L’ÉGLISE LOCALE : PISTES ET SOLUTIONS

Ici, ce n’est pas une critique envers le système ecclésiastique ni envers les assemblées locale. Il s’agit plutôt d’un problème particulier et ciblé. L’objectif est d’initier des pistes de solutions pour atténuer ce problème:

LE COMMÉRAGE, LA MÉDISANCE ET LA CALOMNIE

Dans beaucoup d’assemblées, nous éteignons le zèle de la majorité en les infantilisant, que ce soit volontaire ou non. Cette infantilisation se traduit par une passivité de ses membres/adhérents, alors qu’ils sont contraints à n’être que des auditeurs passifs et des « remplisseurs » de chaises.

L’activité réduit passablement cette accoutumance qu’ont plusieurs à commérer. Plus nous sommes actifs, moins nous avons le temps et le désir d’entrer dans des discussions vaines. Horaire chargé oblige. Mais il y a davantage:

Lorsque les membres d’une assemblée sont stimulés spirituellement, à exercer leurs dons pour eux aussi participer à la vie collective en Christ, ils solidifient et consolident les relations qu’ils ont les uns avec les autres. Tout ceci n’empêchent pas nécessairement le commérage, mais il en altère considérablement ses possibilités.

Lorsque nous sommes contraints à aller au culte pour chanter quand on nous dit de chanter, de nous asseoir quand on nous dit de nous asseoir, quand on nous dit que c’est le moment de la prédication alors on écoute bien passivement, et qu’on donne quand on nous demande de donner, nous éteignons peu à peu le zèle du néophyte pour en faire un dinosaure de l’église locale où l’adhérent est membre.

Que font les gens inactifs? Ils deviennent impotents à toutes bonnes oeuvres et voilà, on se plaint qu’il y a un manque d’ouvriers. Mais pire: les murmures deviennent le lait spirituel des membres auditifs/passifs, qui n’ont rien à faire pour s’occuper.

Certes, les pasteurs peuvent s’en plaindre, à juste titre. Néanmoins, ils ont aussi une responsabilité inhérente à leur rôle central: amener les croyants, parfois des néophytes dans la foi, à se parfaire, devenir mature et, finalement, à être suffisamment autonome pour eux aussi prendre soin des nouveaux croyants.

Lorsque je visite une assemblée, je me demande chaque fois comment on peut grandir dans une telle structure qui, parfois, je la considère abrutissante. Non, ce n’est pas une insulte ni même une quelconque forme de condescendance de ma part. Je suis attristé par ce constat.

Il est impératif que l’église et ses dirigeants priorisent l’autonomie spirituelle en les mettant à l’oeuvre. Il est plus que temps de cesser de sermonner le dimanche matin, mais de laisser la place au droit de parole de chacun, car le principe vital de la vie en Christ c’est, « LES UNS LES AUTRES ». Or, nous assistons plutôt à l’inverse. L’église locale est un moyen de rassemblement, pas un principe de vie chrétienne qui vient régenter le rassemblement, qui est le vrai principe de la vie en Christ. Malheureusement, nous avons fait de l’église un principe, et le rassemblement des croyants est devenu un moyen par lequel l’église locale assure sa survie.

Lorsqu’on tient les gens dans la passivité, on leur coupe l’herbe sous le pied. La foi devient de la religiosité avec le temps. Nous ne sommes plus l’Église, nous allons à l’église chaque dimanche, comme si la vie chrétienne se mesurait par une présence de corps dans un lieu géographique fait de pierre et de bois.

Peu à peu, les guerres intestines, que l’on ne perçoit pas le dimanche matin par cette pluie de propos provenant directement du Patois de Canaan, ont gagné plusieurs membres de l’assemblée qui y sont régulièrement. Ces guerres sont souvent des guerres froides, où chacun a son petit clan bien à lui.

Le culte est sensé être une célébration, une fête, mais c’est devenu un moment soporifique où les somnifères ne sont pas requis pour pieuter. Une telle inertie cultuelle ne peut produire de bons fruits. Si chacun est responsable de lui-même, et je suis entièrement d’accord avec cette affirmation, la communauté, ses dirigeants en tête, ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités comme bergers. Oui, le berger ne fait pas que prêcher, préparer des réunions, des colloques, des rapports annuels d’assemblées, des conventions ou des voyages d’affaires pastoraux. En fait, sa raison d’être, ce sont les brebis du bon berger qui sont mises à sa disposition. Tel est son mandat spirituel.

À bientôt 😉

Patrick

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