Marine Le Pen: les militants péquistes n’ont pas à s’excuser!

© Reuters

Dans une lettre intitulée «Oui, nous avons rencontré Marine Le Pen», quatre militants péquistes disent vouloir rétablir les faits concernant leur rencontre controversée avec la présidente du Front national, Marine Le Pen.

Cette rencontre a fait jaser ce week-end, le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeauayant pris soin de se dissocier de l’événement.

«C’est à notre initiative personnelle, en tant qu’universitaires et citoyens, que nous avons sollicité une rencontre avec madame Le Pen et sa délégation», indique les quatre militants qui se disent membres du PQ, mais qui affirment n’avoir jamais prétendu parler au nom du parti.

«Le débat démocratique doit reconnaître la diversité des idées et des opinions; sans celles-ci, nous sommes condamnés à la pensée unique», soutiennent Alexandre Cormier-Denis, Karl Payant, Philippe Plamondon et Étienne Turgeon Pelletier.

«Soyons clairs, nous n’allons pas nous excuser de notre entretien avec une élue investie de plus de 6 millions de voix aux élections régionales de 2015. Elle est à la tête du premier parti de France et siège au Parlement européen. De plus, elle a de fortes chances d’être au deuxième tour de la présidentielle de 2017. En ce sens, nous considérons qu’il est tout à fait légitime – pour quiconque – de s’entretenir avec l’une des politiciennes les plus influentes d’Europe. Refuser de s’adresser à madame Le Pen et la réduire à une xénophobe n’aide pas à la compréhension du monde actuel. »

Le groupe qualifie par ailleurs les réactions entourant la visite de Marine Le Pen d’«hystérie médiatique», y voyant un «profond malaise québécois à débattre de phénomènes qui touchent l’immigration, la mondialisation et l’avenir des États-Nations».

 

Sources: http://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/des-militants-p%C3%A9quistes-expliquent-leur-rencontre-avec-marine-le-pen/ar-BBqJ6Zb?li=AAgh0dy&ocid=mailsignout

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Marine Le Pen au Québec, pour l’union de la francophonie

Québec Marine Lepen «Oui, je dérange. Et c’est tant mieux»

«Vous dites que ces gens-là s’intègrent? Attendez de voir. Ils viennent d’arriver», a averti la présidente du Front national français (FN) dimanche matin à Québec, en marge d’une conférence de presse où se sont multipliées insultes et altercations (voir autre texte). «Ce ne sont pas que 60 ou 80 kilos de chair qui arrivent. Un homme, il vient avec ce qu’il est; ses valeurs, sa culture, sa religion et il va chercher àrejoindre une communauté de gens qui partagent la même culture», a poursuivi la politicienne controversée.

Selon Mme Le Pen, le Canada et le Québec s’exposent, avec l’accueil des réfugiés syriens – 25 000 d’ici la fin de 2016 – à de grands risques.

«L’État islamique infiltre les terroristes au travers des migrants. Au moins trois des terroristes du Bataclan avaient pris la route des migrants», a-t-elle expliqué.

La présidente du FN n’a pas hésité également à utiliser le terme «faux humanistes» pour commenter la décision du gouvernement Trudeau d’abroger la loi sur la déchéance de nationalité.

«Il existe un danger très important» à vouloir garder des individus radicalisés aux idées jihadistes sur son sol et il n’y a que des «faux humanistes», au prétexte de «la générosité», pour penser le contraire, a-t-elle déclaré.

Sa réponse à nos politiciens
Si la classe politique québécoise a ignoré sa venue, la présidente du FN admet qu’elle n’a pas non plus «chercher à les voir».

«Je ne suis pas venue pour faire la tournée des popotes, des responsables politiques québécois, a-t-elle lancé. Ils peuvent prendre le micro pour dire: on ne veut pas la voir. Ça tombe bien, je ne leur ai rien demandé.»

Mme Le Pen est plutôt venue s’entretenir avec les Québécois pour lancer un appel à l’union des francophones. «La francophonie et la langue française doivent devenir une force d’émancipation. Et quel meilleur endroit que Québec, qui, après avoir été le cœur historique du Canada français, a perduré comme le cœur battant de la nation québécoise, pour lancer cet appel», a fait valoir Mme Le Pen.

 

Sources: http://www.tvanouvelles.ca/2016/03/20/oui-je-derange-et-cest-tant-mieux—marine-le-pen-1