Revue de presse sur l’affaire Claude Guillot

Notes:

Ce sont tous les articles sur le net traitant de cette affaire, dont mon tout récent article qui se trouve dans cette revue de presse et qui a pour titre:

Notes: je ne sais pas d’où ni de qui vient cette revue de presse ni son titre, mais c’est ce que l’on retrouve sur les médias.

Revue de presse – Dimanche le 18 octobre 2015

La foi sans la religion: L’Omerta de l’AEBEQ sur l’affaire Claude Guillot.

Mise en contexte

Pour ceux et celles qui ne sont pas au courant, Claude Guillot était pasteur jeunesse de l’église évangélique de Québec-Est, une église devenue indépendante il y a 15 ans, après s’être vu montrée la porte par l’association d’églises baptistes du Québec. Honnêtement, c’est bien ce que méritait l’église évangélique de Québec-Est, mais il y a des points d’interrogations auxquels le directeur de l’association refuse de répondre cependant, en l’occurence, Gilles Lapierre, que j’ai bien connu.

L’obscurantisme religieux à son paroxysme 

Mais d’abord, commençons par les adeptes de cette église dysfonctionnelle, car oui, c’en est bien une. La première chose que les parents regardent lorsqu’ils envoient leurs petits trésors à l’école et en service de garde, c’est comment ça se passe entre les quatre murs de l’école, qu’importe le service offert aux enfants. Les parents sont assez soucieux de ce que leurs enfants rencontrent comme problématiques dans leur apprentissage scolaire. C’est donc avec étonnement que je prend connaissance de cette nouvelle parue au mois de septembre, alors qu’un pasteur jeunesse a agressé et séquestré des enfants-adolescents de cette assemblée. Comment des parents ont-ils pu être assez aveugles? Ou si vous préférez, être aussi aveugles volontaires? Ces parents ne peuvent pas être aussi inconscients pour ne pas s’apercevoir que quelque chose cloche avec leurs enfants.

Définitivement, les parents de ces sept enfants maltraités de manière atroce, comme on le constate dans l’article tout juste ci-bas, sont soit dans le déni, soit dans un total obscurantisme religieux sévère, ou un mélange des deux. Des parents totalement irresponsables, voir même, complices après les faits. Il est improbable que rien ne s’est su ni vu, selon le rapport de l’enquête.

Responsabilité de l’AEBEQ

Bien entendu, aucun membre de l’AEBEQ n’approuve ces gestes. Ils n’en sont pas responsables non plus. Ce n’est pas de leur ressort si ce pasteur était encore en fonction ni du fait que des adeptes ont suivi ce pasteur dans son pure délire religieux. Je suis persuadé que les membres de cette association ont eux aussi été horrifiés d’apprendre la manière dont Claude Guillot s’est rendu coupable de crimes contre des enfants d’âge mineure. Toutefois, je ne crois pas qu’ils en furent surpris. Dans l’article de TVA nouvelles, le directeur de l’AEBEQ, Gilles Lapierre, fut rencontré par les journalistes de TVA. Monsieur Lapierre a affirmé que l’église Québec-Est et son pasteur, Claude Guillot, furent mis dehors de l’AEBEQ, pour leur radicalisme et leur manière peu orthodoxe d’exercer la discipline. Monsieur Lapierre a même comparé Guillot à un gourou de secte et il semble que ce dernier n’en soit pas à ses premières frasques du genre, ni à ses premiers démêlés avec la justice québécoise.

Mais selon ce que j’ai compris et de ce que j’ai appris, il est difficile d’admettre que l’AEBEQ ne savait rien de tout cela jusqu’au mois de septembre 2015. D’ailleurs, le renvoie de cette église hors de l’AEBEQ, il y a 15 ans, en est une manifestation. Rappelons que les agressions ont débuté au début des années 2000. Cette assemblée faisait partie de l’AEBEQ. Pour qu’elle soit renvoyée, quels étaient les motifs raisonnables pour justifier un tel renvoie? L’AEBEQ existe par les dons engagés de ses églises-membres. A-t-elle le luxe de se mettre à dos une assemblée? Oui, mais il y a un prix en argent. Les églises ont une responsabilité financière envers l’AEBEQ. Le secrétaire de l’association fait le tour des assemblées pour quémander un pourcentage plus élevé de la part des églises-membres, afin de couvrir les nombreuses dépenses diverses de l’AEBEQ. Les motifs de renvoies doivent être suffisamment graves pour en arriver à une telle décision. Bien entendu, je suis d’accord avec ce renvoie et c’est tout à fait justifiable, mais jusqu’à quel point les dirigeants de l’AEBEQ sont au courant de ce qui se passait dans cette assemblée pour expliquer un tel renvoie?

La loi de l’Omerta est un fait avéré dans le creux de nombreuses oreilles averties de la part des membres des églises de cette association. Le mot qui revient le plus souvent dans le langage de ses membres récalcitrants c’est HYPOCRISIE. Je suis d’accord avec ces gens, car j’ai côtoyé ces personnes qui sont les têtes dirigeantes de cette association. Dernièrement, un des membres de ce clergé de la dictature ecclésiastique à la pensée unique a tenté de me faire croire que j’ai mal entendu ce qu’il a dit pendant une heure, quelque part au mois d’août, durant sa triste allocution frisant l’hérésie. Mais je lui ai rappelé que l’auteur de ces lignes rédige aussi rapidement qu’il parle. Que voulez-vous… ça fait presque 20 ans que je rédige des textes, des rapports ou des travaux universitaires. À un certain moment, on développe le doigté. C’est ce même personnage, ainsi que ses complices de l’imposition de la pensée unique, qui camouflent la vérité à leurs membres. Ils se servent des gens et les diffament quand ils n’en ont plus besoin. Ces gens sont en place pour leurs propres intérêts et non pour celui des membres. Je crois d’ailleurs que TVA devrait regarder un peu plus loin dans leur enquête à leur sujet, car je demeure persuadé qu’ils en savent plus que ce qu’ils en ont dit. J’ai d’ailleurs transmis un document à TVA nouvelles dernièrement.

Opinion personnelle, selon mon expérience

La raison pour laquelle on ne savait rien dans les églises de l’AEBEQ du cas de Claude Guillot avant le mois de septembre 2015, c’était pour préserver l’image de l’AEBEQ et du ministère pastoral. Ces prétendus bien-pensants ont toujours favorisé l’Omerta, afin que leurs ouailles, qu’ils considèrent comme des infirmes spirituels, ne soient pas perturbés par des scandales. Ces têtes grises en manque flagrant de sagesse, infantilisent les membres de leurs assemblées, qui leur payent un gros salaire et des bureaux en plus de leurs voyages à la sueur du front de chaque travailleur honnête de leurs églises. Cette association, que j’ai bien connu, n’a aucune leçon de morale spirituelle à donner à quiconque, et c’est bien pour cela qu’ils n’ont aucune puissance au Québec. Ces gens travaillent dans leurs intérêts uniquement, utilisant le nom du Seigneur en vain.

Ce n’est pas le seul cas du genre. Il y en a un tas d’autres, dont certains où j’en fus témoins. J’ai participé à des réunions pastorales, avec l’élite bien-pensante, et le message est clair:  »il ne faut pas que les gens sachent, car ils seraient scandalisés. Il ne faut pas non plus perdre de gens, car les dépenses sont nombreuses ».

Mon travail consiste à avertir les gens, car ma préoccupation, ce ne sont pas ces hypocrites, mais le peuple de Dieu…

Patrick Galarneau

Revue de presse – Jeudi le 15 octobre 2015

Journal de Québec: Le pasteur soupçonné de maltraitance déménage

Le leader religieux, qui fait l’objet d’une enquête policière, a acquis une luxueuse résidence à Shannon

Le pasteur baptiste faisant l’objet d’une enquête policière pour avoir maltraité des enfants dans son sous-sol a déménagé. Malgré des revenus annuels estimés à moins de 17 000 $, le leader religieux a récemment acquis une luxueuse résidence de Shannon pour 385 000 $.
Selon des documents obtenus par Le Journal, le pasteur — qui ne fait face à aucune accusation — a acheté avec son épouse cette nouvelle demeure en novembre 2014. Le couple y vit actuellement avec ses trois filles ainsi qu’un administrateur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, selon nos informations.
Une visite du Journal sur les lieux a permis de voir non seulement la magnifique maison familiale, mais aussi de constater la présence d’un véhicule récréatif pratiquement neuf, d’une camionnette et d’une remorque fermée. «On ne les voit pas souvent. Les filles portent de longues robes. Ils partent la fin de semaine avec le campeur», a remarqué une voisine, qui n’avait eu aucun contact avec les nouveaux propriétaires.
Vente
S’il a emménagé à l’automne 2014 à Shannon, le pasteur ne s’est départi de son ancienne résidence de Québec qu’en juillet dernier. C’est dans le sous-sol de ce jumelé que des gestes de violence auraient présumément été posés envers de jeunes garçons gardés captifs, au cours des dernières années. Ces jeunes auraient été confiés au pasteur par leurs parents, des fidèles.Un disciple baptiste de longue date a acheté le bâtiment pour 150 000 $. Le jeune homme a mis la main sur le jumelé pour 75 000 $ de moins que la valeur fixée par l’évaluation municipale.
Un salaire
Dans la déclaration publique effectuée par l’organisation religieuse à l’Agence du revenu du Canada, il est stipulé qu’un seul individu a été rémunéré en 2014. Sur les quelque 85 000 $ reçus en dons en 2014, l’Église baptiste — considérée comme œuvre de bienfaisance aux yeux du fisc — a versé 16 979 $ en salaire.
Tout porte à croire que c’est le leader — qui n’a aucune autre profession déclarée et connue que «pasteur» sur ses documents hypothécaires — qui aurait encaissé cette somme. Plus de la moitié des revenus de l’association sont allés à une «agence» à la «mission évangélique», basée en Indiana, aux États-Unis, et 44 %, soit plus de 36 000 $, seraient allés à des «programmes de bienfaisance».
Plusieurs tentatives ont été faites par téléphone afin de joindre le pasteur et ses proches, mais ceux-ci n’ont pas rappelé Le Journal. L’enquête, qui a débuté en 2014, se poursuit du côté du Service de police de la Ville de Québec.

Revue de presse – Samedi le 3 octobre 2015

Allo Police: Pasteur CLAUDE GUILLOT : une autre enquête ouverte de la part de La Commission des droits de la personne et de la jeunesse

3 octobre 2015

La Commission des droits de la personne et de la jeunesse ouvre une enquête sur les mauvais traitements qu’auraient subis plusieurs jeunes garçons confinés dans un sous-sol d’une résidence de Québec par le pasteur de leur communauté religieuse.

L’organisation a annoncé aujourd’hui, via communiqué, qu’elle ferait «toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés».

La Presse a révélé cette semaine que la DPJ avait placé deux mineurs en famille d’accueil au début de l’année, après qu’ils aient été victimes de violence et de mauvais traitements. Ces jeunes ont vécu 6 et 10 ans dans le sous-sol de la résidence du pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est.

La Police de Québec a ouvert une enquête criminelle sur les actions du leader religieux.

«Ces jeunes auraient subi des violences et sévices corporels, de l’isolement social et ils auraient été privés de nourriture et d’autres éléments de subsistance, ce qui aurait compromis leur sécurité et leur développement», écrit la Commission pour justifier l’ouverture de son enquête.

«De plus, la DPJ de Québec aurait reçu des signalements concernant les jeunes garçons en 2013, mais aurait fermé les dossiers.»

La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse a déjà annoncé la tenue de vérifications internes sur la façon dont le dossier a été traité par les services sociaux.


Le Soleil: Pasteur baptiste sous enquête: la DPJ en renfort

Publié le 03 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour le 03 octobre 2015 à 05h00

JEAN-MICHEL GENOIS GAGNON
Le Soleil

(Québec) La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Capitale-Nationale épaulera la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) dans l’enquête en cours sur un pasteur baptiste qui aurait malmené de jeunes enfants dans son sous-sol.

«Chaque signalement reçu est pris très au sérieux par la Direction de la protection de la jeunesse, et l’analyse s’effectue de manière rigoureuse par les intervenants», a souligné hier le directeur adjoint à la protection de la jeunesse, Patrick Corriveau.

Mercredi, La Presse révélait que deux mineurs avaient été placés en famille d’accueil au début de l’année après avoir été prisonniers 6 et 10 ans au sous-col du pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Les jeunes auraient notamment subi des sévices corporels et auraient été privés de nourriture.

dossiers de 2013

«Si dans le cadre de leur analyse, la CDPDJ en vient à la conclusion que des changements ou des modifications doivent être apportés ou auraient dû guider les interventions de 2013, la DPJ sera sensible à leur application», indique la DPJ dans son communiqué, qui aurait reçu des signalements concernant les jeunes garçons en 2013, mais aurait fermé les dossiers.

«La Commission entend faire toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés», a pour sa part précisé hier Camil Picard, vice-président de la Commission, responsable du mandat jeunesse.

Revue de presse – Vendredi le 2 octobre 2015

Communiqué de presse: Jeunes garçons maltraités à Québec : la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse fait enquête

MONTRÉAL, le 2 oct. 2015 /CNW Telbec/ – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a ouvert une enquête de sa propre initiative à la suite d’allégations de mauvais traitements qui auraient été infligés à plusieurs jeunes garçons et dont la situation aurait été signalée à la directrice de la protection de la jeunesse de Québec il y a deux ans.

La Commission a des raisons de croire que les droits des enfants n’ont pas été respectés, à la lumière des informations qu’elle a obtenues indiquant que des jeunes garçons auraient été maltraités pendant plusieurs années par un ancien pasteur baptiste. Ces jeunes auraient subi des violences et sévices corporels, de l’isolement social et ils auraient été privés de nourriture et d’autres éléments de subsistance, ce qui aurait compromis leur sécurité et leur développement.

De plus, la DPJ de Québec aurait reçu des signalements concernant les jeunes garçons en 2013, mais aurait fermé les dossiers.

« La Commission entend faire toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés », a précisé aujourd’huiCamil Picard, vice-président de la Commission, responsable du mandat jeunesse.

Au Québec, les enfants et adolescents de moins de 18 ans sont protégés par la Charte des droits et libertés de la personne et la Convention relative aux droits de l’enfant. La Loi sur la protection de la jeunesse « s’applique à un enfant dont la sécurité ou le développement est ou peut être considéré comme compromis ».

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics.

Source :
Patricia Poirier
514 873-5146 ou 1 800 361-6477, poste 358
patricia.poirier@cdpdj.qc.ca


La Presse: Garçons maltraités dans un sous-sol de Québec: une autre enquête ouverte

Publié le 02 octobre 2015 à 18h32 | Mis à jour le 02 octobre 2015 à 18h32

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

La Commission des droits de la personne et de la jeunesse ouvre une enquête sur les mauvais traitements qu’auraient subis plusieurs jeunes garçons confinés dans un sous-sol d’une résidence de Québec par le pasteur de leur communauté religieuse.

L’organisation a annoncé aujourd’hui, via communiqué, qu’elle ferait «toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés».

La Presse a révélé cette semaine que la DPJ avait placé deux mineurs en famille d’accueil au début de l’année, après qu’ils aient été victimes de violence et de mauvais traitements. Ces jeunes ont vécu 6 et 10 ans dans le sous-sol de la résidence du pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est.

La Police de Québec a ouvert une enquête criminelle sur les actions du leader religieux.

«Ces jeunes auraient subi des violences et sévices corporels, de l’isolement social et ils auraient été privés de nourriture et d’autres éléments de subsistance, ce qui aurait compromis leur sécurité et leur développement», écrit la Commission pour justifier l’ouverture de son enquête.

«De plus, la DPJ de Québec aurait reçu des signalements concernant les jeunes garçons en 2013, mais aurait fermé les dossiers.»

La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse a déjà annoncé la tenue de vérifications internes sur la façon dont le dossier a été traité par les services sociaux.


Canoe.ca: Enfants maltraités par un pasteur: une enquête ouverte

Louis Gagné

02-10-2015 | 16h10

QUÉBEC – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a ouvert une enquête sur les mauvais traitements qu’un pasteur baptiste aurait infligés pendant plusieurs années à des enfants qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol.

«La Commission entend faire toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés», a déclaré vendredi le vice-président de la CDPDJ, Camil Picard, responsable du mandat jeunesse.

L’organisme qui veille à la protection des droits de l’enfant s’inquiète notamment d’apprendre que ces cas de maltraitance auraient été signalés à la directrice de la protection de la jeunesse de Québec (DPJ) en 2013, mais que cette dernière aurait fermé les dossiers.

Le quotidien La Presse a révélé cette semaine qu’un pasteur baptiste de Québec aurait séquestré de jeunes garçons dans son sous-sol durant de nombreuses années.

Les enfants avaient été confiés au pasteur par des fidèles de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Ils étaient constamment roués de coups au visage et à l’abdomen et souffraient de malnutrition.

Selon ce qu’a rapporté le quotidien montréalais, un jeune homme qui a réussi à s’enfuir du sous-sol du pasteur en août 2014 aurait assimilé ses conditions de détention à de l’«esclavage» et à de la «torture».

Le chef religieux, dont le nom ne peut être dévoilé afin de protéger l’identité de ses présumées victimes, fait l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec.


Journal de Québec: Enfants maltraités par un pasteur: la Commission des droits de la personne enquêtera

LOUIS GAGNÉ

Vendredi, 2 octobre 2015 15:40
MISE à JOUR Vendredi, 2 octobre 2015 15:47
QUÉBEC – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a ouvert une enquête sur les mauvais traitements qu’un pasteur baptiste aurait infligés pendant plusieurs années à des enfants qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol.

«La Commission entend faire toute la lumière sur cette situation et vérifier si les droits des enfants ont été respectés», a déclaré vendredi le vice-président de la CDPDJ, Camil Picard, responsable du mandat jeunesse.
L’organisme qui veille à la protection des droits de l’enfant s’inquiète notamment d’apprendre que ces cas de maltraitance auraient été signalés à la directrice de la protection de la jeunesse de Québec (DPJ) en 2013, mais que cette dernière aurait fermé les dossiers.
Le quotidien La Presse a révélé cette semaine qu’un pasteur baptiste de Québec aurait séquestré de jeunes garçons dans son sous-sol durant de nombreuses années.
Les enfants avaient été confiés au pasteur par des fidèles de l’église évangélique baptiste de Québec-Est. Ils étaient constamment roués de coups au visage et à l’abdomen et souffraient de malnutrition.

Selon ce qu’a rapporté le quotidien montréalais, un jeune homme qui a réussi à s’enfuir du sous-sol du pasteur en août 2014 aurait assimilé ses conditions de détention à de l’«esclavage» et à de la «torture».
Le chef religieux, dont le nom ne peut être dévoilé afin de protéger l’identité de ses présumées victimes, fait l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec.


Radio Canada: Garçons maltraités : la Commission des droits de la personne enquête

Mise à jour le vendredi 2 octobre 2015 à 17 h 02 HAE

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ouvre une enquête dans la foulée des allégations de maltraitance de garçons par un pasteur de l’Église baptiste évangélique de Québec-Est.

La Commission entend analyser l’ensemble des documents, notamment ceux de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et rencontrer les principaux acteurs dans ce dossier afin de vérifier si les droits des enfants ont été lésés dans cette affaire, explique le vice-président pour la jeunesse de la Commission, Camil Picard.

« Ce qu’on va aller vérifier, c’est si ces jeunes pour lesquels il y avait eu des signalements ont reçu les services auxquels ils avaient droit et est-ce que leurs droits selon la Loi de la protection de la jeunesse ont été bien respectés. »

Selon M. Picard, les policiers et la DPJ sont mal outillés pour intervenir dans des contextes où les parents naturels des enfants sont sous l’influence d’un tiers. Il estime que les autorités prennent souvent trop de temps à confirmer que les parents ont abdiqué de leurs responsabilités et que la sécurité des enfants est compromise.

« Ce qu’il faut, c’est de dépasser la première barrière, parce qu’on va se dire : on va aller vérifier, oui, mais l’enfant est avec sa mère. Il faut se demander qu’est-ce qu’il vit dans cette situation? »

Le Service de police de la Ville de Québec a ouvert une enquête sur des allégations de mauvais traitements et de séquestration par un pasteur qui aurait confiné des garçons dans un sous-sol de sa résidence. Il leur aurait asséné des coups et les aurait privés de nourriture et d’eau.

La DPJ collabore

La DPJ collaborera à l'enquête, dit le directeur adjoint Patrick Corriveau
La DPJ collaborera à l’enquête, dit le directeur adjoint Patrick Corriveau Photo :  ICI Radio-Canada

Le directeur adjoint de la Protection de la jeunesse, Patrick Corriveau, affirme vouloir collaborer à l’enquête de la Commission des droits de la personne.

Patrick Corriveau soutient que la DPJ n’a rien à se reprocher dans ce dossier, même s’il a fallu deux signalements pour qu’un adolescent soit retiré de la garde du pasteur en 2014 et confié à une famille d’accueil.

M. Corriveau croit que le protocole d’intervention de la DPJ a été suivi à la lettre.

« Dans la situation qui nous occupe, je peux vous confirmer qu’il y a un travail de collaboration impeccable avec les policiers. Il y a eu application de l’entente multisectorielle [visant à simplifier la procédure d’intervention]. C’est nos façons de faire dans ce type de situation », dit-il.

En 2013, la DPJ avait enquêté à la suite de signalements concernant des jeunes garçons, mais les dossiers ont été fermés.

Après son enquête, la Commission des droits de la personne pourrait faire des recommandations au ministère de la Famille ou à tout autre organisme.

Au Québec, les enfants et adolescents de moins de 18 ans sont protégés par la Charte des droits et libertés de la personne et la Convention relative aux droits de l’enfant. La Loi sur la protection de la jeunesse « s’applique à un enfant dont la sécurité ou le développement est ou peut être considéré comme compromis ».

Jugement – Cour du Québec – Chambre de la Jeunesse – le 21 avril 2015

Protection de la jeunesse — 15839 2015 QCCQ 7012
COUR DU QUÉBECChambre de la jeunesse
CANADA
PROVINCE DE QUÉBEC
DISTRICT DE […]
N° : 200-41-013248-158
VILLE A, le 21 avril 2015
______________________________________________________________________
SOUS LA PRÉSIDENCE DE  MADAME LA JUGE ANDRÉE BERGERON, j.c.Q.
______________________________________________________________________
LA DIRECTRICE DE LA PROTECTION  DE LA JEUNESSE
Requérante,
-et-
X, né le […] 1998
Adolescent,
-et-
 
AB

Parents.

______________________________________________________________________
JUGEMENT(articles 38 et 75 de la Loi sur la protection de la jeunesse)
______________________________________________________________________

MISE EN GARDE : La Loi sur la protection de la jeunesse interdit la publication ou la diffusion de toute information permettant d’identifier un enfant ou ses parents. Quiconque contrevient à cette disposition est passible d’une amende (art. 11.2, 11.2.1 et 135 L.P.J.).

 

[1]           La cour est saisie d’une Requête en protection présentée conformément aux dispositions des articles 38 et 75 de la Loi sur la protection de la jeunesse.

[2]           La situation de X a d’abord été signalée à la Directrice de la protection de la jeunesse le 8 août 2013 en raison d’une situation de mauvais traitements psychologiques dans laquelle il se trouvait.

[3]           Il appert du rapport d’évaluation, déposé au dossier de la cour pour valoir témoignage de son auteure, que les parents de l’adolescent ont été mariés pendant vingt-quatre ans et qu’ils se sont séparés au mois de septembre 2013 où monsieur a quitté le domicile familial.

[4]           Il importe de mentionner que les parents se sont connus alors qu’ils fréquentaient [l’église A]. Monsieur C (dont il sera question dans les lignes qui suivent) est par la suite devenu le pasteur d’une entité religieuse s’étant détachée de [l’église A].

[5]           En 2004, à la naissance de Y, monsieur B a quitté la résidence familiale et a confié ses fils à la garde de monsieur C, et ce, sans l’assentiment de la mère. Monsieur B affirmait à l’époque vouloir protéger ses enfants des lacunes de leur mère. Depuis 2004 jusqu’à mai 2014, la mère n’a eu aucun contact avec X alors que le père le voyait de façon régulière surtout dans le cadre d’offices religieux.

[6]             Au fil des ans, madame A a tenté de prendre contact avec ses enfants, dont X, en téléphonant chez monsieur C, mais ses démarches sont demeurées infructueuses.

[7]           Par la suite, on ne peut dire que madame ait été très proactive dans ses tentatives de reprendre contact avec X, et ce, malgré les inquiétudes qu’elle nourrissait à l’égard du milieu de monsieur C.

[8]           Rencontré dans le cadre de l’évaluation du signalement, l’adolescent n’a pas fait part à l’intervenant social du traitement qui lui était réellement réservé à la résidence de monsieur C.

[9]           Considérant que le retour de l’adolescent auprès de sa mère n’était pas envisageable en raison des difficultés d’encadrement qu’elle rencontrait avec sa fille et en raison du fait que le père avait totalement délégué son rôle parental à monsieur C depuis plusieurs années, il était apparu que le retrait de X de ce milieu aurait pu avoir des répercussions majeures. Ainsi, madame D en venait à la conclusion que l’option la moins néfaste dans l’intérêt de l’adolescent était que la Directrice de la protection de la jeunesse se retire de la situation.

[10]        Le 27 novembre 2014, la situation de X était à nouveau signalée à la Directrice de la protection de la jeunesse en raison d’une situation d’abus physiques de la part de la personne qui en avait la garde. De plus, il ressortait de ce signalement que les parents avaient totalement abdiqué relativement à l’exercice de leurs rôles parentaux.

[11]        Considérant que X a vécu plus de dix ans auprès de monsieur C, il importe de faire un bref historique de la situation de ce dernier.

[12]        Monsieur C a d’abord été associé à une église baptiste dans la région A où il a été congédié en raison de ses pratiques abusives à l’égard de jeunes enfants et de son extrême rigidité.  Par la suite, monsieur C s’est associé à [l’église A] à Ville A, mais il a dû, là encore, quitter le mouvement en raison de son extrême rigidité et de ses pratiques douteuses.

[13]        Dans le cadre de l’évaluation du signalement, l’adolescent rapporte avoir été confié à monsieur C dès l’âge de 5 ans et y être demeuré jusqu’en mai 2014 où il s’est enfui du milieu pour aller habiter chez sa mère pour quelques mois.

[14]        X a vécu avec sa fratrie et d’autres enfants au domicile de monsieur C où il recevait une scolarisation à la résidence de ce dernier. Suivant la déclaration de X, tous les enfants étaient confinés à l’étage inférieur du sous-sol et ils dormaient sur des matelas au sol n’établissant aucune forme de contact avec le monde extérieur si ce n’est dans le cadre d’offices religieux.

[15]        Pendant ces années passées à la résidence de monsieur C, l’adolescent a subi des sévices corporels et psychologiques étant soumis à une discipline de fer et à une rigidité hors du commun.

[16]        Effectivement, l’adolescent recevait des corrections physiques qui consistaient en des gifles ou des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen.

[17]        X a été soumis à des punitions cruelles et inusitées. Ainsi, il a été régulièrement contraint à faire de l’exercice physique excessif, ou encore il devait rester en position debout du lever au coucher étant placé dans un coin contre le mur. X a indiqué avoir passé près de 41 jours dans cette position et qu’il était venu dans un état d’épuisement tel qu’il présentait des vomissements. X raconte de plus qu’il devait respecter une ration quotidienne lorsqu’il buvait de l’eau. De plus, lorsqu’il allait dans la salle de bain, il devait laisser la porte entrouverte afin qu’on s’assure qu’il ne boive pas à même les robinets.

[18]        En bref, l’adolescent s’est vu exposer à une foule d’interdits et de traitements abusifs et a évolué dans ce milieu pendant les dix dernières années.

[19]        Au titre des mauvais traitements psychologiques, l’adolescent raconte que, chaque matin, il devait confesser ses pêchés à monsieur C qui voulait s’enquérir s’il se masturbait ou s’il avait des pensées associées à la sexualité. X affirme que ces exercices étaient très humiliants et qu’il arrivait que monsieur C procède à l’inspection des draps pour vérifier si des tâches pouvaient y être retrouvées.

[20]        En mai 2014, n’en pouvant plus de cette vie, X s’est enfui et est allé vivre chez sa mère jusqu’en septembre et depuis le 5 octobre 2014, il vit auprès de monsieur E.

[21]        Depuis qu’il vit à cet endroit, l’adolescent a des contacts réguliers avec sa mère, mais n’a aucun contact avec son père, ce dernier s’y refusant tant et aussi longtemps que son fils n’adhèrera pas à ses principes religieux. Notons que monsieur B continue de vouer une entière confiance à monsieur C et bien qu’affirmant ne pas avoir eu connaissance des faits relatés par son fils, il affirme cautionner les actions posées par monsieur C dans la mesure où lesdites actions étaient dictées par des principes religieux inspirés de l’évangile.

[22]        Monsieur B a très peu collaboré avec la Directrice de la protection de la jeunesse, il a plutôt préféré remettre en question l’intégrité des gens qui ont rapporté les propos. Monsieur B n’était pas présent à l’audience bien que les procédures lui aient été dûment signifiées.

[23]        Quant à madame A, elle s’est fait entendre et elle a donné son accord aux conclusions recherchées par la Directrice de la protection de la jeunesse.

[24]        Bien que madame A ne soit pas en accord avec les traitements qui ont été réservés à son fils par monsieur C, elle a affirmé dans son témoignage être en accord avec la correction physique. Madame a ajouté que, lorsqu’elle avait la garde de ses enfants alors qu’ils étaient d’âge tendre, elle a utilisé un bâton pour leur administrer la fessée. Le récit de madame à cet égard a été très difficile à entendre, cette dernière parlant de ses pratiques en les normalisant.

[25]        La Directrice de la protection de la jeunesse demande que X soit confié à monsieur E qui a rendu témoignage pour donner son accord à cette recommandation. Monsieur E est pasteur d’une église baptiste et père de trois enfants. Lui et son épouse sont disposés à accueillir X à leur résidence et à collaborer en tout point avec la Directrice de la protection de la jeunesse.

[26]        Dans ses conclusions, la Directrice de la protection de la jeunesse demande que soit retiré au père l’exercice de certains attributs de l’autorité parentale relativement à l’obtention de passeport et à l’autorisation au voyage et le Tribunal fera droit à cette demande considérant la position rigide adoptée par ce dernier et les refus injustifiés qu’il oppose aux demandes faites par son fils à cet égard.

[27]        CONSIDÉRANT l’ensemble de la preuve;

[28]        CONSIDÉRANT l’intérêt de l’adolescent;

[29]        CONSIDÉRANT le consentement de la mère et de l’adolescent aux conclusions recherchées;

 

POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL:

[30]        ACCUEILLE la Requête en protection;

[31]        DÉCLARE que la sécurité et le développement de X sont compromis;

[32]       ORDONNE à l’égard de l’adolescent, pour une période allant jusqu’à sa majorité, soit jusqu’au […], l’exécution des mesures suivantes:

  • QU’il soit confié à monsieur E qui l’accueillera à titre de famille d’accueil lorsqu’il sera accrédité à cet effet;
  • QU’une personne qui travaille pour un établissement ou un organisme apporte aide, conseils et assistance à l’adolescent et à sa famille;
  • QUE l’adolescent reçoive l’ensemble des soins et services de santé requis par son état;
  • QUE les parents et l’adolescent participent activement à l’application des mesures ayant pour but de corriger la situation;
  • QUE les parents et l’adolescent fassent rapport périodiquement à la Directrice de la protection de la jeunesse sur les mesures qu’ils appliquent pour mettre fin à la situation de compromission;
  • QUE l’adolescent et ses parents se présentent à intervalles réguliers chez la Directrice de la protection de la jeunesse pour lui faire part de l’évolution de la situation;
  • QUE l’adolescent fréquente un milieu scolaire ou un autre milieu d’apprentissage ou qu’il participe à un programme visant l’apprentissage et l’autonomie;
  • QUE les contacts père-adolescent s’effectuent selon entente entre les parties;

[33]       RETIRE au père l’exercice de certains attributs de l’autorité parentale quant à l’obtention d’un passeport et aux autorisations de voyage et CONFIE lesdits attributs à monsieur E;

[34]        INTERDIT à monsieur C d’être en contact, de quelque façon que ce soit, de quelque manière ou pour quelque motif que ce soit, directement ou indirectement, avec X et PREND ACTE de l’engagement qu’il a pris à cet égard devant la cour par l’intermédiaire de son procureur;

[35]        INTERDIT à l’adolescent d’entrer en contact de quelque façon que ce soit avec monsieur C;

[36]        CONFIE la situation de l’adolescent à la Directrice de la protection de la jeunesse pour l’exécution des présentes mesures.

Andrée Bergeron, J.C.Q.
Me Jean Poulin pour la Directrice de la protection de la jeunesse
Mme Andréanne Perreault-Girard, stagiaire (Me Dominique Trudel) pour l’adolescentMme A, mère
Date d’audience : 21 avril 2015

/cb

Revue de Presse – Jeudi le 1er octobre 2015

Radio – FM 93 – Bouchard en Parle – Pasteur accusé de sévices sur des jeunes – Entrevue avec le pasteur Bertrand Villomé de l’Église Évangélique Baptiste de Québec – Chauveau.


La Presse: Séquestrations: la résidence du pasteur abritait aussi une garderie

Publié le 01 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour le 01 octobre 2015 à 06h21

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Au sous-sol, des jeunes battus à coups de poing et maltraités, soumis à la tyrannie d’un pasteur baptiste qui les y emprisonnait. Au rez-de-chaussée, une garderie en milieu familial.

Le jumelé anonyme d’un quartier résidentiel de Québec au centre d’une intervention de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et d’une enquête de la police de Québec pour maltraitance extrême accueillait aussi des bambins d’âge préscolaire, a apprisLa Presse. Ils n’auraient toutefois pas été victimes de sévices.

Cette information émerge alors que le pasteur en cause nie – par la voix de son avocat – avoir commis un geste criminel. «Il nie totalement quelque mauvais traitement que ce soit», a fait valoir MeStéphane Beaudoin.

La ministre déléguée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), choquée par les révélations d’hier, a ordonné le déclenchement de vérifications internes sur l’intervention des services sociaux. «L’ensemble du dossier» a troublé Lucie Charlebois, selon son attachée de presse Alexandra Bernier.

La Presse a révélé hier que deux mineurs ont été placés en famille d’accueil au début de l’année après avoir passé respectivement six et dix ans confinés au sous-sol du pasteur de leur communauté religieuse. Les jugements en protection de la jeunesse évoquent des coups de poing au ventre, des séances d’exercices interminables sans manger et un contrôle de tous les instants.

«Tu capotes un peu», dit un parent

Le ministère de la Famille n’a pas pu confirmer à La Presse l’existence d’une garderie dans la résidence. En début de journée, la porte-parole avait toutefois souligné qu’une garderie en milieu familial de moins de six enfants n’a pas à s’enregistrer auprès des autorités.

Selon nos informations, ce sont des femmes proches du pasteur faisant l’objet de l’enquête qui s’occupaient des enfants.

«Quand la DPJ t’appelle à 23h un soir de semaine et te réveille pour te dire qu’ils ont eu une plainte concernant le milieu de garde de ton enfant, et de ne pas l’envoyer jusqu’à nouvel ordre… Tu capotes un peu», a confié à La Presse le parent d’un enfant qui a fréquenté la garderie au cours des dernières années.

«Personne ne peut te confirmer quoi que ce soit, car l’enquête débute. Quelques semaines plus tard, j’ai finalement appris par la DPJ que cela ne touchait pas les enfants de la garderie. Mais je ne connaissais pas les faits reprochés…»

En entrevue, hier, la DPJ de la région de Québec a affirmé ne pas pouvoir agir directement sur l’accueil d’enfants dans un milieu qui fait l’objet d’une enquête.

«Nous, c’est sûr qu’on n’a pas la légitimité de fermer un service de garde», a indiqué Patrick Corriveau, porte-parole de l’organisation. «Notre rôle, c’est de sensibiliser, de faire des recommandations, de faire parfois de fortes recommandations aux parents de retirer un enfant d’un milieu.»

«Dans un dossier comme celui dont on se parle, comme DPJ, c’est certain qu’on va s’assurer qu’il n’y a plus d’enfants en contact par exemple avec un individu problématique», a-t-il ajouté. «Et c’est certain qu’on s’assurerait de sécuriser le milieu.»

«Rien à se reprocher»

Les juges de Chambre de la jeunesse qui ont dépeint le pasteur de l’Église baptiste évangélique de Québec-Est comme un tortionnaire ont tout faux, selon Stéphane Beaudoin, avocat de ce dernier.

«C’est sûr qu’il n’a rien à se reprocher. C’est sûr et certain que c’est complètement nié», a indiqué Me Beaudoin en entrevue téléphonique. «On ne sait même pas s’il va être accusé, mais s’il est accusé, c’est sûr et certain que ça va être contesté.»

«C’est sûr qu’il y en a des enfants qui lui ont été confiés. Mais il nie totalement quelque mauvais traitement que ce soit», a-t-il ajouté.

Le criminaliste a confirmé qu’une perquisition avait eu lieu chez son client. Les policiers auraient toutefois fait déposer plusieurs requêtes pour prolonger le délai dont ils disposent pour faire enquête sur les articles saisis.

Me Beaudoin s’est opposé, en vain, à l’une d’elles.

L’avocat a aussi reconnu avoir tenté – encore une fois en vain – d’assister aux audiences qui ont mené au placement en famille d’accueil de mineurs. «C’est sûr que [le pasteur] aurait aimé savoir ce qu’on lui reprochait exactement», a indiqué Me Beaudoin. Les juges ont refusé qu’il demeure dans la salle d’audience.


La Presse:  Maltraitance: l’enquête sur le pasteur baptiste rebondit à l’Assemblée nationale

Publié le 01 octobre 2015 à 19h48 | Mis à jour le 01 octobre 2015 à 19h48

JEAN-FRANÇOIS NÉRON
Le Soleil

(Québec) L’enquête en cours sur un pasteur baptiste de Québec, qui aurait maltraité pendant des années deux jeunes dans son sous-sol, a trouvé écho à l’Assemblée nationale. La ministre de la Famille confirme avoir exigé une inspection de la garderie qui se trouve au rez-de-chaussée de la résidence.

La députée péquiste Agnès Maltais est intervenue en chambre, jeudi matin, à la période des questions. «Une enquête est en cours concernant les deux jeunes, mais rien ne peut être fait, nous dit-on, pour empêcher que d’autres enfants fréquentent cette garderie, et peut-être d’autres enfants aussi dans l’avenir. Les porte-parole du DPJ [Directeur de la protection de la jeunesse] et du ministère de la Famille disent ne pas avoir le pouvoir de la fermer. Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est recommander aux parents de ne pas envoyer leurs enfants. Ça n’a pas de sens. Si eux, la DPJ et le ministère de la Famille, n’ont pas le pouvoir de protéger les enfants, qui l’a?» interroge la leader adjointe.

«C’est une garderie qui n’est pas reconnue, hein, qui n’est pas légale au sein des adresses qu’on a», a confirmé la ministre de la Famille, Francine Charbonneau. Il n’y a jamais eu de plainte, malheureusement, qui a été faite à cet endroit, donc on ne pouvait pas savoir qu’il y avait là une garderie illégale.

«Ce matin, on a demandé une inspection à cet endroit, ajoute-t-elle. Quand on découvre un endroit comme celui-là, on fait tout dans la mesure du Ministère pour aller voir comment ça se passe, où ça se passe et qu’est-ce qu’on peut faire pour s’assurer de l’aspect sain et sécuritaire des enfants à cet endroit.»

La ministre avoue qu’il y a des limites au pouvoir d’intervention de son ministère. «Les règles actuelles font en sorte qu’une garderie où il y a moins de six enfants peut pratiquer, puisque ça peut être une grand-mère qui garde, ça peut être une maison privée, un voisin. En bas de six enfants, il n’y a pas de permis qui sont émis. De ce fait, un enquêteur va aller à l’adresse et va faire en sorte que les parents seront informés de comment ça se passe et ce qu’il faut faire. Parce que, de notre côté, il ne faut pas laisser aucun lest par rapport à l’aspect sain et sécuritaire des enfants dans les garderies.»

Mme Charbonneau n’a pu que rappeler aux parents d’être «très vigilants».

Extrême

La Presse révélait mercredi cette histoire de maltraitance extrême. On apprenait que deux mineurs ont été placés en famille d’accueil au début de l’année après avoir passé respectivement 6 et 10 ans confinés au sous-sol du pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, organisation locale reniée des autres églises du genre au Québec. Les jugements en protection de la jeunesse évoquent des coups de poing au ventre, des séances d’exercices interminables sans manger et un contrôle de tous les instants.

Jusqu’à présent, rien n’indique que les enfants qui fréquentent le service de garde ont été maltraités.

La Presse a aussi appris que la ministre déléguée à la Direction de la protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, a demandé des vérifications internes sur l’intervention des services sociaux. Elle aurait été troublée par «l’ensemble du dossier», fait savoir son attachée de presse.

La police de Québec a également ouvert une enquête. Par la voix de son avocat, le pasteur soupçonné nie en bloc les allégations portées contre lui.


Radio Canada:  Inspection à la garderie du pasteur baptiste qui fait l’objet d’une enquête

Mise à jour le jeudi 1 octobre 2015 à 12 h 45 HAE

Le ministère de la Famille a dépêché un inspecteur à la garderie tenue par le pasteur de l’église baptiste évangélique de Québec-Est, qui fait l’objet d’une enquête policière. L’homme visé par des allégations de séquestration et mauvais traitement à l’égard de jeunes garçons au sous-sol de sa résidence exploite aussi une garderie dans la même maison.

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a affirmé ce matin qu’une inspection de la garderie serait menée aujourd’hui.

« Un enquêteur va aller à l’adresse et faire en sorte que les parents seront informés de comment ça se passe et ce qu’il faut faire parce que de notre côté, il ne faut pas laisser aucun lest par rapport à l’aspect sain et sécuritaire des enfants dans la garderie. »

Francine Charbonneau souligne qu’il s’agit d’une garderie illégale pour laquelle aucun permis n’a été délivré.

« C’est une garderie qui n’est pas reconnue, pas légale au sein des adresses qu’on a au service du ministère de la Famille. Il n’y a jamais eu de plainte malheureusement qui a été faite à cet endroit, donc on ne pouvait pas savoir qu’il y avait là une garderie illégale », dit-elle.

Mme Charbonneau demande aux parents d’être vigilants lorsqu’ils laissent leurs enfants dans des garderies qui ne sont pas reconnues par le ministère.

Selon la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance, les personnes qui souhaitent offrir des services de garde à plus de six enfants doivent être titulaires d’un permis ou être reconnues par un bureau coordonnateur de la garde en milieu familial.

L’enquête se poursuit par ailleurs concernant le pasteur qui aurait sévi à l’endroit d’au moins sept adolescents. Les jeunes garçons auraient été confinés dans un sous-sol, victimes de violences physiques et psychologiques.

Aucune accusation n’a encore été portée dans cette affaire.

Revue de presse – Mercredi le 30 septembre 2015

Radio – Bouchard en Parle FM93 – Un pasteur baptiste de québec séquestrait et maltraitait des garçons

Radio – FM 98,5  Séquestrés dans le sous-sol d’un pasteur

Allo Police: Pasteur CLAUDE GUILLOT :Gardait, battait,affamait et abusait, des enfants dans son sous-sol !

30 septembre 2015

ENCORE UNE FOIS UNE DPJ DÉFAILLANTE

Un psychotique religieux Claude Guillot, battait, affamait et abusait physiquement d’enfant confier pars des parents irresponsables. L’enfer sous terre, à coups de poing et de malnutrition : un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol, dans un quartier résidentiel de Québec.

Le leader religieux, renié par les réseaux protestants officiels, fait maintenant l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec, a appris La Presse.Les jeunes victimes – au moins sept – lui étaient confiées par leurs parents, des fidèles de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Les garçons subissaient ensuite des violences et des traitements inhumains, et ne quittaient le sous-sol du logement jumelé que pour des cérémonies religieuses, «n’établissant aucune forme de contact avec le monde extérieur», selon des décisions judiciaires.

Le pasteur distribuait généreusement «des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», selon des jugements en protection de la jeunesse. Un jeune de 15 ou 16 ans a été forcé d’effectuer «8000 redressements « up-and-down » au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». L’exercice, aussi surnommé «burpee», consiste en un push-up et un bond dans les airs. Le même garçon, qui a passé six ans dans le sous-sol du pasteur, «fut privé de nourriture pendant dix repas consécutifs».

Une autre victime a passé «plus de dix ans» auprès du pasteur. Il a expliqué avoir été puni en passant «près de 41 jours» debout face à un mur, ce qui l’a mis «dans un état d’épuisement tel qu’il présentait des vomissements». Sa consommation d’eau était rationnée à tel point que ses visites à la salle de bain devaient se faire «porte entrouverte afin qu’on s’assure qu’il ne boive pas à même les robinets».

«Esclavage» et «torture»

Ces deux jeunes ont été confiés à des familles d’accueil, leurs parents étant jugés incapables d’en assumer la responsabilité. Ils approuvaient – totalement ou partiellement – le sort réservé à leurs enfants. Un jeune homme qui s’est enfui du sous-sol du pasteur en août 2014, à l’âge de 21 ans, a qualifié sa détention d’«esclavage» et de «torture». La DPJ avait déjà ouvert une enquête sur l’un des jeunes en 2013, avant de la fermer. L’organisation jure avoir fait son travail et plaide qu’il ne faut pas interpréter son passé avec les informations dont les autorités disposent à présent.

Une voisine, qui se «doutait de quelque chose» mais qui n’avait jamais alerté les autorités, a craqué lorsque La Presse lui a révélé le sort réservé à ces jeunes qui ne sortaient virtuellement jamais de la maison.  «Je trouve ça épouvantable que je n’aie pas vu ça.» . Celui-ci n’a pas rappelé La Presse. La femme qui a répondu à l’appel acheminé à son domicile a refusé de commenter la situation.

Antécédants de «pratiques abusives»

L’Église évangélique baptiste de Québec-Est comprend un groupe très restreint de fidèles.

Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a indiqué en entrevue que le pasteur du groupe n’est plus membre des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années. M. Lapierre a dénoncé les «dérives sectaires» du groupe et a comparé son leader à un «gourou». Ce dernier avait des antécédents en matière de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec publié en avril dernier.

Il «a d’abord été associé à une église baptiste dans [une région inconnue du Québec] d’où il a été congédié en raison de ses pratiques abusives à l’égard de jeunes enfants et de son extrême rigidité», a écrit la juge Andrée Bergeron, le 21 avril dernier. Il s’est ensuite associé à un autre groupe, «mais il a dû, là encore, quitter le mouvement en raison de son extrême rigidité et de ses pratiques douteuses».

«Des milieux très isolés»

La DPJ avait ouvert un dossier sur la situation en août 2013, avant de le refermer. Hier, un porte-parole de l’organisation a défendu l’intervention, plaidant que les informations disponibles avaient évolué entre l’été 2013 et la fin 2014. Les dossiers liés à «des organisations religieuses qui peuvent s’apparenter à un type de secte» sont pris très au sérieux et font l’objet de «multiples interventions», a indiqué Patrick Corriveau. «Les difficultés qu’on rencontre, c’est ce que sont souvent des milieux très isolés. […] Souvent, les enfants ont été préparés à l’avance à la venue du directeur de la protection de la jeunesse.»

Selon M. Corriveau, il est «certain» que le sous-sol du pasteur avait été visité par la DPJ en 2013. «Il y a un travail très bien fait de la part des intervenants», a-t-il dit.

La Presse: Des garçons séquestrés dans un sous-sol par un pasteur

Publié le 30 septembre 2015 à 06h36 | Mis à jour le 30 septembre 2015 à 08h05

Des garçons séquestrés dans un sous-sol par un pasteur

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

L’enfer sous terre, à coups de poing et de malnutrition : un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol, dans un quartier résidentiel de Québec.

Le leader religieux, renié par les réseaux protestants officiels, fait maintenant l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec, a appris La Presse.

Les jeunes victimes – au moins sept – lui étaient confiées par leurs parents, des fidèles de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Les garçons subissaient ensuite des violences et des traitements inhumains, et ne quittaient le sous-sol du logement jumelé que pour des cérémonies religieuses, «n’établissant aucune forme de contact avec le monde extérieur», selon des décisions judiciaires.

Le pasteur distribuait généreusement «des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», selon des jugements en protection de la jeunesse.

Un jeune de 15 ou 16 ans a été forcé d’effectuer «8000 redressements « up-and-down » au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». L’exercice, aussi surnommé «burpee», consiste en un push-up et un bond dans les airs. Le même garçon, qui a passé six ans dans le sous-sol du pasteur, «fut privé de nourriture pendant dix repas consécutifs».

Une autre victime a passé «plus de dix ans» auprès du pasteur. Il a expliqué avoir été puni en passant «près de 41 jours» debout face à un mur, ce qui l’a mis «dans un état d’épuisement tel qu’il présentait des vomissements». Sa consommation d’eau était rationnée à tel point que ses visites à la salle de bain devaient se faire «porte entrouverte afin qu’on s’assure qu’il ne boive pas à même les robinets».

«Esclavage» et «torture»

Ces deux jeunes ont été confiés à des familles d’accueil, leurs parents étant jugés incapables d’en assumer la responsabilité. Ils approuvaient – totalement ou partiellement – le sort réservé à leurs enfants.

Un jeune homme qui s’est enfui du sous-sol du pasteur en août 2014, à l’âge de 21 ans, a qualifié sa détention d’«esclavage» et de «torture».

La DPJ avait déjà ouvert une enquête sur l’un des jeunes en 2013, avant de la fermer. L’organisation jure avoir fait son travail et plaide qu’il ne faut pas interpréter son passé avec les informations dont les autorités disposent à présent.

Une voisine, qui se «doutait de quelque chose» mais qui n’avait jamais alerté les autorités, a craqué lorsque La Presse lui a révélé le sort réservé à ces jeunes qui ne sortaient virtuellement jamais de la maison.

«Je trouve ça épouvantable que je n’aie pas vu ça.»

La loi nous interdit de nommer les jeunes en cause, ainsi que le pasteur au centre du dossier. Celui-ci n’a pas rappelé La Presse. La femme qui a répondu à l’appel acheminé à son domicile a refusé de commenter la situation.

Antécédents de «pratiques abusives»

L’Église évangélique baptiste de Québec-Est comprend un groupe très restreint de fidèles.

Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a indiqué en entrevue que le pasteur du groupe n’est plus membre des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années. M. Lapierre a dénoncé les «dérives sectaires» du groupe et a comparé son leader à un «gourou».

Ce dernier avait des antécédents en matière de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec publié en avril dernier.

Il «a d’abord été associé à une église baptiste dans [une région inconnue du Québec] d’où il a été congédié en raison de ses pratiques abusives à l’égard de jeunes enfants et de son extrême rigidité», a écrit la juge Andrée Bergeron, le 21 avril dernier. Il s’est ensuite associé à un autre groupe, «mais il a dû, là encore, quitter le mouvement en raison de son extrême rigidité et de ses pratiques douteuses».

«Des milieux très isolés»

La DPJ avait ouvert un dossier sur la situation en août 2013, avant de le refermer.

Hier, un porte-parole de l’organisation a défendu l’intervention, plaidant que les informations disponibles avaient évolué entre l’été 2013 et la fin 2014.

Les dossiers liés à «des organisations religieuses qui peuvent s’apparenter à un type de secte» sont pris très au sérieux et font l’objet de «multiples interventions», a indiqué Patrick Corriveau. «Les difficultés qu’on rencontre, c’est ce que sont souvent des milieux très isolés. […] Souvent, les enfants ont été préparés à l’avance à la venue du directeur de la protection de la jeunesse.»

Selon M. Corriveau, il est «certain» que le sous-sol du pasteur avait été visité par la DPJ en 2013. «Il y a un travail très bien fait de la part des intervenants», a-t-il dit.

La Presse: Garçons séquestrés dans un sous-sol: la police continue son enquête

Publié le 30 septembre 2015 à 10h49 | Mis à jour le 30 septembre 2015 à 10h49

Garçons séquestrés dans un sous-sol: la police continue son enquête

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

La police de Québec continue son enquête sur un pasteur baptiste qui aurait maltraité plusieurs jeunes qu’il gardait prisonnier de son sous-sol pendant de nombreuses années, a confirmé le service ce matin.

Les forces de l’ordre ont indiqué que des policiers étaient toujours à pied d’oeuvre pour faire la lumière sur les sévices infligés aux garçons confiés au leader de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est.

Les enquêteurs «ont beaucoup de preuve documentaire à analyser. Ils doivent tracer les liens entre les preuves recueillies», a indiqué Pierre Poirier, porte-parole du service, ajoutant que «dans ce cas-ci, il y a beaucoup de choses à valider».

«Il est trop tôt pour dire s’il y aura une arrestation», a aussi dit le porte-parole.

M. Poirier n’a pas pu confirmer ou infirmer les informations de La Presse selon lesquelles une perquisition de police aurait eu lieu l’hiver dernier dans la maison du pasteur.

Selon des décisions de la Cour du Québec en protection de la jeunesse, le leader religieux battait physiquement ses pupilles à coups de poing dans le ventre, en plus de les soumettre à des exercices physiques extrêmes et à des privations inhumaines.

Il les gardait enfermés dans le sous-sol d’un jumelé d’un quartier résidentiel de Québec.

La loi nous empêche d’identifier les enfants et le pasteur en cause.

Communiqué de presse: L’AEBEQ déplore les gestes commis par le pasteur de l’Église de Québec-Est

 MONTRÉAL, le 30 sept. 2015 /CNW Telbec/ – L’Association d’Églises Baptistes Évangéliques au Québec (AEBEQ) est triste et accablée suite à l’annonce de sévices  physiques et psychologiques exercés sur des enfants par le pasteur de l’Église de Québec-Est.
Nous dénonçons et déplorons un tel comportement ignoble commis par ce pasteur envers des enfants sans défense.  Celui-ci et son Église ne font plus partie de notre Association depuis environ 15 ans. Nous rejetons tout abus de quelque nature que ce soit envers des enfants. Même si, après avoir été retirée de notre liste d’Églises, cette Église a gardé l’appellation « Baptiste » dans leur nom officiel, elle et son pasteur ne représentent pas les pasteurs et les Églises Évangéliques Baptiste denotre Association. Ces comportements ne représentent pas l’esprit et la lettre de l’évangile de Jésus que nous enseignons dans nos Églises.

De plus, nous encourageons nos Églises, depuis plusieurs années, à se doter de politiques contre les abus physiques et sexuels afin de que de tels événements n’arrivent pas.

SOURCE Interventions Stratégiques Éric Lanthier

Renseignements : Gilles Lapierre, Directeur général de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec, 514.337-2555

Radio Canada – Enquête sur un pasteur à Québec : une grand-mère inquiète pour son petit-fils

Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 17 h 47 HAE
La grand-mère, que l'on ne peut identifier, affirme ne pas avoir vu son petit-fils depuis près de 20 ans.
La grand-mère, que l’on ne peut identifier, affirme ne pas avoir vu son petit-fils depuis près de 20 ans. Photo :  ICI Radio-Canada

Une grand-mère dont le petit-fils serait sous l’emprise d’un pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est depuis près de 20 ans se dit soulagée d’apprendre que l’homme fait l’objet d’une enquête.

« Moi, ce matin, j’étais comme une joie. Je me disais : « enfin, il va y avoir quelqu’un qui va être capable de faire quelque chose. » »— La grand-mère d’une jeune homme qui serait sous l’emprise d’un pasteur

Le Service de police de la Ville de Québec a confirmé ce matin avoir ouvert une enquête sur des allégations de séquestration et de mauvais traitements commis par un pasteur à l’endroit d’au moins sept adolescents. Les jeunes garçons auraient été maltraités pendant des années dans la résidence de l’homme.

Touchée de près par la nouvelle, une dame, qui s’est confiée à Radio-Canada, se dit soulagée. Elle affirme que son petit-fils est toujours sous l’emprise du pasteur et souligne être sans nouvelles de lui depuis de nombreuses années, malgré les tentatives de communiquer avec lui.

« Ça fait tellement longtemps qu’on est bouleversés de cette histoire, il devait avoir 10 ans [la dernière fois qu’elle a vu son petit-fils] », dit-elle.

La dame raconte que sa fille et son petit-fils ont été « entraînés » par le pasteur il y a plusieurs années, mais que sa fille a réussi à sortir de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est et à se défaire de ses liens avec le pasteur.

Il en serait autrement du fils que le pasteur couperait de tous liens avec la famille, refusant de répondre aux demandes répétées au téléphone ou à la porte de sa résidence.

« À Québec, on ne s’imagine pas que des choses pareilles arrivent! »— La grand-mère d’un jeune homme qui serait sous l’emprise d’un pasteur

Démarches infructueuses

Selon la dame, le père de l’enfant devenu jeune homme a entrepris des démarches légales pour faire sortir son fils, mais sans succès. La Direction de la protection de la jeunesse aurait aussi été contactée.

La dame affirme de plus qu’il y a trois mois, le pasteur a fait parvenir une lettre demandant à la famille de « cesser de les harceler ». « C’est un avocat que le pasteur a dû engager, qui a envoyé une lettre [à la mère] disant de cesser de les harceler, parce qu’on téléphonait, on essayait par des lettres et des téléphones », raconte-t-elle.

Si la dame dit craindre le pasteur, elle n’hésite pas à dénoncer les sévices qu’il aurait fait subir aux adolescents. Elle dit avoir bon espoir que les démarches entreprises par la police lui permettent un jour de revoir son petit-fils.

Les Églises baptistes évangéliques se dissocient du pasteur

De son côté, l’Association d’Églises baptistes évangéliques au Québec se dissocie complètement des agissements présumés du pasteur.

L’Association admet avoir déjà compté le controversé pasteur dans ses membres, mais aurait rompu tous liens avec lui il y a 15 ans. Selon le directeur général de l’Association, Gilles Lapierre, le pasteur n’a pas été dénoncé aux autorités, par manque de preuves.

« On ne pouvait pas imaginer l’ampleur de ce qu’on nous présente aujourd’hui parce que les gens ne portaient pas plainte. Si on a avait eu des plaintes officielles, c’est sûr qu’on aurait agi avec des plaintes, mais pour nous, comme association, il y avait suffisamment de malaise pour se séparer. »

Le pasteur fait l’objet d’une enquête de la police de Québec qui demande l’aide de la population dans ce dossier. Aucune accusation n’a encore été déposée.

Selon un jugement de la Cour du Québec en protection de la jeunesse rendu en avril 2015, au moins un enfant aurait été victime de sévices psychologiques et corporels tels que des gifles, coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen de la part du pasteur. Les enfants auraient été confinés au sous-sol sans contact avec le monde extérieur. Le pasteur présenterait des antécédents en matière de violence, selon le jugement.

Radio Canada : Adolescents maltraités : un pasteur de Québec fait l’objet d’une enquête

Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 7 h 27 HAE
Police de Québec
Police de Québec  Photo :  Carl Boivin

Le Service de police de la Ville de Québec enquête sur des allégations de mauvais traitements et de séquestration à l’endroit d’au moins sept adolescents. Les jeunes garçons auraient été maltraités par un pasteur baptiste pendant des années dans sa résidence de Québec.

Selon La Presse, les adolescents auraient été confinés dans un sous-sol où le pasteur leur assénait régulièrement des coups de poing au visage et à l’abdomen. Ils étaient aussi privés de nourriture et d’eau.

Une des victimes aurait passé près de 41 jours debout, face à un mur, alors que sa consommation d’eau était rationnée. Le jeune homme aurait subi les foudres du pasteur pendant près de 10 ans. Ces informations sont divulguées dans des jugements en protection de la jeunesse, souligne La Presse.

Des adolescents avaient été confiés au pasteur par leurs parents qui fréquentaient l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, qui comprend un nombre restreint de fidèles. L’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec condamne ce groupe pour ces dérives sectaires.

Le pasteur présentait des antécédents en matière de violence, selon un jugement de la Cour du Québec consulté par La Presse.

Le Service de police de la Ville de Québec se contente de confirmer qu’une enquête est en cours sur ces allégations sans préciser davantage.

Journal de Québec: Prisonniers d’un pasteur de Québec pendant plusieurs années

SARAH BOUCHER

Mercredi, 30 septembre 2015 07:01MISE à JOUR Mercredi, 30 septembre 2015 07:48

Plusieurs garçons ont été gardés prisonniers d’un pasteur baptiste de Québec pendant plusieurs années, au cours desquelles ils ont été battus et maltraités dans un sous-sol d’un quartier résidentiel de Québec, rapporte mercredi le quotidien La Presse.

Le pasteur en question est actuellement au centre d’une enquête criminelle au Service de police de la Ville de Québec.

Les sept jeunes victimes, qui ont subi un véritable enfer, ont été confiées à l’homme par leurs parents, des fidèles de l’Église évangéliste baptiste de Québec-Est jugés incapables d’assumer la garde de leurs enfants.

Les jeunes garçons ont subi des violences et des traitements inhumains en plus de ne jamais quitter le sous-sol du logement jumelé, excepté pour des cérémonies religieuses, rapporte La Presse.

L’un deux, alors âgé de 15 ou 16 ans, a été forcé d’effectuer «8000 redressements up-and-down au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». Cet exercice, plus connu sous le nom de burpee, consiste en une extension des bras (push-up) et un saut dans les airs. En plus d’être privé de repas sur de longues périodes, le jeune homme aurait passé six ans dans le sous-sol du pasteur.

Un autre jeune garçon aurait été prisonnier du pasteur pendant «plus de 10 ans», sa consommation d’eau étant rationnée de façon sévère. Il a d’ailleurs été forcé de passer «près de 41 jours» debout face à un mur, selon La Presse.

L’une des victimes, qui a réussi à s’échapper en août 2014, a qualifié sa détention «d’esclavage» et de «torture».

En entrevue avec le quotidien montréalais, Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a confié que le pasteur ne fait plus partie des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années.

L’homme possède des antécédents de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec dévoilé en avril dernier.

Journal de Québec: Pasteur sous enquête: «Mon enfance a été détruite par lui et son Église»

KATHRYNE LAMONTAGNE

Mercredi, 30 septembre 2015 15:30MISE à JOUR Mercredi, 30 septembre 2015 15:46

«Il encourageait mes parents à me battre chaque fois que c’était nécessaire pour que je sois un bon Chrétien. Mon enfance a été détruite par lui et son Église.»

Ancien fidèle de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, Elliot (nom fictif) a tout de suite su que le pasteur soupçonné d’avoir battu et maltraité plusieurs enfants dans son sous-sol ne pouvait être que le leader religieux qu’il a lui-même connu, alors qu’il était gamin.
«Il était tellement extrême. C’est carrément le gourou, il dirige tout, il impose ce qu’il faut faire à tout le monde. C’était super encadré, on n’avait aucun accès au monde externe. Quelqu’un qui est né là-dedans ne sait pas qu’il y a autre chose qui existe», lance découragé le jeune homme, aujourd’hui âgé de 25 ans et libéré de cette emprise.
Depuis 2000
La Presse révélait mercredi que le pasteur en question faisait l’objet d’une enquête policière pour avoir frappé à coups de poing et privé de nourriture plusieurs garçons qu’il gardait captifs chez lui, à Québec. Ces derniers lui étaient confiés par leurs parents, des fidèles. Privés de tout contact extérieur, ils ne quittaient le sous-sol du jumelé que pour assister aux cérémonies religieuses.

Elliot est familier avec la pratique, lui qui a connu le pasteur alors qu’il n’avait que six ou sept ans, au début des années 2000, après que sa mère et son beau-père se soient joints aux rangs de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Pendant deux ou trois ans, ils ont fait deux heures de route tous les dimanches pour assister aux sermons du pasteur, à Québec. Puis, ils roulaient pendant deux autres heures pour rentrer à la maison.
«Mes parents sont un peu fanatiques, ils cherchaient toujours quelque chose d’extrême, de contrôlant. Ça leur plaisait bien ce qu’il y avait à Québec. Ils sont considérés comme extrêmes, mais ils sont moins pires que le pasteur, lui, c’était débile», lance-t-il.
Peur
Déjà à cette époque, des gamins de l’Église séjournaient chez le leader religieux. «Il avait un grand sous-sol, il leur faisait l’école à la maison, il les élevait comme un bourreau. C’était incroyable comment il les élevait. Quand tu les regardais, c’était la peur dans leurs yeux qui les faisait avancer», se souvient-il.
Il se rappelle notamment d’un jeune garçon, blême et frêle, qui résidait chez le pasteur. «On le voyait les dimanches à l’Église. Il ne parlait à personne et avait l’air d’un zombie, ses parents l’avaient confié au pasteur pour en faire un bon chrétien. Il avait des plaques, de la croute, du sang sur les mains. Il était maigre. Mais il se tenait comme un soldat et il avait à peu près six ans. Ça faisait peur.»
Son propre frère, son aîné de quatre ans, a gouté à la médecine du présumé bourreau. «Il était rebelle un peu et je l’admirais. Je voulais être comme lui, il m’inspirait. Mais quand on a commencé l’église à Québec-Est, mon beau-père avait décidé de l’envoyer passer du temps chez le pasteur. Il est revenu, un mois ou deux après, il était complètement changé. Il était un parfait Chrétien. Je ne l’ai plus jamais reconnu, j’avais perdu mon modèle», se désole-t-il.
Battu
Elliot n’a jamais été battu ou maltraité par le pasteur. Mais le mal a été fait autrement, lui qui a été frappé à maintes reprises par son beau-père, «encouragé et motivé» par les discours du leader. «Les deux ont un genre de power trip, ils voulaient tout contrôler. Mon beau-père suivait les doctrines et les exemples du pasteur», dit-il.
De ce qu’il se souvient, le pasteur lisait des versets de la Bible et les interprétait pour qu’il devienne clair que les parents devaient toujours ramener les enfants dans le droit chemin. «Et la bonne façon de le faire, c’est en nous frappant. Il parlait même des outils qu’il utilisait. Il vendait des espèces de trucs de caoutchouc pour nous frapper. Mais mon beau-père s’était fabriqué un bâton en bois», lance-t-il, résigné.
La famille d’Elliot a quitté l’Église quelques années plus tard, à la suite d’un différend religieux entre le leader et ses parents, qui se sont trouvés une autre religion «extrême». Les coups n’ont toutefois pas cessé. À 15 ans, le garçon en a eu assez. Il a fuit la maison avec son petit frère de 13 ans.
«On était supposé se faire battre encore ce soir-là et on avait décidé de se sauver, en bicycle à pédale. On n’est jamais revenu, on a pédalé pendant trois heures, on a appelé notre grand-mère qui est venu nous chercher. Elle a appelé la police et on a été placé dans des foyers d’accueil», résume-t-il.
Aujourd’hui, Elliot, athée, garde des séquelles psychologiques profondes. Il chemine toutefois. «Je suis un survivant. J’ai dû faire ce qu’il fallait pour sortir de là», termine-t-il.
Enquête se poursuit
Le Journal s’est rendu à la résidence du pasteur, dans le secteur de Neufchâtel, où l’on entrevoyait de la lumière à l’intérieur malgré les rideaux tirés et les stores baissés. Personne n’a répondu à la porte. Une femme a toutefois décroché le combiné, lorsque Le Journal a tenté de joindre le pasteur par téléphone. «Non merci», a-t-elle simplement répondu, avant de raccrocher.
L’enquête se poursuit du côté du Service de police de la Ville de Québec. «Il y a des preuves à analyser, des gens à rencontrer. C’est à suivre», affirme la porte-parole, Marie-Eve Painchaud.

Première publication 30 septembre 2015 à 17h48

À Québec, un pasteur religieux aurait enfermé et maltraité des jeunes dans son sous-sol pendant de nombreuses années. Une enquête criminelle est en cours depuis novembre 2014 à son sujet; il y aurait sept victimes.

Les parents, des adeptes de l’Église évangélique de Québec-Est, une organisation religieuse indépendante, avaient confié leurs enfants au pasteur.

On en apprend davantage sur les sévices dans un jugement de la Chambre de la Jeunesse, concernant un jeune qui a été maltraité pendant près de dix ans.

«L’adolescent recevait des corrections physiques qui consistaient en des gifles ou des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», lit-on dans le jugement.

On y lit aussi que la victime avait été contrainte de faire régulièrement de l’exercice physique excessif, et de rester en position debout du lever au coucher.

Gilles Lapierre, le directeur général de l’Association de l’Église baptiste évangélique du Québec, a raconté que sa communauté s’est dissociée du pasteur il y a quelques années en raison de ses positions trop radicales.

Gilles Lapierre, directeur général de l’Association de l’Église baptiste évangélique du Québec (Capture d’écran TVA Nouvelles)

«On avait entendu des rumeurs, disant qu’il était contrôlant; même sa vision de discipliner était plus rude qu’on pouvait accepter… c’est ce qui nous a amenés il y a une quinzaine d’années à nous dissocier de lui», a dit à TVA Nouvelles Gilles Lapierre.

Il a qualifié le comportement du pasteur de semblable à celui d’un gourou,avec un mode de fonctionnement proche de celui d’une secte.

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Une réflexion sur “Revue de presse sur l’affaire Claude Guillot

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