas être à l’aise avec le grec. Cette honnêteté l’honore.

Bref, le message a duré 40 minutes, mais aurait pu se réduire à 15 ou 20 minutes, tout au plus, si on tient compte que le prédicateur a usé davantage d’un auteur chrétien que de contenu scripturaire. La thématique, bien que je la désapprouve, aurait pu être réussie, si seulement elle avait été mieux dirigée en « frappant sur un seul clou », ce qui ne fut pas le cas. Message ennuyeux, sans vouloir vexer son auteur. Et puis, je ne crois pas que c’était suffisamment édifiant comme prédication, la nourriture étant pauvre.

Je n’ai pas mentionné le style homilétique et la rhétorique employés, car c’était plutôt monocorde et peu dynamique. Néanmoins, le prédicateur a tout de même fait preuve d’assurance sur l’estrade, malgré le manque flagrant de maîtrise de certaines notions de l’enseignement. Les pointes d’humour ont été bien choisies, bien placées et n’ont pas été exagérées, comme c’est souvent le cas actuellement dans plusieurs assemblées. J’ai apprécié sa présence sur scène, malgré l’apparente mauvaise critique que je semble lui attribuer.

Assurément, je visiterai à nouveau l’église La Bible Parle, une assemblée tout de même intéressante, afin d’analyser d’autres prédications des différents pasteurs composant cette assemblée.

Maintenant, voici quelques clichés intéressants de l’intérieur de l’église…

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Toutes ces photos ci-haut sont au sous-sol, réservé pour les classe des jeunes de tous âges. Ce sont des tapisseries qui ont été l’oeuvre de jeunes, aidés par les adultes de l’église. J’ai cru intéressant de vous les partager, car c’est très impressionnant!

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Une réflexion sur “Église La Bible Parle

  1. Nous avons dans la première épitre aux Corinthiens le texte le plus précis qui soit nous révélant les intentions de la Tête du Corps de Christ concernant le déroulement de l’Assemblée. Même si ces directives doivent être prises dans leur contexte historique, non comme un modèle explicite ou comme une recette ou un exemple, l’auteur tient à en préciser l’importance en nous disant: ’37 Si quelqu’un croit être prophète ou spirituel, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un COMMANDEMENT DU SEIGNEUR. 38 Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.’

    Le principe directeur de l’Assemblée est la réciprocité des frères dans la soumission à l’Esprit de Christ:
    ‘Mais si TOUS prophétisent, et qu’il entre un non-croyant ou un simple auditeur, il est convaincu par TOUS, il est jugé par TOUS, 25 les secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que DIEU est réellement au milieu de vous.’

    26 Que faire donc, frères? Lorsque vous vous assemblez, LES UNS LES AUTRES PARMI VOUS ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. 27 En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète; 28 s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. 29 Pour ce qui est des prophètes, QUE DEUX OU TROIS PARLENT, et que les autres jugent; 30 et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. 31 Car vous pouvez TOUS prophétiser successivement, afin que TOUS soient instruits et que TOUS soient exhortés.

    32 Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes; 33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Eglises des saints, 34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. 35 Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leur mari à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l’Eglise. 36 Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue?

    37 Si quelqu’un croit être prophète ou spirituel[b], qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. 38 Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.

    39 Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues. 40 Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

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