Église La Bible Parle: Une prédication sympathique, mais décousue.

La Bible Parle

7 juin 2015

Introduction :

Le sujet de la prédication était sensé être « La conversion de Saul de Tarse ». Je dois dire d’entrée de jeu que j’ai beaucoup apprécié le message de monsieur Laurin, mais mon travail ne consiste pas à simplement écouter puis repartir en « oublieux ». Mes visites ne sont jamais hasardeuses, elles ont un but bien précis. Je fais de l’observation, je commente mes observations, je fais la critique du culte et plus particulièrement, je m’attarde à l’analyse de la prédication. Je fais donc le tour des assemblées de différentes dénominations, pour ensuite exposer avec le plus de justesse et d’objectivité possible, tout ce que j’ai pu observer en me rendant moi-même sur place et si possible, en rencontrant les personnes concernées.

Mon but n’est pas de faire du « church bashing », mais bien de faire un compte-rendu pour me tenir à jour sur tout ce qui se passe dans le monde évangélique, tout en renseignant les lecteurs sur ce qui se fait un peu partout.

Repas du  Seigneur

Les chants commencent à 10:35 pour se terminer à 10:52. Rien à signaler de particulier, si ce n’est que la sonorité fut légèrement trop élevé, mais rien pour irriter les auditeurs. Maintenant, nous distribuons le « repas du Seigneur » (Luc.22.14). La souffrance de Christ serait la raison pour laquelle nous prenons le repas du Seigneur. Un peu d’humour pour détendre l’atmosphère avant d’entrer dans la solennité. Selon le président de culte, nous mourrons à qui nous sommes en prenant le repas du Seigneur. Puis il en profite du même coup pour rendre hommage à Jeff Laurin d’avoir souffert pour nous et ce, afin de nous enseigner. Le lien que j’ai cité au bas de cet article devrait être transmis à celui qui a présidé le culte en ce dimanche matin, afin qu’il nous explique en quoi enseigner représente une souffrance comparable à celle qu’a vécu notre Seigneur. Le puissant pouvoir de parole dont bénéficie monsieur Laurin ne doit pas trop le faire souffrir.

Notre président du jour évoque ensuite « Le jour du jugement » où les récompenses seront distribuées. Il faudrait demander à cet homme en quoi le jour du jugement et les récompenses ont en communs. Ce qui est navrant, c’est que nul ne semble être dubitatif devant une telle énormité. Il s’agit d’une bien étrange conception du jour du jugement. Lors de la distribution du pain et du vin, j’ai eu l’impression d’assister à une répétition du rituel catholique par ces citations des passages du repas du Seigneur. Moi qui croyait que le culte était une célébration. Bien entendu, le contexte du repas du Seigneur, ainsi que sa signification symbolique, exigent une prise de conscience de chacun et un respect solennel. Néanmoins, n’est-ce pas une réjouissance que de pouvoir partager le pain et le vin tous ensemble? Cette introspection doit-elle impérativement se faire lors d’un culte que l’on « célèbre » une fois la semaine?

Temps des offrandes : 11 :05. On prie pour l’offrande.

Prédicateur : Jeff Laurin

 

Sujet : La conversion de Saul de Tarse (Ac.9)

Je trouve inconvenant que l’on passe l’offrande pendant que monsieur Laurin lit le texte dans lequel nous allons étudier. Monsieur Laurin lit le passage d’Actes 9 au complet, chose qui se fait de moins en moins souvent. Étant donné le peu de gens qui amènent leur Bible de nos jours, il devient nécessaire de lire le texte au lieu de se mettre à discourir, comme le font plusieurs pasteurs aujourd’hui.

Mise en contexte et style oratoire :

Monsieur Laurin nous explique, avec une belle simplicité qui semble le caractériser, le contexte historique, qui est en périphérie du message qu’il veut transmettre à ses auditeurs et ce, afin de bien mettre en relief le contexte spécifique de la personne de Saul de Tarse. Monsieur Laurin fait preuve d’aisance lorsqu’il parle de la personne de Saul de Tarse et fait la preuve qu’il connait bien son sujet. Ce que je trouve dommage cependant, c’est que le message n’a pas été suffisamment clair. Quel était donc le message central, la ligne directrice du message, afin que l’on en tire un enseignement épuré que l’on peut appliquer dans nos vies? À la fin, on s’y perd, car même si le contenu était intéressant, fluide et rempli d’exemples de la vie courante, nous ne parvenons pas à retenir autant d’informations, à moins d’être très rigoureux en prenant des notes continuelles. Une chose est certaine toutefois: chacun des thèmes évoqués par monsieur Laurin lors de son exposé étaient percutant de vérités et ont comme effets de susciter une réflexion personnelle pour qui sait écouter au préalable.

Avant de poursuivre, voici quelques-uns des thèmes évoqués par monsieur Laurin, ainsi que certaines de mes observations :

  • La loi : produit la colère et le jugement.
  • Dénonce l’évangile de la prospérité
  • Dieu est saint : l’immuabilité de Dieu; il affirme sa sainteté
  • Affirme que Jésus n’est pas venu abolir la loi mais n’explique pas ce que Jésus est venu faire.
  • Monsieur Laurin fait de l’humour et une légère sur-actualisation qui nous fait perdre le fil du sujet
  • Permet un peu d’interaction en questionnant les gens de l’assemblée, ce que j’ai trouvé bien d’ailleurs.
  • « Je suis Jésus que tu persécute ». La phrase clé du message de monsieur Laurin.
  • J’apprécie le sens de l’humour de monsieur Laurin. On le sens à l’aise et son humour n’est ni arrogant ni issus d’un trop plein de confiance.
  • Sans le nommer explicitement, monsieur Laurin parle du processus de sanctification.
  • Dénonce l’élitisme en donnant l’exemple du disciple Ananias, un simple disciple, que Dieu envoie pour s’occuper de Saul de Tarse, et non des personnalités connues comme Pierre ou Jean. C’est donc Ananias qui a ouvert les yeux de Saul de Tarse.
  • Paul souffrira pour le service de Christ. Le lien entre le message sur le repas du Seigneur et ce message a surement été planifié. Cet énoncé donne un certain fil conducteur, mais en est fortement altéré par tous les thèmes évoqués, en plus de faire du coq-à-l’âne tout au long du message

La prédication m’est apparu comme étant scindé en trois parties. La première partie est l’explication du contexte général et spécifique. Et cette deuxième partie explique pourquoi Saul de Tarse était si enragé contre les chrétiens. Je ne vais pas commenter cette partie, afin de ne pas alourdir la lecture de cet article, bien que j’aurais plusieurs commentaires à formuler. J’ai fais le choix volontaire de m’attarder sur l’aspect actualisation, plus bas :

  • Comment un maudit (christ pendu au bois) peut être le béni de Dieu = blasphème
  • Le dégagement de la loi de la part des chrétiens est frustrante pour un zélé de la loi et en plus, ils ont la joie. (servir Dieu sans la crainte de la loi)
  • Fait la distinction nette entre la loi et la foi.
  • Utilise bien les analogies (le cep et le sarment, versus l’ampoule et l’électricité)
  • Donne des exemples de ce qui pouvait se passer dans la tête de Saul de Tarse avec de nombreux exemples dans l’histoire juive où Dieu ôta les méchants du milieu de son peuple.
  • La loi ne règle pas le problème, il démontre le problème
  • En blague, Jeff Laurin confirme mes observations : peu amènent leur bible.
  • Monsieur Laurin insiste beaucoup sur les effets symptomatiques de la loi, surtout la colère.

La troisième partie: Actualisation

  • Dénonciation de monsieur Laurin concernant les jugements portés par des chrétiens sur d’autres chrétiens, comme Ananias pourrait l’avoir fait envers Saul de Tarse, refusant de croire que ce dernier a bel et bien rencontré le Seigneur à cause de son passé de persécuteur. L’analogie fut bien choisi. En effet, comme l’a mentionné monsieur Laurin, beaucoup ont cette fâcheuse tendance à regarder aux torts et travers de tous ceux et celles qui n’ont pas les mêmes standards, qui caractérisent tant les chrétiens qui font davantage dans l’obscurantisme religieux que dans la grâce. Il exhorte donc les auditeurs à voir Christ à travers le croyant au lieu de voir un injuste, selon nos propres standards. Monsieur Laurin dénonce alors subtilement les gens qui critiquent l’église locale. Cette affirmation jette un pavé dans la mer, car ce qui en ressort, c’est que les gens qui demeurent dans l’église locale sont les bons, mais ceux et celles qui en sortent sont inévitablement les critiqueux. C’est assez réducteur, mais cette perception est le propre de la très grande majorité qui est imprégnée d’une culture religieuse autosuffisante. Ce que monsieur Laurin et ses coreligionnaires devraient savoir, c’est que le modèle actuel de l’église locale ne permet pas de jauger ce que leurs « fidèles » pensent vraiment, puisque cette culture autosuffisante imposée par le « clergé » évangélique ne permet pas cette liberté d’expression, ce qui provoque une certaine omerta et suscite le commérage, la médisance et la calomnie. Si cette culture ne permet la liberté d’expression qu’aux pasteurs, ils doivent s’attendre alors que quelques-uns expriment leur doit d’expression, mais en cachette. Ces commères ne doivent pas être perçues seulement comme des victimes cependant.
  • J’ai apprécié que monsieur Laurin propose une solution à nos mauvaises perceptions : Pour le « jugeur-condamnateur », il doit s’attendre à être mesuré selon la mesure que l’on utilise. La solution serait donc de mesurer avec la grâce et non le jugement. Encore une fois, je demeure perplexe lorsque monsieur Laurin s’exprime en faisant l’apologie à peine voilée de la notion d’église locale. En effet, il affirme que ceux et celles que l’on pointe du doigt par nos jugements et condamnations, sont justement à l’église à cause de leurs manquements. Ce qui n’est pas complètement faux, mais si monsieur Laurin avait plutôt insisté sur l’importance qu’accordent ces croyants, à qui l’on prête un coeur défaillant et indigne, de chercher à se rassembler avec d’autres croyants sous le même dénominateur commun qui est notre foi en Christ, j’aurais félicité cette affirmation. Mais dans cette culture évangélico-traditionnaliste, l’église locale n’est plus un moyen de rassemblement, mais bien un principe qui vient régenter le rassemblement des croyants. J’ai d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises dans mes articles sur cette confusion qui règne dans la culture chrétienne élargie: Le principe et les moyens (méthodes employées). Il faut tout de même admettre que nous avons tous à nous regarder dans le miroir au lieu de regarder les autres, comme l’a bien souligner monsieur Laurin, à juste titre.
  • Pendant tout son exposé, monsieur Laurin a Parlé davantage de la sanctification que de la conversion. En réalité, il a bien illustré la sanctification, mais n’a pas évoqué le sujet principal, soit, la conversion. Pourtant, sur le pamphlet distribué par les préposés à l’entrée, il était bien indiqué que le sujet de la prédication était la conversion de Saul de Tarse, Ac.9. Je ne me souviens pas que monsieur Laurin ait évoqué une seule fois ce mot. J’aurais aimé qu’il nous explique ce qu’est la conversion, qu’il en distingue la définition populiste de l’étymologie. J’aurais aimé lui demander ce qu’il pense de la conversion versus la régénération. Il me semble que le mot « conversion » a le dos large et qu’on lui donne un sens qui ne respecte pas l’étymologie. Bien entendu, ce n’est pas un cours universitaire la prédication après tout et il ne faut pas en faire tout un plat. Néanmoins, le sujet m’apparaît avoir glissé entre les doigts de monsieur Laurin.

Mes interrogations :

  • Que veut dire « conversion »
  • Le sujet de la conversion n’est pas abordée, si ce n’est que le descriptif historique
  • Qu’est-ce que monsieur Laurin voulait que l’on retienne de son message

Conclusion:

Monsieur Laurin a évoqué plusieurs thèmes qui ont certainement perdus quelques auditeurs. Je n’ai pas eu besoin de faire un sondage, car plusieurs personnes sont venus à ma rencontre après le culte. Sans même poser quelque question qui soit, j’ai vite compris que certains n’ont pas saisi le message. En fait, je n’ai presque pas parlé, j’ai écouté ce qu’on avait à me dire. Néanmoins, il faut reconnaître en monsieur Laurin ses qualités d’enseignants. Certains détails de sa prédication m’ont permis d’en juger et ce n’est pas parce qu’il est intéressant, bien que monsieur Laurin est très intéressant à entendre, mais bien à cause de certains détails du contenu. J’ai aimé sa présence sur l’estrade. Il est à l’aise et nous rend à l’aise. J’ai apprécié son humour bien placé. Personnellement, je n’avais pas le temps de sourire, trop préoccupé par la mise en place du squelette de ce présent article, mais je suis à même de constater le personnage sympathique. La prédication était décousue, scindée, mais toujours contextuel. Trop de thèmes furent abordés à mon avis par contre. Peut-être était-ce voulu. Peut-être que l’aisance du personnage le transporte vers une certaine forme d’improvisation encadrée, par l’excellente maîtrise du sujet, ce qui fait en sorte qu’il ne s’en éloigne jamais vraiment.

Monsieur Laurin est quelqu’un de très sympathique, courtois et hospitalier. J’ai eu l’occasion de le rencontrer après le culte, pour simplement le saluer et me présenter brièvement, puis quitter aussitôt, afin de ne pas le déranger. Je suis conscient à quel point les pasteurs sont sollicités après le culte, mais il a tout de suite engagé la conversation avec moi en me recevant presque comme un ami qu’il n’a pas vu depuis un certain temps.

Pour terminer, j’ai plusieurs questions pour monsieur Laurin que je n’évoquerai pas sur cet article. Toutefois, je lui laisse prendre note de cette vidéo ci-bas. Mes questions ne sont pas toutes en liens avec cette vidéo, mais celles qui sont en liens ne sont ni des pièges ni des critiques.

Finalement, je vous dis: à Bientôt 🙂

Lien

150 esclaves sexuelles yézidis se suicident et sont données aux chiens

Au moins 150 femmes et filles yézidies se sont suicidées après avoir été forcées de devenir des esclaves sexuelles pour les membres de l’Etat Islamique.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Irifan Mahdi, une femme qui tente d’aider les femmes rescapées, a rapporté les horreurs de l’Etat Islamique dans une interview accordée au site arabe de Sputnik news.

Elle a raconté l’histoire de Jilan Barjess-Naif, âgée de 17 ans, « une fille aux yeux verts magnifiques, avec de rares cheveux blonds, qui s’est taillaidée les poignets dans des bains publics près de Mossoul, nord de l’Irak, une zone sous le contrôle de l’Etat Islamique. »

Jilan fut séparée des filles les moins attractives et sélectionnée pour un « traitement de viol spécial », avant d’être affichée dans un marché d’esclaves sexuelles. Après qu’elle se soit suicidée, les membres de l’Etat Islamique ont jeté son corps hors des bains publics dans une benne à ordures.

La soeur de Jilan, Jihan, s’est aussi suicidée quelques jours après avoir été capturée et transférée avec d’autres filles à Raqqa, afin d’être vendue dans un marché aux esclaves.

Leur mère, enceinte, aussi capturée, donna naissance à son nouveau-né dans une cave. Elle fut relâchée récemment et a pu retourner chez elle, considérée par le groupe terroriste comme étant une « femme folle », après que ses filles se soient suicidées.

Comme si cela n’était pas suffisant, l’Etat Islamique a excécuté six des frères et soeurs de Jihan et Jilan, ainsi que leur père, et ont arrêté vingt autres membres de la famille. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus.

Le sort tragique de la famille Barjess-Naif, venant de la région de Sinjar en Irak, est loin d’être un cas isolé. Mahdi affirme qu’elle connait 150 yézidis qui se sont suicidées et pense que le chiffre est beaucoup plus élevé.

« Elles ont préféré mourir plutôt que de vivre une vie d’esclave sexuelle atroce et d’être violées par les djihadistes. »

« Les corps de certaines qui se sont données la mort ont été donnés aux chiens. » raconte une infirmière yézidie, Amal Hasou, qui travaille dans un camps de réfugiés.

Hasou raconte que les membres de l’Etat Islamique disent même aux filles que si elles se suicident, leurs corps seront jetés dans la déchetterie et serviraient de repas aux chiens.

La plupart des filles se taillaident les poignets ou utilisent leur hijab qu’elles sont forcées de porter pour se pendre. Certaines se jettent des véhicules qui les transportent pour mettre fin à leurs jours.

https://cwnagency.wordpress.com/2015/06/20/150-esclaves-sexuelles-yezidis-se-suicident-et-sont-donnees-aux-chiens/

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Incitation à la violence et aux actes de vandalisme contre les églises du Québec

samedi 20 juin 2015

Graffiti haineux et appel à la violence : «Brûlons les églises !»

Silence des médias sur le gigantesque acte de vandalisme haineux et christianophobe appelant à brûler les lieux de cultes chrétiens sur la rue Hochelaga (tout près d’une mosquée), à Montréal. Quand on pense qu’un simple petit autocollant «0% halal, 0% cachère, 100% Québécois» (ce qui est très loin d’être un appel à brûler les mosquées et les synagogues)  apposé sur un banal lampadaire cause un scandale médiatique …

Vigilance Islam: un débat nécessaire

gregoirebarbeyCe samedi à Lausanne, l’Association suisse vigilance islam (ASVI) est née. L’annonce de sa création par Le Temps samedi a déjà provoqué un torrent de virulentes attaques et des appels à son interdiction.

Fruit d’une petite année de préparation, l’ASVI a été concoctée par une quinzaine d’activistes, principalement Genevois, venant d’horizons professionnels divers. Hors moi qui en suis la présidente, les membres ne veulent pas que leurs identités soient révélées. Les premières réactions de nos justiciers illustrent amplement leurs craintes.

Nous nous sommes dotés d’une charte (pdf), mais le site attend encore son heure… et fort probablement hélas ses hackers. La charte rappelle que l’expansion de l’islam constitue la menace la plus grave qui pèse aujourd’hui sur la démocratie et les libertés et considère comme trompeuse l’idée d’un cloisonnement étanche entre islam et islamismes. Elle rappelle entre autres qu’aucun pays musulman n’autorise la liberté religieuse. Enfin, elle dénonce la complaisance des élites face aux revendications rétrogrades des communautés islamiques.

Il est évident que le racisme et la xénophobie ne font pas partie de son programme.

Ses buts ? Défendre la démocratie et ses valeurs; protéger la Suisse de l’islamisation, et de manière générale lutter contre les revendications qui remettent en question le caractère séculier de notre société.

Ses moyens ? Ceux qu’offre la démocratie : information, débats, pétitions, initiatives -celle de l’interdiction du niqab au niveau suisse est sur le point d’être lancée-, soutien à diverses actions, etc.

Enfin, elle défendra la liberté d’expression concernant toutes les doctrines et religions, dont l’islam. Elle aura fort à faire comme on va le voir.

Interdire la peste brune !

Ce projet sitôt connu, de farouches adeptes de la liberté d’expression se sont donné rendez-vous sur la page facebook de Grégoire Barbey, journaliste assez connu et très content de lui. Je parie qu’il a participé avec enthousiasme à des manifestations de l’après 9 janvier pour célébrer la liberté d’expression. Il lui a juste échappé qu’il s’agissait d’un enterrement… auquel il participe activement.

Vouloir lutter pour nos valeurs démocratiques contre le totalitarisme musulman est bien entendu, comme en France et ailleurs, l’illustration d’une terrible haine de cette population.

Voici  le genre de langage utilisé dans les commentaires –pas anonymes, personne n’a peur de perdre son emploi en publiant ce qui suit. D’ailleurs, des hommes et des femmes politiques y participent.

Dotée d’une naïveté incurable, j’avoue avoir été surprise. Exemple : le journaliste et blogueur (comme moi) de la Tribune de Genève Gorgui Wade Ndoye,habituellement dégoulinant de bons sentiments : « (…) Cette Vallette a écrit de belles saletés sur son blog de la Tribune de Genève (…). Son combat d’arrière-garde est nauséabond et pestiféré de xénophobie et de mensonges. (…) Elle voulait convertir les musulmans de Genève pour en faire des athées elle a échoué là elle se lance dans un mouvement purement politique dont la légalité devra être discutée pour mieux propager sa belle et douce HAINE! Et il précise sur son blog, : « (…) Il n’y a pas que les Musulmans qui sont attaqués par la nouvelle démarche nazie à l’allure démocratique… »

Pour d’autres, je suis « complètement folle», violente, nantie d’œillères, « enragée sans culture » et d’autres qualificatifs dont vous avez l’habitude. En Suisse aussi, on ne fait plus le détail.

Question interdiction, les commentateurs se rejoignent presque tous. Certains se lèchent les babines à l’idée des textes de lois qui pourraient être utilisés pour anéantir la terrifiante association. La politicienne de droite Florence Kraft-Babel par exemple : « Cette association est anticonstitutionnelle à mon sens, point barre. » Un de ses fans s’inquiète : « N’existe-t-il pas un moyen de lancer une procédure pour le prouver? » D’autres se souviennent d’articles du code pénal pleine de promesses. Un politicien de droite : « (…) je crois que son caractère non constitutionnel est assez clairement prouvé, puisqu’elle s’attaque à l’islam, et ne fait aucune différence entre islamistes et islam. »

Et pourquoi pas un appel au peuple ? « Il faut que des voix se lèvent pour empêcher de telle association à voir le jour. »

Un commentateur qui conserve encore un peu de bon sens face à ces délires juridiques finit par s’énerver un peu : « Vous voulez une bonne société autoritaire où l’Etat peut interdire la création d’associations critiques? » Réponse de Barbey :« C’est pas critique là. C’est plus que ça. » Ce qui suit le montre.

Un geste terrifiant qui pousse au génocide

Barbey annonce dans la foulée de ces commentaires vouloir «commettre un billet de blog à ce sujet ». Il le commet séance tenante. Titre : « Vigilance islam: une association inacceptable ». Suit la litanie des poncifs sur l’islam et les musulmans. Mais il le répète : il espère de tout son (grand) cœur, que l’ASVI sera réduite au silence avec l’appui des politiques et des juges: « La création de cette association doit susciter une réponse politique immédiate et ferme. » D’autant qu’elle « se révèle probablement anticonstitutionnelle ».

Ah, comme ce serait chouette de tuer les messagers pour éviter qu’ils ne délivrent leur message ! Surtout que ce message ne concourt à rien moins qu’à préparer un nouveau génocide : « Symboliquement, le geste est insupportable et terrifiant. C’est cette même rhétorique qui a poussé des êtres humains à mettre leurs frères dans des wagons pour des destinations sans retour. » On interdit des associations pour moins que ça !

Notons que les commentaires du billet de blog sont nettement moins élogieux que ceux de facebook. Grégoire Barbey s’affirme «dépité». A quoi Michel de Seelisberg répond : « Disons que vous pensiez tenir des propos définitifs et que vous avez ouvert un débat nécessaire. »

Et c’est exactement ce que l’ASVI souhaite !

Mireille Vallette

province chink

Chine : Destruction de megachurches au bulldozer

Dans cette même province, un chrétien nommé Zhao Lizhong a disparu depuis plus d’un mois après avoir été arrêté pour avoir défendu la croix de l’église de Pingyuan. Au moins 425 églises ont été déjà affectées par ce programme gouvernemental intitulé « Trois rectifications pour une démolition ».

Dans le même temps dans la province de Guiyang, une église de maison a été attaquée à deux reprises en 15 jours. Onze chrétiens ont été arrêtés lors d’un raid le 24 mai; lorsque les autres membres de l’église ont demandé conseil à leur avocat, ils ont également été arrêtés et battus. Tous ont été libérés depuis.

Priez pour que cesse cette campagne de harcèlement des autorités dans le Zhejiang, ainsi qu’à Guizhou. Que les églises de ces provinces soient comme « une ville construite sur une colline, qui ne peut être cachée (Matthieu 5 : 14).