Réflexion sur la bête, le faux prophète et l’actualité internationale.

Une simple réflexion…
La bête, blessée à mort au 19ième et 20ième siècle, et plus particulièrement en 1922, se relève de ses blessures mortelles. Celle-ci n’a de cesse de faire la guerre depuis la naissance de son faux prophète, celui qui est au service de la bête: Mahomet. Ces guerres ont décimé l’Europe, le Moyen-Orient en l’Afrique, entre le 11ième et 14 ième siècle, voyant passer Jérusalem entre les mains des francs, puis des musulmans tour à tour. Puis, sacrilège: érection de la Mosquée d’Al-Aqsa, sur l’ancien emplacement du Temple de Salomon, à Jérusalem.
 
Guerre islamique au 15ième siècle: fin du christianisme antique dans l’ancienne province de l’empire romain: l’Asie Mineure. Constantinople est devenue Bizance, puis Istambul. La cité a repris momentanément le nom de Constantinople, puis est redevenue Istambul, siège de l’empire Ottoman, qui dura de 1453 à 1922, et qui s’étendait des portes séparant l’Asie de l’Europe, jusqu’en Afrique du Nord, en passant par Tyr et Sidon, Jérusalem et tout le couloir syro-palestinien.
 
L’empire Ottoman a massacré la ville de Constantinople pendant trois jours sanglants en juin 1453, puis instauré son califat sur une bonne partie du monde. Mais comme l’Islam n’évolue pas, n’innove pas, n’invente pas, n’est à l’origine d’aucun progrès, il s’est désagrégé au profit des nations occidentales qui, elles, ont anéanti le califat islamique par le progrès. Puis, la première guerre mondiale a mis fin à la notion d’empire, que ce soit des Tsars de Russie, des germaniques… puis des islamiques. Les occidentaux sont de plus en plus présents dans tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
 
Guerres d’indépendances dans les années 60 en Afrique du Nord; l’Afghanistan devient islamique et radical à la fin des années 70. L’Iran devient radicalement chiite et une république de la Charia en 1979; l’Irak subit un coup d’état important: la minorité sunnite, sous Saddam Hussein, prend le pouvoir en 1979 de manière illégale et radicalise l’état irakien, nid à terroristes et qui forme actuellement la majorité djihadistes de l’État Islamique.
 
Les américains, de concert avec le nouveau régime afghan, utilisent les groupes les plus radicaux du pays, afin de repousser les russes, puisque ces derniers repoussaient les groupes islamiques des provinces vulnérables de l’ex-URSS. Les russes ont donc envahi le nord de l’Afghanistan. Les américains ont armé Al-Qaïda, dont Ben Laden et d’autres figures importantes du terrorisme islamique, dans leur guerre froide entre russes et américains, comme ils l’ont fait dans la guerre des Corée, entre 1950-1953
 
Les américains envahissent une première fois l’Irak, en janvier 1991, mais ne réussissent pas à supprimer celui qui leur servait de pantin, Saddam Hussein. Il n’était pas prévue dans l’agenda américain que Saddam Hussein allait envahir le Koweït et ainsi, exercer un chantage sur le monde de la bourse, des banques et du sang qui coule dans les veines des colonialistes impérialistes occidentaux: le pétrol. Saddam Hussein aurait contrôlé 20% du marché mondial pétrolier et pris le contrôle de l’OPEP, se débarrassant ainsi des américains.
 
La bête qui exerçait son pouvoir, avec son faux prophète, ont commencé leur travail de destruction au 7ième siècle, puis la bête fut blessée à mort en 1922. Les Nazis, pire calamité de l’histoire humaine, encore pire que l’Islam, plus inhumaine que les pires djihadistes d’aujourd’hui, ont entraîné le monde dans un conflit mondial sans précédents. Plus de 60 millions de morts, sans compter les disparus, les blessés par millions, des millions de familles décimées, et c’est aussi sans compter sur la pluralité exponentielle de dommages collatéraux à courts, moyens et long terme. Mais nous avons célébré la fin du conflit, Israël a fêté son triomphal retour dans sa terre promise par héritage, après 2600 ans d’exode et de diaspora.
 
Nous croyons que, enfin, nous allions connaître une nouvelle ère de paix. Mais contrairement au christianisme parfois paresseux, le Diable, lui, ne dort jamais. Il semblait bien mort et enterré, suite à la chute du IIIième Reich et le retour d’Israël. Mais voici que, aujourd’hui, la bête blessée à mort reprend vie et on le célèbre partout dans le monde, par l’idéologie islamique, dans la musique, les films, la Télé, les magazines, l’imposition d’un nouvel ordre mondial qui s’active de plus en plus sous l’égide des américains.
Maintenant voici: en 2003, nouvelle invasion américaine en Irak. On redonne l’Irak aux Chiites? Non. Au chaos! L’ancien pantin des américains, Saddam Hussein, a subi son humiliation devant le monde entier. Il fut amené comme un vulgaire prisonnier, blessé presqu’à mort, puis pendu. Les attentats n’ont jamais cessé depuis en Irak, multipliant les morts par dizaines, voir même, par centaines. Les sunnites fidèles de Saddam Hussein s’organisent. Mais ils ne sont pas encore prêts…
Le printemps arabe s’exerce en 2011. Encore une fois, les américains semblent encore derrière cette action, aidé par la France, qui rêve de voir Khadafi, dictateur lybien, être évacué. En 1988, un attentat terroriste perpétré par les américains contre Khadafi, ont décimé sa famille. C’est finalement en 2011 qu’ils ont eu raison de celui qui les empêchait de voler impunément les richesses de l’Afrique. Les américains désiraient avoir des groupes extrémistes à la tête des pays d’Afrique du Nord. Les pays du nord de l’Afrique se sont radicalisés de plus en plus. Les frères musulmans sont de plus en plus influents. L’état Islamique prend forme officiellement au début de la présente décennie, même si, dans les faits, l’EI existait depuis l’effondrement des sunnites d’Irak.
La révolte s’organise. La Turquie, nostalgique du califat de l’Empire Ottoman dont elle est l’héritière, obéit aux américains, tout comme les pays européens qui s’apprêtent, malgré eux, à faire entrer la Turquie dans l’union européenne, alors que cette dernière est clairement un ennemi de la paix, de la démocratie, et même de l’Europe. C’est par elle que l’EI a prospéré, par l’entrée et la sortie des djihadistes en Europe et en Syrie, mais aussi par la vente de pétrole, le ravitaillement en vivres et autres besoins vitaux.
Et enfin, migration de masse d’africains, de syriens et d’irakiens par millions en Europe, provoquant le chaos….
Voilà, c’était ma réflexion du soir…
Patrick Galarneau
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Le vote évangélique pour contrer Trump

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U.S. Republican presidential candidate Ted Cruz greets attendees during a campaign event in Hamlin

PHOTO REUTERS
Le candidat républicain Ted Cruz s’est rendu dans l’État de l’Iowa, fief des évangéliques américains. Cruz espère gagner le vote des électeurs évangéliques, pour faire barrage à Donald Trump entre autres. Un Américain sur quatre est évangélique.

FENTON, États-Unis | Que Ted Cruz, candidat républicain à la Maison-Blanche, prenne la peine de se déplacer jusqu’à Fenton — 263 habitants et deux églises — montre le poids du vote évangélique aux États-Unis. En particulier dans l’Iowa, où les primaires présidentielles commenceront demain.

En hiver, le nord-ouest du petit État est une immensité blanche, des champs de maïs et soja gelés, parsemés de silos à grains. Les habitants ont la peau dure, et 70 républicains se sont pressés dans le seul restaurant du bourg vendredi pour voir le candidat.

«Un esprit de renouveau entraîne le pays», leur a affirmé le sénateur du Texas. Il y a quatre ans, le champion de la droite religieuse Rick Santorum avait obtenu une voix sur trois dans le comté. Ted Cruz espère faire mieux grâce aux électeurs évangéliques, contre Donald Trump, entre autres.

Un Américain sur quatre est évangélique, selon l’institut Pew. C’est la forme dominante du protestantisme américain, et la première famille religieuse du pays, devant les catholiques (21 %) et les protestants traditionnels.

La différence principale avec le protestantisme anglican est que les évangéliques croient chaque mot de la Bible, non comme une allégorie, mais comme des faits réels. Les multiples églises du mouvement sont libres de toute structure hiérarchique. Elles n’ont ni archevêques ni pape.

Le soutien des évangéliques, au moins partiel, est indispensable pour gagner les primaires présidentielles républicaines. Dans l’Iowa, ils représentaient 57 % des votants en 2012. Dans le Sud, la proportion peut atteindre deux tiers.

Amy et Brad Russell, la cinquantaine, parents adoptifs de 12 enfants, appartiennent à ce bloc électoral. Ils sont allés dimanche dernier voir Ted Cruz, à Dike, plus à l’est. Elle a déjà choisi l’ex-dirigeante d’Hewlett-Packard Carly Fiorina, mais lui penche pour le Texan.

«Nous, les évangéliques, ne pouvons voter contre notre cœur», explique Amy Russell, souriante et intarissable, en attendant l’arrivée du candidat. «La vie, le mariage, traiter tout le monde équitablement, c’est plus important que l’argent. Dans le Midwest, on pense famille, Dieu, pays, et Dieu est numéro un».

Dieu est numéro un, mais ces électeurs ne sont pas exclusivement focalisés sur les questions religieuses.

Quand Ted Cruz s’adresse à ses auditoires, il parle d’abord de la Constitution, du «terrorisme islamique radical», du droit de s’armer, d’impôts, de Barack Obama.

Ce n’est qu’à la toute fin qu’il leur demande de prier le «Seigneur de continuer cet éveil et cet esprit de renouveau, de réveiller le corps du Christ pour nous sortir de cet abysse».

Un vote calculé

Pour les évangéliques, les primaires ne sont pas qu’un concours de religion. Leur vote est aussi calculé pour sélectionner un candidat capable de terminer le marathon électoral. Le docteur Ben Carson, très admiré, a périclité, jugé trop fragile pour affronter Hillary Clinton, et moins solide que Ted Cruz. À l’inverse, nombre de leaders évangéliques ont choisi le sénateur, comme Tim Lubinus, directeur de la convention baptiste de l’Iowa.

«Beaucoup d’autres candidats ont la même philosophie de gouvernement, mais ils n’ont pas de quoi gagner dans le New Hampshire et en Caroline du Sud», explique-t-il, en citant les sondages et l’organisation de terrain de Ted Cruz.

Le sénateur catholique de Floride, Marco Rubio, troisième des sondages, semble aussi avoir renforcé sa stature au cours de la campagne, grâce à sa maîtrise des sujets de politique étrangère. Lui non plus ne commence pas ses discours avec Dieu, et préfère une entrée en matière sur la grandeur de l’Amérique.

« caractère sacré »

Tony Perkins, président du Family Research Council, organisation phare de la droite religieuse, confirme que les 90 millions d’évangéliques américains ne sont pas monolithiques. Mais derrière les questions économiques ou sécuritaires, tourne en permanence ce qu’il compare à un logiciel moral.

«C’est comme Windows, on ne voit pas le système fonctionner, mais il est là, en arrière-plan: le caractère sacré de la vie humaine, la moralité, toutes ces valeurs», dit-il.

En 2008 et 2012, les évangéliques avaient permis à l’ex-pasteur baptiste Mike Huckabee et au catholique Rick Santorum de remporter l’Iowa. Mais chacun avait ensuite perdu l’investiture, battu par des candidats plus modérés, John McCain et Mitt Romney. Cette année, les schémas historiques ont éclaté. La course est dominée par Ted Cruz, représentant la droite religieuse, et Donald Trump. Le milliardaire, qui n’a rien d’un modéré.

— Par Ivan Couronne, Agence France-Presse