C’est la faute à quelqu’un d’autre!

Dieu demande des comptes à l’humanité. Adam met la faute sur Ève. Ève met la faute sur le serpent. Le serpent met la faute sur l’humanité. Caïn se justifie. Abel est mort injustement.

Aujourd’hui, vous appeler le bureau des plaintes, mais ce n’est pas la faute du téléphoniste. On vous transfert à l’un des départements. Ce n’est pas le bon département, on vous transfert au département de l’information. Ces derniers tentent de trouver l’erreur. Évidemment, ils ne parviennent pas à retracer qui a commis l’erreur à votre endroit. On vous transfert alors au bureau des réclamations. On vous dit de prendre le no et le nom de l’agent à l’avenir. Ils ne trouvent pas qui est responsable, mais on vous accorde un arrangement comme si on vous faisait une faveur, alors que c’est leur entière responsabilité.

Ce n’est pas de la faute du nouveau premier ministre si les finances de l’état sont dans un… mauvais état. Ce n’est donc pas de sa faute s’il ne peut pas tenir ses promesses électorale, c’est la faute du gouvernement précédent. Il vante ses mérites, mais accuse l’opposition et l’ancien gouvernement. Ce n’est pas de sa faute s’il fait des compressions budgétaires. Il vante ses qualités de gouvernement responsables en affirmant réparer les erreurs du gouvernement précédent et qui forme l’opposition. Il ne répond pas aux questions quand vient le temps de s’attribuer une augmentation de salaire pour lui et ses élus, mais c’est de la faute du peuple, qui a trop dépensé, s’il a l’obligation d’évoquer la notion d’austérité. Puis, un nouveau gouvernement arrive et le manège recommence.

À l’école primaire, ce n’est pas la faute de l’enfant s’il a frappé l’autre enfant, car c’est l’autre qui a commencé. L’autre s’en défend bien. En pleurs, il raconte sa « terrible » injustice commise par celui qui l’a frappé et tout semble être la faute de celui qui l’a frappé. Mais celui qui a frappé s’en défend bien et au final, aucun des deux ne semblent coupables.

Le mari se fait prendre en adultère, mais ce n’est pas de sa faute, car sa femme est terrible et frigide. Il a donc une bonne justification pour sauter la clôture. La femme trompée s’en défend bien. Elle accuse son mari de ne lui accorder qu’une attention relative, et plus particulièrement lorsque monsieur a des envies. Mais monsieur s’en défend bien. Il affirme que celle-ci est froide, qu’elle est toujours sur son dos à lui faire des reproches et qu’il a tout essayé pour la satisfaire. Mais madame s’en défend bien. Elle lui a dit à de nombreuses reprises ce qui la satisfait, mais son homme préfère écouter la télé et être en compagnie de ses potes. Au final, les deux ne semblent pas être responsables de la situation, et les deux ont de très bonnes raisons de demeurer sur leurs positions.

Jésus est venu sur Terre et on l’a faussement accusé. On lui a cherché des torts, mais en vain. On lui a fait un faux procès, il n’a pas ouvert la bouche ni chercher aucune justification, lui qui ne fut coupable de rien. Le monde a réclamé sa mort en échange d’un meurtrier, ce qui lui fut accordé. Jésus porta lui-même sa croix et fut fouetté. Après avoir porté sa croix jusqu’à l’endroit prévue, on lui transperça les pieds et les mains. On le planta là en pleine chaleur et on se moquait de lui, on lui cracha dessus, puis on s’est arraché sa tunique.

Jésus ne s’est ni défendu ni justifié. Même lorsque judas l’a trahi, il a accepté son injustice. Alors que l’apôtre Pierre trancha l’oreille d’un des soldats venu arrêter injustement Jésus, ce dernier n’a pas félicité l’apôtre de l’avoir défendu. Non seulement cela, mais il a guérit le soldat. Sur la croix, il a intercédé pour ceux qui l’ont condamné, lui qui fut juste toute sa vie.

Puisqu’aucun d’entre nous n’est juste, puisque tous rejettent la faute sur l’autre, et puisque personne n’assume ses fautes, Jésus est venu toutes les prendre sur lui à la croix, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.

 

 

Patrick Galarneau

Gothique: un mouvement mortifère

Notes de l’auteur

Je n’éprouve pas le besoin de me confier ni de raconter les détails de ma vie. Peut-être que ce serait utile et profitable pour certains, mais je n’ai pas de motivation pour le faire. Néanmoins, je vous partagerai certains éléments de ma vie, puisque ces éléments sont pertinents et en concomitance avec le sujet évoqué. Mais au préalable, je vous parlerai d’histoire et prendrai volontairement de grands détours pour vous ramener au sujet initial. Oui, c’est volontaire, mais ce n’est pas futile.

 

Bref historique

Dans l’article précédent, j’ai évoqué le contexte historique qui nous a mené vers une explosion des moeurs, des tendances et des différents mouvements contestataires. Or, le mouvement gothique n’est pas, au préalable, un mouvement contestataire, mais plutôt mortifère. Chaque mouvance est le reflet de notre société et de la politique en place. La mouvance hippies en était un de masse et très contestataire, alors que son slogan était celui-ci: « Piece and love ». Des manifestations de masses dans les rues du monde entier, dont les plus notables en mai ’68, en France, ont bouleversé le monde. Mais d’abord, la deuxième guerre mondiale n’a pas fait que des dizaines de millions de victimes et des millions de disparus. Elle a changé radicalement la face du monde.

 

Alors que les hommes partaient massivement à la guerre, les femmes entrèrent sur le marché du travail, afin de combler la perte d’ouvriers. Ce fut le début d’une nouvelle ère de revendications et un nouveau précédent pour la cause des femmes, qui a débuté au Royaume-Uni, à la fin du 19ème siècle avec les suffragettes, alors que ce siècle fut certainement le plus machiste et oppressant pour la femme. Le féminisme prenait forme et les deux grandes guerres ont favorisé son éclosion un peu partout dans le monde Occidental. C’est depuis les suffragettes que l’on peut retracer les premières revendications du droit à l’autonomie de son propre corps de femme, et qui allait ensuite conduire vers le droit à l’avortement. Voilà l’un des aspects d’une mouvance mortifère, alors que cette dernière fut érigée pour de nobles causes. Aujourd’hui, on peut constater, seulement en France, approximativement 211 000 avortements en une seule année. En seulement 14 ans (depuis 2002), une population entière de trois millions de personnes n’aura jamais vu le jour. Mais c’est le drame d’une nouvelle ère qui a débuté au 19ème siècle, avec une recrudescence de guerres et de bruits de guerres, ainsi que toutes ces dizaines, voir des centaines de millions de victimes depuis la conquête germanique de l’Alsace-Lorraine en 1871 jusqu’à nos jours. Non seulement ne nous sommes-nous pas contentés de tous ces morts et ces victimes collatérales de ces guerres, mais encore fallut-il inventer des moyens pour y mettre fin avant terme. Voilà où nous en sommes actuellement dans notre conscience collective.

 

Quatre monstres

Le régime totalitaire de l’Allemagne nazie fut le plus gros monstre que le monde moderne ait connu. Le plus sanglant, le plus abjecte, meurtrier, pervers et cruel du monde connu. Ce monstre allait plonger le monde dans l’obscurité pour plusieurs siècles avec leur idéologie suprémaciste et leur utopie de recréer un monde nouveau pour 1 000 ans, selon une interprétation totalement tordue de l’eschatologie biblique du millénium, gracieuseté de Monsieur Darby, entre autre, puis reprise par des philosophes allemands à la solde d’Hitler et du régime nazi.

Au printemps ’45, Benito Mussolini, le Duce d’Italie, un utopiste qui avait pour ambition de recréer l’empire romain de l’antiquité et lui redonner sa gloire, fut pendu après son arrestation. Quelques jours plus tard, le 8 mai ’45, les nazis signent la reddition et s’avouent vaincus. L’empire du Japon abdique quelques mois plus tard et le coup de grâce leur fut porté par les américains à Hiroshima, en août ’45. L’axe du mal a été réduit au silence. La population mondiale fut ambivalente. D’un côté, elle allait célébrer la fin de la guerre la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité; de l’autre côté, ses populations allaient chercher dans les zones sinistrées par la guerre, ceux et celles dont ont demeurait encore sans nouvelle. Pour quelques-uns, ce furent des moments de joie, mais pour plusieurs, ce furent les sanglots, la colère et le désespoir. Voilà encore une autre grande mouvance mortifère: une guerre sans merci entre les peuples de la Terre.

 

La fin de la deuxième guerre a mise en évidence plusieurs autres monstres qui allaient polariser toute l’attention de la population mondiale. La séparation de Berlin par un mur, marquera l’imaginaire collectif de cette guerre qui s’opérait déjà bien avant la reddition de l’Allemagne nazie. Les américains, les français et le Royaume-Uni allaient, d’un côté, prendre Berlin-Ouest, alors que les russes allaient prendre Berlin-Est. Une nouvelle guerre prit forme: la guerre froide. Elle s’opéra d’abord des deux côtés de Berlin, particulièrement en ce qui concerne le ravitaillement des populations berlinoises. Les russes refusant pour la population de Berlin-Est, un ravitaillement provenant d’alliés américains. Cette guerre d’usure allait conduire au schisme de la Corée, entre ’50 et ’53. La Corée du Nord devint communiste et le sud devint démocrate. Ces deux monstres se sont fait la guerre par états interposés pendant plusieurs décennies et c’est encore le cas aujourd’hui. La chute du communisme sembla établir les américains comme la seule puissance mondiale, mais le gros monstre russe est encore bien présent et plus fort que jamais, malgré la perte de plusieurs territoires devenus maintenant indépendant.

L’autre de ces monstres, c’est Israël. Attention: il ne s’agit pas d’un qualificatif négatif pour dénigrer Israël, mais plutôt pour ce qu’il représente aux yeux des nations et sa polarisation involontaire de sa part. Israël, pour la première fois depuis approximativement 2 500 ans, devint souverain de son territoire, lui qui fut forcé à le quitter sous l’empire babylonien de Nabuchodonosor, entre -605 et -586 (av. J-C), puis voir les empires se succéder sur son territoire et le dominer, jusqu’à ce que les anglais, sous l’égide de la Société des Nations (ancêtre de l’O.N.U.), administre le territoire appartenant de droit à Israël. Depuis 1946, et plus particulièrement depuis 1948, Israël devint la cible de l’autre monstre: l’Islam

Ce monstre a dormi depuis des dizaines d’années et avait perdu toute autorité et légitimité dans le monde. L’Islam ne fut plus qu’une religion marginalisée depuis la chute de l’empire Ottoman (1453-1922). En fait, la deuxième guerre mondiale mit fin aux empires et fit place aux états nationalistes et indépendants, mais j’y reviendrai ultérieurement. Ce fut le début d’un renouveau terroriste. Une autre polarisation fit irruption dans le monde, et c’est celui de l’Islam, contestant la légitimité d’Israël et de son « occupation ». Il faut comprendre que dans l’Islam, un territoire qui a déjà été conquis par des musulmans, ne peut alors appartenir à nouveau aux peuples conquis par la suite, en cas de défaite des musulmans. Qu’à cela ne tienne, les territoires d’Israël ne sont pas que des terres, mais un héritage patriarcal depuis leur ancêtre, Jacob, qui leur distribua prophétiquement les territoires promis, conduit plus tard par Moïse, puis conquit par Israël sous Josué, vers l’an 1380 av. J-C. Cette guerre de l’Islam envers Israël n’est pas récente. En fait, c’est une guerre de bénédictions « abrahamiques ». Abraham a bénit Isaac, mais pas Ismaël, père des arabes. La promesse du Messie devait venir de la tribu de Juda, fils de Jacob, mais les fils d’Ismaël jalousèrent la bénédiction abrahamique, qui était une bénédiction divine. Ils ont donc eut leur prophète: Mahomet. C’est lui qui s’autoproclama prophète et qui mettait fin à la Torah et le N-T, au 7ème siècle. Voilà une autre mouvance mortifère: celle de la renaissance du terrorisme. Elle connut une forte recrudescence au 19ème siècle, mais a connut la plus grande explosion de son histoire au 20ième siècle et cela va en augmentant au 21ième siècle.

 

Conclusion de cette première partie

Mais quel est le rapport avec une simple mode gothique, se demanderont certains? Pourquoi tous ces parcours sinueux pour expliquer cette mouvance, alors qu’on aurait pu faire court en expliquant l’origine de cette mode? Et bien voilà, ce n’est pas une mode. On retrace cette mouvance dans l’histoire récente, particulièrement depuis le 18ème siècle jusqu’à nos jours et ce, dans les arts, l’histoire, la littérature, la politique, les influences de personnages historiques récents et de plus, cette mouvance présente un reflet de nos sociétés et toutes ces prétendues révolutions, avancées et évolutions de l’être humain. Toutefois, jamais il n’y a eut autant de lois permettant la légitimité de propager la mort autour de nous. En effet, nous sommes dans une culture de la mort depuis la deuxième moitié du 19ème siècle et le monde des arts et de la littérature, depuis ce temps, nous reflètent cette culture de la mort par des personnages qui sont des pionniers de la mouvance gothique actuelle. J’en reparlerai dans le prochain article. Tout ce qui a été évoqué dans cet article, sont des influences directes qui ont donné comme conséquences les différents mouvements contestataires, que ce soit le mouvement Hippie puis Punk, ou le féminisme, les LGBT, l’extrême gauche, l’extrême droite (qui se manifestent par différents courants, comme le KKK ou les Skin Heads) Mais retenez au moins un nom: Aleister Crowley

 

 

Patrick Galarneau

Gothique: ses origines modernes.

De plus en plus, le sujet refait surface dans mes commentaires sur certaines publications sur facebook et ce n’est pourtant pas désiré de ma part. Avec le ministère de Morgan Priest, je me sens un peu obligé de révéler un long pan de mon passé, ce qui n’est pas une mince affaire. Toute ma vie, je l’ai passé dans la mouvance gothique, un peu malgré moi. Malgré moi car je ne me suis pourtant jamais identifié à cette mouvance. C’est par la force des choses que j’y ai été associé.

 

Déjà, à l’âge de 7 ans, j’étais séduit par la musique dite, new wave, mais ce ne fut qu’un terme pour exprimer que nous étions dans une nouvelle ère musicale, sociétale, culturelle et ce fut un pied de nez aux générations précédentes qui ont connu la deuxième guerre mondiale et ensuite, celle du Viet-Nam et le mouvement de masse contestataire, les Hippies. Au lieu d’avoir les cheveux longs vers le bas des épaules, des vêtements amples, ainsi qu’un message de prétendue paix mondiale, ce fut les cheveux hérissés, les vêtements serrés, puis un message de violence. La mouvance Punk représentait cette nouvelle ère, qui allait offrir un généreux pied au derrière aux Hippies avec leur slogan de « piece and love », qui n’a pas offert ce monde nouveau auquel tous s’attendaient. Ce fut encore un beau rêve, un beau discours, mais le monde n’a pas changé. Il a empiré. En effet, la crise économique mondiale des années ’70 a mis fin à ce beau rêve.

 

Pour revenir à cette musique qui m’a séduit, j’avais 7 ans, et je ressassais dans mon esprit la fameuse pièce « CARS » de Gary Numan, sorti en 1979. C’était différent. C’était noir. C’était une nouvelle ère. C’était aussi une musique underground, que j’ai affectionné depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui. Blond platine, les yeux maquillés de noir, vêtus de noir, Gary Numan fut la transition entre le mouvement Punk et le Gothique, dans une période charnière de l’histoire de la civilisation Occidentale, mais aussi sur le plan mondial.

 

Contexte historique: les années ’70, période charnière de l’histoire de notre civilisation.

Durant la période des années ’70, plusieurs grands changements géo-politico-socio-culturels ont bouleversé le monde et ont eu une influence directe sur le monde d’aujourd’hui, en 2016. Si les années ’70 représentent les communes hippies, les découvertes sexuelles, les partouzes, la liberté homosexuelle, les drogues et une révolte à son paroxysme contre toutes les générations précédentes, dans les pays anciennement sous colonies françaises et anglaises, ce fut le début d’une extrême radicalisation islamique. Pendant qu’en Occident, nous nous révoltions contre tout le système politique, en Orient, ce fut tout le contraire qui se produisit. Les hippies du monde Occidental se révoltèrent contre l’occupation de l’Afrique du Nord. Voyez maintenant les résultats.

 

En effet, l’Irak fut en proie à un important coup d’état armé, par nul autre que Saddam Hussein, un sunnite extrémiste qui chassa les chiites du pouvoir irakien en 1979. Son voisin immédiat, l’Iran, devint, la même année, une république islamique extrémiste chiite. La guerre éclata entre les deux nations pendant 8 ans, de 1980 à 1988. L’Irak est le berceau de l’État Islamique actuel, fidèle au régime de Saddam Hussein, 13 après sa mort. La communauté internationale n’a jamais reconnu le gouvernement de Saddam Hussein, puis a même refusé son aide aux américains. Ce coup d’état, nous en subissons actuellement les lourdes conséquences. L’Afghanistan, qui était occidentalisé, fut radicalisé par les talibans au courant des années ’70, aidé par les américains, afin de repousser l’envahisseur russe, ennemi juré des américains. Le Pakistan n’y a pas échappé. Les pays d’Afrique du Nord se sont radicalisés dans un islamisme montant. C’est aussi durant cette période que le SIDA est apparu et fit des ravages, particulièrement dans la communauté gay, puis dans tout ce que Dieu reprochait aux peuples égyptiens et cananéens, en Lévitique 18. Le SIDA détruisit des millions de vies à travers le monde, alors que le monde occidental fit l’apologie de la liberté sexuelle, brisant ainsi les idéaux des générations précédentes, qui étaient conservatrices. Mais cette belle utopie que représentait la liberté individuelle fut funeste et l’est encore de nos jours.

 

Parlant de communauté gay, ce fut en Israël, et plus particulièrement à Tel-Aviv, que l’on retrouvait les premières communautés ouvertement gays et lesbiennes, avec leur village et la musique underground qui l’accompagnait et ce, durant la période des années ’70. Des villes comme Montréal et San Francisco devinent à leur tour des incontournables pour la communauté gay du monde entier. Des groupes de musiques New Wave, gothiques softs, firent leur entrée dans le monde de la musique underground dans les années ’70. On peut penser à The Cure, Siouxie and the Banchees, Baühaüs ou encore, de ce groupe caverneux et très sombre, Joy Division, groupe devenu phare du mouvement gothique et qui a inspiré la culture gothique et des centaines de groupes de musiques. Le suicide de son chanteur mythique le 18 mai 1980, Ian Curtis, et qui fut l’objet d’un film au cinéma en 2011 (Control), inspira grandement ce mouvement obscur, par son manque de joie, sa dépression chronique et son désespoir face à la vie. Alors que Sex Pistol, groupe mythique du mouvement Punk faisait rage sur la scène musicale, mondaine et des médias du monde, un mouvement plus subtil, insidieux et plus dangereux fit son apparition: le mouvement Gothique.

 

Suite au prochain article.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

La foi sans religion: texte reproduit

Notes de l’auteur

Un contact à moi m’a demandé si je pouvais lui procurer le texte que j’ai composé, qui explique ce qui différencie la foi de la religion, afin de le lui transmettre. Or, la preuve que je suis très bien organisé, je l’ai perdu. Mais contre toute attente, ce même contact a pris un temps fou pour reproduire textuellement tout ce qui se trouvait dans la vidéo. Vous imaginez le travail? Il faut continuellement visionner et arrêter à chacune des phrases.

 

Je tiens donc à remercier Marie Gonthier pour le temps qu’elle a mise à reproduire le contenu de la vidéo afin de le rendre disponible pour le plus grand nombre.

 

LA FOI…VERSUS LA RELIGION

 

 

La foi vient de Dieu

La religion vient des hommes

 

La foi nous déracine de nos zones de conforts

La religion nous sécurise

 

La foi nous fait progresser

La religion nous garde au lait

 

Par la foi nous sommes l’église

Dans la religion, on va à l’église

 

Par la foi il n’y a qu’une seule église

Dans la religion  chrétienne, il y a plusieurs églises

 

Dans la foi on reconnaît l’église par l’amour qu’ils ont les uns pour les autres

Dans la religion on reconnaît l’église par son bâtiment ayant pignon sur rue

 

Par la foi je transporte des montagnes et les déplacent

Dans la religion on transporte des fardeaux et on les impose

 

Par la foi je regarde vers Christ

Dans la religion chrétienne, je regarde au pasteur

 

Par la foi je suis justifié par la grâce de Dieu

Dans la religion, je suis justifié par les règles à observer

 

Par la foi je libère les âmes souffrantes de leurs fardeaux inutiles qu’on leur impose

Dans la religion j’ajoute des fardeaux et des règles humaines sur les enfants de Dieu

 

Par la foi je lis la Parole et je la médite

Dans la religion chrétienne, j’apprends des versets par coeur

 

Par la foi c’est Christ qui accomplit son œuvre en moi et par moi

Dans la religion, je dois obéir aux exigences de Christ et des apôtres

 

 

Par la foi je vérifie minutieusement toujours si ce qu’on me dit est exact (Actes 17:11)

Dans la religion chrétienne, je vérifie toujours auprès de mon pasteur si ce qu’on me dit est exact.

 

Par la foi je donne selon mon coeur

Dans la religion chrétienne, je donne idéalement ma dîme et mon offrande

 

Par la foi, je ne recherche pas l’argent, je ne suis pas dirigé par l’argent, je ne suis pas influencé par un motif monétaire et financier

Dans la religion chrétienne, beaucoup de ministères et de programmes dépendent de l’argent, je suis influencé par les besoins financiers et je prêche sur l’argent par un motif financier.

 

Par la foi mon attention est porté vers Christ et je vais rejoindre les gens la où ils sont pour leurs saluts

Dans la religion chrétienne, mon attention est dirigée vers la structure de mon église locale et j’incite les membres de l’assemblée à amener des incroyants à l’église

 

La foi est le moyen que Dieu m’a donné par sa grâce (Éphésiens 2 : 8 et 9) pour qu’il puisse m’approcher, me parler et m’utiliser

La religion est le moyen que les hommes ont donné pour s’adresser à Dieu et influencer les hommes et les femmes de l’assemblée à obéir à Dieu

 

Par la foi ma femme est mon égal, ma coéquipière, une cohéritière du royaume et une co-ouvrière du ministère que Dieu nous donne pour Le servir

Dans la religion  chrétienne, la  femme est l’objet de soumission de la part des hommes de l’assemblée, elle se tait et obéit à son  mari

 

La foi dérange la terre entière et déstabilise les démons

La religion cherche à établir sa zone de confort et à se faire accepter comme une organisation utile à la société

 

Par la foi on s’organise autour de Christ

Dans la religion on s’organise en programmes d’éducation chrétienne ou de programmes ministériels autour du conseil pastoral

 

À cause de ma foi j’ai laissé Christ transformer mon être intérieur, dans lequel il a changé ma pensée, mes désirs, mon attitude et mes comportements, ce qui se traduit en accomplissements de sa volonté

 

À cause de la religion, je fais des œuvres pour être agréé par Christ et les exigences du corps pastoral, par des éléments en superficie du véritable changement intérieur.

 

Par la foi je m’adresse directement à Dieu, en Jésus-Christ

Dans la religion, je ne peux  m’approcher de Dieu sans au préalable être, en apparence, droit et sans tache.

 

Par la foi Dieu accomplit des œuvres magnifiques dans les temples du Saint-Esprit que nous sommes et qui lui laisse leur vie

Dans la religion, je me vante de mes nombreuses œuvres que j’accomplis et pour lesquelles on me reconnaît comme un chrétien utile et actif

 

Par la foi je suis joyeux de constater la puissance de Dieu s’exercer à travers les autres croyants

Dans la religion, je suis en compétition avec les autres

 

Par la foi je bénéficie de la grâce de Dieu

Dans la religion, je marche selon des règles de la religion chrétienne

 

Par la foi, la bible est un merveilleux témoignage de la personne de Dieu

Dans la religion, la bible est un livre de règles à observer pour les chrétiens

 

Par la foi, je m’adresse à mes contemporains dans un langage qu’ils comprennent afin de les atteindre avec le merveilleux message de Christ

Dans la religion, je parle un langage poétique qu’on appelle « patois de Canaan », afin de paraître plus proche de Dieu et plus spirituel

 

Par la foi, je suis membre de l’église de Christ, son épouse et la prunelle de ses yeux

Dans la religion, je dois atteindre les exigences du pasteur principal et, à sa suggestion après examen de mon « dossier » devenir membre de l’église locale, avec des conditions et des responsabilités inhérentes aux membres de l’église locale.

 

Par la foi, je suis actif naturellement et volontairement pour le service de Dieu, par le don qu’il m’a octroyé

Par la religion, je suis actif par mon désir personnel, par le titre que  les pasteurs et »ou l’assemblée m’ont octroyés.

 

Par la foi, les gens reconnaissent mon don, sans que j’en porte le titre

Dans la religion, les gens reconnaissent mon titre, sans que j’en porte le don.

 

La foi libère,

La religion rend esclave

 

La foi éclaire l’esprit

La religion obscurcit notre esprit

 

Par la foi, je ne juge pas mon frère qui tombe, je l’aide à se relever

Dans la religion, je juge celui que je ne considère plus comme mon frère et j’attend qu’il se relève tout seul pour l’accueillir à condition qu’il ne tombe plus

 

Par la foi, je discerne les faux bergers

Dans la religion, je les écoute et leur offre ma confiance

 

Par la foi, je n’adhère pas automatiquement à la pensée de la masse chrétienne, mais je veille sur moi-même et j’use de discernement.

Dans la religion, je suis influencé par la pensée de masse, me conforme à celle-ci et je laisse les pasteurs veiller sur moi-même aveuglément.

 

Par la foi, je suis un acteur, je suis actif pour Christ, par sa volonté à Lui Seul

Dans la religion, je suis un spectateur pour assister au service que m’offre le clergé qui me contraint à la passivité.

 

Par la foi, j’accepte de me remettre en question en faisant actes d’humilité et d’admettre mes erreurs, surtout si j’enseigne les autres

Dans la religion, je ne laisse personne me remettre en question, car je suis en position d’autorité. Alors, si je suis pasteur, et que vous me contestez, j’userai de mon autorité pour vous faire taire et si vous persistez, j’userai de mon pouvoir d’influence pour exercer une pression par coercition pour que vous quittiez mon église.

 

Par la foi, mon seul repère est Christ. C’est en lui que je place toute ma confiance.

Dans la religion, les repères sont les règles de la religion chrétienne et toute son organisation structurée, ce qui me sécurise, me réconforte et me soustrait à mes responsabilités à prendre ma vie spirituelle en main.

 

Par la foi, je progresse sans cesse jusqu’à ma pleine autonomie en Christ, devenant accompli et mature.

Dans la religion, je demeure au même point, répétant semaine après semaine, Dimanche après Dimanche, les mêmes rituels de l’auditeur passif et stérile. Le salut est devenu non plus le début d’une grande aventure mais une finalité.

 

La foi sans religion, car la foi et la religion n’ont rien en commun.

 

À cause de ma foi,j ‘éprouve de la compassion pour mes ennemis et même, cela devient naturel, puisque Dieu a pris place dans toutes les sphères de ma vie. Il règne sur ma vie à ma place.

Dans la religion, j’aime seulement ceux qui m’aiment et m’approuvent, puis je suis condescendant et hautain avec ceux qui ne pensent pas comme moi, car je suis le roitelet de ma vie et je me sers de Dieu pour qu’il réponde à mes caprices.

 

À cause de ma foi, Christ agit avec amour envers les autres à travers moi, c’est ainsi que l’on reconnaît ceux et celles qui pensent, agissent et marchent par la foi.

Dans la religion, notre amour est en apparence, il est hypocrite et intéressé,  car au fond de nous-mêmes, nous portons des jugements sur les autres dans leur dos, alors que nous étions si flatteurs à leur endroit devant eux.

 

Par la foi, je suis honnête, intègre et transparent. Je n’ai pas peur d’afficher mes faiblesses, peu importe les jugements des autres.

Dans la religion, nous entretenons volontiers les apparences, nous jouons la comédie et nous portons un masque évangélique, car on nous a dit à quel point il faut que ça paraisse que nous sommes chrétiens. Dans la religion, le paraître a pris le dessus sur l’être.

 

Par la foi, je suis le même peu importe avec qui je suis, où je suis et je ne change pas de personnalité dépendamment si je suis en compagnie de croyants ou de non-croyants.

Dans la religion, je joue la comédie évangélique en compagnie des croyants, puis je redeviens le chrétien tiède, sa saveur et qui cache sa prétendue foi devant les non-croyants.

 

Grâce à cette foi qui vient de Dieu, j’écoute l’âme en peine, je tend la main à l’affligé et j’aide celui qui est en difficulté sans rien lui demander en retour.

Dans la religion, je n’écoute pas, je passe mon temps à offrir des conseils bibliques. Je ne console pas, je mitraille de versets bibliques l’affligé et je tend la main seulement à celui qui peut me rendre la pareille.

 

Par la foi, je laisse mon interlocuteur s’exprimer librement sans l’interrompre et je l’écoute sans réfléchir à ma réplique.

Dans la religion, je m’obstine sans fin dans le but de prouver à l’autre que j’ai raison et qu’il a tord. Je ne discute pas, je n’entre pas en relation avec lui, je le bombarde de versets bibliques, je m’écoute parler et je suis le seul à me trouver intéressant.

 

Je pense, j’agis et je me comporte par la foi, en marchant par conviction.

Dans la religion, je pense, j’agis et je me comporte par les règles religieuses, en marchant par la culpabilité qui me guette si j’enfreins une de ces règles.

 

Par la foi, on s’attache à l’église d’aujourd’hui.

Dans la religion, on s’attache et on accorde de l’importance à l’histoire de l’église.

 

Par la foi, je vie par la parole de Dieu.

Dans la religion, je marche en fonction de la tradition religieuse et je suis à son service.

 

Par la foi, j’exerce l’autorité qui vient de Dieu et je n’en prend jamais le crédit.

Dans la religion, mon autorité vient des hommes, dont ceux que j’ai stratégiquement léché les bottes pour atteindre mes ambitions de devenir pasteur, prophète, docteur ou évangéliste.

 

Par la foi que Dieu m’a donné dans sa grâce, c’est lui seul qui m’a établit pour son ministère à lui, selon sa volonté et son choix d’établir qui il veut, indépendamment de la considération des hommes.

Dans la religion, ce sont les hommes qui, de par leur titre et leur autorité, issus de leur religion et de leurs structures d’église pyramidales, confèrent des ministères, selon leurs critères à eux, prenant la place de Dieu.

 

À cause de ma foi, je refuse de porter un titre devant mon nom. Si j’étais un religieux, je porterais le titre de révérend ou de pasteur devant mon nom…ou encore celui de prophète ou de docteur devant mon nom car dans la religion, c’est le titre qui impose mon autorité et si je porte un titre, je fais croire aux masses crédules et naïves que j’ai reçu  mon autorité de Dieu, alors qu’en fait il n’en ait rien.

 

La foi me procure une paix en toutes circonstances. Je laisse le Seigneur Jésus-Christ, qui est Dieu, conduire ma vie comme bon lui semble et non selon mes désirs ou mes ambitions. Je refuse les titres, les premières places, les louanges à mon endroit ainsi que les flatteries pour ceux qui aiment seulement ceux qui les aiment.

 

Par la foi que j’ai reçu par grâce en Jésus-Christ, je ne recherche pas les réflecteurs ni à me faire connaître. Ce n’est pas ma personne qui est mise de l’avant, mais seulement celle de Dieu. Lorsque j’exerce un don, que ce soit pasteur, prophète ou docteur, mon don, mon rôle et ma personne se fondent dans l’assemblée et l’attention n’est pas dirigée vers moi, mais vers Christ, ses enfants et sur le salut offert à tous.

 

Par la foi, j’ai besoin seulement de mon rocher, de mon refuge, de Christ mon Sauveur. L’église que je chérie, ce sont les pierres vivantes.

Dans la religion évangélique, j’ai besoin de la structure de l’église locale pour me sentir en vie spirituellement. L’église que je chérie c’est celle qui a pignon sur rue.

 

Par cette foi que Dieu m’a donné, par cette grâce qu’il m’a offert en mourant à ma place à la croix en prenant mon péché, c’est à lui que j’ai offert ma vie et il m’appelle à marcher en suivant ses pas. Il est mon pasteur, mon berger et je le suis.

Dans la religion chrétienne évangélique, j’appartiens à une dénomination religieuse, un crédo, une église locale portant un nom d’entreprise et pour laquelle je me suis engagée comme un bon soldat romain. Mon pasteur est comme mon garagiste, mon docteur, mon voyant, mon avocat et mon conseiller financier. C’est mon pasteur et je le suis lui.

 

Et vous, pasteurs ambitieux par le désir d’être reconnu, c’est par l’ambition que vous marchez. C’est par égocentrisme que vous avez visé le ministère pastoral. Mauvais bergers! Vous haïssez au fond de votre coeur, mais vous avez des paroles mielleuses. Vous aimez la reconnaissance et les meilleures places. Vous aimez les « amens » dirigés vers vous et même vous les réclamez car vous vous considérez tellement intéressants alors que vos sermons sont vides, stériles et impuissants. Vous n’avez d’yeux que pour vous-mêmes, vous, faux bergers!

 

De mêmes, vous, faux prophètes tout comme les faux bergers, la colère de Dieu ne saurait tarder à votre endroit. Faux prophètes, vous trompez les esprits faibles. Votre récompense, vous l’avez déjà eu auprès des hommes. N’espérez rien d’autre, car tout ce qui vous restera, ce sera l’épreuve du feu et rien ne subsistera de vos œuvres vaines, et même, pour la majorité d’entre vous, ce sera la géhenne car vos coeurs ne se repentiront pas. Votre condamnation est imminente. Demeurez dans vos péchés, ne changez surtout pas, car telle est la disposition de vos coeurs tortueux et rempli d’orgueil.

 

 

Reproduit par Marie Gonthier

 

Homosexualité et Bible

L’homosexualité est un sujet très en vogue par les temps qui courent, surtout depuis la tuerie de masse à Orlando qui, faut-il le rappeler, n’était pas un acte homophobe, mais bien un acte misanthropique dont la communauté homosexuelle d’Orlando a été touchée. Mais avant d’être homosexuels, ce sont avant tout des être humains. C’est l’humain qui est touché. C’est la vie humaine que l’auteur de cette tuerie a touché. On dit même que le tueur était un client régulier de cette boîte de nuit et ce, depuis trois ans. Donc, pour l’attentat terroriste homophobe, on repassera.

 

Mais le sujet principal de cette vidéo concerne davantage ce que dit la Bible au sujet de l’homosexualité. Condamne-t-elle l’homosexualité? La réprouve-t-elle? Sodome et Gomorrhe ont-elles été détruites à cause de leur homosexualité? Le passage du Lévitique que tous connaissent dorénavant est celui-ci:

Lé.18.22      Tu ne coucheras point avec un mâle, comme on couche avec une femme, c’est une abomination.

Que faut-il penser d’un passage qui condamne ouvertement l’homosexualité? Quelle devrait être notre position en tant que chrétiens nés de nouveau sur ce sujet? Il semble de plus en plus difficile d’émettre une opinion, de peur de se faire stigmatiser par les socialistes de gauches.

 

L’auteur de la vidéo ne se formalise ni des critiques des chrétiens ni celles des homosexuels. Ce qui l’intéresse, c’est ce qu’en dit explicitement la Bible, indépendamment de la pensée de masse.

 

Vidéo