Réfugiés syriens: Que feront les églises au Québec?

Dans le premier article sur le sujet, j’ai mis en contexte notre situation en tant que nation canadienne et provinciale. Qu’importe ce qui se produira au cours des prochaines semaines ou prochains mois, il est assuré que le Canada et le Québec feront leur part afin d’accueillir un nombre indéterminé de réfugiés, pour la plupart, syriens.

Qu’ils viennent de Syrie, d’Irak ou d’Afrique, nombre d’entre eux sont des musulmans et qui plus est, sans pour autant être des ouvriers de formations reconnus par le ministère du travail du Québec. En effet, les immigrants qui se sont illusionnés de pouvoir s’offrir une vie intéressante parmi nous, se sont vus refuser l’accès à des emplois dignes de leurs compétences. Les exigences et les compétences demandées par le Québec ne sont pas les mêmes que dans bien d’autres pays. Il n’y a pas si longtemps, le gouvernement du Québec a passé un accord avec la France afin que les résidents permanents ou partiels venant de France, puissent voir leurs compétences comme étant reconnues. Mais cela ne s’applique pas pour autant à ces réfugiés qui n’auront pas été présélectionnés pour des raisons de main-d’œuvres spécifiquement choisies à cet effet.

Ma crainte, c’est que ces réfugiés soient pris en charge, idéologiquement, par des groupuscules aux idées non-concordantes avec nos valeurs québécoises. Mais plus globalement, que ces gens rejoignent ces communautés à une religion peu compatible avec nos attentes et ainsi, gonflent leurs rangs. Les groupes radicaux, tout comme les groupes que l’on considère modérés, sont davantage engagés politiquement et socialement, malgré leur degré considérable de toxicité sociétal. Ils sont davantage impliqués, car leur objectif n’est ni religieux ni politique, mais théocratique. Le pouvoir du nombre est très important, afin de faire pencher la balance électorale et y instaurer des lois dignes de la charia, à titre d’exemple. Cette hégémonie grandissante est à craindre, car l’histoire a démontré l’échec du multiculturalisme éthnico-religieux. Il ne s’agit plus de cette fameuse notion raciale, mais bien idéologique, qui s’inscrit dans l’héritage de plusieurs nations issues de régions où l’islam est l’état et la loi.

C’est pourquoi je m’attarde à cette question, car les églises du Québec ont cette fâcheuse tendance à vivre de manière repliée sur elles-mêmes. Elles font bien peu de cas des divers problèmes auxquels notre société est confrontée, croyant, à tort, que l’Église et l’état n’ont strictement rien à voir ensemble. Si cela est vrai au sens spirituel, cette distinction ne s’observe pas autant lorsqu’il est question de soutirer à l’état des avantages qu’aucun particulier ne peut obtenir. Les exemptions de taxes, par exemple, ou d’imposition des ministres de cultes (qui est au choix de l’ecclésiaste), en sont des exemples. Les églises sont régies par les lois sur le bâtiment et ont à faire état de leurs finances. Inévitablement, les églises locales ont des responsabilités inhérentes en tant que nom d’entreprises, bien que ce n’est pas sensé être ainsi. Mais c’est le compromis auquel les chrétiens, membres de leurs églises locales respectives, ont accepté.

Les associations d’églises locales ont très peu d’affinités entre elles, car elles aiment bien gérer indépendamment des autres, leurs assemblées locales sous leur gouverne. Elles s’organisent entre elles et font très peu de choses conjointement, comme si un retour à la papauté dominant sur tout le système était à craindre. De plus, l’évangélisation se limite à des programmes de leurs associations, où on constate que ce sont particulièrement des jeunes qui le font, dans le cadre d’un ministère défini et organisé. Ils passent dans des régions, au cours de quelques semaines hors de leur patelin, puis font du porte-à-porte ou des lave-o-thons. Rien de bien impliquant au final. Tous les programmes sont faits en fonction des assemblées locales et chacun fait sa vie à l’intérieur de celles-ci. Très peu d’évangélisation, très peu de communautarisme hors-église et très peu d’implication social.

Comment accueillera-t-on ces nouveaux arrivants? Irons-nous à leur rencontre? Ou bien, nous les laisseront s’installer dans la plus grande indifférence? Allons-nous encore nous occuper de notre petit monde replié, dans l’illusion que tout se passe bien et que nous ne sommes pas concernés? Ou bien, nous nous engagerons concrètement à les accueillir en ouvrant nos maisons, nos bâtiments mais encore, allez directement à leur rencontre dans leur nouveau milieux? Allons-nous solliciter ces nouveaux arrivants à nous joindre? Les associations d’églises ont-ils réfléchis à la possibilité de s’installer parmi eux, dans un endroit où la foi chrétienne pourrait sans doute être l’objet de railleries et de mépris? Quel est le témoignage que nous désirons leur donner? L’indifférence de notre froideur de foi? Ou encore, risquer le mépris par l’annonce de l’évangile?

J’ai bien peur que peu d’assemblées et associations soient si impliquées. En fait, je ne m’attend pas à ce que les associations d’églises s’unissent pour les accueillir de manière à ce que ces nouveaux arrivants soient sollicités par cet évangile qui devrait changer la face du monde. C’est une opportunité unique qui se présente, car si la propagation de l’évangile semble saturée au Québec, les centaines de milliers d’immigrants qui se sont installés au Québec dans les dernières années, sont certainement les communautés à viser. Malheureusement, lorsque les assemblées se mettent à évangéliser, c’est toujours dans le contexte où elles sont petites et désirent s’agrandir. Le motif n’est pas le bon.

Mais mon appel aux chrétiens québécois n’est peut-être qu’utopie, considérant le peu de zèle des chrétiens québécois.

Patrick Galarneau

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