L’ÉGLISE LOCALE : PISTES ET SOLUTIONS

Ici, ce n’est pas une critique envers le système ecclésiastique ni envers les assemblées locale. Il s’agit plutôt d’un problème particulier et ciblé. L’objectif est d’initier des pistes de solutions pour atténuer ce problème:

LE COMMÉRAGE, LA MÉDISANCE ET LA CALOMNIE

Dans beaucoup d’assemblées, nous éteignons le zèle de la majorité en les infantilisant, que ce soit volontaire ou non. Cette infantilisation se traduit par une passivité de ses membres/adhérents, alors qu’ils sont contraints à n’être que des auditeurs passifs et des « remplisseurs » de chaises.

L’activité réduit passablement cette accoutumance qu’ont plusieurs à commérer. Plus nous sommes actifs, moins nous avons le temps et le désir d’entrer dans des discussions vaines. Horaire chargé oblige. Mais il y a davantage:

Lorsque les membres d’une assemblée sont stimulés spirituellement, à exercer leurs dons pour eux aussi participer à la vie collective en Christ, ils solidifient et consolident les relations qu’ils ont les uns avec les autres. Tout ceci n’empêchent pas nécessairement le commérage, mais il en altère considérablement ses possibilités.

Lorsque nous sommes contraints à aller au culte pour chanter quand on nous dit de chanter, de nous asseoir quand on nous dit de nous asseoir, quand on nous dit que c’est le moment de la prédication alors on écoute bien passivement, et qu’on donne quand on nous demande de donner, nous éteignons peu à peu le zèle du néophyte pour en faire un dinosaure de l’église locale où l’adhérent est membre.

Que font les gens inactifs? Ils deviennent impotents à toutes bonnes oeuvres et voilà, on se plaint qu’il y a un manque d’ouvriers. Mais pire: les murmures deviennent le lait spirituel des membres auditifs/passifs, qui n’ont rien à faire pour s’occuper.

Certes, les pasteurs peuvent s’en plaindre, à juste titre. Néanmoins, ils ont aussi une responsabilité inhérente à leur rôle central: amener les croyants, parfois des néophytes dans la foi, à se parfaire, devenir mature et, finalement, à être suffisamment autonome pour eux aussi prendre soin des nouveaux croyants.

Lorsque je visite une assemblée, je me demande chaque fois comment on peut grandir dans une telle structure qui, parfois, je la considère abrutissante. Non, ce n’est pas une insulte ni même une quelconque forme de condescendance de ma part. Je suis attristé par ce constat.

Il est impératif que l’église et ses dirigeants priorisent l’autonomie spirituelle en les mettant à l’oeuvre. Il est plus que temps de cesser de sermonner le dimanche matin, mais de laisser la place au droit de parole de chacun, car le principe vital de la vie en Christ c’est, « LES UNS LES AUTRES ». Or, nous assistons plutôt à l’inverse. L’église locale est un moyen de rassemblement, pas un principe de vie chrétienne qui vient régenter le rassemblement, qui est le vrai principe de la vie en Christ. Malheureusement, nous avons fait de l’église un principe, et le rassemblement des croyants est devenu un moyen par lequel l’église locale assure sa survie.

Lorsqu’on tient les gens dans la passivité, on leur coupe l’herbe sous le pied. La foi devient de la religiosité avec le temps. Nous ne sommes plus l’Église, nous allons à l’église chaque dimanche, comme si la vie chrétienne se mesurait par une présence de corps dans un lieu géographique fait de pierre et de bois.

Peu à peu, les guerres intestines, que l’on ne perçoit pas le dimanche matin par cette pluie de propos provenant directement du Patois de Canaan, ont gagné plusieurs membres de l’assemblée qui y sont régulièrement. Ces guerres sont souvent des guerres froides, où chacun a son petit clan bien à lui.

Le culte est sensé être une célébration, une fête, mais c’est devenu un moment soporifique où les somnifères ne sont pas requis pour pieuter. Une telle inertie cultuelle ne peut produire de bons fruits. Si chacun est responsable de lui-même, et je suis entièrement d’accord avec cette affirmation, la communauté, ses dirigeants en tête, ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités comme bergers. Oui, le berger ne fait pas que prêcher, préparer des réunions, des colloques, des rapports annuels d’assemblées, des conventions ou des voyages d’affaires pastoraux. En fait, sa raison d’être, ce sont les brebis du bon berger qui sont mises à sa disposition. Tel est son mandat spirituel.

À bientôt 😉

Patrick

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ÉGLISE BAPTISTE ÉVANGÉLIQUE DE L’ESPOIR, LONGUEUIL.

Les églises locales ne peuvent plus passer sous le radar d’une certaine forme disciplinaire de nos jours. De plus en plus, elles ont à répondre de leurs actions et de leurs motifs parfois douteux.

Un de mes contacts s’est occupé d’une situation qui s’est produite à l’église baptiste évangélique de l’Espoir. Ce contact a référé une famille musulmane dans le besoin, la dirigeant vers cette assemblée pour de l’aide alimentaire qui est offerte par le ministère « BOUFFE POUR TOUS », un noble ministère pour venir en aide à des gens du quartier dans le besoin. Qu’elle ne fut pas la surprise de ce contact lorsque ce dernier a appris qu’à cette assemblée, on exerçait une pression sur les demandeurs pour qu’ils se convertissent à Christ. C’est ce qu’on appelle de l’opportunisme en profitant de la vulnérabilité des gens.

Or, ce que j’ai appris ce soir, c’est que ce contact, que je garderai anonyme, a rencontré la personne qui s’occupe de ce ministère et a accepté volontiers de remédier à cette situation. Il semble que cette dame est de très bonne foi, intègre et honnête. Ce même contact a aussi rencontré le pasteur de cette assemblée, afin que cette situation ne se reproduise plus et en effet, il semblerait que la situation a été corrigé, mettant au rancard les personnes qui servaient dans ce ministère et qui exerçaient cette pression.

Je félicite donc l’Église baptiste évangélique de l’Espoir d’avoir fait preuve d’intégrité et de remédié à cette situation. Mais surtout, je félicite ce contact pour avoir dénoncer une telle pratique odieuse et de faire en sorte que cette assemblée ne s’enlise dans le sectarisme par certains de ses membres au zèle mal cadré.

Lorsque l’on vient en aide, nous devrions le faire de manière désintéressé. Encore heureux que la direction de cette assemblée ait fait preuve d’ouverture face à la sagesse et au discernement de ce contact.

Mais qu’on se le tienne pour dit: les dirigeants d’églises ont intérêt à agir dans la droiture, car la discipline d’Église se fait avec un grand « E » et non à huit clos.

Patrick Galarneau

Église baptiste évangélique d’Ahuntsic: Une assemblée en perpétuelle difficulté.

Avant-propos

Je n’ai pas eu de sentiment particulier en foulant le parvis de mon ancienne assemblée, alors que j’aurais cru le contraire. Pour moi, c’était étrange à la simple idée d’y retourner, mais une fois sur place, c’était comme si je visitais une autre assemblée, comme je le fais depuis bientôt deux ans, alors que je commente les différents cultes et ministères de plusieurs assemblées depuis.

J’étais très heureux de revoir plusieurs visages familiers. Quelle ne fut pas la surprise de plusieurs lorsqu’ils m’ont vu pour la première fois depuis neuf ans! Surprise et joie bien sentie de leur part. Un accueil chaleureux et fraternel. La place et le moment furent mal choisis pour échanger sur nos parcours respectif, mais ce fut d’agréables retrouvailles. Certaines personnes cherchaient à me parler, mais malheureusement, ce ne fut pas possible de rencontrer tout le monde, horaire oblige.

Le dernier pasteur qui était en charge lorsque j’ai quitté cette assemblée était Sylvain Paradis. Or, selon ce que j’ai appris de plusieurs personnes, dont le pasteur David Dobson, c’est que Sylvain Paradis a donné sa démission. Pour moi, leurs propos étaient évasifs et sans grande élaboration. J’ai plusieurs contacts privilégiés qui m’ont affirmé que Sylvain Paradis a eu maille à partir avec plusieurs membres de l’assemblée suite à mon départ. Cette information m’a été confirmé en 2 008, alors qu’un des anciens de cette assemblée m’a contacté pour me décrire la situation chaotique de l’église d’Ahuntsic, conformément à ce qui m’avait été dit par plusieurs personnes. Quelques années plus tard, ces mêmes contacts m’ont affirmé que l’église était sous tutelle et que Sylvain Paradis n’était plus en contrôle de la situation. Cette démission, survenu à l’automne dernier (2014), me paraît plutôt suspecte. Les problèmes de cette assemblée avec ses pasteurs sont connus de toute l’association. Mais ceux de Sylvain Paradis ne sont pas en reste non plus. Toujours d’après les informations que j’ai reçu, ce dernier avait aussi démissionné de son ancienne assemblée (Anjou) à cause de problèmes conflictuels avec plusieurs membres de son assemblée. Et ce sont des contacts communs qui l’ont confirmé. C’est à la suite de cette démission qu’il fut relocalisé à l’église d’Ahuntsic, au courant de l’été 2 005. D’ailleurs, l’auteur de ces lignes a eu d’importants conflits avec ce dernier, mais ce n’est pas le sujet de cet article. D’ailleurs, j’ai plusieurs contacts qui ont eu maille à partir avec ce pasteur.

Pour ma part, il est évident que Sylvain Paradis a été forcé de démissionner de son poste de pasteur de l’église d’Ahuntsic. La loi du silence est omniprésente dans l’association d’églises baptistes du Québec. On ne dit jamais les vraies choses aux membres, les infantilisant de manière crasse. D’ailleurs, en ayant été dans le cercle de l’élite, j’ai entendu de mes oreilles qu’il ne fallait jamais donner d’explication sur de telles situations, sous le prétexte qu’il ne fallait pas que les gens faibles de nos églises soient déstabilisés. Pour ma part, c’est de la bouillie pour les chats. Cacher la vérité n’est pas bon signe. Les dirigeants de cette association n’ont tout simplement pas de respect pour leurs ouailles car ils agissent par intérêt. Mais qu’importe, il s’agit de leur problème à eux et non le mien. Cependant, ce n’est pas parce que ce n’est plus mon problème que je ne suis plus préoccupé par le sort qui est réservé à leurs membres, qui sont tenus volontairement dans l’ignorance, à la manière du catholicisme d’antan.

De même qu’on a jamais su pourquoi j’ai quitté, de même les membres ne sauront jamais les raisons véritables qui ont amené la démission de Sylvain Paradis, que ce soit justifié ou pas. Aux dernières nouvelles, Sylvain Paradis aurait reçu une offre pour travailler à SEMBEQ, afin de s’occuper de la préparation d’enseignements ecclésiologiques. Mais je demeure persuadé que c’est une démission calculée et forcée de la part de l’association. Ça demeure à vérifier, ce que je ferai au courant des prochaines semaines.

Introduction

Lors de ma visite de ce matin, c’est un certain Nathan qui présidait le culte en ce dimanche 26 juillet 2 015. Il semble que, soit ce dernier est en formation pastorale, soit il est ancien de l’assemblée. C’est monsieur David Dobson qui assure l’intérim depuis le départ de Sylvain Paradis. Ils attendent un nouveau pasteur qui vient de l’Alberta, au prénom de Sean (j’ai oublié son nom). Si monsieur Dobson est présent par intérim, il est clair que la démission de Sylvain Paradis n’est pas fortuite. Cet homme est une sommité dans le monde évangélique. Le pasteur qui le remplacera fut soigneusement choisi. En discutant avec monsieur Dobson ce matin, je lui ai fait part de mes observations concernant cette assemblée, alors que celle-ci est en perpétuelle difficulté. Son sourire en coin en disait long sur la situation actuelle. La prière de monsieur Habib m’a aussi laissé perplexe sur la situation de l’église d’Ahuntsic. Celui-ci a prié pour que cesse les critiques envers tous et chacun dans l’assemblée. Encore une fois, c’est un autre indice que Sylvain Paradis n’a pas quitté de son plein chef, ni dans le sentiment du devoir accompli. Il y a effectivement anguille sous roche.

Culte

Le Culte débute à 10:00. Plusieurs annonces viennent parasiter la célébration, comme on le constate dans nombre d’église locales.

Début des chants à 10 :12

Chants entrecoupés par le dirigeant de culte. Il y a un manque de fluidité. Les chants sont bien dirigés, mais c’est agaçant d’avoir des explications pour chaque chant. Ce n’est pas nécessaire. Mais cette culture de chants entrecoupés est instaurée depuis bien avant mon arrivée, en 1998, et elle est encore présente aujourd’hui, 17 ans plus tard.

Le dirigeant de culte demande une prière à quelqu’un de l’assemblée et lui dit ce sur quoi il faut prier. Bizarre comme pratique. Si on demande de prier, au moins peut-on avoir l’amabilité de laisser l’Esprit diriger la prière de cette personne. Pour ma part, c’est dirigé par l’organigramme et non par l’Esprit.

Offrande à 10 :22

Puis, on passe l’offrande. Cette fois, on prie pour l’offrande. Pendant l’offrande, on chante un autre vieux chant. La prière est encore sollicitée et exigée dans la direction que celle-ci doit prendre. Aucune place pour la spontanéité de l’Esprit, comme si nous éprouvions de la crainte lorsque nous ne sommes pas en total contrôle de la situation. Ça ressemble davantage à de la religion qu’à l’expression de notre foi commune.

Culte pour enfants

Les enfants sont invités à quitter pour leur école du dimanche sous un chant vieillot et joyeux. Puis, encore des explication sur un chant. Il était temps que l’on dirige les enfants vers les moniteurs d’école du dimanche, car jusqu’à maintenant, c’est un culte soporifique où il n’y a pas de place pour la joie des enfants.

Prédication : Michel Habib

Sujet abordé: La supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne

Textes choisis: Épître aux hébreux (ch.1; ch.8 et 9).

Thème choisi de monsieur Habib: Comprendre la révélation de Jésus-Christ

Contexte :

Parle de la persécution des juifs convertis à Christ. Dis que certains peuvent avoir eu la tentation de retourner dans le judaïsme. On fait le choix de croire. Choisir Jésus est le bon choix.

Notes personnelles:

1- Mais est-ce nous qui le choisissons ou c’est lui qui nous choisit? Nulle part dans tout le N-T avons-nous constaté que ce soit les hommes qui choisissent Dieu. Cette théologie humaniste n’est pas biblique. Accepter Jésus comme son sauveur personnel fait croire que nous avons amené des âmes à Christ, et nous prenons sur notre compte le nombre d’âmes sauvées. Or, nous ne sommes pas les dépositaires de l’oeuvre de Dieu. C’est Dieu qui choisit à l’avance. C’est Dieu qui appelle. C’est Dieu qui choisit. C’est Dieu qui donne. Voici quelques passages:

  • Choix de Christ pour l’apostolat: Jn.15.16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que, vous, vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ; afin que le Père vous donne tout ce que vous lui demanderez en mon nom.
  • Ceux que Dieu a choisi: Marc 13:20 Si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il a abrégé ces jours à cause de ceux qu’il a choisis.

  • On ne peut séduire les élus: Marc 13:22 Car des christs de mensonge et des prophètes de mensonge se lèveront ; ils donneront des signes et des prodiges pour égarer, si possible, ceux qui ont été choisis.

  • L’enlèvement concerne les élus: Marc 13:27 Alors il enverra les anges et rassemblera des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel, ceux qu’il a choisis.

  • Dieu justifie les élus: Luc 18:7 Et Dieu ne ferait pas justice à ceux qu’il a choisis, alors qu’ils crient vers lui jour et nuit ? Il les ferait attendre ?

  • C’est Dieu qui choisit: Jean 13:18 Ce n’est pas de vous tous que je le dis ; moi, je connais ceux que j’ai choisis.

  • Le choix revient à Dieu et non aux hommes: 1 Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie,
    2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.

  • C’est Dieu qui donne les disciples: Jean 18:9 C’était pour que s’accomplisse la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. »

2- La tentation de retourner au judaïsme, selon monsieur Habib.

  • Si nous choisissons Christ, alors, il est normal que tout le reste de l’enseignement et de l’exégèse biblique en soit fortement altérée. Ainsi, les chrétiens font le choix de choisir Christ, et font le choix de retourner au judaïsme. Pourtant, ce n’est pas ce que dit l’épître aux hébreux. Si nous observons le chapitre 10 de l’épître, le sort réservé pour ceux qui abandonnent la foi pour retourner dans le judaïsme, ne concerne que ceux qui furent éclairés, qui ont goûté, mais qui ne furent pas sauvés, car encore faut-il avoir été élu et choisis. Non seulement cela, mais ces gens qui furent éclairés sont soumis à un terrible jugement, puisqu’il n’y a pas d’autre sacrifice qui peut leur être offert (10.25-29) après avoir été éclairés de manière éloquente. Ainsi, l’épître s’adresse bien à la diaspora juive, et fut probablement envoyée à Jérusalem, lors des fêtes annuelles, alors que des chrétiens juifs s’y trouvèrent en tant que communauté, mais elle servit d’encouragement aux juifs chrétiens en exprimant la supériorité du sacrifice de Christ sur le sacrifice annuel auquel les judaïsants sont retournés en rejetant le sacrifice de Christ. La tentation concerne donc ceux qui sont éclairés, mais qui ne sont pas sauvés.

Démonstration de la supériorité de la nouvelle alliance sur l’ancienne. Exhorter à demeurer ferme dans la foi. Fait l’étalage des persécutions dans le monde actuellement.

  • Facilité d’être chrétien quand tout va bien.
  • Suivre le seigneur : aller à l’église le dimanche.

Notes personnelles:

En effet, il est facile d’être chrétien dans notre confort, mais ô combien difficile dans les pays où les persécutions sont féroces.

Ch.1 : explique qu’il n’y a pas de nom à l’auteur. Comme l’explique si bien monsieur Habib, nous n’avons pas de certitude à ce sujet et c’est tout à fait juste.

Histoire du salut, v.1 Il n’y a pas d’autre Dieu que lui. Mais qui est « lui »?

Qui est Dieu :

Jésus est venu le démontrer en exposant son père. Compare Jésus à Dieu, comme si les deux étaient détachés l’un de l’autre. Dieu est avec Jésus. Mais est-il Dieu? Si nous ne sommes pas meilleurs que les athées, nous ne sommes pas dignes de Christ (monsieur Habib). Comparaison avec les scribes et les pharisiens. Mais meilleurs en quoi? Meilleurs en œuvre? En foi? Monsieur Habib n’est pas clair sur ce point.

Monsieur Habib dénonce avec justesse les propos honteux de Barack Obama sur son discours inaugural au Kenya concernant l’approbation du mariage gay.

Monsieur Habib cite Ro.3.21 : déclaration de l’homme coupable. La sentence est déjà prononcée.

En effet et c’est tout à fait juste de citer ce passage. Il est impératif que les gens qui ne sont pas sauvés sachent cela, eux qui sont peut-être dans l’assemblée en ce dimanche matin et entendent la Parole de Dieu.

Monsieur Habib affirme: La loi ne sauve personne.

Je suis très heureux que monsieur Habib fasse ce rappel important. La loi condamne. La loi ne vous félicite pas. La loi ne fait que mettre le doigt sur la faute.

Ch.8 : le sacrifice serait un don de Dieu. Personne n’est amené à la perfection (8.4). Tout le culte et le Temple de l’A-T n’est qu’une ombre des choses à venir (célestes).

Parle beaucoup de lui et donne des exemples de sa vie personnelle (ce n’est pas une critique négative. Monsieur Habib donne des exemples tout à ait justifiés de sa vie personnelle). Donne l’exemple d’une photo de son père, comparable à l’ombre de ce qui est réel : le Père en personne. L’ombre n’a plus de valeur devant la réalité. Tout le culte de l’A-T est une ombre.

Autres propos tenus par monsieur Habib lors de sa prédication (plus notes personnelles)

L’auteur semble parler aux croyants pour affirmer qu’on n’a plus à s’attacher à l’ombre, mais seulement à Jésus.

Invitation à s’offrir à Dieu, comme le fils s’offre à son Père céleste. Dieu n’a pas forcé Jésus. J’ai pouvoir de donner ma vie. Jésus reçoit des ordres de son Père. Il semble y avoir un réel détachement entre le Père et le Fils. (Jn.3.16). La notion de trinité semble être prise au sens littéral.

Jésus a joué le rôle du grand prêtre. Présentation du Temple sur grand écran.

Préoccupation des juifs : est-ce que Dieu va nous pardonner? Le pardon accordé via le sacrifice, était temporaire : jusqu’à l’année suivante. Le grand prêtre annonçait la bonne nouvelle que Dieu accorda son pardon. Ce qui procura la joie dans la foule.

Jésus est venu en victime, sans avoir besoin d’offrir de sacrifice pour ses péchés. Jésus s’est offert en offrande. Dieu laisse le choix au fils de dire oui ou non sur son sacrifice (notes : très bizarre comme affirmation).

Jésus a offert un seul sacrifice qui n’a plus à être répété. Le rideau du Temple s’est déchiré. Le sang de Jésus nous purifie de tous péchés et déclare juste le croyant. Dieu est reconnaissant envers son fils. Le Père donne des pouvoirs à son fils.

Dieu n’a pas eu peur que Jésus s’enfle la tête.

Le prédicateur affirme que nous avons besoin de méditer sur la relation entre le Père et le Fils

Notes : et comment!!! Le prédicateur lui-même a un besoin cruel de méditer sur cette relation. De la manière dont il a exposé Jésus, nous avons peine à croire qu’il est Dieu, si on se fie à la prédication. Je ne doute pas que monsieur Habib croit que Jésus est Dieu, mais il l’expose d’une manière beaucoup trop détachée de sa divinité. Or, le nom même de Jésus signifie, prophétiquement depuis l’A-T : « Père Éternel »; dans le N-T: « Dieu parmi nous ». Mais monsieur Habib en parle comme d’un homme et nous donne l’impression que Jésus est devenu Dieu. Il n’a pas dit cela et je suis persuadé que ce n,est pas non plus ce qu’il voulait dire, mais j,ai eu l’impression d’entendre un Témoin de Jehovah.

J’aurais aimé que monsieur Habib nous démontre davantage la divinité de Christ, surtout qu’il a omis que Jésus est l’Éternel, dans Hé.ch.1. En effet, il est la Parole créatrice (Ge.1/Jn.1/Hé.1). Il est la vie (Dieu est un Dieu de vie et Dieu des vivants). Beaucoup trop d’accent sur le dogme trinitaire, et très peu sur sa divinité. Je n’ai pas trouvé monsieur Habib convaincant à ce sujet.

  • Dieu a fait le sacrifice par son fils.
  • Invite les gens à mettre leur foi en Jésus-Christ pour avoir le pardon de Dieu.

  • Notes : une affirmation étrange, alors que Christ est Dieu incarné.

    Fin e la prédication : 11 :15

    Retour du dirigeant du culte : Table du Seigneur. On va obéir en prenant le pain et le vin.

    Notes:

    Je croyais que c’était plutôt un rappel réjouissant et non une obéissance…

    Chant avant la distribution.

    Monsieur Dobson, pasteur de l’église : Esaïs 53; il nous affirme que nous avons deux ordres du Seigneur :

    • Le baptême
    • Le repas du Seigneur.

    Si c’est un ordre, j’aimerais bien qu’on le spécifie scripturairement.

    Encore une prédication, un ajout à la prédication. Monsieur Dobson demande à monsieur habib de lire le ch.53 de Ésaïe.

    Monsieur Dobson dirige cette église. Il demande à un ancien de prier et lui dit sur quoi prier. Puis, après la distribution du pain, monsieur Dobson demande à Claude Robillard de prier pour remercier le Seigneur.

    La distribution se fait de manière solennelle et accompagné en douceur au piano.

    Monsieur Dobson lis un texte dans Luc pour la consommation symbolique du vin. Les gens attendent son signal, puis, prennent le vin. Monsieur Dobson reprend le texte dans Luc.

    Après lecture, un autre cantique à chanter : un cantique d’invitation.

    Un des pasteurs, Nathan, m’apparaît être comme un apprenti de monsieur Dobson. Il semble effacé et très obéissant.

    Monsieur Dobson demande à monsieur Michel Habib de prier pour la bénédiction sur l’église locale d’Ahuntsic. Ce dernier prie pour que cesse les critiques sur l’église sur l’église de Ahuntsic (on peut se questionner sur cette assemblée en tant que visiteurs)…

    Conclusion

    La prédication ne m’a pas convaincue. Beaucoup trop d’éloignement entre la personne de Christ et sa divinité. Si Christ avait le choix de ne pas obéir à Dieu, on peut alors croire qu’il n’est pas Dieu, formulé ainsi. C’est très intriguant cette conception de Jésus. Si on fait l’apologie de la supériorité du sacrifice de Christ sur le sacrifice annuel du judaïsme, il aurait été approprié de faire aussi l’apologie de la puissance de Christ comme étant Dieu incarné. Dans cette prédication, j’ai eu l’impression que Christ n’est pas Dieu incarné, mais plutôt au rôle unilatéral de « fils ». Bien que je ne suis pas particulièrement trinitaire, il en demeure pas moins que ce concept s’y retrouve, mais pas au sens littéral, comme monsieur Habib semble lui attribuer. Lorsque Jésus fut « engendré », ce ne fut pas au sens propre, mais plutôt de nature spirituelle, alors qu’il fut le premier ressuscité.

    Au final, je considère que cette prédication a pu créé de la confusion dans l’esprit de plusieurs sur la nature de Christ.

    Patrick Galarneau

    Église baptiste évangélique d’Ahuntsic: D’abord, un retour aux sources ;-)

    Église baptiste évangélique d’Ahuntsic

    26 juillet 2015

    Culte : 10 :00

    Retour aux sources

    Lorsque j’étais jeune, mon père me forçait à aller à l’église évangélique avec lui. C’était en 1983, à l’église baptiste évangélique de Chomedey, à Laval, alors que j’avais 11 ans. À cette époque, mon père me contraignait à participer aux journées de jeunesse, qui avait lieu tous les samedis, en plus des cultes soporifiques du dimanche matin, sans compter qu’il fallait être présent à la première heure pour l’école du dimanche. C’était trois interminables heures d’églises que je redoutais chaque dimanche matin.

    C’est à l’âge adulte que j’ai rencontré le Seigneur, après 10 ans de cavale dans le monde. Plutôt que de retourner à l’église de mon père, j’ai préféré me retrouver dans une assemblée où je ne suis pas connu et où je pourrais faire mon propre cheminement. C’est donc à l’église baptiste évangélique d’Ahuntsic que j’ai fais mes premiers pas. C’est aussi dans cette assemblée que j’ai servi, travailler comme ouvrier et que j’ai été mandaté pour représenter l’église dans différents congrès. C’est durant cette période que j’ai fais mes études en théologie évangélique.

    J’ai quitté cette assemblée en juin 2 006, suite à un conflit de personnalité avec le pasteur principal de cette assemblée, un pasteur dont le passé n’était pas réglé avec son ancienne assemblée. La situation de l’église s’est gravement dégradé suite à mon départ, voyant plusieurs familles quitter après que l’on m’eut refusé l’accès aux membres pour les saluer une dernière fois. Pour calmer la tempête, des dirigeants de l’assemblée et de l’association ont convenu de me faire porter le poids de la faute, car ce sont toujours les absents qui ont tort. En effet, on a affirmé devant l’assemblée que j’étais dans le péché et que j’avais abandonné le Seigneur, alors que j’avais plutôt accepté une offre d’une autre assemblée de l’association et y enseigner. Cette information me fut rapporté par plusieurs membres de l’assemblée de cette époque, et confirmée ce matin par un membre encore actif de cette assemblée. De toute évidence, ces gens se sont rendus coupables de mensonges, mais ce sont eux qui portent ce poids sur leur conscience.

    Introduction

    Il y a plus de deux ans que je projetais de retourner dans cette assemblée, qui fut mon point de départ sur le plan spirituel et ministériel, mais il m’a fallu nourrir à terme cette réflexion, car mon objectif n’était pas d’être un sujet de scandale, d’autant plus que les rumeurs les plus absurdes avaient pris la forme de certitudes me concernant. Néanmoins, ce n’est pas la crainte de ces gens qui m’a retenu, mais bien par souci des gens de l’assemblée qui auraient pu se voir en train de confronter les instances en place et ce, alors que je suis passé à autre chose depuis longtemps. Si j’étais très apprécié de l’assemblée, les dirigeants furent montés contre moi par le pasteur principal qui n’a pas hésité à me traîner dans la boue de manière honteuse et scandaleuse.

    Malgré les multiples appels à l’aide que j’ai demandé aux dirigeants de l’association, je ne faisais pas le poids devant un pasteur qui s’était lié d’amitié avec des dirigeants de l’association. On a camouflé le problème en le taisant et en espérant que je quitte de moi-même. Ce que j’ai fais d’ailleurs.

    Par cet article, il est assuré que j’aurai mauvaise presse, car pour étouffer une fois de plus le problème de ces dirigeants de l’association, ils affirmeront que je profite de ma tribune pour chercher vengeance et justice. Je les laisse à leur propre interprétation, cela les regarde. Si je suis allé ce matin à cette assemblée, c’est que je désirais revoir les gens qui la compose, bien qu’elle a beaucoup changé depuis les neuf dernières années. Je ne me soucie pas de ces dirigeants, ils auront leurs récompenses de la part du Seigneur, puisqu’ils ne se sont jamais pressés à admettre leur faute ni à demander pardon. Pour ma part, ils ont simplement démontrer que leur coeur était disposé par intérêt.

    La réalité, c’est que le Seigneur s’est servi de cette situation pour me sortir de la religion, afin que j’apprenne à marcher avec lui. Le problème n’est pas ces dirigeants ou l’association d’églises baptistes du Québec. Le problème, il est dans le coeur de chacun, moi y compris. Bien entendu, ça ne minimise pas la responsabilité de ces hommes, qui ont fauté de manière éloquente. Toutefois, ce n’est qu’un symptôme du problème, pas le problème en soit. L’hommerie est présente partout, même dans les assemblées. Nous sommes nés de nouveau, mais nous sommes encore aux prises avec les défaillances de nos coeurs tortueux, moi y compris. Étais-je blanc comme neige? Si je n’ai rien à me reprocher sur mon passage à cette assemblée, que j’ai servi corps et âme, tout comme ces dirigeants, j’avais moi aussi de profondes réflexions à faire sur ma propre personne.

    C’est d’ailleurs en quittant l’association que j’ai appris le plus sur le Seigneur. Pendant toutes ces années d’églises et de pastorat, j’ai cru à des choses fausses, et rejeté certaines vérités, tout comme mes congénères de ministère. Comme beaucoup dans ce milieu, j’ai appris l’ambition ministériel, la vantardise, l’élitisme et la prétention. Je n’étais pas mieux que ceux qui m’ont fait du tort. En quittant ce milieu, mes yeux se sont ouverts progressivement. J’ai eu à traverser tout un désert, la solitude, puis passer de l’amertume à la liberté qu’offre Christ par une paix profonde en toutes circonstances. Je ne suis plus l’homme que j’étais à cette époque. Qui sait ce que je serais devenu si j’étais demeuré dans cette association? Un pasteur qui jouit d’une notoriété, mais qui n’a pas compris ce qu’est la véritable vie active en Christ.

    Je remercie donc le Seigneur pour cette période d’apprentissage et les épreuves qu’il a permis, afin que j’apprenne à devenir libre en Christ!

    Patrick Galarneau

    Église baptiste de Saint-Léonard : Elle a un cruel besoin d’aide!

    Église baptiste de Saint-Léonard

    Ma visite: 19 juillet 2015

    Introduction

    Il s’agit ici de ma deuxième visite. La première s’est fait quelque part en mai ou juin 2015 et malheureusement, je n’ai pas eu le temps de rédiger un article sur cette visite, mais je ferai une tentative pour retrouver mes notes.

    Cette assemblée se réunit dans le hall d’entrée d’une clinique, au 5601 rue Bélanger Est, à Montréal, un quartier de Saint-Léonard, tout juste en bordure du Nouveau Rosemont. Elle ne peut recevoir plus de 75 personnes. Lors de ma première visite, elle était au nombre de 70 personnes, incluant l’auteur de ces lignes. En ce 19 juillet 2015, en pleine vacances estivales, nous étions au nombre de 30.

    Le pasteur principal de cette assemblée est René Frey, qui a quitté son assemblée dans laquelle il était pasteur principal depuis tant d’années, afin de débuter une toute nouvelle assemblée dans le quartier de Saint-Léonard. Malheureusement pour moi, il était absent ce matin et ne sera de retour de vacances qu’en début Août. C’est donc Mario Brochu qui le remplaçait en ce dimanche matin peu occupé.

    Culte du dimanche :

    10 :30 (débute avec quelques minutes de retard)

    Dirigeant de culte : Emmanuel Farjaud

    • Chants organisés et structurés. Pause entre les deux premiers chants pour laisser place à la prière. Les chants sont projetés sur une petite toile installée sur pied dans l’entrée de la clinique. Il y a un claviériste qui accompagne les chants. Il y a un manque de naturel dans les chants. On se concentre davantage sur la direction des chants que sur les chants eux-mêmes.

    Prédication : Mario Brochu

    Sujet: Lien entre la course à pieds et le message de ce matin (ph.3.12-14)

    Trois éléments de la course :

    1- Ligne de départ v.12 (ph.3) : parle de la conversion de Paul en Actes.9

    • Notes personnelles: Conversion? Si Paul fut immédiatement baptisé suite à sa conversion, pourquoi ne prend-t-on pas exemple sur le cas de Paul pour baptiser les gens qui en font la demande?
    • Invite les gens à aller à la ligne de départ (conversion). En effet, nous ne savons pas qui est sauvé ou non.

    Notes:

    • Conversion: mais quelle est la signification réelle de ce mot? Le prédicateur semble prendre pour acquis que la conversion est systématiquement « être né de nouveau ». Or, il y a une distinction entre « conversion » et « régénération ». Judas lui-même s’est convertis, mais a prit son propre moyen d’expiation. Je peux me convertir au christianisme, mais je ne suis pas pour autant sauvé. Je peux accepter le Seigneur dans ma vie, mais en réalité, c’est Dieu qui appelle et c’est lui qui sauve. Ce n’est pas la conversion qui sauve, mais la grâce de Dieu, par le moyen de la foi et cela ne vient pas de nous, mais de Dieu (Éph.2.8-9)

    2- Course : analogie avec la course. Trop d’analogie, pas suffisamment de contenu scripturaire ou d’explication contextuelle. Met l’accent sur la discipline pour s’entraîner, afin de remporter la course comme Paul l’explique dans Phil.3. On se nourrit de toutes paroles de Dieu (Ro.10.17). Maintenant, un texte dans le livre de Josué : médite la parole jour et nuit. Les « il faut » se répètent dans le message. Nous devons être fidèles. Nous devons méditer. Le but de la course, c’est de gagner et de repousser les standards. Donc, l’analogie est de remporter le prix au ciel. V.10 de Phil.3 : connaître Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances. Ac.20.24 : accomplir sa course avec joie. Un peu de culpabilité (fait involontairement), à savoir si nous faisons des œuvres auprès des autres (témoigner, parler de Christ, ect…). Pr.4.25-27 : ne pas se détourner pour aller mettre le pied dans ce qui est mal. La persévérance dans la vie chrétienne. Aller à l’église exige des efforts. Ce serait donc un sacrifice. Analogie avec l’église : un bon entraîneur, une bonne équipe, une camaraderie dans l’équipe. D’abord, méditer la bible. 1 P.2.2 : désirer le lait spirituel pour croître dans le salut. La croissance = sanctification. La vie chrétienne est un marathon et non un sprint. La prière pour la course (2Co.13.9) : perfectionnement des croyants. Jn.14.16 : le consolateur (Saint-Esprit), afin qu’il demeure éternellement avec les croyants. Un autre ingrédient : l’exemple de modèles. Modèle de Corinthe (1Co.4.16) : être des imitateurs de Christ. La communion fraternelle : plus à risque pour celui qui demeure seul dans son coin. Beaucoup sur « les uns les autres » (effectivement, c’est l’esprit du disciple). Cite beaucoup de versets qui aborde ce thème. Savoir faire face aux épreuves 1Co.9.26-27. Hé.12.1 : courir avec persévérance. Fait le lien avec l’église locale de Saint-Léonard. Phil.3 : 2 mises en gardes : 1- l’impression d’avoir atteint la perfection (mettre l’accent sur les efforts : où est Dieu?), 1Jn.8 : se séduire soi-même en se croyant sans péché. Se confier en la chair (Phil.3). Le succès du monde versus celui de Christ, n’est pas le même. Se débarrasser ce qui freine notre course. Luc.24.46-47 : Il « faut » demander pardon pour nos péchés; Mt.5.23-24 : présenter son offrande, mais au départ, il « faut » aller se réconcilier avec notre frère. On demande pardon pour nos péchés.

    Notes:

    • le prédicateur n’explique pas comment on fait pour être fidèle, ni comment on doit méditer la parole de Dieu, ni de quelles oeuvres nous devons faire.
    • On ne nous explique pas non plus comment se débarrasser de ce qui freine notre course.
    • Le prédicateur donne des exhortations, mais n’offre aucune solution concrète. Nous sommes dans l’abstrait, ce qui, inévitablement, n’aide pas la cause de la sanctification. Tout ce qui est mentionné pour y arriver, c’est la persévérance.
    • J’aurais aimé que le prédicateur nous explique que ce ne sont pas nos oeuvres, mais bien celles de Dieu dans nos vies, puisque c’est lui qui change notre être intérieur (Ro.12.1-2), plutôt que de mettre l’accent sur les efforts que nous devrions faire. Beaucoup de verbes à la 2ième personne du pluriel, mais aucune solution pragmatique. Si seulement le prédicateur s’était concentré sur un texte qui aborde ce sujet en l’exposant, il aurait pu nous fournir un exemple biblique qui en fait la démonstration.
    • Nous sommes encore dans la mentalité où on demande des efforts aux croyants, comme si être croyants exigeaient des contraintes. Or, si Christ vie en nous, comment expliquer que nous en soyons encore à imposer des fardeaux, ou encore, qu’on puisse encore nous dire que pour être croyant, « il faut » en faire la démonstration?
    • On nous incite à un changement dans nos vies, mais par nos propres efforts. Nous ne constatons pas, d’après cet enseignement, que l’Esprit de Dieu soit à l’oeuvre, mais bien nous.

    3- Ligne d’arrivée

    Comparaître devant Dieu (2Co.5.10).

    Notes :

    • le pasteur explique que tous les humains rencontreront Dieu pour le jugement, d’après ce verset. Or, le chrétien n’est pas soumis au jugement, ce sont les incroyants; Dans ce verset, Paul fait allusion aux chrétiens uniquement, puisque c’est à eux qu’il s’adresse; et enfin, il ne s’agit pas d’un jugement, mais d’une remise de prix. Tout ce que nous faisons, nous le faisons pour obtenir la couronne incorruptible.

    Conclusion du message: Hé.12.1-3 : courir avec persévérance. Puis termine avec la prière.

    Notes :

    • Ce texte cité de l’épître aux hébreux était à l’intention des croyants hébreux, en particulier à ceux de la diaspora. L’auteur ne parle pas de la persévérance selon l’hommerie, mais bien celle dans les épreuves que les judaïsants leur faisaient subir. D’ailleurs, il serait probable que l’auteur ait fait envoyé cette lettre depuis sa prison romaine (ceux d’Italie les saluent (13.24), et fort possiblement qu’il s’agit de l’apôtre Paul, lors de son 4ième et dernier voyage missionnaire, pour que sa lettre se rende à Jérusalem lors des fêtes annuelles. Toute l’épître fait l’apologie de la foi qui supplante la loi mosaïque. C’est pourquoi l’auteur dénonce les pratiques anciennes et que les croyants doivent persévérer à rejeter les pressions des judaïsants pour ne pas célébrer ces fêtes annuelles. Dans le chapitre 10 de l’épître, nous constatons que les judaïsants, bien que l’évidence leur fut démontrée par l’Esprit de Dieu, ont non seulement rejeté Christ, mais s’y sont farouchement opposés. C’est ce qui explique d’ailleurs les versets 25-29 du ch.10 de l’épître. Nous savons que Paul fut faussement accusé par les judaïsants et qu’il fut arrêté lors de son 4ième voyage, pour y être emprisonné à Césaré, qu’il a exigé de rencontrer l’empereur Néron, et fut emprisonné à Rome dans l’attente de son audience avec l’empereur.
    • Si le prédicateur avait pris ce texte pour l’exposer dans son contexte, il n’aurait pas commis autant de bourdes dans sa thématiques.

    Conclusion

    On sent des hésitations dans la prédication. Un manque de profondeur dans le message. Ne semble pas maîtriser suffisamment son message. Cet homme est définitivement quelqu’un de sympathique et a surement un don pastoral, mais pas celui d’enseignant. Le message aurait pu être une simple discussion entre les gens de l’assemblée autour d’une table, afin de s’exhorter sans que ce soit une discussion formelle. Beaucoup de passages afin de soutenir le message thématique. En ce qui me concerne, le message pourrait ne durer que 15 ou 20 minutes. A rédigé sa prédication et consulte beaucoup ses notes, fort possiblement pour ne pas se perdre. Il y a un manque de dynamisme dans le message. Le message n’atteint pas les gens, mais il pourrait aider dans le cadre de relation d’aide pastorale.

    Remarques:

    • Le prédicateur affirme ceci: « Paul, un des plus grands apôtres ». Ce que j’aimerais lui demander, c’est sur quelles bases il fait une telle affirmation.
    • Le prédicateur affirma ceci: « Nous sommes dans le péché, ou le péché est en nous (1Jn.1.8) ». Le passage est mal interprété. En réalité, c’est la vérité qui nous habite, à condition de reconnaître notre péché.

    Définitivement, il y a trop de citations de passages. Dans l’enseignement biblique, on ne peut pas soutenir son message par de nombreuses citations. C’est ce qui explique le peu d’assurance du prédicateur dans son message.

    Le conseil que je donne est celui-ci: prenez un texte qui aborde le sujet; exposez le texte dans son contexte; faites un peu d’actualisation (analogies entre les enseignements du texte et ce qui correspond aux images de nos contemporains à nous); citez 1 ou 2 passages, maximum et expliquez brièvement ces citations dans leur contexte.

    Et en tout dernier lieu

    Comprenez bien que mon objectif n’est pas de planter le prédicateur ni de décourager cette petite assemblée qui débute, au contraire! Il s’agit plutôt d’une critique constructive, qui a pour but d’aider à l’édification du corps de Christ. Concrètement, je crois que cette assemblée a besoin d’un sérieux coup de main de la part de gens ayant une maturité spirituelle qui a fait ses preuves, afin de soutenir cette assemblée, non pas par des dons en argent, bien que cela ne peut pas être de refus, mais bien une aide concrète sur le terrain, par des enseignants qui aideront à la croissance des gens de cette assemblée.

    Je crois aussi que cette assemblée se fait du tort à elle-même en désirant mettre sur pied une assemblée sous l’égide de l’association d’église baptistes du Québec. Je déplore le fait que chaque branche dénominationnelle prêche encore pour sa fédération ou son association. Sommes-nous de Christ d’abord? Ou bien, nous sommes d’allégeance dénominationnelle? Il faut cesser à tout prix ces divisions qui nous rendent stériles et apprendre le « vivre ensemble », au lieu de se diviser sur des question théologiques secondaires. Je propose que cette assemblée se lie avec d’autres petites assemblées de la région, dont certaines se trouvent sur la même rue. Pour moi, il est incompréhensible que nous en soyons encore à mettre sur pied sa propre « entreprise évangélique » chacune de son côté, plutôt que de chercher à se réseauter.

    J’ai eu l’occasion de discuter avec monsieur René Frey et il m’a expliqué chercher un local pour son assemblée. Je lui ai dit que si j’avais des nouvelles, je le contacterai, le cas échéant. Néanmoins, je crois que la meilleure solution réside dans l’union avec une autre assemblée.

    Bonne journée à toutes et à tous 😉

    Patrick Galarneau