La petitesse de Jésus.

Ce matin, je suis allé dans une assemblée de l’AEBEQ, comme prévue, et plus particulièrement à une assemblée que j’ai bien connu, l’église baptiste évangélique de Rosemont. L’église a bien changé depuis la dernière fois que j’y suis allé, il y a une dizaine d’années. René Frey fut longtemps pasteur, mais il a quitté il y a environ deux ans afin d’ériger une toute petite assemblée dans Saint-Léonard, à Montréal, y en amenant quelques personnes de l’église de Rosemont. Ainsi, on nous fait croire à une expansion et on vantera les oeuvres de Dieu dans la vie de l’AEBEQ par cette expansion. Mais nous savons au fond qu’il s’agit des mêmes chrétiens, déplacés d’une église à une autre, tout simplement.

 

Culte

Il n’y avait pas de naturel, ni chez le conducteur de culte ni de la part du prédicateur. Chacun consultait ses notes, l’un pour suivre l’ordre établit du culte, l’autre pour évoquer des commentaires bibliques. La louange était mortifère. Le président de culte en était conscient et l’a même souligné. Pas dans ces termes, mais clairement, il n’y avait aucun entrain. Nous avons eu droit au témoignage d’une jeune femme, mais ce fut pénible à écouter, puisqu’elle lisait un texte. C’était froid, sans émotion et sans saveur. Je ne blâme pas cette jeune femme, car pour certains, se retrouver en avant, ce n’est pas toujours évident. N’en déplaise au clergé de cette assemblée, j’éprouve quand même davantage de joie dans un salon mortuaire que dans cette assemblée, une journée terne et pluvieuse, pour ajouter à mon humeur du moment. Le plus cocasse, c’est lorsque j’ai surpris certaines personnes à s’endormir sur leur chaise, dont l’homme tout juste à mes côtés. Comment le leur reprocher! C’était si insupportable comme ambiance que j’ai pensé remballer mes affaires et quitter. Je souffrais tellement d’ennuie que j’aurais eu moins mal si on m’avait entré des couteaux en-dessous des ongles, plutôt que d’endurer ce triste spectacle.

 

Prédication

Lorsque le pasteur est enfin arrivé sur l’estrade pour prêcher, j’ai lâché un soupir de soulagement, car c’est le moment que j’attendais, le reste n’étant rien d’autre qu’un soporifique préambule dont je crois ne pas avoir été le seul à désirer s’en être passé. Mais ce ne fut guère mieux. L’horloge me déprimait. Ses aiguilles n’avançaient pas assez rapidement à mon goût. Voix monocorde, aucun dynamisme, aucune sollicitation des gens dans la foule, sujet mal abordé et thématique ne respectant pas la pensée de l’auteur, ce triste menu ne m’a pas seulement laissé sur ma faim, mais m’a déprimé, tellement j’eu l’impression de m’être levé pour rien ce matin. Toutefois, le pasteur su garder le meilleur pour la fin. En effet, il a exprimé une énormité sans nom. Je suis donc sorti de ma torpeur et de ma somnolence. À un tel point que, j’ai cru bon vous en faire part dans la vidéo qui suit.

 

 

Patrick Galarneau

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