Une autre présumée victime du pasteur Guillot porte plainte

Il aurait été battu à coups de palette entre 15 et 20 fois

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PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARKFaisant face à 12 chefs d’accusation, le pasteur Claude Guillot doit revenir devant la cour aujourd’hui pour la suite des procédures.

Affirmant avoir été battu à coups de palette de «15 à 20» fois par Claude Guillot lorsqu’il n’avait qu’une douzaine d’années, Jacques (nom fictif) pourrait bien devenir la sixième victime alléguée du pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est.

Jacques se souvient très bien de l’école baptiste La Bonne Semence, à Victoriaville, qu’il fréquentait en 1984. À l’époque, l’établissement fonctionnait avec un système de «billets» en cas de faute commise par les jeunes. «Après un certain nombre de billets, on recevait des tapes avec une palette en bois», dit-il. Le directeur, Claude Guillot, les donnait, soutient-il.

Un jour, Jacques devait recevoir trois tapes en punition, pour un motif qui lui échappe. «Une, c’était insupportable», se souvient-il. Apeuré à l’idée de ce qui l’attendait, il s’était introduit dans le bureau du directeur pour lui subtiliser la palette. «Je n’ai pas eu mes tapes cette journée-là. Mais le lendemain, j’avais des remords. Je suis allé remettre la palette.»

La direction ayant découvert le pot aux roses, son châtiment a grimpé à cinq tapes. Terrorisé, il a fait appel à ses parents, qui ont informé de la situation le pasteur de Victoriaville et président de l’Association d’églises baptistes évangéliques au Québec (AEBEQ) de l’époque, Gabriel Cotnoir. Ce dernier avait finalement procédé au congédiement de Claude Guillot.

«J’ai eu connaissance de deux ou trois corrections qu’il a faites, ça dépassait les bornes […] C’est pourquoi je lui avais dit que c’était fini. C’était trop», avait affirmé M. Cotnoir dans une entrevue précédente avec Le Journal. Guillot avait été accueilli dans une église baptiste de la capitale, avant de devenir pasteur de Québec-Est au début des années 90.

Autres victimes

En janvier 2016, Jacques a porté plainte à la police de Québec, dont l’enquête amorcée en 2014 a permis de déposer des accusations contre Claude Guillot relativement à cinq victimes alléguées. Reste à voir si le témoignage de Jacques mènera à des accusations supplémentaires contre le pasteur, qui doit revenir devant le tribunal aujourd’hui. Ni la police ni la Couronne n’ont voulu se prononcer à ce sujet.

Jacques a aussi porté plainte à la Sûreté du Québec, dans l’espoir que ce service enquête sur la haute direction de l’association des églises baptistes. Il soutient que l’AEBEQ a fermé les yeux sur les agissements du pasteur Guillot. «Des traumatismes auraient pu être évités, ça aurait pu arrêter en 1984», martèle Jacques, qui doit rencontrer un enquêteur la semaine prochaine.

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Accusations

Rappelons que Claude Guillot a été arrêté et accusé l’automne dernier. Quatre de ses victimes auraient été violentées et privées de nourriture pendant qu’elles étaient gardées captives dans le sous-sol du pasteur, à Québec, dans les années 1990 et 2000. Ces quatre garçons étaient des enfants confiés au pasteur par leurs parents, des fidèles de l’Église. Le cinquième aurait été frappé, tout comme Jacques, à l’école La Bonne Semence, où il étudiait.

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CLAUDE GUILLOT

  • 65 ans
  • Réside à Shannon
  • Fait face à 12 chefs d’accusation de séquestration, voies de fait, voies de fait causant des lésions et voies de fait armées.
  • Les cinq présumées victimes sont des garçons. Ils avaient de 4 à 15 ans au début des événements, qui se sont déroulés entre 1983 et 2014 à Victoriaville et Québec.

 

NDLR: j’ai moi-même rencontré Jacques (nom fictif) à la fin du mois de janvier de cette année. Nous avons échangé à plusieurs reprises et nous avons finalement prévu une rencontre, à Montréal. J’avais fortement suggéré à Jacques de communiquer avec la journaliste de Québec, Kathryne Lamontagne. Plusieurs échanges ont eu lieu entre Kathryne Lamontagne, Jacques, une autre victime, ainsi que moi-même et ce, afin de faire avancer le dossier. Il y a d’autres éléments dans ce dossier, mais ils ne peuvent pas être rendus publiques pour le moment, afin de ne pas nuire à l’enquête en cours.

Jacques m’a fait part de ses intentions dans ce dossier et j’ai pu lui transmettre des informations qui peuvent s’avérer pertinentes, et j’ai aussi transmis ces informations à la journaliste du journal de Québec. Il y aura d’autres développements dans les prochains jours, car je dois rappeler un membre de l’AEBEQ qui m’a contacté il y a quelques jours.

 

Steven Jones, président du Fellowship imag236

Je n’ai toujours pas eu de réponse de la part de Steven Jones, président du Fellowship, mais je le relancerai sous peu.

 

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