La Bible Parle: « Les consommateurs d’églises ».

7 juin 2015

Notes:

J’ai eu vent de certains commentaires au sujet de mon premier article sur La Bible Parle. Certains ont aimé, d’autres pas. L’un d’eux, c’est Réal Gaudreault, l’un des pasteurs de l’église La Bible Parle. Ce dernier a prêché lors de ma première visite et il semblerait, selon certaines personnes, qu’il n’a pas du tout aimé l’analyse que j’ai fais de sa prédication.

Je tiens à préciser à monsieur Gaudreault que je ne l’ai pas visé personnellement et que, s’il relit le texte que j’ai rédigé, il n’y a aucune critique de formulée à l’endroit de sa personne. Je tiens à rajouter que je ne travaille pas pour monsieur Gaudreault ni pour quiconque d’ailleurs et qui plus est, je ne dois rien à personne, si ce n’est à Dieu. L’article fut rédigé avec les meilleures intentions qui soient, et non, je ne fais pas dans la flatterie. Il faut savoir accepter la critique lorsque l’on s’expose publiquement et je sais de quoi je parle.

Ceci étant dit, la réaction de monsieur Gaudreault, si telle que rapportée, fut exagérée et certainement injustifiée. Bien entendu, on se demandera pour quelle raison je fais ce type de choses. Ma réponse ne satisfera personne: Je répond à l’appel de Dieu. C’est très évasif, car beaucoup s’auto-proclament pour se donner une crédibilité. Alors, il est permis de croire que je le fais pour les mauvaises raisons, mais je ne m’en formalise pas: le temps démontrera si ce que je fais est de Dieu ou de moi. Pour ma part, je n’ai aucun doute.

Je ne suis pas un « consommateur d’église ». Je n’avale pas aveuglément ce qu’on me dit, pas par esprit de contrariété, ni parce que je serais atteint d’un trouble oppositionnel, mais bien par souci d’intégrité, comme l’ont fait d’ailleurs les gens de Bérée, en Actes chapitre 17, verset 11. Je suis conscient de cette problématique qui s’est bien enraciné dans notre culture chrétienne élargie, et plus particulièrement dans le mouvement évangélique: on ne conteste pas ce que dit le pasteur, on accepte aveuglément ses dires, sous peine de se voir ostracisés par ce dernier. Si un membre éprouve des difficultés avec le pasteur, qui sera contraint à quitter si les deux ne peuvent cohabiter sous le même toit? C’est toujours le membre et non le pasteur qui écope, c’est une réalité.

Premières observations :

Il y a eu très peu d’annonces en contraste avec ma première visite. Y a-t-il eu ajustement suite à l’article que j’ai publié? Non. Je suis mal tombé lors de cette première visite impromptue. Il s’agissait d’une journée où, dans l’année, l’église se réunie pour discuter des affaires légales. Néanmoins, je maintient mon propos à ce sujet: les annonces ennuient considérablement les visiteurs et les non-membres. Un simple pamphlet explicatif aurait suffit.

Je me suis installé à l’arrière, dans la salle de culte, comme à mon habitude, afin d’avoir une vue d’ensemble me permettant d’observer tout le déroulement du culte, mais aussi, de la dynamique de l’assemblée. D’ailleurs, j’ai constaté deux éléments qui m’ont sauté aux yeux.

1- d’abord, dès que je me suis installé avec mon ordinateur portable, je me suis senti observé avec insistance par des membres du « personnel » de l’église. Lorsque les regards se croisent, c’est une chose. Mais lorsque l’on vous fixe avec insistance, c’est que l’on vous observe. D’ailleurs, l’un d’eux s’est adressé à un autre membre du « personnel » à l’aide de son émetteur-récepteur, puis, des membres du « personnel » ont circulé derrière moi, possiblement pour s’enquérir de mes « activités » exercées sur une chaise, au moyen de mon ordinateur portable. Cette insistance de leur part a fait germer en mon esprit qu’il était possible que l’on m’aborde pour connaître mes intentions à leur égard, voir même, que l’on me montre la sortie.

2- Lors de la lecture du texte de Actes chapitre neuf, en prémices à la prédication de monsieur Laurin, je me suis dit que c’était une bonne chose que l’on expose le texte, car bien peu de gens viennent au culte avec leur Bible. Ma réflexion à ce sujet est, comme le titre de l’article le mentionne, que beaucoup de chrétiens vont au culte pour « consommer de l’église ». Les propos de monsieur Laurin, lors de sa prédication, semble avoir confirmés mes observations, car lorsque ce dernier a demandé une autre version pour un verset cité, personne n’a répondu. À la blague, monsieur Laurin encouragea ses ouailles à amener une Bible la prochaine fois.

Un autre exemple de cette « consommation d’église » : monsieur Laurin s’exprima au sujet d’un couple qui vint à l’église « La Bible Parle ». Ce couple a exprimé à monsieur Laurin que l’église « La Bible Parle » est l’église de « la dernière chance ». Dernière chance de quoi? Ce couple allait-il laisser tomber la foi? Allait-il se décourager au point de ne plus fréquenter de chrétiens? L’un des problèmes soulevés par monsieur Laurin, à juste titre, c’est justement ces critiques formulées envers les églises par des chrétiens déçus et amers. À mon avis, la responsabilité est partagée: l’église, telle que nous la connaissons et l’avons érigé, ne favorise pas l’autonomie spirituelle, ni les initiatives ni l’action. En encourageant la passivité par ce monopole du droit d’expression, les pasteurs semblent ne pas réaliser le tort qu’ils font à leurs membres. Nous allons au culte pour demeurer assis et écouter, pour ensuite s’en retourner. Lorsque l’église et son pasteur principal organisent des activités, des réunions, des colloques, des cours bibliques ou tout autre activité sous l’égide du pasteur, il y a une infantilisation crasse qui s’opère et rend les croyants stériles, passifs et inactifs. D’ailleurs, très peu grandissent dans la stature de Christ à travers ces institutions.

Cependant, on ne peut attribuer aux églises seules, la responsabilité de ce manque de maturité spirituelle. Qu’importe que nous soyons dans le système ecclésiastique ou en-dehors, chacun est responsable de lui-même. Les critiques acerbes de la part des déçus ne font que causer des torts à tous et chacun. Elles n’ont rien de constructives. Certes, on peut dénoncer les problématiques, mais encore faut-il les exposer aux principaux intéressés au préalable. Dans le cas d’un refus de leur part, il est préférable d’accepter ces injustices, si injustice il y a. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que Christ a souffert pour nous et ce, en acceptant silencieusement et bienveillamment la plus grande injustice de l’histoire? Si Christ est notre modèle par excellence, comment peut-on justifier toutes ces critiques amères qui animent ces « déçus », même si leurs griefs sont avérés? Mais le plus gros problème, à mon avis, réside dans les attentes de ces croyants envers les autres chrétiens, et plus particulièrement envers les pasteurs. Si cette infantilisation de la part des pasteurs a créée des attentes démesurées envers eux par leurs ouailles, il n’en demeure pas moins que ces attentes ne sont pas réalistes. Le pasteur n’est ni une pieuvre ni Christ en personne. On exige beaucoup trop de leur part, au lieu de prendre ses propres responsabilités.

Conclusion:

Les « consommateurs d’église » tuent l’église, car ils sont, pour la plupart, des croyants passifs et inactifs. Ils écoutent la prédication en espérant être divertit. Le pasteur se doit d’être drôle, dynamique, disponible en tout temps, il doit répondre à tous leurs besoins, il doit avoir réponse à tout et il doit tous les reconnaître et les nommer par leur nom. Le « consommateur d’église » préfère entendre la prédication que de prendre le temps de sonder lui-même la Parole de Dieu. Vous remarquerez aussi que le « consommateur d’église » s’assoit souvent au même endroit dans la salle de culte, car il a établit sa zone de confort, ce qui est symptomatique de sa passivité. Il semble que La Bible Parle n’échappe pas à cette règle, puisqu’elle est présente dans toutes les assemblées.

Dans le prochain article, je me préoccuperai plus particulièrement de la prédication de monsieur Jeff Laurin.

Patrick Galarneau

Publicités

« Les coups portés aux femmes par leurs maris, les conduiront au paradis ».

« Les coups portés aux femmes par leurs maris, les conduiront au paradis ».

Selon un imam d’Alger

Les députés ont adopté jeudi à la majorité un texte qui renforce la protection des femmes contre la violence dont elles sont les victimes. Le texte, loin d’être quelque chose de révolutionnaire n’a pas été voté par les députés islamistes, considérant qu’il « n’est pas conforme à la Chariaâ » et que par conséquent « il pourrait ouvrir la porte à la dislocation des familles.

Mais un imam est allé plus loin ce vendredi dans son prêche. Cela s’est passé dans une mosquée algéroise (Oued Romane). Droit dans ses babouches et s’adressant avec un aplomb déconcertant aux fidèles, il leur explique que « la femme doit accepter les coups qui lui sont assénés par son mari », car porter plainte contre lui « est porteur de risque pour le foyer ».

Cet imam, qui n’a sans doute pas compris grand-chose à l’Islam, la première religion à libérer la femme, propose à cette dernière de « pardonner », d’autant explique t-il que les actes de violences du mari sont « souvent l’expression d’une colère passagère du mari » et non d’une rancœur profonde.

Et de toute façon, rassure l’ignorant imam, les coups que les femmes subissent de la part de leurs époux les rapprochent davantage du paradis. C’est à dire que chaque volée de coups se traduira au paradis par autant de « hassanates » ! Le ridicule ne tue décidément pas !

Source: Algérie1.com