Justin Trudeau et les migrants syriens: inquiétudes et assurances

 
On s’inquiète, à tort et à raison, de la migration syrienne prévue au Canada. Le nombre de 25 000 est impressionnant, et son échéance l’est davantage, puisque le premier ministre du Canada tiens mordicus à tenir sa promesse électorale. Nous avons bien hâte de constater les baisses d’impôts promis par le nouveau gouvernement libéral et sa promptitude à la réaliser dans les plus brefs délais, de la même manière dont il se préoccupe avec ardeur du dossier syrien, conforme à sa promesse électorale.
 
Le Canada a toujours eu une bonne réputation à l’internationale en tant que terre d’accueil, le Québec en tête, et nous en sommes très fiers. Dans les années 1970, nous avons accueilli des milliers de personnes provenant d’Haïti sous la férule du parti québécois et cette communauté a enrichi grandement notre culture. Nous accueillons un grand nombre d’étrangers au Québec, et les villes de prédilections pour favoriser leur intégration sont les grandes métropoles et centres urbains, tels, Montréal, Toronto et Vancouver. Ces grandes métropoles font figures de de sociétés multiculturelles où nous constatons un bon vivre ensemble, malgré les nombreuses communautés qui se côtoient dans un tel contexte. Chacun peut y exercer librement sa religion, son métier, exprimer librement son allégeance et ses opinions politiques, sans subir la stigmatisation ou son ostracisme collectif. Il est toutefois dommage de constater sur le terrain une ghettoïsation des communautés en guise d’intégration, ainsi que le peu d’outils offert par les gouvernements québécois pour favoriser une intégration par l’apprentissage de la langue de Molière. Peu d’effort ont été fait en ce sens, même par le parti québécois, qui prône et valorise la culture franco-québécoise et ses éléments culturels qui lui sont intrinsèques.
 
Inquiétudes
Il y a des questions qui se posent néanmoins dans le cas des réfugiés syriens, des inquiétudes mais aussi un contexte favorable à la volonté canadienne d’accueillir ces migrants syriens. Si, par exemple, on les gens s’inquiètent de l’arrivée massive de réfugiés syriens au Canada, les 25 000 promis par Justin Trudeau, ne représentent qu’une goutte d’eau comparativement au Liban qui a accueilli 1 million de migrants, pour une population de 4 millions. Ce qui inquiète, ce sont les possibilités d’attentats terroristes perpétrés par de faux réfugiés syriens qui s’infiltrent parmi les véritables réfugiés réclamant une aide humanitaire d’urgence. D’ailleurs, l’attentat à Beyrouth, capitale du Liban et qui accueille ce millions de réfugiés syriens et qui a fait 43 morts, le 12 novembre dernier, fut l’oeuvre de 11 terroristes, dont huit prétendus réfugiés syriens. Et selon les informations recueillis par un journal grec, l’un des kamikazes des attentats de Paris, le lendemain des attentats de Beyrouth, serait aussi un faux réfugié syrien qui se serait infiltré parmi les vrais migrants syriens. Nous attendons toujours que les autorités françaises le confirment. L’état islamique a affirmé, il y a quelques mois (septembre), qu’ils ont pu envoyer 4 000 de leurs terroristes parmi la vague migratoire qui s’est répandue comme une traîner de poudre sur les côtes européennes. Les inquiétudes des canadiens s’expliquent et se justifient.

Contexte différent
Cependant, les 25 000 réfugiés syriens attendus d’ici le 31 décembre prochain, ne sont pas des migrants qui prennent le bateau pour forcer leur accueil. L’identité de ces migrants et les mesures de sécurité prises par les autorités européennes se sont faites après leur accueil, alors que ceux-ci étaient devant le fait accompli. Plusieurs de ces migrants n’avaient pas de papier d’identité et l’Europe s’est retrouvée devant une crise humanitaire sans précédent. Des millions de migrants ont pris d’assaut les côtes européennes et il était impensable de filtrer chaque individu sur place.
Dans le cas du Canada, celui-ci dispose d’un contexte qui lui est favorable, puisqu’il n’est pas pris d’assaut sur ses côtes, sa géographie l’aidant en ce sens. Ce sont les responsables canadiens qui vont sur place pour exercer les vérifications nécessaires avant de donner un droit de passage à chacun des demandeurs d’asiles. Le problème qui se pose cependant, c’est la rapidité avec laquelle le gouvernement canadien s’empresse pour parvenir à respecter sa promesse électorale, une échéance pour l’accueil de ces migrants qui n’a, somme toute, aucun sens. C’est ça la véritable inquiétude dans ce dossier épineux. Il est dommage d’ailleurs d’entendre le ministre de la sécurité provincial, Pierre Moreau, de taxer de xénophobes tous ceux et celles qui font preuve de prudence et même, expriment le désir de ne pas accueillir de migrants syriens. C’est dommage, car c’est de ne pas tenir compte du climat de peur dans laquelle le monde occidental est plongé actuellement, surtout en lien avec deux attentats, coup sur coup, à Beyrouth et à Paris, et qui seraient l’oeuvre de plusieurs terroristes, dont de faux réfugiés syriens. Cette menace de l’EI concernant les 4 000 faux migrants depuis la Syrie vers l’Europe a de quoi inquiéter la population canadienne.
Il ne s’agit aucunement ici d’un manque de compassion, mais d’un refus sur la compromission de la sécurité nationale. Il ne suffit que d’un petit nombre parmi ces 25 000 à réussir à passer à travers les filets des services de sécurités canadiennes, pour augmenter notre potentiel d’alarme terroriste, mais à ce moment-là, il sera trop tard, car nous serons placés comme témoins directs des faits accomplis.

En conclusion
Bien que nous soyons une terre d’accueil et que nous avons toujours fait preuve de compassion envers la misère des gens dans le monde, une réflexion s’impose sur l’échéance de l’accueil qui doit être fait, car bien que l’on se fait rassurant sur les mesures de sécurités canadiennes en matières de sélections des demandeurs d’asiles, aucun de ces discoureurs n’est en mesure de nous dire comment se fait le processus de sélection. On nous sert le même discours creux, typique à la langue de bois inhérente à un politicien.
En somme, nous exigeons du gouvernement canadien de ralentir le processus, comme proposé par l’actuel premier ministre de la Saskatchewan et le maire de Toronto, tout comme le prédécesseur de Justin Trudeau, Stephen Harper, chef du parti conservateur jusqu’aux dernières élections, l’a suggéré.
Oui à l’accueil, mais ne compromettons pas notre sécurité juste pour faire bonne figure à l’internationale ni pour satisfaire ses propres promesses électorales dans un but d’image.

Patrick Galarneau
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