Claude Guillot: la responsabilité de monsieur Gabriel Cotnoir.

 

 

Mise au point
D’abord, parler de Claude Guillot est ennuyant, pas très édifiant et non, ça ne m’attire pas davantage de visibilité sur le net. Si j’avais désiré un grand auditoire, je laisserais tomber l’affaire Guillot et je rédigerais des articles qui concernent l’actualité religieuse à l’internationale.  J’ai d’ailleurs mis en veilleuse plusieurs sujets d’articles, car je rédige au gré des informations que j’obtiens un peu chaque jour sur différents dossiers sur lesquels je me penche ou que l’on me soumet. Et en ce moment, ce sont les informations sur l’affaire Claude Guillot qui surgissent en abondance et un peu tous les jours. C’est ce qui explique l’insistance sur le présent sujet.



Écoles bibliques et exigences
Maintenant que l’on a réglé la question de l’insistance du sujet, passons aux informations qui peuvent s’avérer pertinentes. En effet, je reçois un peu chaque jour des informations qui complètent peu à peu le puzzle de cette affaire. Il est difficile de comprendre comment un homme comme Claude Guillot ait pu se frayer un chemin jusqu’aux parvis du palais des sbires de l’AEBEQ, d’autant plus que, sur papier et non en pratique, il est de mise que chaque candidat se doit de montrer patte blanche. Les écoles bibliques sous l’égide de l’AEBEQ exigent d’en faire la démonstration et pour cela, on scrute même votre vie intime, et en exagérant à peine, on fouillera jusque dans le fond de vos pantalons pour s’assurer d’avoir le parfait lèche-bottes en terme de relève pastorale.


Distinction entre l’appel de Dieu et l’appel des hommes
Bien entendu, je ne pourfend pas le ministère pastoral ni son importance comme don et fonction dans le corps de Christ, mais force est d’admettre que, dans cette association d’églises, on ne fonctionne pas selon l’appel de Dieu, mais bien selon le coefficient élevé d’être un béni-oui-oui et un bon lèche-bottes. Dans un tel cas, les dirigeants de l’AEBEQ y voient un actif potentiel qui pourrait se manifester par l’agrandissement de leur entreprise ecclésiastique. Ainsi, ils admettent les plus dociles et low profile dans leurs prétendues prestigieux instituts bibliques qu’ils tentent de confondre en université, aux yeux des futurs étudiants, leur faisant miroiter un diplôme qui n’existe pas vraiment, du moins, pas selon le ministère de l’éducation du Québec. Il ne s’agit aucunement d’un problème si vous êtes appelés au ministère pastoral et que vous étudiez sans diplôme au bout du compte, non. Le problème, c’est le leurre à peine voilé de la part de ses dirigeants qui affirment vous offrir un diplôme, avec accréditation, copié sous le modèle des universités séculières qui, à mon avis, pose problème. L’auteur de ces lignes peut vous en parler en long et en large, mais ce n’est pas tout à fait le sujet.


Guillot, le parfait lèche-bottes pour monsieur Gabriel Cotnoir
Mais presque, puisque Claude Guillot, selon ce que j’ai pu en déduire, fut placé comme directeur de l’école biblique LA BONNE SEMENCE, de Victoriaville, une école pour laquelle monsieur Gabriel Cotnoir aurait fortement militer pour son implantation. J’ai connu monsieur Gabriel Cotnoir, qui venait prêcher occasionnellement à notre assemblée, à Montréal. Je sais qu’on lui a prêté l’image d’un homme austère, autoritaire et qui n’en fais qu’à sa tête. Et en Guillot, il aurait trouvé l’homme de la relève, un très jeune converti à cette époque, un homme qui a, semble-t-il, copié le modèle Cotnoir pour en arriver aux hautes sphères de l’AEBEQ. Pour parvenir dans les hauteurs si rapidement, il faut impérativement s’être fait remarqué par son très haut coefficient de béni-oui-oui et lèche-bottes. De plus, son légalisme était bien perçu par monsieur Cotnoir, qui a vu en Guillot le soldat parfait pour consolider son propre ministère à Victoriaville. Mais ce n’est pas tout: monsieur Cotnoir était une grosse pointure dans l’AEBEQ et certes, Claude Guillot, en bon opportuniste qui caractérise d’ailleurs les manipulateurs et les pervers-narcissiques, le savait. CLaude Guillot a donc grimpé les échelons sans barreaux dans l’échelle.


Maintenant, voici un courriel que j’ai reçu aujourd’hui. Évidemment, j’ai aussi obtenu la permission de son auteur de le publier intégralement:
Bonjour Patrick.
     Depuis que tu écris sur l’affaire Claude Guillot, je dois te dire que tu pique pas mal ma curiosité. Vers la fin des années 1970 alors que je fréquentais encore la dite église Baptiste Évangélique de Victoriaville, je suis entré avec un autre chrétien en contact avec Claude Guillot. Si ma mémoire est bonne nous avons été les premiers à lui parler de l’évangile. Par la suite il s’est joint à l’assemblée. C’était une époque ou la mode était de se débarrasser  de nos télévisions, et lui, ça m’a toujours resté en mémoire, pour suivre cette tendance, il avait détruit sa télévision avec une hache. Pas besoin de te dire qu’il aurait pu se blesser gravement si le tube cathodique avait explosé.
     C’était l’époque aussi où Gabriel Cotnoir était pasteur, dont je ne garde pas un très bon souvenir. Il insistait beaucoup sur la nécessité d’avoir une école chrétienne et finalement son projet fut mis à exécution. C’était un homme très autoritaire et aussi très légaliste. Ce projet d’école à même causé le départ de plusieurs membres de l’assemblée. C’est aussi à cette époque que j’ai quitté cette assemblée pour cette raison et d’autres raisons aussi.
     Ce qui m’étonne aujourd’hui à la lumière  des articles que tu écris à propos de Claude Guillot, comment se fait-il qu’un jeune converti ait été nommé directeur de cette école. Selon mon  opinion c’était un manque de jugement et je ne suis pas du tout étonné des conséquences que ça l’a pu avoir par la suite.  Je suis aussi très étonné que Claude Guillot soit devenu pasteur par la suite, je n’en reviens tout simplement pas. Ça confirme ce que je pense depuis plusieurs années, que ce soit les organisations Baptiste, Pentecôtiste ou toute autres organisations qui ne sont pas conduite par l’Esprit de Dieu sont vouées à toute sorte de dérives sectaires qui nuisent énormément à la croissance de l’Église de Jésus-Christ. Tout ce beau monde se réclame du live (la bible) et pourtant Paul dans sa lettre à l’assemblée qui était à Corinthe au chapitre 14 des versets 26 à 31 pour ne citer que ces versets, nous donne un bon aperçu de ce que devrait être une réunion d’assemblée. Comme tu le dis si bien dans tes vidéos, au verset 26 (les uns ou les autres).
     Pour terminer Patrick ton travail, articles et vidéos sont très pertinents et sont susceptibles d’encourager beaucoup de chrétiens qui ont quitté les assemblées traditionnelles et qui veulent continuer de cheminer  dans leur vie chrétienne sans la religion. La foi sans la religion, c’est tout simplement ça. Que le Seigneur te bénisse.
                                 Meilleures salutations
                                                          Pierre Kirouac.

Ma réponse suite à ce courriel:
Bonjour monsieur Kirouac,
Merci de vos encouragements et merci de m’avoir partagé ce court extrait de vie. Cela me permet d’avoir une autre pièce du casse-tête et une meilleure compréhension.
Ce que j’en déduis au final, avec ce que vous m’apportez comme lumière, c’est que Claude Guillot a plu à monsieur Cotnoir, probablement pour son zèle légaliste qui devait représenter, pour monsieur Cotnoir, le signe manifeste d’une dévotion totale envers l’organisation. Ça correspond exactement à ce que j’ai été témoin, alors que moi-même j’ai été dans le ministère pastoral dans l’AEBEQ dans les années 2000. J’ai vu des gens accéder à des postes de pasteurs et de dirigeants au sein de l’AEBEQ et ce, par flatteries et lèche-bottes. C’est malheureux, mais c’est ainsi que fonctionne l’AEBEQ.
Je vous ferais cette petite demande et soyez très à l’aise d’accepter ou de refuser: puis-je publier votre courriel sur mon site? Évidemment, si vous le souhaitez, je cacherais votre identité.
Merci encore et que le Seigneur prenne soin de vous
Patrick

Réponse de monsieur Kirouac:
Pas de problèmes Patrick tu peux publier ce courriel sur ton site et ce n’est pas nécessaire non plus de cacher mon identité. Je ne pense pas que beaucoup de chrétiens se rappellent de moi, car ça fait tout de même plus de 35 ans que je n’ai pas mis les pieds dans cette assemblée. Je serais quand même très à l’aise, si des personnes me contactaient pour en discuter et aussi pour partager sur tout autre sujet qui pourrait contribuer à avoir une bonne communion dans le Seigneur. Ta déduction concernant Gabriel Cotnoir et Claude Guillot correspond exactement à ma propre déduction. C’est triste que ça se passe encore de cette façon aujourd’hui, surtout pour les chrétiens qui sont sous l’emprise de ces sectes et dénominations qui n’on rien à voir avec l’évangile.
                                             Bonne continuation Patrick
                                                                                      Pierre…Premier de la classe


En conclusion
Monsieur Cotnoir a maintant 80 ans. Certes,son caractère s’est certainement assagit et on ne peut lui imputer un quelconque rôle dans les crimes perpétrés par son dauphin, Claude Guillot. Pour ajouter à cela, monsieur Cotnoir a foutu Guillot à la porte de l’école biblique, que Guillot dirigeait. Monsieur Cotnoir n’a pas tout dit cependant. Ou à tout le moins, tout ne me fut pas rapporté: il n’y avait pas que Guillot qui a administré des sévices corporels et psychologiques troublant à ces jeunes qui étaient à leur charge. Qu’est-il advenu des complices de Guillot? Ont-ils reçu la même sentence de monsieur Cotnoir ou bien, ils ont été couvert par ce dernier? Je n’ai aucune intention malveillante envers monsieur Cotnoir. Il s’agit d’une vraie question et non d’une suspicion. Il s’agit de comprendre où se trouvent les derniers morceaux du puzzle. Mais ce que je sais, c’est que monsieur Cotnoir a tout de même eu une responsabilité en choisissant quelqu’un selon ce qui lui ressemblait à lui et non à ce que Dieu désirait. Par ce choix arbitraire et de favoritisme, il a indirectement détruit plusieurs vies. C’est à cause de ce choix arbitraire que nous sommes en pleine enquête policière aujourd’hui. C’est par ce choix douteux que des hommes et des femmes m’écrivent aujourd’hui, certains avec la colère au ventre, puisqu’ils doivent maintenant affronter les obstacles de notre système de justice et sa lenteur.
Monsieur Cotnoir n’est cependant pas le seul responsable indirecte. C’est la culture de toute une organisation qui doit être abolie.

Propos rapportés intégralement sans aucune intervention de l’auteur de l’article, que ce soit lexicale ou grammaticale.


Patrick Galarneau


la_foi_sans_religion@hotmail.com
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