PEGIDA Québec, 6 février 2016

Manifestation sans envergure

En me rendant au coin de Jarry et Drolet, à Montréal, je m’attendais à y rencontrer un groupe formé d’antis-PEGIDA, et plus particulièrement de pseudo-anarchistes de la classe étudiante. J’ai été bien servi. Ils étaient environ 200 personnes à contre-manifester et je ne peux pas dire que j’ai été très impressionné par leur nombre, leur discours, ni par la variété de classes sociales parmi les contre-manifestants. Une fois de plus, PEGIDA Québec a fait choux-blanc dans sa tentative de réunir le plus de gens possible devant le métro Jarry à Montréal. Je n’ai été guère plus impressionné par leur appel à manifester.

 

Liberté d’expression, vraiment?

Bien franchement, aucun des deux groupes ne fait sérieux. J’aurais aimé voir des manifestants dans les deux camps qui, d’abord, se seraient fait entendre sans empêcher l’autre groupe de s’exprimer. Bien entendu, si nous sommes pour la liberté d’expression, dont notre charte des droits et libertés offrent à tout un chacun, il aurait été de mise d’entendre les leaders des deux groupes. Au lieu de cela, j’ai assisté à un concert de cacophonie dont la gauche bien-pensante de la classe universitaire s’est faite la porte-parole par excellence. En effet, les manifestants Anti-PEGIDA ont tout fait pour camoufler les voix des manifestants de PEGIDA. Impossible d’entendre ce que les gens de PEGIDA Québec avaient à dire. Dans cette démocratie hypocrite, seul le pouvoir du nombre fait foi de porte-voix. C’est cette même gauche qui se masque devant les entrées des cégeps et des universités lorsque celle-ci branle la menace de s’en prendre à tous ceux et celles qui osent franchir les lignes de piquetages lors des grèves étudiantes, grèves qui ne peuvent exister que pour les travailleurs et non pour ceux et celles qui sèchent leurs cours, qu’ils payent de leurs poches. En réalité, on se moque bien qu’ils sèchent leurs cours et qu’ils échouent leur année scolaire. Ça ne change en rien le bon fonctionnement de notre société. Bien entendu, j’étais du côté des étudiants lorsque notre ancien premier sinistre (non, ce n’est pas un lapsus) Jean Charest a voulu augmenter les frais de scolarité de 75% en 2012. C’était totalement absurde et abjecte. Toutefois, ce ne sont pas les grèves étudiantes qui ont influencé le parti libéral du Québec, mais bien la pression sociale et de la classe politique.

 

Une liberté d’expression à deux vitesses

Mais pour en revenir avec cette liberté d’expression qui est si chère pour la gauche bien-pensante, celle-ci défend ses droits de s’exprimer lors des manifestations, ce qui est tout à fait justifié, mais elle défend cette même liberté qu’elle défend pour tous ceux et celles qui ne partagent pas leur vision du monde. Ainsi, les manifestants Anti-PEGIDA intimident les gens dans la foule, d’abord par le regard, afin de s’enquérir s’il y aurait des traîtres dans leurs rangs, puis par des questions intrusives et des insinuations, invitant les autres gauchistes à vous traquer, exerçant ainsi une pression coercitive, usage de la moquerie, d’insultes et de menaces. Ils affirment haut et fort que leur manifestation est pacifique, mais vidéos à l’appui, ce n’est pas le cas. J’ai été témoin d’intimidation de la part de la masse envers des passants, les sommant de dire qui ils sont, pourquoi ils sont présents, pourquoi ils filment et pourquoi ils passent par l’endroit où ils se trouvent. Ces gauchistes font preuve d’un grand courage à insulter, intimider et stigmatiser, mais il est clair que ce seront des trouillards s’ils avaient affronté une foule aussi nombreuse qu’elle, mais que celle-ci n’entend pas à rire et disposée à user de violence. Ce que j’ai vu dans la foule, ce sont des étudiants dont le physique ne fait pas le poids devant de vrais revendicateurs habitués aux manifestations violentes. Vous ne verrez aucun gauchiste se présenter et c’est documenté. Néanmoins, il est à souhaiter que cela ne se produise jamais, d’abord parce que je crois à la liberté de chacun de faire valoir ses points de vue sans avoir à subir la violence, l’intimidation et la pression coercitive, mais aussi parce que je met de l’avant la valeur que l’on doit accorder à la vie, qu’importe de qui il s’agisse, qu’importe sa religion, sa culture ou ses opinions politiques.

 

PEGIDA Québec a exercé légitimement son droit de manifester, obtenant ainsi un permis de la ville à cet effet. Malheureusement, la gauche bien-pensante à la liberté d’expression unilatérale, s’est permise de brimer ce droit fondamental, qui est à la source de notre état de droit. De même, pour le droit de filmer la manifestation, les Anti-PEGIDA acceptent que l’on filme PEGIDA et la police, mais refusent d’être eux-mêmes filmés, alors que ce droit est garantit par la loi sur la liberté de publication au Québec. Encore une fois, les Anti-PEGIDA ont exercé une pression coercitive d’intimidation, afin de faire fermer les caméras de ceux et celles qui ne sont pas parmi leurs rangs. Et évidemment, personne n’a été en mesure de me faire fermer ma caméra, car je rie volontiers de ces intimidateurs qui n’ont ni l’expérience de ce qu’est une vraie manifestation ni de ce qu’est un vrai groupe violent.

 

Je me moque de l’intimidation

Pour ma part, j’ai eu affaire à bien plus intimidant et plus dangereux que ces quelques anarchistes chétifs et sans grande envergure et pourtant, je n’ai jamais bronché devant ces intimidateurs que sont les organisations religieuses qui, par moment, n’ont pas hésité à exercer leurs menaces à mon endroit alors que j’ai dénoncé vertement leurs activités nébuleuses. J’en ai vu d’autres. Plus on a cherché à me faire taire, plus je me suis dressé devant eux et que je les ai dénoncé au grand public. L’intimidation ne fonctionne pas dans mon cas, que ce soit les antis-PEGIDA ou les gens de PEGIDA, si ça avait été le cas. Dossier réglé 😉

 

La gauche désinformée

Ce qui m’a fais hocher de la tête, c’est d’entendre les quelques hurluberlus crier au racisme, la xénophobie et l’islamophobie. Pour certains parmi eux, une lobotomie s’impose. Pas la majorité des antis-PEGIDA, mais quelques-uns d’entre eux, qui font preuve d’une ignorance crasse, puisque leur culture de la politique internationale semble se limiter aux conversations de salons et de cafés étudiants. C’est franchement navrant et désolant. Dans le cas des autres antis-PEGIDA, je respecte leurs points de vue, car au moins, certains parmi eux ont un fondement argumentaire. Ça ne signifie pas que je sois d’accord avec eux, mais je respecte leurs points de vues, même s’ils ne respectent pas ceux des autres.

 

Affirmer haut et fort que PEGIDA Québec est résolument raciste et xénophobe, tout en leur interdisant de s’expliquer publiquement lors des manifestations organisées légalement par PEGIDA Québec, c’est faire preuve d’une grande fermeture et d’un obscurantisme social assez évident. J’aurais aimé que, sans être d’accord avec PEGIDA Québec, que les manifestants anti-PEGIDA laissent les organisateurs de la manifestation s’exprimer et faire valoir leurs points de vues. Au lieu de cela, les antis-PEGIDA ont décidé de s’enfermer dans leur obscurantisme et leurs présupposés erronés. Bien entendu, PEGIDA a un historique qui ne lui est pas favorable et qui provient d’Allemagne.

 

Suggestion à PEGIDA Québec

D’ailleurs, je suggère aux organisateurs de PEGIDA de se dissocier de PEGIDA Allemagne et même, de changer de nom. Ce n’est guère à leur avantage de chercher à s’exprimer avec le nom dont le fondateur a déjà tenu des propos raciste et qui s’est déguisé en Adolf Hitler. Sur ce point, je dois tout de même accorder un point non-négligeable aux antis-PEGIDA. Sous ce seul nom, personne ne les prend au sérieux et pour cause! Ça ne signifie pas pour autant que PEGIDA-Québec soit raciste ou xénophobe, mais pour ma part, je considère que c’est maladroit d’exprimer ses inquiétudes, justifiées ou non, sous ce nom de PEGIDA. Il y a d’autres moyens de se faire entendre et d’être pris au sérieux. D’ailleurs, si PEGIDA agissait sérieusement, ses contres-manifestants le seraient davantage.

 

L’excellence du travail des policiers

Je ne pourrais pas terminer cet article sans féliciter au passage le travail des policiers. J’ai filmé plusieurs de leurs interventions. Je suis donc un témoin privilégié de leur travail sur le terrain. Je vous fais part d’une anecdote que j’ai filmé et je vous la partage par écrit:

L’un des manifestants, beaucoup trop proche des policiers, fort possiblement pour provoquer la colère de l’un d’entre eux, accusait ces derniers de protéger le racisme. Or, deux policiers à qui s’adressaient les accusations de protéger le racisme, ont demandé à cet idiot de cesser de crier ce genres d’inepties qui n’a aucune commune logique. Le manifestant insistait fortement, à tel point qu’il est passé près de se faire renverser par une voiture qui eut la permission des policiers de circuler. Les deux policiers en question ont tenté de protéger leur accusateur du moment de cette voiture qui allait le renverser. Non seulement n’a-t-il pas remercié les policiers qu’il osait effrontément d’accuser d’encourager le racisme, mais il les a invectivé, puis frapper sur la voiture qui avait droit de passage.

 

Mais pour rajouter à son auto-humiliation, il a continué à être agressif envers les deux policiers, continuant dans son imbécillité à coller la fausse étiquette aux policiers de protéger le racisme. Les deux policiers ont tenté de raisonner le pauvre déficient, en lui disant que… ils sont, l’un italien, l’autre haïtien! J’étais pouffé de rire depuis un bon moment et je n’ai pu m’empêcher d’aller m’entretenir avec les policiers pour leur affirmer mon soutient à leur très bon travail de rue. Ils en étaient chaudement reconnaissant, me serrant généreusement la main. Et c’était d’ailleurs le cas pour tous les autres policiers présents. Franchement, beau travail à vous chers policiers! 😉

 

Conclusion

J’ai été témoin de beaucoup de fausses accusations envers PEGIDA Québec et de désinformations de la part des manifestants anti-PEGIDA. J’ai pu constater par moi-même que ces gauchistes, qui se croient bien-pensants, n’ont que peu de pensée critique. Car si c’était le cas, les symptômes manifestes de la pensée critique, c’est d’être en mesure d’écouter ce que les autres ont à dire, d’accepter que d’autres ne partagent pas leur vision de la vie et de la société, puis de manifester sans exercer la moindre pression coercitive. Or, les antis-PEGIDA ont fait la preuve qu’ils n’acceptent pas cette notion de liberté, qui s’inscrit pourtant dans nos lois, pour l’exercice de nos droits et libertés collectifs et individuels.

 

C’est ce qui explique, entre autre, pourquoi je considère cette manifestation comme n’ayant rien de très sérieux. Il s’agit de marginaux qui stigmatisent d’autres marginaux. Franchement, on se serait cru dans une cour d’école primaire. Et pour renchérir, j’ai vu et filmé un manifestant anti-PEGIDA utiliser son pouce comme un couteau et se le placer sous sa gorge, de gauche à droite, regardant dans les yeux un manifestant de PEGIDA. Je crois que ça se passe de commentaire 😉

 

 

Pour me joindre: la_foi_sans_religion@hotmail.com

 

Patrick Galarneau

 

 

 

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