L’église de Victoriaville se dissocie des gestes de Claude Guillot.

Notes: je placerai les liens d’un article et d’une vidéo que j’ai produite le 25 mars dernier. Ils sont placés tout en bas de ce présent article.

 

Lorsque j’ai appris que le pasteur de l’église baptiste évangélique de Victoriaville s’est défendu au sujet de l’affaire Claude Guillot, ma première réaction en fut une de solidarité envers Benoît Rancourt et l’église de Victoriaville, car en effet, ce n’est pas l’église actuelle ni son pasteur actuel ni même les membres actuels de cette assemblée qui sont visés, mais bien les personnes qui auraient posé des gestes répréhensibles envers ces jeunes. D’ailleurs, dans la dernière vidéo que j’ai publié le 25 mars dernier à ce sujet, j’ai bien distingué les deux époques. J’ai aussi mentionné que l’église actuelle de Victoriaville ne doit pas être visée dans les reproches adressés aux vrais coupables. Ce n’est pas à l’église de Victoriaville à subir l’opprobre de gestes perpétrés en cachette au sein de l’école « La Bonne Semence », rattachée à l’église Baptiste en question. Ce n’est pas non plus l’AEBEQ qui a administré les sévices corporels, et encore moins le pasteur actuel de l’église de Victoriaville, Benoît Rancourt.

 

Cependant, si on tient compte de l’article ci-bas, monsieur Rancourt ne semble pas au courant de tout le dossier. De plus, il n’a pas consulté ma dernière vidéo qui a été mentionné dans l’article, accusant à mots à peine voilés que le journal s’est confondu en « apparente » diffamation. Or, pour ne pas alourdir le texte, le journal s’est contenté de mentionné les deux vidéos dans son texte et qui expliquent le contexte. Dans la toute dernière que j’ai produite, la vidéo fut adressée aux victimes, aux parents et aux témoins des faits reprochés à Guillot et, possiblement, d’autres personnes impliquées. Ainsi, le journal n’avait pas à faire de nuance sur la distinction à apporter au texte, puisque la vidéo disponible sur youtube le fait déjà. Si on ne prend pas le temps de tout consulter, il devient difficile de se faire une idée juste de l’article du journal. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que réclame monsieur Benoît Rancourt, lorsqu’il affirme que le journal aurait dû investiguer davantage? Il a raison d’exiger cette rigueur de la part d’un média, mais pour répondre à ce médias, il faut avoir la même rigueur en tenant compte de tout ce qui est dans l’article.

 

Le simple fait que monsieur Rancourt mentionne le mot « diffamation », même avec un peu de timidité, il faut penser alors qu’il s’agit de polir l’image de l’église de Victoriaville avant même de penser à la victime qui s’est confiée au journal. Le médias en question met en relief le lieu où le tout s’est déroulé dans la plus grande impunité, bien que l’on se targue d’avoir mis Guillot à la porte en 1984. Or, on pourrait discuter du contexte de cette mise à pied, mais ce n’est pas le sujet de cet article. C’est le lieu qui fut présenté comme le mauvais souvenir de Jacques (nom fictif) et non ceux qui sont actuellement à l’intérieur. C’est là que tout a débuté. Est-ce vrai ou non? Et bien, la réponse est OUI! Est-ce que ce sont les acteurs actuels de l’église de Victoriaville qui sont en cause? La réponse est tout aussi sans équivoque: NON! Et le médias qui a livré le témoignage de Jacques affirme bel et bien que ce dernier a fréquenté l’église dans sa jeunesse dans les années 80. Il est clairement affirmatif qu’il ne s’agit pas d’une situation récente. Mais c’est quand même à cet endroit que Jacques, ainsi que plusieurs autres victimes, ont eu leurs plus mauvais souvenirs. Et cela, personne ne peut leur imputer une quelconque diffamation, c’est même une honte de seulement évoquer ce mot!

 

Que l’église actuelle redore son image d’entreprise ecclésiastique en déroulant toutes ses bonnes œuvres sociales, soit. Je féliciterai toujours l’implication d’une assemblée qui pose des actes d’altruisme, sans laisser la moindre suspicion prendre place dans mon esprit. Néanmoins, le silence de monsieur Rancourt aurait été plus sage: il est apparent qu’il s’agit davantage d’une récupération au moyen du médias qui a mis en relief le témoignage de la victime, qu’une réelle compassion pour la victime, bien que je demeure persuadé que personne de cette assemblée ne souhaitait que cela se produise à qui que ce soit. La sortie de monsieur Rancourt a toutes les apparences d’une campagne d’image de l’église Baptiste de Victoriaville, alors que rien ne lui est reproché, ni à son pasteur principal, ni à ses membres, ni à l’entité ecclésiastique. L’amalgame, c’est monsieur Rancourt qui la fait, personne d’autre. Voilà pourquoi j’évoque le terme « récupération ».

 

Pour conclure, soyons clairs: Monsieur Rancourt et les actuels membres de l’assemblée de l’église baptiste de Victoriaville ne sont aucunement en cause dans toute cette histoire. Pour ma part, je n’ai jamais eu l’idée de faire l’amalgame, et je n’ai pas constaté non plus cet amalgame dans l’article du journal « LA NOUVELLE UNION »

Le plus récent article du journal qui a recueilli le témoignage du pasteur Benoît Rancourt ici-bas:

Claude Thibodeau
Publié le 06 avril 2016

Publié le 06 avril 2016

Les installations de la rue Saint-Paul (Photo TC Media – Claude Thibodeau)

Et se dissocie de l’accusé Claude Guillot

RÉACTIONS. L’Église baptiste évangélique de Victoriaville tient à se dissocier de Claude Guillot, qui fait l’objet d’accusations criminelles à Québec, et à remettre les pendules à l’heure concernant un texte paru dans La Nouvelle Union du 3 avril et coiffé du titre «Une présumée victime se confie», un texte qui, plaident-ils, manque de rigueur et qui aurait nécessité une investigation plus approfondie.

Rencontrés dans les locaux de l’Église situés au coin des rues Saint-Paul et Blais, le pasteur Benoît Rancourt et un conseiller et consultant Walter Paquette ont, d’entrée de jeu, dit éprouver de la tristesse envers Jacques, la présumée victime.

«Nous sommes extrêmement attristés concernant cette affaire déplorable. Nos pensées et nos prières se tournent d’abord vers les personnes ayant pu être victimes de l’accusé, souligne le pasteur. Nous souhaitons que toute la lumière soit faite. Nous laissons la procédure judiciaire suivre son cours en espérant que justice soit rendue et que si l’accusé est jugé coupable, il reçoive la sanction appropriée.»

Dans la même veine, le pasteur Rancourt poursuit en précisant que l’Église n’en a pas contre Jacques. «Je sais qui il est. Je l’ai même contacté pour lui offrir mon aide, mon appui», dit-il.

Cela dit, le texte, dans lequel Jacques se confie au sujet de corrections corporelles qu’il aurait subies il y a plus de 30 ans, a créé une onde de choc parmi les quelque 200 membres de l’Église.

Pour le pasteur, l’article manque de nuance. «Une enquête plus approfondie, insiste-t-il, aurait permis de préciser que ce n’est pas l’Église comme organisation, ni aucun de ses membres actuels qui sont accusés, mais un individu qui a été employé par l’Église il y a 33 ans et qui a été congédié par le pasteur de l’époque. Certaines mesures avaient alors été prises pour remédier à la situation. Une distinction claire entre les deux n’a pas été faite, ce qui a entraîné un amalgame s’apparentant à de la diffamation, soit un préjudice grave à l’endroit de l’Église et de ses membres.»

Pour les représentants de l’Église baptiste évangélique, cette autre époque est révolue et n’a rien à voir avec l’organisation actuelle. «Il n’y a actuellement plus personne, dans les rangs de l’Église, qui faisait partie de l’équipe embauchée à ladite école, à l’époque où M. Guillot était directeur. De plus, parmi les membres actuels, il n’y a que très peu de personnes qui étaient là en 1983-84. On a oublié de nuancer qu’il y a eu deux époques», explique Benoît Rancourt, entré en poste comme pasteur en 1986-87, après donc les présumés événements.

«C’était une conception archaïque de l’autorité, ajoute Walter Paquette. Voilà pourquoi on parle d’une autre époque.»

Si l’école appelée La Bonne Semence était clandestine au moment des faits allégués, le pasteur Rancourt, à son arrivée, a entrepris des démarches avec la Commission scolaire pour la faire reconnaître officiellement vers le début des années 1990. «On a eu, rappelle-t-il, de bons rapports avec la commission scolaire. À un moment, les élèves étant bien intégrés, on a convenu de fermer l’école.»

Le pasteur fait aussi valoir l’importance qu’ont les enfants pour la communauté. «La protection et l’intégrité physique et morale des enfants sont pour nous tout à fait prioritaires et font partie de nos valeurs fondamentales comme Église», indique M. Rancourt, précisant la mise en place, depuis plusieurs années, d’une politique exhaustive concernant les abus de toutes sortes afin de protéger, non seulement les enfants, mais toute personne qui sert dans l’Église ou assiste à ses activités.

«Chaque personne qui travaille actuellement auprès des enfants doit montrer patte blanche, signale-t-il. Elle doit accepter de fournir le document «Vérification de l’existence d’un casier judiciaire» émis par la Sûreté du Québec. De plus, des références sont également exigées.»

Ouverte et transparente

Le pasteur Benoît Rancourt fait valoir la transparence de l’organisation et son côté démocratique. «Ce sont les membres qui ont le dernier mot lors de réunions d’affaires. De plus, nos enseignements sont disponibles au grand public sur notre site Web. Parler de concepts tels «d’adeptes endoctrinés et d’omerta» est tendancieux et ne correspond pas à la culture actuelle de l’Église, explique-t-il, tout en notant une ouverture dans le milieu. «On favorise le bon voisinage. Nous ne sommes pas des sectaires. Nous louons des locaux à la Commission scolaire des Bois-Francs. Nous ne sommes absolument pas fermés», signale-t-il tout en énumérant différentes actions que pose, dans le milieu, l’Église baptiste évangélique qui, annuellement, distribue des paniers de Noël aux démunis, organise une collecte de sang avec Héma-Québec et s’implique dans l’intégration et le soutien financier de nouveaux arrivants (plus d’une quarantaine d’immigrants soutenus dans les deux dernières années).

Cela sans compter diverses corvées pour effectuer des travaux importants pour des organismes communautaires, comme la Maison de la famille, le Support ou le Restaurant populaire, ou encore l’organisation d’activités de financement pour certaines causes, dont la Fondation les Amis d’Elliot et la Maison Fontaine de vie.

«En fait, depuis deux ou trois ans, l’Église a distribué, dans la communauté de Victoriaville, plus de 15 000 $», conclut le pasteur Rancourt.

Organisations: Église baptiste évangélique, Sûreté du Québec, Commission scolaire des Bois-Francs Héma-Québec Fondation les Amis d’Elliot Maison Fontaine de vie

Article du témoignage de Jacques au journal La Nouvelle Union:

https://lafoisansreligion.com/2016/03/30/cest-fini-lomerta-clame-une-presumee-victime/

Vidéo:

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Une réflexion sur “L’église de Victoriaville se dissocie des gestes de Claude Guillot.

  1. Pingback: Mercredi 6 avril 2016 – Le Pasteur Baptiste Claude Guillot

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