Le Jésus personnel: l’influence de la psychologie (2ième partie)

La victime est pathétique

Si vous êtes une victime, c’est que vous ne contrôlez pas votre vie. Vous êtes toxique pour la vie des autres et vous n’êtes pas fréquentables. En effet, beaucoup d’assemblées ne font plus de disciples, ils désirent des gens parfaitement équilibrés et dénués de problèmes, sans aucune étape intermédiaire pour y parvenir. Votre pasteur a pourtant prêché plusieurs sermons qui auraient dû porter ses fruits dans votre personne, de sorte que, vos problèmes seraient sensés être disparus. Or, ce n’est pas le cas. Le Jésus personnel que l’on prêche aurait dû régler tous vos problèmes. Vous avez donc un problème de sanctification. Vous avez accepté Christ dans votre cœur, mais rien ne se passe. On se contente de prières du bout des lèvres pour vous, mais l’action des uns et des autres est absente dans la vie de celui ou celle qui en a cruellement besoin. Vous êtes contraints, par une pression coercitive, à vous la fermer avec vos plaintes. Louez donc Dieu pour ce qu’il vous a donné, et adorez-le tout simplement au lieu de vous plaindre. N’accusez pas votre bourreau, car Dieu l’aime aussi. N’éprouvez pas d’émotion de colère, de tristesse ou de déception, car Jésus vous aime personnellement et il guérit tous vos problèmes par magie. Et ce n’est pas bien de ressentir des émotions comme la colère, car il est écrit: « Ne vous couchez pas sur votre colère » (Éph.4.26). Il vous faut toujours être joyeux, car c’est écrit: « Soyez toujours joyeux d’appartenir au Seigneur. Je le répète, soyeux toujours joyeux » (Php.4.4). Ainsi, on ne veut pas de gens qui éprouvent des problèmes dans l’église. On veut des gens joyeux, même si cela n’est qu’une façade évangélique. On oublie volontairement ou par ignorance, les passages où la compassion pour les plus vulnérables est de mise.

 

Le pardon: une grâce ou une obligation

Combien de fois ais-je lu et entendu ceci: « Mon frère (ou ma soeur), il FAUT que tu pardonnes ». Mais depuis quand le pardon est une obligation? Dieu était-il dans l’obligation de nous pardonner? Absolument pas! Voici un passage, dont je sens que j’ai l’obligation de citer, afin de ne pas m’attirer les foudres des chrétiens humanistes: « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éph.2.8-9). D’abord, ceci répond au « JÉSUS PERSONNEL » de manière éloquente, car il ne s’agit pas d’un choix d’accepter Christ ou de le refuser, mais c’est bien une grâce de Dieu et un don, qui n’est pas de notre ressort, mais celui de Dieu. Par la suite, la grâce est une action volontaire et non une obligation. Bien entendu, certains des partisans du « IL FAUT PARDONNER » diront que le N-T dit: « pardonnez-vous réciproquement », et comme le temps de verbe est à la deuxième personne du pluriel, il s’agit ni plus ni moins d’une obligation. Or, le pardon est une grâce et non une obligation. Si c’est une obligation, la grâce n’est plus une grâce, mais une obligation. Il est donc nécessaire de revoir son interprétation: il s’agit d’une exhortation, d’un encouragement, et non d’un ordre! Et si c’est par obligation, n’est-ce pas là une oeuvre de notre part? Or, ce n’est pas par les œuvres que nous sommes justifiés et ce n’est pas ce qui est agréable à Dieu.

 

Les uns les autres: une notion oubliée

Beaucoup d’assemblées évangéliques misent sur la notion d’église locale, servent les intérêts de l’église locale, et les membres sont au service du fonctionnement de l’église locale. Les membres ont appris ce que les américains ont appris du discours de John F.Kennedy, en l’adaptant à la notion d’églises locales: « Ne vous demandez pas ce que l’église peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre église ». Or, pour y parvenir, il faut une notion importante, souvent oubliée dans nos milieux: « LES UNS LES AUTRES ». L’église est une communauté, et non un principe de vie, ou une vision du pasteur, ou un but à atteindre. On se fixe des objectifs ecclésiastiques, comme une entreprise se fixe des objectifs de rendement, où chaque employé sert la cause de l’entreprise, quelle soit ecclésiastique ou séculière. Si vous êtes un canard boiteux, on vous ciblera comme indésirables.

 

Si l’église n’est pas un hôpital, elle est encore moins une entreprise!

 

Suite au prochain article…

 

 

Patrick Galarneau

 

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