Témoignage: de la mouvance gothique à la foi en Christ (2ième partie)

Avant-propos

C’est avec beaucoup de difficultés et d’émotions que je rédige ce présent article. En tant que gothique ayant côtoyé le satanisme, il est interdit de parler de soi. C’est une preuve de vulnérabilité que de parler de soi-même, ses difficultés, ses peurs, ainsi que de dévoiler les détails de cette vie qui en est une dans l’ombre, cachée de la lumière, dont la personne devient de plus en plus isolée dans ce qu’elle croit être une puissance accordée spécialement pour elle. Or, rien n’est plus faux. Il n’y a pas plus désemparé que celui ou celle qui sombre dans les pièges du satanisme. Aucune puissance ne réside chez la personne qui confie sa destinée en Satan, la magie noire ou la noirceur la plus totale de la mouvance gothique dans ce qu’il y a de pire et de plus abjecte. Le satanisme annihile toutes formes d’émotions, agréables ou désagréables. Il vous rend froid, impassible et complètement indifférent à la douleur d’autrui. Ça devient de la psychopathologie. Voilà où j’en étais. Aucune émotion. Froid comme un glaçon. Aucune empathie. Aucune humanité. Je devenais complètement impassible

 

Pire que la mouvance punk

Dans les années ’70, la mouvance punk était à son comble. La mouvance hippie ayant échouée dans sa quête de paix, elle fit place à une mouvance remplie de violence, de désinvolture et de haine, qui réclamait la guerre, la violence et le chaos total. Au lieu d’avoir les cheveux longs vers les épaules, la mouvance punk ridiculisait l’échec des hippies en se hérissant les cheveux longs vers le haut, et en portant des vêtements  complètement déjantés et antipathiques. La violence était dirigée vers le système politique et l’échec du système politique en place, tout comme ses détracteurs hippies qui se sont forgés de bons emplois dans le système qu’ils ont pourtant dénoncé. Les hippies sont des hypocrites de la pire espèce, et c’est ce que la mouvance punk a dénoncé.

 

Les punk s’en prenaient à la classe sociale aisée, aux institutions gouvernementales et étaient des anti-gangs ou anti-groupuscules ethnico-religieux ou philosophiques. Il y avait des nazis-punk ou des skinheads qui s’opposaient à la paix, le mélange des cultures et espéraient un chaos mondial. Ils s’opposaient à toutes formes de gouvernances et d’établishement. Ils méprisaient le système sociétal dans son ensemble et manifestaient leur haine du genre humain dans la violence, l’isolation de groupes et la haine. Mais durant cette même période, un nouveau genre est apparu, sans même faire de bruit: la mouvance gothique. Celle-ci s’est faite dans l’ombre de la mouvance punk, une mouvance avec une philosophie dévastatrice, suicidaire, génocidaire et tournée vers soi-même. Jamais n’y a-t-il eu mouvance plus noire, plus satanique plus iconoclaste que la mouvance gothique. Le groupe Joy Division, avec Ian Curtis, furent des précurseurs de cette nouvelle mouvance suicidaire et d’auto-flagellations. Ils inspirèrent des centaines de groupes alternatifs et gothiques-noirs dans la dépression et l’auto-mutilation. Le punk s’en prenait violemment aux autres, mais le gothisme s’en prend à soi-même, se dévalorise comme individu et voit la mort comme une délivrance d’une vie sans intérêt.

 

La mouvance punk se faisait dans une certaine joie, avec des couleurs sans équivoque. Mais la mouvance gothique se fait dans le noir, la désolation, la perte d’espoir, l’acceptation du chaos et le vide de sens de cette vie. En vérité, la mouvance gothique est en recherche de Jésus. Et celui ou celle qui méprise un seul de ses adeptes devrait rougir de honte! La mouvance gothique, contrairement au punk, a abdiqué. Le gothique sait qu’il n’y a plus d’espoir dans l’humanité. Il est résigné, sans espoir, prêt à mourir et voit la vie comme étant sans aucun intérêt, si ce n’est que de profiter du peu de temps qui lui est accordé pour jouir de cette vie sans soucie. Pendant le temps qui lui reste, il cherche à profiter du peu de temps qui lui est accordé, car la mouvance gothique se résume à prendre le temps comme il vient, sans en chercher la signification. C’est un peu comme si le temps s’arrêtait et n’avait aucune signification.

 

Voilà comment je me sentais. La vie n’avait aucune signification et je n’en avait cure. C’était « un jour à la fois », et après, on verra. De toute façon, qui nous dit que nous serons encore là demain… Pour ma part, être gothique, c’est oublier le temps, où nous en sommes, c’est intemporel, sans signification, le désespoir. Il n’y a plus de solution, ce n’est que le constat d’une désolation que l’on refuse de nommer…

 

 

 

Suite au prochain article…

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Une réflexion sur “Témoignage: de la mouvance gothique à la foi en Christ (2ième partie)

  1. (Je me souviens bien de ton témoignage que tu avais donné en partie dans le forum que nous suivions ensemble. Tu es un témoin des transformations totales que Dieu peut faire dans nos vies! Gloire à Dieu. Il change TOUT. En premier nos émotions, notre conscience, notre sensibilité, culpabilité,TOUT)

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