L’AEBEQ: L’orgueil précède la chute… et cette chute risque d’être vertigineuse!

Lundi le 6 juin 2016 – Des victimes du pasteur Guillot outrées du mépris de l’AEBEQ

EBEV

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Des victimes du pasteur Guillot outrées du mépris de l’AEBEQ

Pour diffusion immédiate

Montréal, le 6 juin 2016 – Depuis septembre 2015, l’Association des Églises Baptistes Évangéliques du Québec (AÉBEQ) a réagi à la médiatisation de l’arrestation et à la mise en accusation du pasteur de l’Église Baptiste Évangélique de Québec-Est, Claude Guillot. Jusqu’à présent, la position émise par l’AÉBEQ se résume en une dissociation complète du pasteur Claude Guillot et par le rejet de toute forme d’implication ou de responsabilité dans cette situation.

Se sentant méprisé et outré par les communications publiques de l’AÉBEQ et de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville, le 12 avril dernier, un groupe de victimes de l’école La Bonne Semence a fait parvenir à l’AÉBEQ et au pasteur de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville une demande de reconnaissance et d’excuses publiques pour les sévices subis de 1982-1986 dans les locaux de l’église à Victoriaville. Pour faire suite à cette requête, une rencontre a eu lieu le 14 avril entre les dirigeants de l’AÉBEQ, de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville et d’un représentant du groupe des victimes. À cette occasion, il avait été convenu que des excuses publiques seraient formulées à l’égard des victimes.

Toutefois, le 1er juin, l’AÉBEQ tenait encore dans les médias un discours méprisant dans lequel il se dissociait de ses responsabilités. Aujourd’hui, ce groupe d’anciens étudiants dénonce une fois de plus l’AÉBEQ et son église à Victoriaville en les exhortant à cesser toute forme de mépris à leur égard et de procéder rapidement, pour le bien de tous, à une reconnaissance et à des excuses publiques tel que stipulé dans leur requête initiale du mois d’avril.

Contact: victimesbonnesemence@gmail.com

 

Demande de reconnaissance et d’excuses – mardi le 12 avril 2016

Nous, groupe d’anciens étudiants de 1982-1986 de l’école « clandestine » La Bonne Semence, située dans les locaux et sous la gestion de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville, demandons la reconnaissance et des excuses publiques concernant les torts et sévices que nous avons subis.

Nous sommes actuellement insultés et blessés par le mépris témoigné à notre endroit alors que nous tentons de faire notre cheminement vers la guérison en rompant le silence. Cela fait déjà plus de 30 ans qu’une grande majorité d’entre nous n’avons guère été impressionnés par la conduite de plusieurs d’entres vous alors que vous vous identifiez comme chrétien. Aujourd’hui, nous constatons la même attitude, la même arrogance, le même déni et le même silence qui est responsable de la destruction de dizaines de vies, … nos vies !

Si l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville est la première en cause, nous pointons du doigt aussi l’organisme de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec (AEBEQ) pour leur négligence, leurs mensonges et l’omerta qui a, entre autres, fait en sorte qu’un individu comme Claude Guillot ait pu poursuivre son parcours abusif.

Ceci étant dit, nous demandons aux autorités du milieu Baptiste Évangélique au Québec de cesser de cacher la vérité, de cesser de clamer qu’ils n’ont rien à voir avec ce passé qui est le leur, mais qu’ils prennent leurs responsabilités et cela, par une reconnaissance publique et une demande d’excuses concernant les points suivants.

Nous vous demandons de reconnaître publiquement que vous avez eu tort

-De mettre en place au cours des années 1980 plusieurs écoles « clandestines » dans des locaux et sous la direction d’églises membres de l’AEBEQ.

-D’avoir utilisé des programmes éducatifs n’étant pas au niveau, ce qui a résulté par des lacunes éducatives ayant eu des conséquences sur le parcours académique et professionnel d’une majorité d’entre nous.

-D’avoir fait au sein de vos églises l’enseignement et la promotion des châtiments corporels au moyen d’objets tels des bâtons de bois et des lanières de cuir alors que la loi interdisait l’usage d’objets pouvant causer des blessures aux enfants dans l’application des châtiments corporels.

-De nous avoir placés en situation de vulnérabilité des suites de cet enseignement.

-D’avoir, au sein de l’école « clandestine » de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville, autorisé de 1982 à 1986, aux directeurs et aux enseignants l’usage des châtiments corporels comme moyen punitif et d’avoir fourni à cet effet une palette en bois massif avec consigne de nous frapper.

-D’avoir caché et non reconnu jusqu’à ce jour que de 1982 à 1986, nous, les étudiants de l’école « clandestine » de l’Église Baptiste Évangélique de Victoriaville, avons été victimes d’abus spirituels et psychologiques et qu’un bon nombre d’entre nous avons subis des sévices graves compromettant notre intégrité et notre développement.

-D’avoir trahi la confiance que nos parents avaient placé en vous, les autorités de l’église, en ce qui a trait à l’éducation et aux châtiments des enfants. Et que ce faisant, vous avez non seulement endommagé et contribué à des relations malsaines avec nos parents mais fait en sorte que plusieurs d’entres nous avons subis de leur part des sévices des suites de vos enseignements.

-De ne pas avoir signalé aux autorités compétentes les comportements abusifs ayant mené au congédiement, en mai 1984, de Claude Guillot et de ne pas avoir mis un terme à ce moment aux châtiments corporels au sein de l’école.

-D’avoir incité plusieurs victimes à garder le silence au cours de toutes ces années et fait porter l’odieux à certaines victimes qui ont dénoncé ces abus.

-D’avoir manqué de compassion, de transparence et d’honnêteté dans vos communications avec les médias depuis septembre 2015 et ce faisant, d’avoir été méprisant envers nous les victimes.

Nous vous demandons aussi de bien vouloir faire en sorte que :

-Les pasteurs et autorités de vos églises reconnaîtront que des erreurs ont été commises.

-Les pasteurs et autorités de vos églises vont encourager et soutenir toutes les personnes voulant témoigner ou porter plainte.

-Les pasteurs et autorités de vos églises vont encourager les victimes à communiquer avec des organisations comme la CAVAC et l’IVAC afin d’avoir des services de soutien psychologique.

-Les pasteurs et autorités de vos églises qui ont une part de responsabilité dans cela et la situation à Québec-Est, soient congédiés de leurs fonctions.

Contact: victimesbonnesemence@gmail.com

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