Avortement

Rétrospective

Dans le premier article, j’ai surtout abordé la question de la contraception, que je ne lie pas à l’avortement. Toutefois, pour plusieurs personnes, particulièrement chez les catholiques, la contraception devrait être proscrite. D’une certaine manière, on peut comprendre que le contrôle des naissances, sans être un avortement, paraît, au premier regard, comme un moyen contre-productif, puisqu’il ne permet pas à la vie de se multiplier. Cependant, loin de moi l’idée de faire de la pilule un cheval de bataille. Il y a pire. Et pour tout vous dire, je n’ai pas fait cet article de gaieté de coeur, mais bien parce que c’est une préoccupation chez certains.

Introduction

Ce n’est pas à l’aide de statistiques que je m’exprimerai dans cet article. Je ne crois pas non plus avoir absolument recours à la Bible pour affirmer ma totale désapprobation de l’avortement, qu’importe les raisons et les circonstances dans lesquelles la conception pourrait avoir lieu. Mais comme dans le premier article, je me dissocie totalement du discours culpabilisant et condamnateur des obscurantistes religieux qui aiment stigmatiser ceux et celles qui n’entrent pas dans le moule de leur prétendue bienséance, morale et éthique chrétienne. Alors, je ne m’inscrit pas dans le registre de ceux qui condamnent. Cette description de tâches ne m’appartient pas et n’appartient à personne, sauf notre Dieu. Comme tout croyant né de nouveau, je juges du dedans et non du dehors. Je condamne les œuvres de ténèbres mais je ne condamne pas l’individu. L’Église a un rôle dont beaucoup de ses membres n’aiment pas assumer: juger, condamner le geste et mettre à l’écart le pécheur non-repentant. En contre-partie, ces mêmes membres aiment bien médire, calomnier, diffamer et condamner l’individu qui a fauté par inadvertance ou même, qui s’est repenti. C’est le monde à l’envers.

Le cas de viol

Je débute avec la pire des situations: le viol. Dans le christianisme, plusieurs craignent de condamner le geste dans un tel cas. Ça se comprend toutefois, étant donné la situation. Cependant, comme le suggère un de mes contacts, l’enfant en gestation n’est pas responsable ni coupable de ce viol. Alors, pourquoi faire payer à cet être innocent le geste cruel du véritable coupable? Bien entendu, ce sera à cette femme de se souvenir inlassablement de ce douloureux événement à chaque fois qu’elle regardera son enfant. Ou encore, quand il la questionnera sur son origine, sur l’identité du père. Ce n’est certes pas au commun des mortels, ni les gens d’une assemblée, à se prévaloir de ce qui devrait être bien ou mal dans un tel cas. Je maintient quand même mon point: pourquoi serait-ce à cet être innocent de payer de sa vie? Qu’importe, je ne ferai pas parti des condamnateurs, mais de ceux qui exhortent.

Moyen de contraception et vivre sa vie

Je connais une femme qui a avorté, je crois, au nombre de cinq fois. La dernière: elle attendait des triplés! Comment peut-on raisonnablement penser se faire avorter, alors que la vie est une bénédiction de Dieu? Lorsqu’une femme avorte une fois, c’est déjà trop. Imaginez cinq! Si cette femme avait décidée de garder tous ses enfants, ce qui ne devrait même pas être une décision, elle aurait sept enfants qui feraient sa joie. Au lieu de cela, elle continue de butiner de fleur en fleur, insouciante des conséquences. Je crains fort qu’elle arrivera à 40 ans un jour avec le regret d’être seule, avec tous ces morts sur la conscience. Quelle joie d’avoir des enfants. Oui, en effet, ils deviennent le centre de nos vies. Nous ne nous appartenons plus une fois qu’ils existent. Ils prennent toute la place dans notre horaire. On doit prendre souvent congé du travail afin d’aller les chercher à la garderie ou à l’école, car ils sont malades. On se lève la nuit pour en prendre soin. On s’impatiente à les habiller le matin, alors que nous sommes pressés. Ils mangent toute la nourriture qui se trouve dans la maison. Ils sont remplis de réquisitions et de griefs. Ils demandent toujours plus. Mais au final, on ne pourrait plus se passer d’eux. Comment cette femme, qui a utilisée l’avortement comme un moyen de contraception, vivra-t-elle le reste de sa vie, alors que sa prétendue beauté se sera fanée? Un jour, dans sa réflexion introspective et rétrospective, nostalgique de ses aventures alors qu’elle n’aura qu’elle-même à blâmer, elle regrettera ses avortements, car la seule chose qu’elle fera, c’est être seule à ressasser ses souvenirs.

J’ai rencontré beaucoup d’hommes et de femmes qui préféraient les joies de la vie plutôt que de se faire ennuyer par ces parasites infantiles. Beaucoup de personnes qui ne voulaient pas se priver de leur vaste réseaux social puéril avec des enfants, au risque de ne plus avoir de plaisir à sortir dans les bars branchés, se faire de nouveaux contacts pour gonfler le nombre de personnes dans leur réseau, ou encore, la peur de s’engager et rater des occasions de se faire encore plus de plaisir. Pour plusieurs, la vie n’est qu’un terrain de jeu dans lequel ils refusent de quitter pour des enfants qu’ils considèrent comme des boulets à leur égo incommensurable. Dans les publicités de bière, on ne voit jamais un homme seul qui rentre du travail à la maison pendant que sa femme dort, et qu’il va border son enfant dans le lit, pour s’assurer qu’il va bien, pour qu’ensuite, l’homme s’assoit sur le divan et prend sa bière pour relaxer. Non. Les publicités mises sur l’effet de groupe, de fêtes bien arrosés avec beaucoup d’amis dans cette fête. Ça ne donne pas envie d’avoir des enfants quand on peut faire la fête avec autant de gens. Combien de fois ais-je entendu des jeunes femmes dirent à leur amie enceinte que celle-ci risque de passer à côté de sa vie si elle le garde? Oui, aujourd’hui, une jeune fille de 18 ou 20 ans qui est enceinte est vue comme une fille dont la vie vient de s’arrêter. Pourtant, je pense que c’est l’accident de voiture, après une fête bien arrosée de bière qui est bien plus responsable d’arrêter la vie de milliers de jeunes, bien plus que des enfants. Il n’y a pas encore de statistique qui ont fait la preuve que d’avoir des enfants, ça donne la mort. Mais on préfère la fête et pour la continuer, plusieurs femmes n’hésitent pas à se faire avorter. J’exagère? Pas du tout. J’ai suffisamment connu le monde pour cela.

Il y a 100 ans, les femmes étaient mères à 16 ans et grand-mère à 35 ans. Oui, le contexte était différent, mais est-ce que cela justifie l’avortement? Jamais. Une jeune fille de 16 ans aujourd’hui est considérée comme une enfant qui n’a pas eu le temps de vivre sa jeunesse. Belle invention sociale. Avoir un enfant, c’est créer la vie. C’est investir dans le meilleur placement qui soit. Faire la fête? Aucun retour sur un mauvais placement qui va directement à l’eau. Je connais des gens qui ont passé le cap de la quarantaine. Leur plus grand regret? Ne jamais avoir eu d’enfant. Peur de l’engagement, désir vivre sa vie, faire la fête… voilà ce qui a distrait beaucoup de ces gens.

La carrière, les études

Beaucoup ont leurs enfants tard dans la vie. D’autres n’ont simplement pas eu le temps. Ou si vous préférez, en aurait voulu, mais leur carrière passait en premier et avoir des enfants pouvaient représenter un risque considérable pour une promotion. La compétition, l’ambition et le désir de réussir étaient plus forts. Leurs vies est déjà planifiée dans un horaire fixe. Ils savent l’année de la fin de leurs études, du début de leur nouvelle carrière, puis le moment où il est temps de faire des enfants. Mais voilà, le moment venu, ils ne peuvent pas, car le patron leur a assigné une tâche, vu comme une mission impossible et à laquelle il faut se donner corps et âme. Si un enfant est en route, il va tout gâcher. J’ai des amis qui se sont fait un horaire de vie. Ils sont en couples, mariés, chrétiens, mais les enfants, c’est pour plus tard. Pourquoi se marier alors? Le mariage, ce n’est pas simplement pour satisfaire deux égos chacun centré sur soi. C’est la fusion d’un homme et d’une femme qui ont comme projet de fonder une famille. Tel fut le plan initial de Dieu. Mais on place Dieu dans la marge de notre vie, et lorsqu’on aura besoin de lui, on le priera pour qu’il nous donne un enfant quand on aura terminer nos projets d’abord. La majorité ne se feront pas avorter si un enfant non-prévu est en route, mais oui, certains y ont pensé. Même y penser, c’est trop. C’est le symptôme manifeste d’un désir centré sur soi-même.

En conclusion

Non, ce ne sont pas des blagues. Cela arrive très fréquemment. Plusieurs se font avorter pour ne pas rater d’opportunités dans la vie. Mais qu’importe les raisons, ce sont toujours des raisons centrés sur leur moi. Toujours centré sur eux. Ou plutôt, elles. Mais le premier commandement de tous les commandements de Dieu, est intrinsèque à l’homme et la femme. Ou si vous préférez, Dieu a placé dans l’être humain ce désir naturel de se multiplier. Dieu est un Dieu de vie, le Dieu des vivants. Pas le Dieu des projets ou de la fête ou le Dieu de la satisfaction du moi. Non, ce n’est pas de la grande théologie. Ce n’est rien d’autre que des observations, des constatations, et une réflexion.

L’avortement ne devrait jamais être une option. Loin de moi l’idée de condamner, mais plutôt d’encourager 😉

Patrick Galarneau

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