Le discours creux du pasteur protestant Laurent Schlumberger, président de l’Eglise protestante unie de France

Mariage des homosexuels autorisé chez les protestants : « On ne peut pas prendre la Bible au pied de la lettre »
Le pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Eglise protestante unie de France, revient sur la décision de son Eglise d’autoriser la bénédiction des couples gays.

Le pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF), le 14 mai 2015 à Sète (Hérault), lors du synode de l’EPUdF.
Le pasteur Laurent Schlumberger, président de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF), le 14 mai 2015 à Sète (Hérault), lors du synode de l’EPUdF. (PASCAL GUYOT / AFP)
Propos recueillis par Clément Parrot
Mis à jour le 19/05/2015 | 00:45 , publié le 18/05/2015 | 17:59
L’Eglise protestante unie de France (EPUdF) a décidé de permettre aux couples homosexuels de recevoir une bénédiction s’ils le désirent. L’EPUdF a annoncé cette ouverture à la fin de son synode qui se tenait à Sète (Hérault), dimanche 17 mai. Si l’EPUdF est la principale Eglise protestante de l’Hexagone avec 110 000 membres actifs revendiqués, d’autres branches du protestantisme ne sont pas concernées.

D’ailleurs, depuis l’annonce de cette ouverture, l’EPUdF reçoit certaines critiques. Le Conseil national des évangéliques de France (Cnef) a notamment qualifié cette décision de « consternante ». Francetv info revient sur cette initiative avec le président de l’EPUdF, le pasteur Laurent Schlumberger.

Francetv info : Pourquoi avez-vous choisi d’ouvrir la bénédiction de votre Eglise aux couples homosexuels ?

Laurent Schlumberger : Depuis longtemps, notre Eglise cherche à mieux partager ses convictions, en allant à la rencontre de nos contemporains. Il s’agit de prêter attention à ce qui se passe autour de nous dans la société. Ensuite, la réflexion sur cette question a été relancée il y a deux ans avec l’adoption de la loi Taubira et les débats autour du mariage pour tous. Nous nous sommes dit que, si certaines personnes venaient nous demander une bénédiction après s’être mariées en mairie, il nous fallait pouvoir apporter une réponse. Nous avons donc organisé un débat, pas sur l’homosexualité, mais sur la manière de répondre à ces demandes.

Comment cela va-t-il se dérouler au sein de votre Eglise ?

Un couple souhaitant une bénédiction pourra simplement aller voir le pasteur de sa paroisse pour en parler. Ensuite, ce sont les conseils presbytéraux (6 à 15 personnes élues par l’assemblée générale de la paroisse) qui décideront de répondre positivement ou non à cette demande. Ils ont la possibilité de refuser, car rendre les choses contraignantes n’est pas dans notre logique. L’EPUdF n’impose pas un magistère de haut en bas, mais fonctionne dans une logique de liberté et de responsabilité.

Concrètement, le mariage n’est pas un sacrement chez les protestants, donc il s’agit simplement de bénir une union civile. Comme pour les couples hétérosexuels, cette bénédiction pourra prendre des formes très libres en fonction du couple et de sa discussion avec le pasteur. Dans la forme, il n’y aura pas beaucoup de différence avec un mariage au sein de l’Eglise catholique.

Les chrétiens qui s’opposent à une ouverture sur le mariage homosexuel avancent souvent que la Bible s’oppose à l’homosexualité. Que leur répondez-vous ?

De manière factuelle, quand on lit la Bible, on s’aperçoit qu’elle parle très peu d’homosexualité, mais qu’effectivement elle en parle toujours de manière négative. A l’inverse, le couple entre un homme et une femme est valorisé. Pour autant, est-ce que la Bible est un code de la route qu’il faut prendre au pied de la lettre ? Si c’est le cas, il faut rétablir l’esclavage ou la polygamie. Peut-on considérer les données de la Bible sur l’homosexualité comme immuables ou faut-il au contraire les lire dans leur contexte historique ? Tout le monde interprète la Bible, même ceux qui affirment ne pas le faire.

Pensez-vous que l’EPUdF peut influencer les autres Eglises ?

Ce n’était pas notre intention, on ne s’est pas dit qu’on allait faire la leçon aux autres. Il est sûr que ce débat agite tout le monde, il suffit de voir la passion lors des débats autour de la loi Taubira. Notre position ne va sans doute pas obliger l’Eglise catholique à bouger, mais, comme le soulève l’éditorial du journal La Croix, cela va nécessairement entraîner une réflexion.
Nous allons par ailleurs poursuivre le dialogue avec les autres Eglises. Je vais leur écrire cette semaine pour leur donner le texte de notre décision et leur donner des clés d’interprétation afin d’éviter les incompréhensions.

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Jésus, l’homme qui a marqué l’histoire.

Ce titre peut choquer tous ceux et celles qui voient en Jésus, l’homme qui est à la fois homme et Dieu. Certes, il était homme, mais il est aussi Dieu. Le fils de Dieu. Dieu lui-même. Dieu incarné. Emmanuel, Dieu parmi nous. Nul doute, notre foi en Christ repose sur la divinité de Christ, contrairement aux religions qui demandent une simple allégeance aveugle et qui exigent un effort humain pour atteindre les standards de la dite religion. Oui, Christ était homme et Dieu à la fois. Oui, il s’est dépouillé de ses attributs pour prendre la forme d’un homme pour s’identifier et vivre la vie d’un homme. En tant que croyant, nous savons et nous sommes convaincus que Jésus n’était pas qu’un simple homme, mais Dieu incarné, comme Pierre, transporté par l’Esprit de Dieu, fut convaincu avant la pentecôte, que Jésus est le Christ, le roi des rois, Seigneur des seigneurs. C’est par l’Esprit que nous reconnaissons la divinité de Christ, qu’il était bel et bien le Messie, le roi de toutes les nations et pas simplement d’Israël. Christ n’est pas venu pour vivre une vie d’homme, mais c’est à travers une vie d’homme qu’il a convaincu qu’il était celui qui fut prophétisé dans les livres anciens.

Qui peut bien ressusciter? Qui peut guérir un aveugle né? Même de nos jours, cela est impossible. Pourtant, Jésus, à une époque aussi reculée, l’a fait. Il est mort à la croix comme un vulgaire truand parmi tous les truands qui furent crucifiés par milliers, selon le décret arbitraire de Rome. Était-ce là le signe de faiblesse de Jésus, incapable de renverser le pouvoir d’un empire aussi féroce que celui de Rome? Si l’amour fut longtemps reconnu comme un signe de faiblesse, combien est-il difficile d’aimer ses ennemis comme Christ l’a fait, malgré les railleries dont il fut la victime offerte en pâturage par un peuple qui refuse de reconnaître son Dieu, le Dieu de d’Abraham, d’Isaac et de Jacob? Les judaïsants comme les romains, pouvaient alors croire s’être débarrassé une fois pour toute d’une épine dans le pied, selon leurs motifs respectifs. Or, comme on plante la graine qui meure en terre, la mort de Christ porta des fruits qui détruisirent l’empire romain et tous les empires subséquents. D’un oeil humain et terre-à-terre, le problème politique de Ponce Pilate et des autorités juives fut liquidé pour le bien collectif. Il était temps que Jésus soit mis hors d’état de nuire, car le problème de la Judée était enfin résolu… jusqu’en l’an 68, lors des émeutes de Jérusalem, alors qu’on croyait pouvoir s’affranchir du pouvoir romain. Résultat: le temple fut détruit et les juifs furent répartis un peu partout dans le monde romain. La solution que proposa Jésus allait bien au-delà de la simple vision politique dans laquelle les juifs devaient négocier. La vision très horizontale de Pilate et des autorités juives ne prenait pas en compte le sens profond du sacrifice de Christ, qui allait transformer le monde entier par la solution ultime: la nature de l’homme.

En toute logique, on tente de régler et de solutionner de manière ponctuelle et selon le contexte actuel. Ce que Jésus proposa, c’était l’eau inépuisable, celle dont plus jamais nous allions avoir besoin de s’abreuver (Jn.4). Mais cette solution permanente n’entre pas dans la logique horizontale de l’homme. Elle le dépasse et lui semble totalement abstraite. Pourtant, le passage terrestre de Jésus, rétrospectivement, a démontré que le monde passé, présent et futur fut complètement bouleversé. Les judaïsants n’ont rien changé en bien, ni Pilate, ni César, ni l’empire germanique qui conquit Rome en l’an 410, ni l’empire Ottoman, qui détruisit le deuxième empire romain d’Orient en 1453, s’en prenant aux chrétiens et à l’église Sainte-Sophie pour la remplacer par une Mosquée. Constantinople devint musulmane, pour y régner pendant plus de 450 ans, avant que la première guerre mondiale vienne désagréger cet empire déjà fragilisé depuis le 19ième siècle. Les décideurs politiques et étatiques n’ont jamais apporté la solution qui allait changer le monde. Ils n’ont jamais tenu leurs promesses. Jésus, oui. Les hommes d’état n’ont rien changé à la nature humaine et même, dans l’immédiat, si ce n’est que de rendre plus difficile la vie des masses qui les suivirent aveuglément dans leur délire, comme ce fut le cas de l’Allemagne nazi.

On peut parler des philosophes antiques, d’Antiochus Épiphane, d’Alexandre Le Grand, de Nabuchodonosor, de Cyrus le Perse, qui, par décret, libéra les juifs par son édit et permis aux juifs de retourner dans leurs terres, héritage patriarcal du temps de Jacob. On peut parler de la Société des Nations, ancêtre de l’O.N.U., acronyme de l’Organisation des Nations Unies, qui projetta le retour des juifs en Israël, au 19 sème siècle. On peut aisément parler d’Adolf Hitler, dont les conséquences sont encore palpables de nos jours et qui changea la face du monde à bien des niveaux. C’est bien par cette haine viscérale des juifs de la part des fous d’Hitler, que les juifs furent restitués dans leurs terres promises par Dieu et que maintenant, les jours de l’histoire de cette vie sont comptés. Mais aucun de ces hommes ne changea en bien le cours de l’humanité. Jésus, oui. Les millions d’âmes qui sont venus à Christ depuis sa résurrection ont changé le cours de l’histoire dans bien des domaines. Ils ont apporté la lumière dans ce monde des ténèbres, dont nos sociétés sont les portes-drapeaux. Et que dire de tous ces potentats du savoir religieux, ces obscurantistes qui instrumentalisèrent et instrumentalisent encore de nos jours la personne de Christ pour justifier leurs organisations religieuses stériles? Tous ces papes et leurs encycliques ou conciles, ont inscrit leur nom dans l’histoire, comme Pol Pot, Saddam Hussein, Adolf Hitler, Bénito Mussolini, Tao ou Cléopâtre, Il y a eu les différents Césars, les Tsar de Moscou (nom russe pour César), Mahomet, Bouddha, Gandhi, les salmonides (éthiopiens issus de Salomon et de sa femme éthiopienne, qui ont régné pendant 3 000 ans, jusqu’en 1974 sur l’Éthiopie). On peut aussi parler d’Antiochus Épiphane, de Nabuchodonosor, de Nimrod, d’Alexandre le Grand, de Cyrus le Perse, de Ben Laden, de Kadhafi, des rois d’Arabie Saoudites, du Quatar et des chefs salafistes, sunnites ou chiites. On peut même évoquer Caïn et Abel, l’un pour la voie humaine et l’autre pour la voie céleste, deux pôles qui ne peuvent se rejoindre, sauf sous l’égide de la foi en Jésus-Christ, seule solution pour un monde en perdition.

Celui qui espère dans l’homme récoltera l’hommerie. Autrement dit, le mensonge, la déception, le délire, le chaos, le désastre et le néant. Rien de bon n’émane de l’homme, même dans les meilleures intentions et dispositions, car seul Christ peut poser la véritable solution, celle de régulariser l’être intérieur de chacun des individu qui compose l’histoire de cette vie. Ce qui émane de l’homme ne peut que donner le péché et la mort. C’est ce que nous constatons depuis le début de l’histoire de l’humanité. Les guerres sont nombreuses et surtout, incessantes. Les maladies, les fléaux, les souffrances et les calamités sont le quotidiens de millions d’entre nous, et rien n’est nouveau sous le Soleil. Mais Christ demeure la seule et unique solution, la seule voie de salut pour chaque être humain. Christ a changé le cours de l’histoire, non seulement par la réalisation de prophéties à son sujet, mais surtout par la réalisation la plus importante qu’aucun être humain, ni autorité politique ou religieuse n’a pu offrir à quiconque: la victoire de la vie sur la mort, par la résurrection de Christ. Voilà ce qui a changé le cours de l’histoire. Satan fut vaincu définitivement. Tout ce qui lui reste, c’est d’entraîner le plus d’âmes possibles dans son sillon de perdition.

Aucun homme, aucun ange ou démon n’a pu réaliser un tel prodige. Le ministère de Jésus fut exactement le remède de tous les maux qui affligent les êtres humains sans espoir et même ceux qui s’illusionnent d’espoir dans cette vie. Le rocher qui détruisit tout sur son passage dans le rêve de Nabuchodonosor, dans le livre de Daniel, celui qui détruisit les empires indestructibles humainement et qui foula aux pieds du Seigneur ces empires, c’est celui-là même qui apparut au temps propice, à la Pax Romana, un empire romain qui s’étendait depuis les colonne d’Hercules jusqu’en Asie et dont la paix fut la plus longue de l’histoire connue (200 ans). Le temps fut propice pour transmettre le message de l’évangile de manière puissante et sans équivoque, ébranlant non seulement tout un empire, mais le monde en entier et tout l’univers rempli de ténèbres. Jésus a changé le cours de l’histoire, à un tel point que l’on cumule les années en fonction de l’année de sa naissance en continu, sans tenir compte de sa mort, puisqu’il est ressuscité! Quel homme politique a reçu tels désignations et hommages? Aucun! Si nous sommes en 2015 aujourd’hui, c’est en hommage à Jésus-Christ, roi des rois, Seigneur des seigneurs. Sa résurrection a changé le cours de l’histoire humaine, lui qui fut reconnu comme un simple homme en tout premier lieu. Ses actions ne peuvent qu’êtres divins. Si on calculait les années selon le règne des grands rois antiques, ces rois arrivèrent et passèrent, puis on les inscrivit dans les livres d’histoires pour s’assurer de ne pas les oublier complètement.

Mais comment oublier le passage de Christ sur Terre, alors qu’il transforme encore des vies dans le plus profond de leurs êtres? Le mieux que les hommes les plus connus de l’histoire ont pu accomplir, se passe à l’extérieur et en périphérie de l’être intérieur de chacun d’entre nous. Pourtant, en Christ, nous sommes confrontés, même 2 000 ans plus tard, à un choix irrémédiables, bien que ce soit lui qui nous ait choisis à l’avance. Son action est encore, non seulement palpable, mais omniprésente dans la vie de millions d’êtres humains. Son impact est encore plus fort aujourd’hui que lors de son propre passage sur Terre. Aucun homme politique ou de grande influence ne pourra se targuer de tels accomplissements. Aucun d’entre eux, ceux que j’ai nommé et que j’ai oublié, ne pourront avoir un impact bien au-delà et de manière aussi actuel, ayant trépassés. Et encore: pendant leur passage sur Terre, leur impact fut si misérable, à cause de leur nature pécheresse, qu’il semble tout à fait stérile de les mentionner. Cependant, Christ n’eut pas d’impact que dans son moment présent à lui, mais il répondit et accompli tout ce qui fut espéré par les générations précédentes qui espéraient en Dieu, tous ceux et celles qui le reconnut comme le Christ, le Seigneur des seigneurs, le roi des rois, le Dieu incarné, mais aussi, et encore davantage dans cette ère, qui est peut-être la dernière, comme celui qui reviendra incessamment à l’heure convenu, afin d’entrer en jugement contre ce monde impie, avec ses fidèles croyants qui auront refusé la marque de la bête.

Ce jour sera impitoyable, sans équivoque, et aucun ne pourra échapper à son terrible courroux. Tous le reconnaîtront comme le roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Dieu qui fut incarné, il y a plus de 2 000 ans. Ceux et celles qui l’auront rejeté le verront et seront pris d’effroi, alors que ceux et celles qui auront placé tous leurs espoirs en lui, le verront et seront rempli de joie.

Christ a marqué l’histoire, les ténèbres, les lieux célestes, les hommes et les femmes et tout ce qui a vie. Christ est notre raison de vivre, d’exister, de croire, d’espérer et notre joie, même dans les pires moments de l’histoire. Quel homme, aussi important soit-il peut se targuer d’un tel impact? Aucun, si ce n’est Christ lui-même.

Gloire à Dieu, gloire à Christ.

Amen!

Patrick Galarneau.