La théorie du dôme, par l’exemple.

Selon la théorie sur laquelle j’ai travaillé, il y a une distinction nette entre nos croyances limitées, versus la pensée de Dieu. Par exemple:
 
– il n’était pas dans le plan de Dieu que la femme soit soumise à l’homme. Il s’agit d’une conséquence divine par laquelle la femme s’est rendue coupable du péché de l’humanité. Le monde lui est devenu très hostile et inhospitalier. Lorsque Dieu dit à la femme, dans Ge.3:16
A la femme il dit, Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants, et ton désir sera tourné vers ton mari ; et lui dominera sur toi.
 
Dans le dernier vers du verset, le désir tourné vers le mari consiste en une nouvelle dynamique relationnelle où, hommes et femmes ne marcheront plus côte-à-côte, mais en compétition pour le pouvoir de l’un sur l’autre. La femme cherchera ainsi à subtiliser le pouvoir pour elle-seule, conformément à sa faute en Éden, qui s’est manifesté en un isolement que provoque la convoitise, donc, séparé de l’homme, avec qui elle devait marcher côte-à-côte. Elle se laissa donc séduire en premier par l’idée de posséder la connaissance en premier, avant l’homme, comme le lui avait dit Satan. Le péché provoque l’isolement de l’individu et le sépare des autres, puisque son orgueil et son égo sont sollicités. La femme ne marche donc plus côte-à-côte, ce qui la place dans un dôme anthropocentrique, c’est-à-dire, dans une perception personnelle et individuelle, différente de celle de l’homme avec qui elle devait marcher côte-à-côte. Son péché a donc provoqué son individualisme et elle devint sa propre autorité. Elle n’est plus soumise à son créateur, ni à son concept relationnel parfait dans lequel, elle et l’homme furent placés pour régenter la création de Dieu.


Sa conséquence directe fut contraire à ses espérances comme nouvelle entité individuelle: non seulement elle ne sera pas cheffe de l’homme, mais de plus, elle lui sera maintenant soumise. L’apôtre Paul a dit, en 1Tm.2.12-14: Je ne permets pas à la femme d’enseigner ou de prendre autorité sur l’homme ; elle doit garder le silence. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite, et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression.
L’apôtre Paul ne l’a pas dit ainsi, mais il a fait référence au dôme de promiscuité, qui consiste à l’adhésion forcée ou volontaire des règles déjà établies par sa société. Paul rappel la faute et la conséquence d’Ève, qui l’a séparé de Dieu et brisé sa relation avec l’homme. Dans ce texte, Paul ne dit pas nécessairement que la femme chrétienne a l’obligation de se soumettre à l’homme, mais comme l’Église existe par ses membres physiques dans un monde qui lui est hostile, et qui demeure encore hostile envers la femme, sans distinction de la femme de foi ou de la femme soumise à la colère de Dieu, il importe donc, dans le contexte d’une société aussi patriarcale, que la femme chrétienne observe des règles appartenant au dôme de promiscuité, qui n’ont pourtant plus rien à voir avec sa nouvelle identité. C’est ce que j’ai nommé L’intra-extra dôme. Ce dôme consiste en une dualité entre le croyant spirituel et le croyant physique. Le croyant spirituel n’appartient plus à aucun dôme de limitation de culture ou de concepts humains, mais bien à l’extra dôme, c’est-à-dire, plus aucun dôme pour l’empêcher de comprendre la personne et la volonté de Dieu, plus aucun esclavage lié à sa culture, sa langue, ses concepts, tous issus du dôme de promiscuité. Toutefois, autant l’homme et la femme nés de nouveau, se voient être à la fois des personnes spirituelles et physiques. Ils sont dans le monde, mais ne sont plus du monde, de par leur nouvelle identité en Christ. Or, Christ n’est soumis à aucun dôme. Ces dômes voilent notre compréhension de Dieu. Pire: ces dômes ont pour but de nous protéger de Dieu et que l’on n’y croit pas, ce qui est normal, puisque ce monde est en inimitié envers Dieu.


Nos sociétés représentent le monde des hommes et non des femmes. Les sociétés furent érigées selon la construction de pensée des hommes et non celle des femmes. N’oublions pas aussi que le texte du Jardin d’Éden, d’Adam et Ève en Genèse, furent rédigés bien après les faits relatés… et par un homme! Sa conception d’homme pécheur qui connaît personnellement son Dieu se manifestent dans la construction de sa rédaction. Ainsi, l’apôtre Paul cite le texte de Genèse rédigé par Moïse, un homme qui a d’abord vécu dans le dôme de promiscuité égyptien, avec ses concepts linguistiques et culturels, sa construction de pensée égyptienne, ses formulations de pensées égyptiennes, ainsi que sa culture et l’adhésion volontaire ou forcée à ses règles internes. C’est ce qui a forgé la personne de Moïse. C’est donc un Moïse imparfait, mais qui a reçu l’inspiration de Dieu qui rédige le texte qui relate le schisme relationnel entre Adam et Ève. Mais comme Dieu transcende tous ces dômes, il adapte ses concepts et ses particularités linguistiques divins à la conception du Moïse qui a vécu les 40 premières années de sa vie dans le dôme de promiscuité égyptien, puis les 40 suivantes parmi les gens de son peuple, les hébreux, avec leur propre dôme de promiscuité. C’est donc à l’aide des concepts connus de Moïse que Dieu s’est adressé à lui, afin que Moïse soit en mesure de relater la pensée de Dieu.


La majorité des chrétiens ont tendance à faire la grossière erreur de croire le contraire: ils croient qu’il s’agit des concepts de Dieu qui auraient été transmis à Moïse, et que ce dernier a simplement transcrit par dictée mécanique ce que Dieu lui aurait prescrit mot-à-mot. Mais ce serait nier la transcendance de Dieu: c’est Dieu qui descend vers nous en transcendant tous ces dômes, qui sont des voiles d’incompréhensions pour l’homme. Ce n’est pas à l’homme d’adapter ses concepts, ses formulations ou ses constructions de pensées pour Dieu, mais bien Dieu à adapter ses principes divins et ses propres concepts à l’homme, selon ce qui a construit sa personne en tant qu’humain, dans le but de transmettre un message qui peut être compris par tous. Dans le cas contraire, il est impossible de comprendre Dieu sans les références de ces dômes qui ont construit notre identité en tant que personne.


C’est d’ailleurs ce qui devient problématique pour la majorité de chrétiens, qui croient qu’ils doivent s’adapter à Dieu et donc, ils cherchent à lui plaire par des règles du dôme religieux. Celui-ci consiste à se protéger de la colère de Dieu par des règles de bienséances morales et comportementales. Cependant, il y a une dichotomie dans ce désir de plaire à Dieu, car il est impossible de lui plaire par nos propres moyens, nos propres règles ni par nos propres efforts. Dieu sait cela et c’est pourquoi c’est encore lui qui adapte le moyen:
Éph.2.8-9: Car c’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés, au moyen de la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu; il n’est pas le résultat de vos efforts, et ainsi personne ne peut se vanter.


Voyez la suite du passage et qui fait la distinction entre ceux et celles qui sont soumis aux différents dômes de ceux et celles qui en sont libérés partiellement:
Éph.2.10-12: En effet, c’est Dieu qui nous a formés ; il nous a créés, dans notre union avec Jésus–Christ, pour que nous menions une vie riche en actions bonnes, celles qu’il a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. Rappelez–vous ce que vous étiez autrefois ! Vous n’êtes pas juifs de naissance ; les Juifs vous traitent d’incirconcis alors qu’ils s’appellent circoncis en raison d’une opération pratiquée dans leur chair. Eh bien, en ce temps–là, vous étiez loin du Christ ; vous étiez étrangers, vous n’apparteniez pas au peuple de Dieu ; vous étiez exclus des alliances fondées sur la promesse divine ; vous viviez dans le monde sans espérance et sans Dieu.


Le monde représente ce dôme, qui est un  »GOD PROOF ». Tous les dômes ont pour but de se protéger de Dieu et de vivre sans lui. Mais c’est Dieu qui les transcende pour incarner le FILS, c’est-à-dire, l’héritier, le chef suprême, afin qu’il soit comme un homme, s’adressant dans leurs concepts humains et dans leurs langues. C’est lui qui nous a sorti de la pensée de ce monde, nous donnant une identité nouvelle, exempt de ces dômes sans Dieu, mais dans notre monde physique et matériel, nous y sommes encore soumis pour un peu de temps, mais la mort est un dôme transcendé par notre vie en Christ.


D’autres sujets seront sous peu soumis à ce principe, qui est loin d’être pleinement expliqué. Ce n’est qu’un bref aperçu, mais dont le sujet fera l’objet d’un livre que je vais rédiger et terminer avant la fin de l’année 2016.


Patrick Galarneau
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Une réflexion sur “La théorie du dôme, par l’exemple.

  1. Il doit être aussi mentionné que le mot ‘mari’ est mentionné pour la première fois dans la Bible en Genèse 3:16 dans le contexte du jugement de Dieu sur la conséquence de la désobéissance. L’attitude de soumission de la femme envers son mari est absente avant la Chute et n’en est que la conséquence.

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