La foi sans religion

Il y a un peu plus de 20 ans, j’ai fais un rêve pour le moins, assez réaliste, tellement j’ai cru que je le vivais réellement. Bien que je sois plutôt très terre-à-terre, que je n’accorde pas beaucoup d’importance au sensationnalisme, et qui plus est, je ne suis pas une personne des plus expressives, ce rêve a eu une importance dans ma vie, tellement il m’a marqué. Beaucoup de gens accordent de l’importance à leurs rêves et on peut aisément démasquer les faux prophètes par leurs prétendus songes. Vous remarquerez que ces prophètes ont toujours évoqué la puissance de Dieu dans leur vie par une révélation personnelle, à la manière des prophètes d’autrefois, mais où ces faux prophètes sont le centre de la révélation. Nous l’avons constaté avec Claude Ignerski, où Dieu l’aurait établit comme la sentinelle des sentinelles, celui à qui Dieu a révélé des choses très spéciales et particulières à lui seul, et pas n’importe lesquelles: toujours des révélations sensationnelles et qui doivent attirer l’intérêt du monde entier envers la personne, ou plutôt l’égo démesuré du faux prophète. Nous le constatons aussi avec le faux prophète Kacou Philippe, qui affirme avoir eu une révélation toute spéciale en 1993 et où Dieu l’aurait établit prophète des nations en nos temps à nous. Nous constatons que tous les faux prophètes sont le centre d’attention de la révélation spéciale de Dieu. Alors, vous voulez connaître le principal symptôme qui identifie le faux prophète? C’est très simple: ce n’est pas Dieu le centre de la révélation, mais bien la personne qui affirme avoir reçu la révélation. Vous constaterez aussi que les prophètes de l’A-T ne se sont jamais autoproclamés comme tel. Ils n’ont jamais reçu la révélation spéciale de Dieu de manière où ils sont les principaux acteurs de la révélation. En effet, ils ont annoncé Dieu, ses prescriptions, ses avertissements, ses condamnations, et en aucun cas ne se sont-ils vantés d’être les prophètes en leur temps.

 

Cela se confirme avec la Parole de Dieu, et seulement la parole de Dieu. Maintenant, j’ai pu vivre moi-même ce genre d’expérience. Non, je ne suis pas prophète et je ne le serai jamais. Je ne refuse pas d’être prophète. Je ne refuse pas d’être pasteur. Je ne refuse pas d’être docteur. Je ne refuse pas d’être une sentinelle. Je ne refuse pas d’être un apôtre. Je ne refuse pas d’être évangéliste. Je ne refuse pas d’être guérisseur. Et croyez-moi, s’il y a bien un don que j’aimerais avoir, c’est celui de guérir les malades. Je ferais la tournée des hôpitaux, afin de guérir tous ces malheureux. Le problème n’est pas dans mon refus. Je ne peux pas refuser. Demander à Jonas. Malgré son refus, Dieu l’a contraint. Croyez-vous que j’ai l’intention de faire comme Jonas? J’ai appris de son histoire et je n’aimerais pas me voir en pleine opposition à Dieu. Mais voyez-vous, c’est que je ne suis rien de tout cela. Je ne suis que Patrick, simple serviteur à qui Dieu met à coeur un désir particulier, mais rien de sensationnel. J’affectionne particulièrement la solitude, la marche en solitaire sur le bord de l’eau, la réflexion, l’enseignement exposé textuellement et contextuellement. Si je pouvais être l’homme invisible, je le ferais volontiers.

 

Si cela peut vous paraître comme un long préambule, c’est pour vous exposer ce rêve de manière très simple et sans extravagance. Je réalise aujourd’hui la portée de ce rêve qui s’est manifesté progressivement dans le temps, sans même que j’y porte attention. C’est seulement dans une réflexion toute récente que j’ai revu ce rêve en souvenir, réapparaissant subitement.

 

Lorsque j’ai fais ce rêve, je n’étais pas encore chrétien. Cela n’a pas tardé, puisque c’est survenu deux ou trois ans plus tard. J’ai été très marqué par ce rêve et voici: Je me trouvais dans une très grande église catholique au Québec, afin de simplement assister à une importante convention organisée par les évêques du Québec sur la situation du christianisme, pas seulement au Québec, mais aussi dans les pays sous sa juridiction. L’Église catholique désirait réunir le plus grand nombre de personnes possible. Il y a eut des milliers et des milliers de personnes qui ont répondu à cet appel unique dans l’histoire, pour se masser dans la plus grande église catholique du Québec, possiblement à l’Oratoire Saint-Joseph, le deuxième ou troisième plus gros monument religieux au monde. L’Église cherchait des solutions pour amener les âmes perdues vers l’Église catholique. Plusieurs ont présenté leurs solutions, mais la réception de leurs propos n’a pas provoqué beaucoup d’enthousiasme. À un certain moment durant cette super-conférence qui dura depuis plusieurs jours déjà, je fus poussé à me lever. J’ai fais un discours de quelques minutes, où l’Esprit de Dieu parla par ma bouche. J’ai évoqué la puissance de Dieu par Christ, que nous devions prêcher Christ et lui amener les âmes et que, maintenant, il nous fallait, en ces derniers temps, cesser de traîner les gens dans la religion, mais de les conduire vers Christ. Que notre évangélisation devait se faire à l’extérieur de toutes formes de religions, mais que l’on souffle la parole de Dieu par la foi à toute cette population, qu’il nous fallait délivrer les âmes enchaînées dans la religion vers la liberté en Christ. Je ne me souviens plus du reste, mais ce discours était si limpide, si clair, concis et réaliste, que j’ai cru y être réellement.

 

À la suite de ce court discours, la foule de dizaines de milliers de personnes s’est mise à applaudir à tout rompre. Mais même si ce n’était qu’un rêve, les milliers de personnes ne m’applaudissaient pas moi, mais l’Esprit de Dieu qui a parlé. Personne ne m’a applaudit et je ressentais une paix profonde, une humilité qui ne m’a pourtant jamais caractérisé et j’étais heureux que les milliers de personnes applaudissaient l’Esprit de Dieu et non moi. Je ressentais ma petitesse avec joie, modestie et humilité. Pendant que les milliers de personnes applaudirent, le cardinal de la province de Québec, un proche directe du Pape, s’est avancé avec agressivité vers moi, m’accusant d’être le trouble-fête de ce qui venait de se produire. Il cherchait à reprendre le contrôle de la salle en me salissant, me calomniant, m’accusant faussement et en voulant ma mort. Son visage s’est transformé en celui d’un démon. Le Démon m’a dit ceci et je m’en souviens clairement:

  • « Regarde ce que tu as fais. Tout est de ta faute. Tu as semé le trouble et tu vas le payer de ta vie »

Ses dents étaient longues, son visage s’est déclaré clairement comme celui du Diable. Alors qu’il me menaçait de mort, le cardinal s’approcha de moi pour attenter à ma vie, mais il fut arrêté brusquement par la foule. Bizarrement, personne dans la foule n’a remarqué le cardinal. Ce dernier tenta tant bien que mal d’attirer l’attention des milliers de personnes qui venaient vers moi pour m’embrasser et me saluer. Le cardinal proféra des insanités à mon endroit, mais aucun ne lui porta attention, à tel point que la foule le piétina à mort sans même sans rendre compte. Alors que la foule cherchait à me féliciter pour mon discours, je sentis le besoin de m’exprimer en ces termes:

  • « Ne me félicitez pas, je ne suis qu’un serviteur. Félicitez l’Esprit de Dieu, c’est lui qui a parlé »

Et à nouveau, la foule s’est mise à applaudir l’Esprit de Dieu.

 

À ce moment-là, je me suis réveillé en sursaut! J’étais sous le choc! Je n’en revenais pas à quel point c’était réaliste. Bien des années se sont écoulées depuis ce temps. J’ai passé par des temps difficiles. J’ai été placé dans des situations où j’ai découvert des hérésies, des abus spirituels, de la manipulation religieuse par la Bible, des loups ravisseurs, des enseignements frauduleux, des actes abominables perpétrés dans des assemblées, et par des pasteurs en plus de cela. Mais j’ai dû d’abord faire partie de ce système. Je m’y suis conformé, sans me douter de la supercherie dans laquelle je m’étais plongé. Mais j’ai compris que je devais d’abord apprendre les rudiments de la religion chrétienne avant d’en faire la lumière. J’ai quitté le système ecclésiastique, après plusieurs années de service. Je suis demeuré dans l’ombre pendant plusieurs années, jusqu’à ce que mon coeur brûle pour son appel. J’ai résisté à cet appel, mais en 2012-2013, je ne pouvais plus y résister, malgré mon bonheur dans cette vie facile dans l’ombre.

 

C’est ainsi qu’est né La Foi Sans Religion

 

 

Patrick Galarneau

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