Le Jésus personnel: l’influence de la psychologie (1ère partie)

Introduction

Depuis les années 80, on entend régulièrement que Jésus est notre sauveur, qu’il suffit de l’accepter dans nos cœurs, afin d’avoir la vie éternelle. Ce Jésus personnel, c’est celui de l’humanisme. Le Jésus personnel, c’est celui de la psychologie moderne, qui affirme que nous sommes nos propres responsables de nos malheurs, que nous sommes les seuls à blâmer, qu’il ne sert à rien de blâmer les autres et que c’est à nous et à nous seuls de régulariser notre vie pour mieux vivre avec soi-même.

 

Vous n’avez plus de comportements, mais des maladies

Le Jésus personnel n’est pas venu de lui-même subitement comme ça. Il est venu en même temps que le DSM révisé complètement, et paru en 1980. Maintenant, chaque comportement a le nom d’une maladie mentale. C’est le manuel, la Bible des psychiatres et des psychologues. Le DSM était assez rudimentaire avant 1980, mais a grandement évolué depuis. Sa dernière édition est paru en 2013: DSM V. La précédente en 1994: DSM IV.

L’influence de la psychologie, de la psychiatrie et du manuel DSM révisé, se sont fait sentir dans les campagnes d’évangélisations, que ce soit les télévangélistes, les prédicateurs connus d’Amérique ou les grandes campagnes d’évangélisations de prédicateurs, répétant le même message d’une ville à l’autre. Ces campagnes ressemblent en tout point aux tournées de rock stars bien connus mondialement. C’est à toute fin pratique, un star-system évangélique, où on mise sur le libre-arbitre des auditeurs pour gonfler leurs rangs d’adeptes.

 

Campagnes d’évangélisations du Jésus personnel

Au Québec, nous avons connu une puissante vague de campagnes d’évangélisations bien organisées, dont plusieurs se sont données dans le mythique amphithéâtre des Canadiens de Montréal, l’un des clubs sportifs les plus prestigieux au monde. Le Forum de Montréal était un monument reconnu mondialement, de par les exploits qui s’y sont produits sur la scène sportive. Le Forum de Montréal fut souvent comparé à la Mecque, comme lieu de pèlerinage et un symbole d’adoration aveugle. Je me rappelle moi-même d’avoir rencontré un membre des Canadiens de Montréal, Ryan Walter, qui fut invité à donner son témoignage dans l’une de ces campagnes données au Forum de Montréal, chandail du tricolore sur le dos. Ryan Walter nous a séduit par son témoignage du Jésus personnel, car il était un membre de la plus prestigieuse équipe de hockey au monde, un club adoré ici, mais même dans toute l’Amérique, en Europe ou en Chine. En effet, ses partisans sont issus de partout dans le monde, bénéficiant ainsi de l’adoration de ce club aux nombreux exploits et de par sa particularité historique, culturelle et linguistique. C’était au début des années 80.

 

L’influence de la psychologie

Mais revenons à l’influence de la psychologie moderne, particulièrement celle qui a débuté en 1980.

En effet, nous apprenons, lors de consultations en psychologie, que nous sommes les seuls à blâmer, que nous ne pouvons changer les autres mais seulement soi-même, que nous sommes les maîtres de notre vie. Nous ne pouvons plus accuser les autres pour nos malheurs et cela semble faire bien du sens pour nos instances évangéliques actuelles, qui prône un Jésus personnel, qui va de pair avec la psychologie moderne de la responsabilité seule. Si les mauvaises actions des uns et des autres sur notre vie s’expliquent, elles ne peuvent en aucun cas justifier nos shems de pensées et nos comportements. Nous sommes donc les seuls qui seront tenus pour responsables, ce qui est en partie vrai. Avec la psychologie moderne, nous ne pouvons plus avoir un ton accusateur au « TU ». On n’a plus le droit de viser celui ou celle qui nous a fait du mal. Nous sommes seuls face à notre problème. Cette influence de la psychologie va donc nous forcer à réinterpréter la Bible, de manière à ce que nous soyons forcés de pardonner et de justifier les mauvaises actions des autres à notre endroit. Le pardon n’est donc plus une grâce, mais une obligation. La réparation n’est plus exigée, car il faut se concentrer sur soi. Nous n’avons plus le droit d’avoir d’émotions fortes, faute de quoi, nous serons alors étiquetés de « VENGEURS ». Si nous ressentons de la colère, nous ne sommes plus nous-mêmes: nous sommes des colériques incapables d’amour. Si on se fâche contre notre agresseur, ce n’est pas l’agresseur qui sera stigmatisé, mais la victime, car celle-ci a exprimé une émotion accusatrice, au lieu de faire une introspection sur elle-même, à savoir pourquoi elle a subi le mal.

Suite dans le prochain article…

 

 

Patrick Galarneau

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s