L’avortement (1ère partie: la contraception)

Introduction

Depuis toujours, on a voulu faire de moi le porte-parole de la condamnation en tout genre, particulièrement sur ce présent sujet. Mais voilà, je ne pense pas que la condamnation m’appartiens. D’entré de jeu, je suis contre l’avortement, qu’importe la raison évoquée et les circonstances dans lesquelles ont eu lieu les conceptions non-désirées. Dans cet article et celui qui suivra, je n’aurai pas recours à une exégèse biblique pour prouver mon point, ni même userais-je de propos culpabilisants et contraignants. Je ne vais pas m’évertuer à chercher des statistiques. Je ne pense pas que ce soit utile ni convaincant. Je laisserai mon coeur parler, et je mettrai à nu mes réflexions sur le sujet.

Contre-nature et contre-productivité

Je ne pense pas non plus qu’il faille absolument avoir recours à la Bible ni à tordre le sens des passages bibliques pour affirmer la contre-nature de ce geste. Ce que je déteste particulièrement, c’est lorsqu’on tente absolument de trouver des passages qui aborderaient le sujet en question, afin d’avoir de bonnes raisons de proscrire l’avortement, de juger celles qui y ont recours, et enfin, condamner ces femmes à la géhenne. Bien entendu, nous sommes plusieurs dans le christianisme à dénoncer cet acte contre-nature, contre-productif, mais les moyens employés pour dénoncer cet acte ne sont pas toujours appropriés. Je me dissocie de tous ceux et celles qui instrumentalisent la Bible ou des passages bibliques dans l’objectif de contraindre ou de jeter l’opprobre. Si l’avortement est contre-productif et contre-nature, il n’en demeure pas moins que j’ai choisi la grâce avant la loi. Ainsi, je préfère exhorter, enseigner, redresser et agir avec compassion avec celles qui ont eu recours à l’avortement.

La contraception

Ce n’est pas un avortement. Ne mêlons pas les choses. Il y a une distinction nette entre une conception déjà engendrée et un contrôle des naissances. Toutefois, il y a deux logiques implacables dans ce cas-ci:

  • dans l’union d’un homme et d’une femme
  • avant l’union d’un homme et d’une femme

Dans le premier cas, j’ai peine à comprendre que l’on s’unit sans avoir le désir d’être féconds. L’union d’un homme et d’une femme est conçu pour ce but ultime. La multiplication de notre lignée est inhérente à cet engagement pour la vie entre l’homme et la femme. Alors, pourquoi la femme userait de la pilule contraceptive, qu’on appelle aussi ANTICONCEPTIONNELLE? N’est-ce pas contraire au tout premier commandement divin, un commandement intrinsèque à la nature même et l’identité de l’homme et de la femme? Dieu est un Dieu de vie, le Dieu des vivants. Il a institué l’union du couple aux sexes complémentaires, afin d’y multiplier la vie sur toute la surface de la Terre. La toute première volonté de Dieu pour l’humanité, c’est d’y propager la vie en abondance. La vie est une bénédiction. La stérilité fut, et est considérée comme une malédiction. Dans bien des cas, les couples se donnent des raisons très horizontales pour ne pas se multiplier tout de suite: études, emplois, chômage, maison, ect… Toutes ces raisons semblent valables et se justifieraient. Il est vrai que ce n’est pas toujours le bon moment, mais la vie n’est-elle pas une bien plus grande bénédiction que l’obtention de son diplôme ou d’un emploi?

Bref, ce n’est qu’une réflexion et non une prise de position.

Dans le deuxième cas, je me demande pourquoi une jeune femme aurait recours à la pilule contraceptive, puisque, en principe, elle serait sensée être abstinente jusqu’à ce qu’elle s’unisse avec son futur complément. Est-ce le symptôme manifeste d’un désir de s’envoyer en l’air sans avoir à s’engager? Pourquoi la pilule serait-elle utile pour la fille célibataire? Au Québec, la pilule a fait son apparition en 1962. Ce fut la révolution sexuelle. On pouvait maintenant s’envoyer en l’air sans avoir à en subir les conséquences. On pouvait maintenant sortir du cadre de l’union entre un homme et une femme et avoir des amants passagés ou des relations plus ou moins longues, sans véritable engagement. Parce que tomber enceinte, c’est un engagement pour la vie. Ça exige un réel désir de vouloir passer sa vie avec l’autre. Mais dans le cas de la pilule, on commence par coucher ensemble, puis on verra où cela nous mènera.

La pilule est-elle le problème en soit? Ce n’est pas mon avis. Certaines femmes y ont recours pour stabiliser leur cycle menstruel. La pilule a ses vertus et bien franchement, lorsque j’apprend qu’une jeune fille ou une femme prend la pilule, je ne suis pas pour autant choqué. En fait, cela me laisse plutôt indifférent. La réflexion est tout de même valable, à mon avis. L’avortement n’est pas un moyen de contraception et la contraception n’est pas un moyen d’avortement.

Cet article n’a pas pour but de dénoncer la pilule ni celles qui y ont recours, mais bien pour faire la distinction entre la contraception et l’avortement.

Maintenant que cette distinction est faite, je publierai bientôt un article strictement sur l’avortement.

Patrick Galarneau

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