L’art de traiter les fautes des uns et des autres avec dignité (1Tm.5.1-2)

INTRODUCTION

Dans ce passage, l’apôtre Paul exhorte Timothée, jeune homme exerçant ce qui semble être un ministère d’ordre pastoral, à traiter dignement chacune des personnes composant son entourage immédiat dans une communauté chrétienne.

 

LES VIEILLARDS

L’apôtre débute, au préalable, par les vieillards. Il demande à Timothée de les traiter dignement et ne pas les bousculer, rudoyer, au sens imagé, bien entendu, mais à les reprendre comme des pères, tout comme il est écrit dans le livre de la loi « Tu honoreras ton père et ta mère », avec quoi se rattache une promesse, mais aussi une malédiction, pour quiconque ne respecterait pas ce précepte intemporel.

 

LES JEUNES GENS

Il enchaîne aussitôt avec les jeunes gens, exhortant Timothée à les traiter comme des frères. Autrement dit, il exhorte Timothée à faire preuve d’humilité et ne pas se croire au-dessus d’eux, sous le seul prétexte qu’il exerce un ministère bien visible et considéré. Il ne doit pas être ni condescendant ni hautain, mais à faire preuve d’humilité en les reprenant avec douceur et en considérant leur dignité humaine.

 

LES DAMES ÂGÉES

Aussitôt que l’apôtre en a terminé avec la gente masculine, il poursuit cette fois avec la gente féminine. Il aborde la catégorie des dames âgées, que Timothée doit considérer comme des mères. D’ailleurs, nous retrouvons dans le livre de la loi une recommandation pour le jeune homme: « ne t’éloigne pas de l’enseignement de ta mère ». Il est intéressant aussi de noter que l’apôtre Paul dit, aux responsables philippiens, d’exhorter deux femmes qui mettent le trouble dans la communauté, mais en mentionnant avec douceur que celles-ci ont combattu avec lui pour l’évangile. Paul n’use d’aucun propos violent à leur endroit, mais les traite comme des mères (désolé pour la référence, je rédige de mémoire).

 

LES JEUNES FEMMES

Ensuite, l’apôtre termine avec les jeunes femmes. Toutefois, il ajoute ceci à la fin du verset deux: « avec pureté ». Ce rajout est nécessaire, car certains pasteurs pourraient être tentés d’exercer leur pouvoir d’influence pour s’immiscer dans la vie personnelle de jeunes femmes, alors que son rôle consiste à conduire, convaincre celle-ci de sa faute. Il importe pour le jeune homme comme le moins jeune, à afficher une attitude exemplaire vis-à-vis des jeunes femmes, mais des femmes en générale et ce, de manière totalement désintéressée, se souciant de leur bien-être spirituel seulement.

En les considérant comme des soeurs au sens propre, celui-ci n’est pas sensé désirer ou charmer sa propre soeur. C’est immoral et complètement abjecte, tout comme avoir une intention malsaine envers une jeune femme qui demande de l’aide spirituelle.

 

CONCLUSION

Sur ma chaîne youtube (la foi sans religion), il est possible d’en apprendre davantage sur ce passage, en trois vidéos pour un total de 40-42 minutes de visionnement réparties sur les trois vidéos.

 

 

Patrick Galarneau

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Être au service des autres pour Christ, c’est parfois un sentiment d’échec.

INTRODUCTION

Je passe davantage de temps devant les caméras et mes écrans d’ordinateurs que sur le terrain avec les gens, je l’admet. Je suis davantage dans l’étude de la parole de Dieu et l’édification que dans la compassion et l’amour exprimées directement avec les gens, c’est vrai. Il n’en demeure pas moins un cœur sincère et désireux d’être parmi vous et ça me chagrine de ne pouvoir le faire. Sincèrement. C’est le désavantage du net… et de ma gestion de temps.

 

FAIRE FACE À LA RÉALITÉ DE LA VIE

Je me reprend de belle manière avec ma femme et mes enfants. Même chose dans mon travail à l’école primaire avec les enfants à ma charge. Oui, je leur distribue les câlins, mon affection, mes conseils, mon oreille attentive et une grande considération pour chacun de ces petits, que je vois grand comme l’univers entier. J’aime cependant me retrouver dans la plus grande solitude par moments, afin de centrer toute mon attention et mon affection envers celui qui m’a insufflé une seconde vie, celle en abondance et pour l’éternité. Malgré mon horaire très chargé, ces moments de solitudes sont de la plus grande importance. Il m’importe de les considérer pour demeurer dans la proximité de ce Dieu qui m’a tant fait grâce. Pour cela, je dois vous négliger, vous oublier et ne pas considérer vos urgences. De toute manière, si je portes toute mon attention sur vous, je devrai faire le déchirant choix de négliger quelqu’un d’autre, que ce soit mon sauveur, ma femme, mes enfants, mes patrons, les enfants à l’école qui comptent sur moi, bref, ne plus avoir d’efficacité dans l’une ou l’autre des sphères importantes qui composent mes obligations relationnelles, affectives ou professionnelles.

 

S’il n’en tenait qu’à moi, je passerais tout mon temps avec Christ, ma famille, puis avec vous. Mais ma réalité avec laquelle je compose est aux antipodes de mes aspirations. À tout le moins, ne satisfait pas pleinement ce cœur débordant et ce feu qui m’animent pour être pleinement au service du Seigneur, et à votre service à vous. Je dois me démener avec deux emplois, une femme et des enfants qui exigent légitimement ma présence de corps, mais aussi d’esprit. Pour eux, le ministère passe deuxième, et c’est pleinement une légitime vérité. Mais je dois aussi travailler dur, du matin au soir, me rendant à la potence du dur labeur pour gagner notre pitance, provoquant fatigue et difficultés à rendre à terme tous mes projets. Je ne suis ni riche ni prospère. Je ne demande rien à quiconque. Mon attention est souvent centrée sur mes fins de mois, me demandant si je vais parvenir à remplir toutes mes obligations financières. Tout ce que je fais et que j’ai obtenu, c’est à coups de sacrifices et d’efforts soutenus sans relâche. Je n’ai pas cette possibilité de m’investir pleinement à la hauteur de ce que je peux offrir. Je dois m’absenter, faire une croix sur l’enseignement continu, sur l’approfondissement et la consolidation des relations que j’entretiens avec vous, sur la relation d’aide et les problèmes urgents que vous êtes en droit d’obtenir et que j’aimerais vivement vous offrir. Mais je dois aussi répondre à mes obligations comme citoyen, comme père de famille, comme l’homme de sa femme, comme éducateur, comme modèle pour des enfants d’école, comme un collègue exemplaire au travail.

 

PLUS GROS QUE JE NE LE VOULAIS: ÉTALER SON PRÉTENDU SUCCÈS?

Personne ne le sait, mais je passe aussi beaucoup de temps à répondre à toutes sortes de demandes importantes. J’ai eu à agir comme médiateur entre personnalités du monde évangélique et ce, afin que n’éclate pas certains scandales. Des pasteurs et des responsables d’églises me demandent conseils ou que je sois un œil extérieur attentif sur leurs situations. J’ai des entretiens avec des missionnaires, des pasteurs, des évangélistes, parfois via Skype ou au téléphone, que ce soit de chez nous au Québec, ou en France. J’ai d’autres demandes en suspens de la part de personnalités du monde évangéliques auxquelles je n’ai pas encore répondu, tout comme de chrétiens qui passent inaperçus et à qui je désire répondre, mais faute de temps, je n’y parviens pas.

 

Certains sites chrétiens francophones m’ont sollicité pour travailler parmi eux, dont le site Infochrétienne.com. J’ai eu de longues discussions avec Guillaume Anjou, fondateur du site, il y a plusieurs mois à ce sujet. J’ai dû finalement laisser tomber, pas seulement par manque de temps, mais aussi parce que le ministère que j’exerce est à caractère polémique (involontaire) et aurait pu porter ombrage au travail de ce site, car ce dernier n’a pas cette vocation et j’en avais averti son fondateur. On me demande régulièrement ma collaboration pour différents dossiers touchant à l’Église « at large », aux scandales, aux polémiques et ainsi de suite. Je réponds surtout aux urgences, qu’importe le titre ou le degré de notoriété de l’individu. Je ne fais aucune distinction d’individus. Un chrétien inconnu qui demande de l’aide recevra une réponse plus rapide de ma part qu’une personnalité connue qui désire s’entretenir avec moi.

 

SENTIMENT D’ÉCHEC!

Je ne souffre d’aucun succès. Je ne suis pas pour autant populaire ni une référence pour le christianisme. Je fais mon travail avec simplicité et sans superflu. Je ne me considère aucunement plus élevé que qui que ce soit. J’éprouve beaucoup de considération d’ailleurs pour les gens simples, qui tombent souvent dans leurs travers et tentent de se relever, pour les bons vivants qui, candidement, laissent leurs faiblesses paraître et ne les cachent pas; pour les incroyants qui désirent en savoir davantage sur Christ et suivent occasionnellement mes activités. Bref, mon cœur repousse les désirs du « star-system évangélique », je n’en éprouve aucun désir ni ambition.

Mais pire: il y a des personnes qui avaient besoin d’aide spirituelle et je n’ai pas été en mesure de leur répondre. J’ai oublié certains parmi vous. Je n’ai pu répondre à des personnes qui me questionnaient sur des problèmes de compréhensions scripturaires, ou qui demandaient de l’aide pour leur situation de cœur ou de dépression ou encore, qui souffraient dans la vie et qui n’ont pas essuyé de refus de ma part, mais qui ont plutôt ressentit de l’indifférence, car n’ayant reçu aucune réponse de ma part. Je ne savais même pas que j’avais une messagerie privée sur ma chaîne youtube, et certaines personnes me demandaient de l’aide. J’ai même reçu un message d’une personne me disant que, finalement, je ne suis pas mieux que tous les pasteurs qu’elle a rencontré et que je me foutais d’elle, n’ayant reçu aucune réponse de ma part.

 

JUSTIFICATION OU EXPLICATION?

Parfois, je dois quitter tôt le matin. Je reviens pour quelques minutes, quelques heures, je repars. Mes activités sont nombreuses. Mes enfants ont des cours ou des activités en-dehors du système scolaire et je les accompagne. Je consacre du temps à ma femme. Mes deux emplois me demandent beaucoup. Je dois réfléchir aux mêmes problèmes qui surviennent à tous les mois: rencontrer mes obligations. Entre deux chiffres de travail, je prépare et publie des enseignements, répond aux messages et interagit avec les différents commentateurs sur facebook, youtube et mon site. Chaque minute compte. Chaque personne compte. Je gère mieux mon temps et je répond davantage aux différentes demandent, mais il y a place à amélioration.

Je ne pensais pas que ça deviendrait si gros. Lorsque j’ai débuté, j’avais quelques dizaines de personnes qui me suivaient sur facebook et sur ma chaîne youtube. Je suis passé d’une vingtaine de personnes à plus de 800 abonnés sur youtube en une année. C’est bien peu, si on compare avec plusieurs autres personnalités du christianisme, mais pour moi, c’est énorme, car ça exige une toute autre gestion qu’à mes débuts. La même chose s’est produite sur facebook: je suis passé de quelques dizaines de personnes à plus de 6,300 (incluant contacts et suiveurs) en l’espace d’une seule année et pourtant, je ne fais aucune demande d’amitié. Sur mon site lafoisansreligion.com, l’audience a augmenté et dépassera d’environ 10 000 visiteurs par rapport à l’année dernière, avec 100 articles en moins, toujours par rapport à l’année dernière!

 

DILEMME

J’ai tout un problème à résoudre: ça commence à devenir trop gros pour que je continue à gérer seul, mais pas assez pour déléguer à d’autres la gestion des commentaires ou des publications. J’ai déjà des personnes qui se sont proposées à m’aider comme modérateurs. J’ai aussi dans ma mire plusieurs personnes qui présentent un profil intéressant pour agir comme tel, hommes et femmes et ils ne le savent pas encore. Mais c’est justement ça le problème: ce « ministère » n’est pas assez gros, à mon avis, pour partager avec d’autres la gestion de mes activités. Et comment déléguer? Dois-je ouvrir une page au lieu de publier directement sur mon profil? Dois-je songer à fermer les commentaires sur mon compte youtube (à vrai dire, je n’y pense pas pour vrai). J’ai peur que ça devienne impersonnel, froid et que ça ne favorise plus de manière adéquate les échanges et les interactions, l’une des forces de ce dit « ministère ».

 

CONCLUSION

Je ne sais pas où tout cela va mener. Je prie le Seigneur de me diriger et de diriger lui-même ce « ministère » (je haïs ce mot, ça fait un peu prétentieux). Il me faut me concentrer sur l’enseignement et les demandes urgentes, déléguant tout le reste à des personnes nées de nouveau avec un certain degré de maturité, un certain degré de connaissance, sans pour autant être un « parvenu » qui se croit au-dessus de tout et des autres. Ces tâches doivent incomber à des personnes avec un minimum non-négligeable de connaissances bibliques, de jugement et discernement, patientes, aimantes et humbles. Sans ces éléments, ou que l’un de ces éléments est manquant, il est difficile d’en laisser la gestion. Ces personnes doivent faire preuve d’un bel équilibre de vie et de constance dans leur humeur. La forme des propos et le ton, ce sont deux autres éléments que je ne peux compromettre. Il ne s’agit pas de personnes parfaites, loin de là, mais de gens qui sont en mesure d’être constants et persévérants dans leur vie personnelle, loin des péchés répréhensibles.

 

N’allez surtout pas croire qu’il s’agisse ici d’une petite crise de diva, ou de quelqu’un qui se prend pour une star ou plus gros qu’il ne l’est, je vous parle avec cœur et étale ma situation dans la plus grande transparence qui soit. Je ne suis ni important, ni meilleur, ni une entreprise. Je suis un faible qui gère plus gros que lui-même, qui n’y parviens pas, et qui est envahi par le sentiment d’échec.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

LA LOI DE DIEU: PARFAITEMENT DIVINE?

1- LES DIX COMMANDEMENTS DE DIEU SONT-ILS DIVINS? 

Les juifs et les chrétiens vont me répondre oui dans une presque totalité. Pourtant, la réponse n’est ni totalement oui ni complètement non.

D’ailleurs, vous remarquerez que plusieurs commandements dans les 10 sont transmis de manière négative:

1  Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant:

2  Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude.

3  (1)Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

4  (2)Tu ne te feras point d’image taillée, (3)ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

5  (4)Tu ne te prosterneras point devant elles, (5)et tu ne les serviras point ; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, ***qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

6  +++et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations «  » »à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

7  Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain ; ***car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

8  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.

9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.

10  Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.

11  (Explication du pourquoi)Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.




2- MAINTENANT, LES COMMANDEMENTS DE DIEU POUR LES RELATIONS ENTRE NOUS

12  Honore ton père et ta mère, (conséquences positives)afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.

13  (1)Tu ne tueras point.

14  (2)Tu ne commettras point d’adultère.

15  (3)Tu ne déroberas point.

16  (4)Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

17  (5)Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; (6)tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, (7)ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

Il y a des raisons qui expliquent cette formulation.

On peut étendre la réflexion plus loin: la loi est-elle divine? Les juifs et les chrétiens me répondront oui dans la presque totalité, encore une fois. Mais la réponse ne comporte pourtant ni de oui ni de non.

 

Notes: Légende

  • ***: Conséquences négatives
  • «  » »: Condition(s)
  • +++: Conséquences positives



3- LA LOI DE DIEU: PARFAITEMENT DIVINE?
 
Voici un texte d’Exode 21 où le Dieu créateur s’exprime au sujet de la justice à rendre:
– « 23 Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie,
24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure ».
 
Maintenant, à tous ceux et celles qui croient que la trinité est une doctrine essentielle au salut, je vous propose ce texte où Jésus s’adresse à ses auditeurs:
 
« Mt.5: 38 Vous avez entendu qu’il a été dit : Oeil pour oeil et dent pour dent.
39 Eh bien, moi (Jésus) je vous dis de ne pas vous venger de celui qui vous fait du mal. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, laisse–le te gifler aussi sur la joue gauche.
40 Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta chemise, laisse–le prendre aussi ton manteau.
41 Si quelqu’un t’oblige à faire mille pas, fais–en deux mille avec lui.
42 Donne à celui qui te demande quelque chose ; ne refuse pas de prêter à celui qui veut t’emprunter ».
 
Dans la trinité, Jésus est l’objet de soumission au Père. Jésus contredirait donc son Père, car il affirme qu’il ne faut pas rendre justice, mais de faire grâce au fautif. Nous aurions donc un fils insoumis, si, comme les obscurantistes religieux affectionnent cette pratique, on n’y voit qu’un seul genre littéraire dans toute la Bible: littéral, au pied de la lettre, « by the book ». Or, Christ est le créateur. Il est l’incarnation de Dieu. Il est la représentation humaine du Dieu que l’on ne peut supporter de voir dans toute sa gloire. C’est ce Dieu qui a incarné qui a donné la loi, qui en donne l’explication, puis qui exhorte à faire grâce. Car voyez-vous, la loi démontre aussi toute la religiosité de ceux qui l’appliquent à la lettre, sans aucune notion de grâce, car leur coeur est dur comme de la pierre.



4- LA LOI TRANSMISE ORALEMENT PAR DIEU À MOÏSE EST-ELLE DIVINE ET PARFAITE?

Tiens, je vais poser cette question aux femmes. Maintenant, voyez ce que Dieu dit à Israël, après l’avoir sorti d’Égypte:

« Ex.21.7 Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.
8 Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.
9 S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.
10 S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal ».

Ça, ce ne sont que quelques exemples des lois transmises directement par Dieu à son peuple.

Je vous repose la question: la loi est-elle parfaite?

 

Conclusion

La loi de Dieu n’est pas intrinsèquement divine. Elle est une conséquence de la nature pécheresse de l’homme. Dieu est parfaitement juste, mais il est aussi parfaitement bon: il fait grâce à qui il décide de faire grâce et ce n’est pas une injustice. La grâce n’est pas une option ni une obligation… c’est une grâce. Ainsi, Jésus, créateur du ciel, de la Terre et des hommes, exhorte à aller au-delà de la simple justice, qui sert davantage la recherche de justice des hommes et non celle de Dieu, mais de faire grâce à quiconque nous fait du mal. Plus que cela, Jésus poursuit son discours dans Mt.5:

43 Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu dois aimer ton prochain et haïr ton ennemi.
44 Eh bien, moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.
45 Ainsi vous deviendrez les fils de votre Père qui est dans les cieux. Car il fait lever son soleil aussi bien sur les méchants que sur les bons, il fait pleuvoir sur ceux qui lui sont fidèles comme sur ceux qui ne le sont pas.
46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, pourquoi vous attendre à recevoir une récompense de Dieu ? Même les collecteurs d’impôts en font autant !
47 Si vous ne saluez que vos frères, faites–vous là quelque chose d’extraordinaire ? Même les païens en font autant !

 

La loi est mal comprise, dans son essence, son intention et sa valeur à accorder.

 

 

Patrick Galarneau

L’argent et le ministère

Bonjour à toutes et à tous,

 

Introduction

Depuis longtemps, les chrétiens francophones tergiversent sur cette délicate question et c’est peu dire. L’argent est sale, mal vu et surtout, considéré comme étant le dieu Mammon personnifié. Au Québec, c’est mal vu de parler de son salaire, de son compte en banque, de ses avoirs, de ses biens et ce, même si ce n’est aucunement lié à de la vantardise ou d’idolâtrie. Croyants ou non, les québécois francophones ont la notion de l’argent comme l’un des principaux tabous.

 

Un tabou bien présent et actuel

Étrangement, nous avons démoli de nombreux scrupules, particulièrement en ce qui concerne les mœurs, la religion, la sexualité, mais le tabou de l’argent demeure encore bien solide, dans une francophonie marquée par le misérabilisme enseigné par l’Église Catholique romaine, omniprésente dans toutes les sphères sociales jusqu’à il y a quelques décennies. Il est surtout mal vu qu’un ministre de culte soit rémunéré. Il est mal vu que certains aient besoin de dons pour continuer leur ministère. Il est mal vu que certains puissent posséder suffisamment d’argent pour ne pas avoir peur de leurs fins de mois.

 

Les fausses vertus du misérabilisme

Les États-Unis ont été érigé particulièrement par des protestants. Les huguenots français ont été repoussés du territoire québécois vers New York, il y a quelques siècles, et c’est aux États-Unis qu’ils sont allés prospérer et contribué à l’émancipation américaine. Pendant ce temps, au Québec, on mourrait de faim et l’Église catholique romaine s’enrichissait à nos dépend. Mais pas tous. Du côté anglophone protestant, on s’émancipait et on prospérait. Bien entendu, les francophones devaient se contenter de vivre pour un p’tit pain, ne pas se plaindre mais surtout, ne pas devenir ni protestant ni cadre supérieur. Et encore moins posséder une belle maison et un bon salaire qui se distinguent des promoteurs du misérabilisme hypocrite, car il faut bien le dire: ceux qui n’avaient pas autant de chance, tentaient de se convaincre et convaincre les autres des vertus du misérabilisme, alors que si on leur offrait les mêmes avantages, ils se seraient jetés dans la fosse à Mammon à pieds joints! On écrase celui qui réussit et on vante le plus pauvre d’entre nous comme étant un vrai citoyen, un vrai bon chrétien catholique.

 

Toucher un salaire serait un sacrilège

Sans s’enrichir au nom de l’évangile, il ne semble toujours pas admirable de vivre de l’évangile. Beaucoup de remarques désobligeantes de la part d’une majorité chrétienne francophone concernant l’argent et l’évangile, comme si c’était totalement incompatible. En ce qui me concerne, je ne vis pas de l’évangile. J’ai déjà reçu un salaire pendant plusieurs années pour cela, et j’ai malencontreusement touché un montant dernièrement pour mes enseignements. Sacrilège! Je suis damné! Je suis soudainement devenu un méchant opportuniste en recherche d’argent et maintenant, tout ce que je fais est pour l’argent. Mais tout comme moi, d’autres travaillent d’arraches-pieds pour arrondir leurs fins de mois. Je cumule deux emplois, j’ai une famille à faire vivre et je ne compte sur personne d’autre que moi-même pour nourrir ma famille. D’autres chrétiens enseignent, exercent un ministère, et ils ne savent pas s’ils seront en mesure de tout payer à la fin du prochain mois. De plus, ils doivent essuyer de nombreuses critiques sur l’argent gagné durement au lieu de se faire aider et que l’on prie pour eux.

 

Ne pas soupçonner le mal

Dès que vous commencez à sortir du lot par votre présence et votre persévérance à continuer à enseigner, prendre soin des personnes qui viennent vers vous, on commence aussi à épier vos avoirs, ce que vous faites de votre argent, de si vous gagniez quelque chose au nom de l’évangile. Or, celui ou celle qui aime Christ ne le fait pas pour l’amour de l’argent et n’a aucun but en ce sens. On soupçonne automatiquement le mal chez vous dès que vous avez touché un euro ou un dollar.

 

Conclusion

Non, je ne suis pas en train de me plaindre. Pas pour moi en tout cas, mais bien pour ceux et celles qui persévèrent en Christ dans leur ministère et qui vivent de l’évangile. Je ne vis pas de l’évangile, donc, il ne s’agit pas de moi. Mais de grâce, ne pointez pas du doigt ceux et celles qui travaillent honnêtement et qui cherchent désespérément à joindre les deux bouts. Lorsqu’un croyant vis de l’évangile, je me dis « tant mieux pour lui/elle, je m’en réjouis, rendons gloire au Seigneur et prions pour lui/elle, afin que son ministère aide à l’édification de l’Église ».

 

 

Patrick Galarneau

Témoignage: de la mouvance gothique à la foi en Christ (2ième partie)

Avant-propos

C’est avec beaucoup de difficultés et d’émotions que je rédige ce présent article. En tant que gothique ayant côtoyé le satanisme, il est interdit de parler de soi. C’est une preuve de vulnérabilité que de parler de soi-même, ses difficultés, ses peurs, ainsi que de dévoiler les détails de cette vie qui en est une dans l’ombre, cachée de la lumière, dont la personne devient de plus en plus isolée dans ce qu’elle croit être une puissance accordée spécialement pour elle. Or, rien n’est plus faux. Il n’y a pas plus désemparé que celui ou celle qui sombre dans les pièges du satanisme. Aucune puissance ne réside chez la personne qui confie sa destinée en Satan, la magie noire ou la noirceur la plus totale de la mouvance gothique dans ce qu’il y a de pire et de plus abjecte. Le satanisme annihile toutes formes d’émotions, agréables ou désagréables. Il vous rend froid, impassible et complètement indifférent à la douleur d’autrui. Ça devient de la psychopathologie. Voilà où j’en étais. Aucune émotion. Froid comme un glaçon. Aucune empathie. Aucune humanité. Je devenais complètement impassible

 

Pire que la mouvance punk

Dans les années ’70, la mouvance punk était à son comble. La mouvance hippie ayant échouée dans sa quête de paix, elle fit place à une mouvance remplie de violence, de désinvolture et de haine, qui réclamait la guerre, la violence et le chaos total. Au lieu d’avoir les cheveux longs vers les épaules, la mouvance punk ridiculisait l’échec des hippies en se hérissant les cheveux longs vers le haut, et en portant des vêtements  complètement déjantés et antipathiques. La violence était dirigée vers le système politique et l’échec du système politique en place, tout comme ses détracteurs hippies qui se sont forgés de bons emplois dans le système qu’ils ont pourtant dénoncé. Les hippies sont des hypocrites de la pire espèce, et c’est ce que la mouvance punk a dénoncé.

 

Les punk s’en prenaient à la classe sociale aisée, aux institutions gouvernementales et étaient des anti-gangs ou anti-groupuscules ethnico-religieux ou philosophiques. Il y avait des nazis-punk ou des skinheads qui s’opposaient à la paix, le mélange des cultures et espéraient un chaos mondial. Ils s’opposaient à toutes formes de gouvernances et d’établishement. Ils méprisaient le système sociétal dans son ensemble et manifestaient leur haine du genre humain dans la violence, l’isolation de groupes et la haine. Mais durant cette même période, un nouveau genre est apparu, sans même faire de bruit: la mouvance gothique. Celle-ci s’est faite dans l’ombre de la mouvance punk, une mouvance avec une philosophie dévastatrice, suicidaire, génocidaire et tournée vers soi-même. Jamais n’y a-t-il eu mouvance plus noire, plus satanique plus iconoclaste que la mouvance gothique. Le groupe Joy Division, avec Ian Curtis, furent des précurseurs de cette nouvelle mouvance suicidaire et d’auto-flagellations. Ils inspirèrent des centaines de groupes alternatifs et gothiques-noirs dans la dépression et l’auto-mutilation. Le punk s’en prenait violemment aux autres, mais le gothisme s’en prend à soi-même, se dévalorise comme individu et voit la mort comme une délivrance d’une vie sans intérêt.

 

La mouvance punk se faisait dans une certaine joie, avec des couleurs sans équivoque. Mais la mouvance gothique se fait dans le noir, la désolation, la perte d’espoir, l’acceptation du chaos et le vide de sens de cette vie. En vérité, la mouvance gothique est en recherche de Jésus. Et celui ou celle qui méprise un seul de ses adeptes devrait rougir de honte! La mouvance gothique, contrairement au punk, a abdiqué. Le gothique sait qu’il n’y a plus d’espoir dans l’humanité. Il est résigné, sans espoir, prêt à mourir et voit la vie comme étant sans aucun intérêt, si ce n’est que de profiter du peu de temps qui lui est accordé pour jouir de cette vie sans soucie. Pendant le temps qui lui reste, il cherche à profiter du peu de temps qui lui est accordé, car la mouvance gothique se résume à prendre le temps comme il vient, sans en chercher la signification. C’est un peu comme si le temps s’arrêtait et n’avait aucune signification.

 

Voilà comment je me sentais. La vie n’avait aucune signification et je n’en avait cure. C’était « un jour à la fois », et après, on verra. De toute façon, qui nous dit que nous serons encore là demain… Pour ma part, être gothique, c’est oublier le temps, où nous en sommes, c’est intemporel, sans signification, le désespoir. Il n’y a plus de solution, ce n’est que le constat d’une désolation que l’on refuse de nommer…

 

 

 

Suite au prochain article…