L’homosexisme

Introduction :

Comme vous le savez tous, le congrès américain n’a pas qu’adopter une loi sur le mariage gay, mais insidieusement, il oppresse les opposants à adopter une pensée unique en cette matière, soit celle de tordre le sens même du mariage pour l’adapté à tous et toutes, sans aucune forme de discrimination. À force de vouloir accepter tout ce qui est en marge de l’ordre naturel, nos instances politiques ont donc l’obligation « morale » de tordre le sens de l’ordre divin en ce qui a trait au mariage.

L’autojustification :

Le discours prétendument humaniste, une valeur qui semble transcender toutes autres valeurs, cherche à tendre vers l’homogénéité de la société en acceptant tout ce qui fut toujours en marge de ce qui était socialement accepté. Les grandes comme les petites entreprises sont souvent contraintes à se soumettre à une pression sociale et même, dans certains cas, légale, afin d’exercer une discrimination positive. Le portrait que je dresse est à peine une caricature. Pour éviter les différentes étiquettes négatives, nous devons nous justifier constamment sur notre bonne foi envers les minorités. Il nous faut à présent connaître au moins un juif, un arabo-musulman, un gay, une lesbienne, un transgenre, un travesti et j’en passe, afin d’avoir le droit d’affirmer que nous ne sommes ni antisémite, ni islamophobe, ni xénophobe, ni raciste, ni homophobe et ainsi de suite. Ce discours prône une fausse tolérance. En effet, nous ne sommes tolérants qu’à la seule condition d’adhérer à leur discours trompeur. Ceci ressemble en tout point à un cours de philosophie que j’ai suivi dans mes études post-secondaire, alors que le professeur nous exhortait à faire preuve d’esprit critique. Dès lors que nos points de vues divergeaient du professeur, nos notes s’en ressentaient et l’animosité envers ses contradicteurs étaient palpables. Je ne crois pas avoir besoin de gens homosexuels dans mon entourage pour faire reconnaître que je ne suis pas homophobe.

Homophobie, parlons-en :

Je n’ai pas peur de l’homosexuel ni de l’homosexualité. Je n’ai jamais compris l’utilisation erronée de ce terme d’ailleurs. En fait, ce que l’on nous reproche, c’est d’être « homosexistes » (terme que je viens d’inventer, ne le cherchez pas dans le dictionnaire). Autrement dit, nous qui sommes nés de nouveau en Jésus-Christ, nous sommes étiquetés de haineux, car semble-t-il, nous rabaissons l’homosexuel en perpétuant son ostracisme social et en consolidant sa place en marge de la société. Nous considérerions alors le refus de le reconnaître comme un être à part entière, méritant les mêmes dispositions légales et les mêmes droits qui reconnaissent les hétérosexuels et les familles traditionnelles. Au même titre que le racisme, nous traiterions l’homosexuel, un peu comme un nazi traiterait un juif. Et ceux et celles qui se font leurs défenseurs, montent aux barricades contre les chrétiens qui prêchent l’amour du Seigneur Jésus comme solution à leur vie. Par manque de combat social à se mettre sous la dent, inévitablement, les pro-manifs se cherchent un nouveau combat à mener pour tenter de marquer l’histoire récente et dans un tel cas, il leur faut trouver un coupable et le mettre au pilori. Le combat à mener est la reconnaissance des homosexuels et le méchant à abattre, c’est le chrétien né de nouveau qui témoigne de l’amour de Christ.

L’hypocrisie « hétérosexiste » :

Ce n’est pourtant pas une majorité d’homosexuels qui défendent les positions du lobby LGBT qui, pourtant très médiatisé à force de crier sa révolte contre les institutions et les traditions, est tout de même composé de la minorité criarde, alors que la majorité silencieuse, elle, l’est tout simplement parce qu’on leur refuse le droit d’exprimer leur position. En réalité, le lobby LGBT américain se fait coupable là où il dénonce. Il s‘agit d’une très grande hypocrisie, car si ce lobby s’est créé pour se faire entendre, il empêche la majorité homosexuelle silencieuse de faire valoir un point de vue contraire au leur. Mais c’est le propre du lobbysme que d’agir dans l’intérêt unilatéral de son groupe, écartant au passage tous ceux et celles qui s’y opposent.

Si le lobby LGBT croit que nous sommes dupes, il se met un doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule. Nous comprenons bien que ce lobby agit pour son propre intérêt, mais il va plus loin : il méprise les institutions et l’ordre établit, car au fond, ces manifestants organisés en lobby, utilise les dispositions légales pour renverser l’ordre normal des choses. Il méprise les lois naturelles et déforme le sens étymologique d’une institution qui n’a rien à voir avec la législation en soi, mais bien une institution qui trouve son origine dans le pentateuque, alors que, selon les religions monothéistes, Dieu est celui qui a institué l’union d’un homme et d’une femme

Dichotomie, ironie et contradictions :

Le mariage trouve ses origines dès le début de la création. Il ne vient ni de l’Église ni des institutions légales. Est-ce par ignorance crasse de cette minorité homosexuelle? Ou bien, par défiance? D’après ce que j’ai vu dans différentes manifestations, les deux possibilités coexistent parmi ces groupes que je considère « extrémistes ». C’est tout de même assez contradictoire et même, dichotomique que d’exiger le droit marital. D’abord, il y a ce faux argument, motivé par le mépris de ce qui a toujours été perçu comme des freins à leur émancipation, c’est-à-dire, une société qui se construit sur la famille, d’obtenir les mêmes droits légaux dont bénéficient les familles traditionnelles. Je ne connais pas les dispositions des lois américaines, mais ce que je sais au Québec, c’est qu’un acte notarié et le testament suffisent pour se protéger en cas de la perte d’un conjoint. La succession ne passe absolument pas par l’acte du mariage. Je doute fort que le lobby LGBT lutte pour ce type de dispositions, car les avantages ne sont pas aussi reluisants que les contraintes.

D’un point de vue chrétien, il m’apparaît de plus en plus comme une défiance envers Dieu et ce qu’il a lui-même établit comme ordre créationnel.

Vocation du mariage :

Cette contradiction du mariage gay est mise en relief lorsque l’on considère à la fois son origine, ainsi que sa vocation. Si le mariage fut institué par Dieu, il y est aussi expliqué sa vocation.

L’union du mariage est lourd de sens. De manière implicite et naturelle, l’union implique nécessairement le degré potentiel et non-négligeable d’avoir des enfants. Cette union a deux objectifs principaux :

1- la multiplication de la vie. La toute première volonté exprimée par Dieu pour l’homme et la femme est : « multipliez-vous et soyez féconds ». Dieu est d’abord un Dieu de vie. La vie a une volonté puissante et naturelle de se multiplier. Il s’agit d’un commandement intrinsèque. Accepter le mariage gay, c’est s’opposer à la volonté première de Dieu.

2- l’émancipation humaine : « il n’est pas bon à l’homme d’être seul, faisons-lui un semblable ». Pas un « pareil », un « semblable ». Pas un sexe opposé, comme nous aimons bien l’imaginer et le dire, mais bien un sexe complémentaire. L’objectif est l’épanouissement de l’homme et de la femme, dans une relation égalitaire et complémentaire. L’union de l’homme et la femme n’est qu’une pâle imitation de ce que Christ allait faire avec ses élus: une union indissociable et une relation parfaite.

Conclusion :

Pour le lobby LGBT et tous ceux et celles qu’il a réussi à imposer sa pensée unique, il n’y a pas de discussion possible. D’un point de vue chrétien, né de nouveau, il est inconcevable d’approuver une telle chose, que Dieu considère abominable. Que ces gens exercent leur sexualité dans l’intimité comme le font les hétérosexuels, c’est un tout autre sujet. Il ne s’agit pas de ça, mais bien du sens tordu que l’on fait du mariage, piétinant sans scrupule l’ordre que Dieu a établi pour ses créatures. Nous aimons les homosexuels, car avant tout, ce sont des êtres humains. Toutefois, il ne sera jamais question d’approuver leurs pratiques. L’amour, pas celui de l’humanisme, mais le vrai, averti le peuple du danger. L’amour, le vrai, intercède auprès de Dieu pour que ceux-ci soient touchés par la grâce. L’amour, le vrai, annonce la bonne nouvelle de Jésus-Christ aux pécheurs.

Ma dernière exhortation : Ne vous conformez pas à la pensée de cette génération, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de l’intelligence (Ro.12.1-2).

À bientôt.

Patrick Galarneau

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SEXE

SEXE:

Allez, dites-le: ça attire votre attention, n’est-ce pas? 😉

Mais plus sérieusement, je trouve dommage qu’il y ait tant de scrupule chez les évangéliques. Au cas où certains ne le savent pas, je suis un peu provocateur à mes heures et un polémiste qui réussit à faire réagir. Mais rien n’est fait par méchanceté ni dans un but de scandaliser.

Je pense que ce que Dieu a créé est bon et ne doit pas être proscrit. Je tiens à dire que je respecte la sensibilité de chacun et chacune et que mon but n’est pas de faire du tort à qui que ce soit ni à juger quiconque n’a pas les mêmes positions ou convictions que moi.

Je rajoute aussi que je n’ai aucune censure, aucun scrupule, aucun tabou et je peux aborder tous les sujets sans gêne et sans cachette.

À titre personnel, je pense que la sexualité est un bel exutoire libérateur pour l’être humain, homme ou femme. Certains commentent mes publications et dénoncent des pratiques sexuelles comme étant une chose mauvaise et voici des exemples:

1- masturbation
2- cunnilingus
3- fellation
4- sodomie

Dans les cas que je viens de citer, plusieurs éprouvent de la gêne, de la honte ou tout autre sentiment réprobateur devant ces énoncés, repoussant les images qui leur viennent en tête. Je vous comprends. En tant que chrétiens, il semble difficile de concilier ces pratiques, d’autant plus que notre héritage catholique nous assaille de ses interdits qui mènent droit à la géhenne. Mais moi, ce qui me gêne, c’est le manque de fondement scripturaire quand vient le temps de proscrire ces pratiques. Bien entendu, personne ne devrait être contraint à exercer l’une de ces pratiques si ça le rebute. La sexualité est quelque chose de très personnel et d’intime.

Plusieurs chrétiens éprouvent beaucoup de difficulté dans leur relation intime, croyant que la sexualité est un « mal nécessaire » et qui a pour principal objectif, la procréation. Or, pourtant, Dieu a dit que tout ce qu’il a créé est bon. La sexualité en fait partie. Mais est-ce nécessaire de mettre en application ces quatre éléments dans sa vie sexuelle pour être épanouie? Bien sûr que non. Toutefois, les scrupules des uns ne doivent pas dicter la conduite des autres. Si certains éprouvent de la difficulté avec certaines pratiques, rien ne devrait vous obliger à le faire. Par contre, votre unité de mesure avec laquelle vous mesurer ce qui est acceptable pour vous, ne doit pas servir de mesure « spirituelle » pour déterminer le salut véritable des autres. Il n’y a aucun chrétien de deuxième ordre. Ou nous sommes de christ, ou nous sommes des ténèbres. Les zones grises sont absentes, et les épîtres de Jean, particulièrement la première, sont éloquentes en ce sens.

À titre personnel, et en accord avec ma compréhension de la personne de Christ, ces pratiques ne sont pas à proscrire, sauf si, pour vous, cela est la résultant d’une conviction que vous péchiez. Ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas nécessairement pour l’autre. L’un refuse de manger la viande sacrifiée aux idoles, mais il ne juge pas ceux et celles qui en mangent, car ceux-ci n’accordent aucune importance aux idoles. L’un observe les jours et lui donne une signification, alors que l’autre n’y accorde aucune importance. Pourtant, ils ont le même Seigneur, le même salut et le même Dieu qui leur a accordé la grâce.

Certains « culpabilisateurs » aiment bien nous citer, croyant bien faire, le passage où Jésus semble dénoncer la masturbation et voici le passage en question:

Math.5.27 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère.
28 Et moi, je vous dis : quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son coeur, commis l’adultère avec elle.

L’adultère doit être distinguée de la fornication. L’adultère concerne l’engagement de deux adultes, homme et femme, et qui implique une troisième personne. Plusieurs utilisent ce passage pour justifier leur position contre la masturbation. Pourtant, Jésus n’a pas enseigné sur la masturbation, il n’a même pas enseigné sur l’adultère par ce passage. En réalité, Jésus a instrumentalisé l’adultère pour illustrer son propos.

Le motif du coeur

Mais quel était donc son propos alors? La réponse est pourtant si simple, mais elle semble échapper à plusieurs, malheureusement. Lorsque le prophète Samuel arriva à la maison de Élie, il y trouva Éliab, un homme de forte stature, ce qui impressionna Samuel. Mais Dieu dit : « je l’ai rejeté. Je ne regarde pas à l’apparence, comme les hommes le font, mais au coeur » (1 Sam.16.7; paraphrase). C’est un jeune garçon, qui pratiquait le métier le plus méprisé, soit, celui de berger, qui fut choisi par l’Éternel, car son coeur était droit et juste. C’est ce même jeune garçon qui a affronté le héros des philistins, le puissant Goliath, qu’aucun israëlite n’osa affronter. C’est avec courage et conviction que le jeune David délivra Israël des philistin et même, qui leur procura la victoire.

Mais quel est donc le rapport?

Comme Jésus, j’ai utilisé une image connue pour illustrer mon propos. Jésus regardait au coeur et non aux apparences. Bien que les hommes, et en particulier les pharisiens, qui semblaient justes aux yeux de la loi, leur coeur n’était pas juste devant le Seigneur. La loi ne peut vérifier le coeur. La loi souligne votre faute. La loi vous condamne. La loi vous juges selon vos actes, mais elle ne peut le faire pour vos pensées intimes. Dans le cas qui nous préoccupe, Jésus rappelait les normes de la loi mosaïque. L’adultère, qui consiste à avoir une relation avec une personne mariée, était punissable de mort. On lapidait de telles personnes, et étrangement, c’était surtout les femmes qui en faisaient les frais. Une sorte de torsion à la loi que permettait les autorités religieuses. Mais ce que Jésus relève ici, ce n’est pas l’adultère en soit, mais bien ce qui se trouve dans les pensées du coeur et qui se soustrait à la loi. Malgré le fait que vous ne soyez coupable d’aucun méfait devant la loi, vous l’êtes devant Dieu, car celui-ci connaît le fond de votre coeur. C’est d’ailleurs ce qui explique le besoin de Christ dans nos vies, afin de renouveler notre être intérieur.

Ainsi donc, la loi ne peut vous sauver de la condamnation. Bien au contraire, elle vous condamne et il n’y a aucune issue possible. Si Christ voit le coeur, c’est que, au contraire de la loi, il peut vous justifier et vous donner un coeur nouveau. Et comme vous pouvez le constater, le sujet de ce passage n’était pas l’adultère, mais bien l’impossibilité de se justifier devant Dieu en respectant la loi, car c’est notre propre coeur qui nous condamne. Ainsi, bien qu’en apparence nous semblons sans reproche, devant Dieu, ce sont nos dispositions de coeur qui seront pris en compte, et non les apparences, comme le fait la loi.

Alors, justifier la proscription de la masturbation par ce passage, est tout à fait injustifié. Mais on voudra certainement me sortir d’autres passages hors-contexte, afin de justifier la proscription des trois autres pratiques sexuelles décrites plus haut. Encore une fois, et je me répète, je n’éprouve aucun problème d’ordre spirituel lorsqu’il s’agit de la sexualité d’un couple chrétien. Je ne visite pas les chambre à coucher afin de jouer à la police spirituelle et je n’en ai guère le désir.

Conclusion

La sexualité est personnel à chacun. Il est vrai que certaines choses ne se font pas. Dans la mesure où on demeure dans les limites du couples et que les deux partenaires sont d’accords et consentants entre eux, je les encourage à pimenter leur vie de couple et à ne pas tomber dans une routine ennuyante qui serait la résultante de scrupules sans fondement. Le tout peut très bien se concilier avec une vie dédiée à Christ, car c’est bien lui le créateur (Hé.1) et qui a voulu que ce désir sexuel soit intrinsèque à l’être humain et ce, dans deux objectifs bien évidents:

1- reproduire la vie

2- l’épanouissement de l’être humain.

À bientôt chers amis 😉