Lettre ouverte à Marine Le Pen, du Front National de France.

Notes de l’auteur

D’abord, je tiens à souligner qu’il ne s’agit ni d’une lettre d’appui ni d’une lettre pour discréditer Mme Marine Le Pen, du Front National de France. Je revêt les habits de la personne neutre et impartiale, me gardant de tout jugement hâtif et d’influences externes qui chercheraient à m’imposer une pensée unique où le débat est unilatéralement menée par la gauche prétendument bien-pensante. Ainsi, je serais inévitablement de droite, donc, d’extrême droite pour les radicaux de la gauche, ce qui est faux dans les deux cas, et nul besoin de me justifier plus longtemps. Cependant, je souligne aussi que je n’appartiens à aucun regroupement quelconque, qu’il soit religieux, doctrinal, politique, idéologique ou philosophique. Mon jugement est fondé sur mes observations et sur le suivi continu des différents dossiers que je traite.

 

Ma perception du Front National de Mme Marine Le Pen s’est longtemps limité à ce qui a été dépeint à travers les médias québécois et français. J’admet que je n’ai jamais fait de grands efforts pour approfondir mes connaissances sur le Front National, car j’ai d’autres chats à fouetter et un horaire déjà très chargé d’une pile de dossiers qui s’accumulent. Je serais malhonnête d’affirmer que je connais le Front National pour en discuter avec tous et chacun sur les différents aspects de son programme. Toutefois, je suis très bien renseigné sur l’actualité internationale et je connais le contexte socio-géo-culturel de l’Europe, tout comme son histoire générale. Je m’intéresse particulièrement à la situation socio-culturelle qui prévaut actuellement en France, car ce qui se passe en France a non seulement des répercussions au Québec, mais nous avons tendance à suivre le modèle français, en bien ou en moins bien.

 

Lettre ouverte à Mme Le Pen

Maintenant, je m’adresse particulièrement à vous, Mme Le Pen, car comme bon nombre de québécois, je suis profondément choqué, attristé et honteux de la froideur de l’accueil qui vous a été réservé au Québec, que l’on évoque ces quelques voyous anarchistes qui se sont invités à votre conférence de presse pour perturber son bon déroulement, ainsi que de cette piètre entrevue réalisée par le très sérieux réseaux médiatique Radio-Canada, dont la journaliste Anne-Marie Dusseault s’est improvisée comme la porte-étendard d’une perception supposément généralisée au Québec vous concernant. Or, à la lumière de la centaine de commentaires que j’ai pu lire suite à cette entrevue, tous ont reconnu la piètre performance de Mme Dusseault, de par son cruel manque d’honnêteté intellectuelle et professionnelle. En effet, quiconque faisant preuve d’un minimum de bonne foi, ne peut qu’en conclure à une désinvolture crasse de la journaliste et de la station qui l’a balancé dans la gueule du loup dans cette entrevue. Non, je ne vous compare pas à une louve Mme Le Pen, mais assurément, la journaliste s’est faite avalée tout rond devant votre prestance, votre prestation sans bavure, votre magnifique contrôle de soi, la connaissance de vos dossiers, de votre argumentation étoffée, le choix judicieux de chacun de vos propos, ainsi qu’un mélange à la fois d’une confiance inébranlable et de délicatesse dans votre manière de reprendre la journaliste sur chacun de ses arguments d’autorité qui n’ont pas fait le poids devant l’étoffe de votre argumentation. De toute évidence, que l’on soit de gauche ou de droite, votre prestation était sans bavure!

 

Au nom de beaucoup de québécois, nous nous confondons en excuses pour l’attitude et le comportement de cette journaliste et de la station qui l’emploi, car nous ne nous retrouvons pas dans ce qui a été évoqué ni dans la manière dont on vous a dépeint injustement, sans même vous donner l’occasion réelle de vous faire valoir. Je pense que vous n’êtes pas sans savoir que, au Québec, tout comme en France, nos élites bien-pensantes font des pieds et des mains pour étouffer tout débats d’idées, qu’il est devenu sacrilège de défendre des idées en marge de ce qui est véhiculé par propagandes, désinformations, calomnies, présuppositions, bref, l’imposition d’une pensée unique qui n’est ni plus ni moins qu’une sérieuse entorse à cette notion de démocratie que nous chérissons. Il semble que l’on doive redéfinir la notion de démocratie, si l’on en juge par les actes de ces terroristes intellectuels, qui définissent la notion de liberté comme une liberté conditionnelle à l’adhésion de leur modèle idéologique, sans discussion ni introspection ni recul, imposé par une pression coercitive typique à une radicalisation inquiétante de la gauche bien-pensante.

 

Mme Le Pen, bien que je ne sois pas un partisan du Front National (ni un détracteur), je suis dans l’obligation de reconnaître que le Québec n’a pas fait belle figure durant votre visite. Je crois qu’un très grand nombre de québécois, dont je fais partie, ont été extrêmement gênés par cette entrevue. J’ajouterais même que nous avons été profondément blessés, car cette entrevue a été réalisée par un médias sérieux, une société d’état payée à même nos taxes et nos impôts, puis, nous fait passer pour des ignares encore à l’état de colonisés. Et les français auraient bien raison de se moquer de nous, si toutefois cette station nous représentait réellement. Or, ce n’est pas le cas, soyez-en rassurée.

 

Encore une fois, nous vous offrons nos plus sincères excuses pour ce séjour sur une terre que l’on dit d’accueil, mais qui ne sait pas recevoir dignement ceux et celles qui ont des convictions politiques différentes. Espérons que dans l’avenir, plus jamais une telle chose ne se reproduira.

 

Merci de votre attention.

 

Conclusion

Je ne commenterai pas les éléments de la vidéo en question, car je ne désire pas alourdir le texte. Chacun sera libre d’en juger par lui-même, en espérant que chacun sache faire preuve d’un minimum d’intégrité et d’honnêteté intellectuelle. Mais de toute évidence, la journaliste balance des insanités gratuitement et sans aucun argument qui accompagnerait au moins ces injures. Dans un tel cas, on peut se préoccuper du fond et ne pas se formaliser de la forme des propos, mais il n’y avait aucun fond pour que Marine Le Pen puisse discuter sérieusement avec Mme Dusseault et nous renseigner de manière juste et équitable sur la personne de Marine Le Pen et du Front National. Or, je n’ai rien appris de la journaliste de Radio-Canada, mais bien davantage de Mme Le Pen.

 

La vidéo en question:

 

Patrick Galarneau

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11 réflexions sur “Lettre ouverte à Marine Le Pen, du Front National de France.

  1. Pingback: Le Figaro cherche à désinformer les français! | La foi sans religion

  2. La presse Française subventionnée par l’était a tout interêt à descendre MLP, je pensais que la presse canadienne était plus libre , plus éclairée, quelle deception, j’ai trouvé cette journaliste d’un amateurisme pitoyable et MLP brillante. Merci pour cette lettre dont je partage chaque mot.

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  3. Comme vous , j’ai ressenti une honte profonde.Si profonde , que j’ai signifié au parti auquel j’étais membre que je ne renouvelais pas mon adhésion.Votre lettre est partagé par un grand nombres de Quebecois qui en ont marre de se faire enfumer par des carriéristes politique.

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  4. bravo a Marine le pen qui a su garder son calme devant cette journaliste arrogante , ce qui m ennuie c que certain média en france ne parle pas de l entretien avec marine mais ne montre que l acceuille minable de certain québécois , voir laurent ruquier ,

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