Questions de musulmans: les chrétiens disent que Jésus est Dieu, mais pas selon Jean 20.17

Certaines versions disent « ne me touche pas ». Mais il s’agirait plutôt de « ne me retiens pas ».

Une fois ressuscité, les disciples auraient pu vouloir le retenir, mais Jésus devais monter vers le Père et la raison est simple: Le consolateur devait paraître une fois que Jésus sera monté vers le Père (Jean 14.26-28; 16.5-7). Il s’agit de l’Esprit-Saint de Dieu, qui enseignera toutes choses aux disciples. L’Esprit de Dieu est appelé « consolateur » ou « défenseur ». Maintenant, Jésus fait une nuance qu’il n’a jamais faite auparavant: « mon Père et votre Père »: Dieu n’est pas le père de Jésus au sens propre, mais au sens figuré. Il s’agit d’une image employée du monde des hommes, afin d’illustrer de manière simple la personne de Dieu. Nous voyons en Jean ch.1 et Hébreux ch.1 que Jésus est éternel. Il est le souffle de Dieu dans la création. Il est la Parole, et c’est pourquoi Dieu fut fait chair pour « parler » aux hommes. La relation entre le Père et le Fils est une relation égal à égal, comme on le voit dans Hébreux ch.1. D’ailleurs, nous voyons dans ce chapitre que Dieu le Père parle à Dieu le fils comme étant Dieu éternel. Ça pose le problème suivant: Si Dieu a engendré Jésus, comment peut-il être éternel? Nous reviendrons sur cette question plus tard, afin de ne pas alourdir le texte de ce post. Allons à la deuxième partie de la nuance apportée par Jésus au sujet du Père: Jésus leur dit: « mon Père et votre Père ». La conjonction « et » signifie deux choses dans ce court extrait. Il sert de liaison, mais aussi, d’opposition ou de comparaison. Autrement dit, Jésus a une relation privilégié avec le Père, car il est lui-même éternel. D’ailleurs, en Jean 8.56-59, Jésus avait dit aux pharisiens ceci, et je vous le cites:

« 56 Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon Jour : il l’a vu et il a été transporté de joie. »
57 Sur quoi, les Juifs lui dirent : « Tu n’as même pas cinquante ans et tu as vu Abraham ! »
58 Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je Suis. »
59 Alors, ils ramassèrent des pierres pour les lancer contre lui, mais Jésus se déroba et sortit du temple ».

Les disciples ont Dieu le Père de manière adoptive, car tant et aussi longtemps que l’Esprit de Dieu n’est pas venu vers eux, ils ne sont pas des fils de Dieu, ils demeurent sous la colère de Dieu. En devenant des fils, ils sont donc adoptés par Dieu. Jésus leur parlait de manière prophétique en leur disant « et votre Père ». Et effectivement, les disciples ont reçu le consolateur, qui est le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte (Actes 1 et 2). Donc, Jésus dit » mon Père ET votre Père. Jésus est supérieur aux disciples, par son éternité et sa relation avec Dieu.

Patrick Galarneau

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Question de musulmans: Mahomet ou Jésus (Deutéronome 18.18)

Concernant Deutéronome 18.18.

Je vais le citer d’abord:

« 18 C’est un prophète comme toi que je leur susciterai du milieu de leurs frères ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai ».

Voyez maintenant le passage de Jean 1.45 et je cite:

« Philippe trouve Nathanaël: Celui au sujet duquel ont écrit Moïse, dans la loi et les prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus de Nazareth, fils de Joseph ».

Nous voyons une citation prophétique similaire par le prophète Isaïe (ch.9.5-6), puis dans le livre du prophète Ézéchiel (ch.34.23).

La personne musulmane réplique de manière pertinente à ma réponse. Voici son commentaire :

« Un prophete comme toi » .JC(p) n’est plus Dieu exalte ,il est un prophète comme Moise.

Ma réponse :

Vous avez fait une bonne observation en soulignant le « un prophète comme toi ». En effet, on peut supposer que Jésus n’est pas Dieu s’il n’est que prophète, au même titre que Moïse. Toutefois, Dieu ne parle pas de la caractéristique de l’homme, mais plutôt de sa mission et de son rôle. Moïse a été le libérateur D’Israël, qui les a sauvé de l’esclavage, qui les a fait passer à travers les eaux de la mer, et il y a une symbolique ici: les égyptiens ont péri par les eaux, alors que les hébreux ont été sauvés par elles. Dans la Bible, l’eau représente l’Esprit de Dieu. Ceux qui reçoivent l’Esprit sont sauvés. Ceux qui refusent l’Esprit sont perdus. Et c’est Moïse qui les a sauvé, c’est Jésus qui a sauvé ceux qui ont cru en lui en envoyant son Esprit une fois qu’il est monté vers le Père. Moïse avait le rôle de Dieu (Exode 4.15-16), il a accompli de grands prodiges, comme Jésus a accompli des miracles. C’est donc dans le sens où tous deux ont été « la bouche de Dieu » (Ex.4.15-16) et c’est conforme à ce que Jésus est: le souffle de Dieu.

Notes:

Lorsque le texte dis « leurs frères », les frères dont il s’agit, ce sont les juifs, plus précisément, ceux de la tribu de Juda.

Patrick Galarneau

Questions des musulmans: donne-moi 1 verset où Jésus appelle son peuple « chrétien ».

La question est intéressante.

En fait, nul part dans le N-T le mot « chrétien » fut prononcé de la bouche de Jésus. Pourquoi donc?

Début du christianisme

Actes 11.26 « Et c’est à Antioche que, pour la première fois, le nom de « chrétiens » fut donné aux disciples ».

C’est donc à Antioche que le nom de « chrétien » fut attribué aux disciples de Christ. Pour ceux et celles qui ne le savent pas, Antioche est une ville turc, près de la frontière syrienne. En fait, L’Asie Mineure (Turquie), fut l’un des fiefs importants du christianisme. C’est aussi en Asie Mineure que l’Apôtre Jean adressa sept lettres (Apocalypse) à L’intention des chrétiens des cités de :

  • Smyrne
  • Laodicée

  • Thyayire

  • Éphèse

  • Sardes

  • Pergame

  • Philadelphe

Si le christianisme débuta à Jérusalem, celui-ci s’étendit d’est en ouest, du nord au sud, par le message des apôtres et des disciples. Jamais dans les quatre évangiles on n’appela les disciples « chrétiens », car pour être chrétien, il faut avoir reçu l’Esprit qui fait naître de nouveau. Or, l’Esprit de Dieu est venu à la pentecôte, soit, après l’ascension de Jésus-Christ vers le Père, dans le ciel.

C’est en remarquant l’attitude, le comportement et l’amour des disciples de Christ que l’on attribua ce sobriquet aux disciples. Ce terme n’est ni celui de Jésus, ni celui des disciples. Il s’agit d’un terme que les gens d’Antioche leur ont attribué, à cause de leur ressemblance à Christ dans leur personne.

Il était impensable que ce soit les juifs qui attribuèrent ce nom aux disciples, car pour eux, Christ signifiait « Messie ». Comme les juifs ne reconnurent pas Jésus comme le Christ, c’est-à-dire, « Messie », ils ne pouvait donc pas appeler les disciples de Jésus par le surnom de « chrétiens », car ça serait pour eux reconnaître que Jésus est bien le Christ, le Messie qu’ils attendaient depuis le début des prophéties. Ce sont donc des païens qui attribuèrent ce nom, alors qu’ils n’en connaissaient pas réellement la signification. Ils ont simplement constaté que les disciples se comportaient comme Jésus-Christ.

Conclusion

Si le terme « chrétien » ne fut ni utilisé par Jésus, ni même par les disciples, ce sont ceux et celles qui les ont reconnus comme tel qui leur attribua ce surnom, à cause de leur coeur, ressemblant à celui de Jésus. Ce terme fut utilisé par la suite dans le reste du N-T, tant par les disciples et les rédacteurs du N-T, puisque c’était maintenant le surnom usuel qui leur collait le mieux pour les décrire. Comme pon peut le constater, jamais Jésus ne les a appelé ainsi. Les disciples ne se sont jamais autoproclamés comme des disciples de Christ. Jésus avait cependant dit: « C’est à leur amour que vous les reconnaîtrez être mes disciples » (Jean 13.35)

Patrick Galarneau

Question de musulmans: Donne-moi un seul verset où on appelle la Bible, la Bible

Notes:

Ceci n’est pas une étude approfondie. Il s’agit de découvrir certaines particularités bibliques pour ceux et celles qui s’initient à la compréhension biblique, en réponse aux questions qui me sont posées.

D’abord, Nous allons mettre au clair une chose: nul part dans la Bible parle-t-on explicitement de la Bible. Aucun verset ne mentionne ce mot. En fait, la Bible évoque plutôt les termes suivants:

  • La Parole de Dieu: on retrouve à plusieurs reprises ce terme, tant dans l’A-T que dans le N-T. D’ailleurs, l’une des choses qui attestent l’inspiration divine du N-T, c’est le terme « Parole de Dieu » qui est utilisé à plusieurs reprises dans le N-T. Il s’agit de la Parole et non des écrits. Mais les Paroles de Dieu furent mises par écrit, que ce soit dans l’A-T et dans le N-T. Mais voyons quelques références dans le N-T:
  • 1 Thessaloniciens 2.13 Voici pourquoi, de notre côté, nous rendons sans cesse grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie, non comme une parole d’homme, mais comme ce qu’elle est réellement, la parole de Dieu, qui est aussi à l’oeuvre en vous, les croyants.

  • Actes 17.11 Plus courtois que ceux de Thessalonique, ils accueillirent la Parole de Dieu avec une entière bonne volonté, et chaque jour ils examinaient les Ecritures pour voir s’il en était bien ainsi.

Notes: comme vous pouvez le constater ici, nous avons deux des trois termes employés ici dans cet article: 1- La Parole de Dieu, qui est la révélation de Jésus-Christ, lui-même étant la Parole de Dieu, le souffle de Dieu; puis vous avez les écritures, qui se réfèrent aux prophéties annoncées dans l’A-T qui annoncent la venue du Messie, son ministère et ses réalisations, conforment à ce qui fut prophétisés par les prophètes. C’est ce qui explique pourquoi les gens de Bérée, en entendant la Parole de Dieu, ont vérifié dans les prophéties bibliques annoncées par les prophètes, afin d’en assurer la validité de l’inspiration divine des apôtres qui l’annoncèrent.

  • 2 Timothée 4.2 proclame la Parole de Dieu, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d’enseigner.
  • Les écritures: ce terme est employé à de nombreuses reprises, employé strictement dans le N-t en référence aux écrits des prophètes. Ce terme n’est pas réservé au N-T. On pourrait donc en conclure que lorsque les apôtres évoquaient les écritures, cela excluait le N-T. Or, ce n’est pas exact. D’abord, au moment du ministère des apôtres, aucun écrit du N-t n’était produit. On ne peut employer ce terme que par rétroaction. Ainsi, il aurait fallu un troisième testament afin de parler du N-T comme référence scripturaire divine. Toutefois, nous constatons à travers le N-T que l’apôtre Pierre, l’apôtre Jean et l’apôtre Paul, s’attestaient les uns les autres en terme d’inspiration divine. D’ailleurs, plusieurs lettres de l’apôtre Paul ont cette mention de l’autorité divine, par des expressions telles que:

  • Ce n’est pas moi, mais le Seigneur (1 Co.7.10)

  • Nous voyons, tout au long du N-T, des mentions où c’est l’Esprit de Dieu qui dirige, qui console, qui fortifie.

    • Oracle de l’Éternel: se réfère dans la plupart des cas, à un jugement divin sur Israël et des nations en particulier. Il s’agit d’une déclaration de la part de Dieu que le prophète devait prononcer à qui de droit. On retrouve ce terme strictement dans l’ancien testament. Les oracles furent prononcées, par exemple, à Ésaïe, Ezéchiel et Jérémie, concernant la ville de Tyr. Un oracle de l’Éternel fut prononcé pour condamner cette cité (Ésaïe ch.23; Jé.25.22; Éz.26.3). Dans nombres de passages, Dieu prononce des oracles contre la cité de Tyr. Le jugement divin se fait en plusieurs étapes au cours de l’histoire, mais on ne fera pas l’étude ici (qu’on appelle « apologétique ») et on voit sa réalisation finale. Donc, lorsque Dieu prononce, sa parole ne retourne pas à lui sans avoir fait son effet.

    Conclusion

    La Bible tient son nom de « Bibliothèque ». Il s’agit d’un ensemble de livre, au total, 66 livres, rédigés par 39 auteurs différents, mais qui ont tous reçus le mandat d’annoncer ce que Dieu proclame, qu’ils soient prophètes ou apôtres. Si le terme « Bible » n’est pas mentionné, c’est simplement parce que ce mot exprime l’idée d’une compilation de livres qui a trouvé sa finalité avec la fermeture du Canon biblique, lors de l’entrée de l’épître aux hébreux en 395 de notre ère. Une fois le canon du N-T scellé, nous avons une collection de livre, qui est une bibliothèque et renferme la Parole de Dieu et ses oracles. Les écritures sont donc un synonyme de « Bible » de nos jours.

    Patrick