Montréal: rencontres informelles…

En ce pluvieux dimanche matin, j’avais rendez-vous avec l’un de mes contacts, qui est à la fois écrivain et auteur (entre autre: Le retour conjugué du Petit prince). Nous avons marché sur le boulevard Masson sous une légère pluie, cherchant un lieu pour nous y abriter et être mieux disposé pour discuter. En toute franchise, je ne savais même plus pourquoi nous devions nous rencontrer. En fait, je ne sais même pas à quel sujet nous avons fixé rendez-vous.

 

Arrivé au restaurant McDonald, coin Iberville et Masson, nous nous sommes attablés pour prendre, l’un un café, moi un jus d’orange. Le but de la rencontre de mon interlocuteur semblait bien défini: « pourquoi pas des rencontres informelles entre chrétiens ». Tiens, j’y avais déjà songé dans un passé pas si lointain, mais horaire chargé oblige, la mémoire fait défaut et on relaye dans notre subconscient l’essentiel de cette nouveauté de vie qui nous caractérise. Bien assis devant mon agenda, mes ordinateurs, programmes bibliques ouverts, ainsi que mon site, mon compte facebook, mes courriels et ma caméra, je suis d’attaque pour un autre enseignement ou une vidéo sur mon compte youtube, à condition de bien disposer mon bureau en lumière et en absence de parasites sonores.

 

Je passe beaucoup de temps à étudier, écrire, enseigner, renseigner, relayer des articles et de l’information, discuter virtuellement, mais je n’ai jamais organisé de rencontres au-delà du virtuel. Je ne sais même pas comment m’y prendre. Je suis celui qui doit absolument faire compliquer alors que l’on peut faire simple. Je suis un intellectuel qui travaille sans cesse. Je visite des assemblées, mais à des fins de renseignements pour mon travail. Je répond aux nombreux messages privés (j’en manque, je le sais), et c’est toujours dans un objectif d’édification par l’enseignement, ou bien, pour échange d’informations. J’ai appris à apprécier, voir même, à aimer des gens via les réseaux sociaux et à prendre soin.

 

Le virtuel a toutefois ses limites. C’est bien lorsque nos contacts sont géographiquement inaccessibles. Alors que mon réseau au Québec commence à s’agrandir, comment n’ais-je pas pris conscience instantanément qu’il y a des besoins, ici, dans mon patelin. Et ces besoins ne sont pas que pour les gens de ma région, mais de ma propre famille. Plusieurs chrétiens ont quitté le système ecclésiastique et ce nombre va en grandissant. Ce nombre doit même dépasser celui des assemblées locales. Mon interlocuteur a bien connu les assemblées évangéliques. Il a de l’expérience de vie. Il est sorti lui aussi de ce système et ressent le besoin de rencontrer des gens, sortir de sa solitude.

 

Ne nous y trompons pas. Lorsque vous sortez du système, vous perdez tout. Vous n’avez plus de réseau social. Les « internés entre quatre murs » ont misé tous leurs espoirs et leur attention sur l’église locale. Ils n’ont donc pas le temps pour vous, se souciant davantage de leurs structures ecclésiastiques internes et leurs chamailleries chrétiennes.  La grande commission, c’est pour les autres. Faire des nations des disciples, c’est aussi pour les autres. Ils se réunissent tous les dimanche, à la même heure, réchauffant la même chaise et retournent chez eux après 90 minutes de « services cultuels » où ils ont exercé leur devoir de chrétien. Ne croyez pas que je cherche à stigmatiser les chrétiens des assemblées locales. Non, ce n’est pas l’objectif de cet article.

 

Les « sortis du systèmes » comme moi ont plutôt le désir de concilier les « internés » et les « externés » du système, afin d’avoir des rencontres informelles, ici, à Montréal. Bien entendu, ces rencontres vises premièrement ceux et celles qui sont les « externés » du système, afin qu’ils aient eux aussi des temps de partage. Aucune rencontre formelle, ni cultuelle, ni d’obligation, mais seulement de partage en groupe, dans un lieu sans signification religieuse. Que ce soit chez moi, chez l’un ou l’autre, dans un parc, dans un restaurant ou en pleine rue, l’objectif est de partager notre foi ensemble, sans pression, sans querelle et sans horaire fixe. En fait, il ne s’agit pas d’organiser une église, ni de faire des rencontres sur une base régulière fixées dans un horaire déterminé, mais bien de rencontre un peu ponctuelles.

 

Personnellement, je ne suis pas doué pour organiser ni prendre en charge un groupe de personnes. Je n’ai jamais aimé le rôle de chef ou d’autorité et je crois que ma personnalité cadre parfaitement avec ce que je crois au sujet du corps de Christ: Il est la tête, l’autorité et réunit le corps comme bon lui semble.

 

Ce que je souhaite, en réalité, c’est de demander aux chrétiens de la grande région de Montréal, que vous soyez des déçus de l’église, des abusés ou désabusés, des chrétiens hypothéqués par la vie, ou même, ceux et celles qui sont présentement dans des assemblées locales et qui désirez ce type d’échanges et de partages, si cela pourrait vous intéresser. Je connais plusieurs d’entre vous, grâce aux réseaux sociaux. Nous avons établis de bonnes bases relationnelles avec le temps. Si vous vous sentez seuls, pourquoi ne pas se rencontrer, afin de sortir momentanément de cette solitude et se rencontrer dans le monde réel?

 

Dans un tel cas, vous pouvez me faire parvenir vos coordonnées via cette adresse courriel:

la_foi_sans_religion@hotmail.com

Ou sur mon compte facebook, en message privé: patrick galarneau

 

N’hésitez pas, si cela vous le dis 😉

 

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s