La foi sans religion: texte reproduit

Notes de l’auteur

Un contact à moi m’a demandé si je pouvais lui procurer le texte que j’ai composé, qui explique ce qui différencie la foi de la religion, afin de le lui transmettre. Or, la preuve que je suis très bien organisé, je l’ai perdu. Mais contre toute attente, ce même contact a pris un temps fou pour reproduire textuellement tout ce qui se trouvait dans la vidéo. Vous imaginez le travail? Il faut continuellement visionner et arrêter à chacune des phrases.

 

Je tiens donc à remercier Marie Gonthier pour le temps qu’elle a mise à reproduire le contenu de la vidéo afin de le rendre disponible pour le plus grand nombre.

 

LA FOI…VERSUS LA RELIGION

 

 

La foi vient de Dieu

La religion vient des hommes

 

La foi nous déracine de nos zones de conforts

La religion nous sécurise

 

La foi nous fait progresser

La religion nous garde au lait

 

Par la foi nous sommes l’église

Dans la religion, on va à l’église

 

Par la foi il n’y a qu’une seule église

Dans la religion  chrétienne, il y a plusieurs églises

 

Dans la foi on reconnaît l’église par l’amour qu’ils ont les uns pour les autres

Dans la religion on reconnaît l’église par son bâtiment ayant pignon sur rue

 

Par la foi je transporte des montagnes et les déplacent

Dans la religion on transporte des fardeaux et on les impose

 

Par la foi je regarde vers Christ

Dans la religion chrétienne, je regarde au pasteur

 

Par la foi je suis justifié par la grâce de Dieu

Dans la religion, je suis justifié par les règles à observer

 

Par la foi je libère les âmes souffrantes de leurs fardeaux inutiles qu’on leur impose

Dans la religion j’ajoute des fardeaux et des règles humaines sur les enfants de Dieu

 

Par la foi je lis la Parole et je la médite

Dans la religion chrétienne, j’apprends des versets par coeur

 

Par la foi c’est Christ qui accomplit son œuvre en moi et par moi

Dans la religion, je dois obéir aux exigences de Christ et des apôtres

 

 

Par la foi je vérifie minutieusement toujours si ce qu’on me dit est exact (Actes 17:11)

Dans la religion chrétienne, je vérifie toujours auprès de mon pasteur si ce qu’on me dit est exact.

 

Par la foi je donne selon mon coeur

Dans la religion chrétienne, je donne idéalement ma dîme et mon offrande

 

Par la foi, je ne recherche pas l’argent, je ne suis pas dirigé par l’argent, je ne suis pas influencé par un motif monétaire et financier

Dans la religion chrétienne, beaucoup de ministères et de programmes dépendent de l’argent, je suis influencé par les besoins financiers et je prêche sur l’argent par un motif financier.

 

Par la foi mon attention est porté vers Christ et je vais rejoindre les gens la où ils sont pour leurs saluts

Dans la religion chrétienne, mon attention est dirigée vers la structure de mon église locale et j’incite les membres de l’assemblée à amener des incroyants à l’église

 

La foi est le moyen que Dieu m’a donné par sa grâce (Éphésiens 2 : 8 et 9) pour qu’il puisse m’approcher, me parler et m’utiliser

La religion est le moyen que les hommes ont donné pour s’adresser à Dieu et influencer les hommes et les femmes de l’assemblée à obéir à Dieu

 

Par la foi ma femme est mon égal, ma coéquipière, une cohéritière du royaume et une co-ouvrière du ministère que Dieu nous donne pour Le servir

Dans la religion  chrétienne, la  femme est l’objet de soumission de la part des hommes de l’assemblée, elle se tait et obéit à son  mari

 

La foi dérange la terre entière et déstabilise les démons

La religion cherche à établir sa zone de confort et à se faire accepter comme une organisation utile à la société

 

Par la foi on s’organise autour de Christ

Dans la religion on s’organise en programmes d’éducation chrétienne ou de programmes ministériels autour du conseil pastoral

 

À cause de ma foi j’ai laissé Christ transformer mon être intérieur, dans lequel il a changé ma pensée, mes désirs, mon attitude et mes comportements, ce qui se traduit en accomplissements de sa volonté

 

À cause de la religion, je fais des œuvres pour être agréé par Christ et les exigences du corps pastoral, par des éléments en superficie du véritable changement intérieur.

 

Par la foi je m’adresse directement à Dieu, en Jésus-Christ

Dans la religion, je ne peux  m’approcher de Dieu sans au préalable être, en apparence, droit et sans tache.

 

Par la foi Dieu accomplit des œuvres magnifiques dans les temples du Saint-Esprit que nous sommes et qui lui laisse leur vie

Dans la religion, je me vante de mes nombreuses œuvres que j’accomplis et pour lesquelles on me reconnaît comme un chrétien utile et actif

 

Par la foi je suis joyeux de constater la puissance de Dieu s’exercer à travers les autres croyants

Dans la religion, je suis en compétition avec les autres

 

Par la foi je bénéficie de la grâce de Dieu

Dans la religion, je marche selon des règles de la religion chrétienne

 

Par la foi, la bible est un merveilleux témoignage de la personne de Dieu

Dans la religion, la bible est un livre de règles à observer pour les chrétiens

 

Par la foi, je m’adresse à mes contemporains dans un langage qu’ils comprennent afin de les atteindre avec le merveilleux message de Christ

Dans la religion, je parle un langage poétique qu’on appelle « patois de Canaan », afin de paraître plus proche de Dieu et plus spirituel

 

Par la foi, je suis membre de l’église de Christ, son épouse et la prunelle de ses yeux

Dans la religion, je dois atteindre les exigences du pasteur principal et, à sa suggestion après examen de mon « dossier » devenir membre de l’église locale, avec des conditions et des responsabilités inhérentes aux membres de l’église locale.

 

Par la foi, je suis actif naturellement et volontairement pour le service de Dieu, par le don qu’il m’a octroyé

Par la religion, je suis actif par mon désir personnel, par le titre que  les pasteurs et »ou l’assemblée m’ont octroyés.

 

Par la foi, les gens reconnaissent mon don, sans que j’en porte le titre

Dans la religion, les gens reconnaissent mon titre, sans que j’en porte le don.

 

La foi libère,

La religion rend esclave

 

La foi éclaire l’esprit

La religion obscurcit notre esprit

 

Par la foi, je ne juge pas mon frère qui tombe, je l’aide à se relever

Dans la religion, je juge celui que je ne considère plus comme mon frère et j’attend qu’il se relève tout seul pour l’accueillir à condition qu’il ne tombe plus

 

Par la foi, je discerne les faux bergers

Dans la religion, je les écoute et leur offre ma confiance

 

Par la foi, je n’adhère pas automatiquement à la pensée de la masse chrétienne, mais je veille sur moi-même et j’use de discernement.

Dans la religion, je suis influencé par la pensée de masse, me conforme à celle-ci et je laisse les pasteurs veiller sur moi-même aveuglément.

 

Par la foi, je suis un acteur, je suis actif pour Christ, par sa volonté à Lui Seul

Dans la religion, je suis un spectateur pour assister au service que m’offre le clergé qui me contraint à la passivité.

 

Par la foi, j’accepte de me remettre en question en faisant actes d’humilité et d’admettre mes erreurs, surtout si j’enseigne les autres

Dans la religion, je ne laisse personne me remettre en question, car je suis en position d’autorité. Alors, si je suis pasteur, et que vous me contestez, j’userai de mon autorité pour vous faire taire et si vous persistez, j’userai de mon pouvoir d’influence pour exercer une pression par coercition pour que vous quittiez mon église.

 

Par la foi, mon seul repère est Christ. C’est en lui que je place toute ma confiance.

Dans la religion, les repères sont les règles de la religion chrétienne et toute son organisation structurée, ce qui me sécurise, me réconforte et me soustrait à mes responsabilités à prendre ma vie spirituelle en main.

 

Par la foi, je progresse sans cesse jusqu’à ma pleine autonomie en Christ, devenant accompli et mature.

Dans la religion, je demeure au même point, répétant semaine après semaine, Dimanche après Dimanche, les mêmes rituels de l’auditeur passif et stérile. Le salut est devenu non plus le début d’une grande aventure mais une finalité.

 

La foi sans religion, car la foi et la religion n’ont rien en commun.

 

À cause de ma foi,j ‘éprouve de la compassion pour mes ennemis et même, cela devient naturel, puisque Dieu a pris place dans toutes les sphères de ma vie. Il règne sur ma vie à ma place.

Dans la religion, j’aime seulement ceux qui m’aiment et m’approuvent, puis je suis condescendant et hautain avec ceux qui ne pensent pas comme moi, car je suis le roitelet de ma vie et je me sers de Dieu pour qu’il réponde à mes caprices.

 

À cause de ma foi, Christ agit avec amour envers les autres à travers moi, c’est ainsi que l’on reconnaît ceux et celles qui pensent, agissent et marchent par la foi.

Dans la religion, notre amour est en apparence, il est hypocrite et intéressé,  car au fond de nous-mêmes, nous portons des jugements sur les autres dans leur dos, alors que nous étions si flatteurs à leur endroit devant eux.

 

Par la foi, je suis honnête, intègre et transparent. Je n’ai pas peur d’afficher mes faiblesses, peu importe les jugements des autres.

Dans la religion, nous entretenons volontiers les apparences, nous jouons la comédie et nous portons un masque évangélique, car on nous a dit à quel point il faut que ça paraisse que nous sommes chrétiens. Dans la religion, le paraître a pris le dessus sur l’être.

 

Par la foi, je suis le même peu importe avec qui je suis, où je suis et je ne change pas de personnalité dépendamment si je suis en compagnie de croyants ou de non-croyants.

Dans la religion, je joue la comédie évangélique en compagnie des croyants, puis je redeviens le chrétien tiède, sa saveur et qui cache sa prétendue foi devant les non-croyants.

 

Grâce à cette foi qui vient de Dieu, j’écoute l’âme en peine, je tend la main à l’affligé et j’aide celui qui est en difficulté sans rien lui demander en retour.

Dans la religion, je n’écoute pas, je passe mon temps à offrir des conseils bibliques. Je ne console pas, je mitraille de versets bibliques l’affligé et je tend la main seulement à celui qui peut me rendre la pareille.

 

Par la foi, je laisse mon interlocuteur s’exprimer librement sans l’interrompre et je l’écoute sans réfléchir à ma réplique.

Dans la religion, je m’obstine sans fin dans le but de prouver à l’autre que j’ai raison et qu’il a tord. Je ne discute pas, je n’entre pas en relation avec lui, je le bombarde de versets bibliques, je m’écoute parler et je suis le seul à me trouver intéressant.

 

Je pense, j’agis et je me comporte par la foi, en marchant par conviction.

Dans la religion, je pense, j’agis et je me comporte par les règles religieuses, en marchant par la culpabilité qui me guette si j’enfreins une de ces règles.

 

Par la foi, on s’attache à l’église d’aujourd’hui.

Dans la religion, on s’attache et on accorde de l’importance à l’histoire de l’église.

 

Par la foi, je vie par la parole de Dieu.

Dans la religion, je marche en fonction de la tradition religieuse et je suis à son service.

 

Par la foi, j’exerce l’autorité qui vient de Dieu et je n’en prend jamais le crédit.

Dans la religion, mon autorité vient des hommes, dont ceux que j’ai stratégiquement léché les bottes pour atteindre mes ambitions de devenir pasteur, prophète, docteur ou évangéliste.

 

Par la foi que Dieu m’a donné dans sa grâce, c’est lui seul qui m’a établit pour son ministère à lui, selon sa volonté et son choix d’établir qui il veut, indépendamment de la considération des hommes.

Dans la religion, ce sont les hommes qui, de par leur titre et leur autorité, issus de leur religion et de leurs structures d’église pyramidales, confèrent des ministères, selon leurs critères à eux, prenant la place de Dieu.

 

À cause de ma foi, je refuse de porter un titre devant mon nom. Si j’étais un religieux, je porterais le titre de révérend ou de pasteur devant mon nom…ou encore celui de prophète ou de docteur devant mon nom car dans la religion, c’est le titre qui impose mon autorité et si je porte un titre, je fais croire aux masses crédules et naïves que j’ai reçu  mon autorité de Dieu, alors qu’en fait il n’en ait rien.

 

La foi me procure une paix en toutes circonstances. Je laisse le Seigneur Jésus-Christ, qui est Dieu, conduire ma vie comme bon lui semble et non selon mes désirs ou mes ambitions. Je refuse les titres, les premières places, les louanges à mon endroit ainsi que les flatteries pour ceux qui aiment seulement ceux qui les aiment.

 

Par la foi que j’ai reçu par grâce en Jésus-Christ, je ne recherche pas les réflecteurs ni à me faire connaître. Ce n’est pas ma personne qui est mise de l’avant, mais seulement celle de Dieu. Lorsque j’exerce un don, que ce soit pasteur, prophète ou docteur, mon don, mon rôle et ma personne se fondent dans l’assemblée et l’attention n’est pas dirigée vers moi, mais vers Christ, ses enfants et sur le salut offert à tous.

 

Par la foi, j’ai besoin seulement de mon rocher, de mon refuge, de Christ mon Sauveur. L’église que je chérie, ce sont les pierres vivantes.

Dans la religion évangélique, j’ai besoin de la structure de l’église locale pour me sentir en vie spirituellement. L’église que je chérie c’est celle qui a pignon sur rue.

 

Par cette foi que Dieu m’a donné, par cette grâce qu’il m’a offert en mourant à ma place à la croix en prenant mon péché, c’est à lui que j’ai offert ma vie et il m’appelle à marcher en suivant ses pas. Il est mon pasteur, mon berger et je le suis.

Dans la religion chrétienne évangélique, j’appartiens à une dénomination religieuse, un crédo, une église locale portant un nom d’entreprise et pour laquelle je me suis engagée comme un bon soldat romain. Mon pasteur est comme mon garagiste, mon docteur, mon voyant, mon avocat et mon conseiller financier. C’est mon pasteur et je le suis lui.

 

Et vous, pasteurs ambitieux par le désir d’être reconnu, c’est par l’ambition que vous marchez. C’est par égocentrisme que vous avez visé le ministère pastoral. Mauvais bergers! Vous haïssez au fond de votre coeur, mais vous avez des paroles mielleuses. Vous aimez la reconnaissance et les meilleures places. Vous aimez les « amens » dirigés vers vous et même vous les réclamez car vous vous considérez tellement intéressants alors que vos sermons sont vides, stériles et impuissants. Vous n’avez d’yeux que pour vous-mêmes, vous, faux bergers!

 

De mêmes, vous, faux prophètes tout comme les faux bergers, la colère de Dieu ne saurait tarder à votre endroit. Faux prophètes, vous trompez les esprits faibles. Votre récompense, vous l’avez déjà eu auprès des hommes. N’espérez rien d’autre, car tout ce qui vous restera, ce sera l’épreuve du feu et rien ne subsistera de vos œuvres vaines, et même, pour la majorité d’entre vous, ce sera la géhenne car vos coeurs ne se repentiront pas. Votre condamnation est imminente. Demeurez dans vos péchés, ne changez surtout pas, car telle est la disposition de vos coeurs tortueux et rempli d’orgueil.

 

 

Reproduit par Marie Gonthier

 

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