Aux faux prophètes et à leurs troupeaux de naïfs. Allez-vous enfin comprendre???

Donald Trump a été confirmé officiellement par le collège électoral américain en ce 19 décembre 2016, n’en déplaise à tous les TB Joshua de ce monde qui, avec toute l’acuité spirituelle du prophète, voyaient dans leurs boules de cristal, Clinton comme présidente. C’est vrai qu’entre deux candidats, le risque de se voir ridiculisé dans une fausse prophétie était plutôt mince, d’autant plus que l’on accordait que très peu de chances, si ce n’est que théorique, de voir Trump être élu président.  Les maisons de sondages, les journalistes et même, des membres en règles du parti républicain, donnaient Clinton gagnante, alors que Trump, selon tous ces sbires de tout acabit, s’enlisait dans ses délires grotesques.

 

C’était donc facile pour les prophètes, comme pour les tireuses de cartes envers les naïfs qui les consultent, de considérer Clinton comme présidente et de faire passer cela comme une de leurs nombreuses prophéties. L’autre jour, je jouait à « rouge ou noir » avec mon fils. Vous savez, ce jeu où vous prenez un paquet de cartes, et que vous devez deviner la couleur de la prochaine carte? Et oui, il n’y a que deux couleurs. Je n’ai qu’à choisir au hasard, et anticiper logiquement la couleur de la prochaine carte. Avoir 37 bonnes réponses sur 52, c’est pas si mal. Ça me donne un taux de réussite « prophétique » de 71,15%. J’aurais pu faire la même chose avec Trump et Clinton. J’aurais pu tirer à « pile ou face », puisqu’il n’y a que deux réelles possibilités.

 

Une fois que le président élu fut connu, les prophètes auto-proclamés se sont soit tus, soit mis en crise d’apoplexie aiguë. Désorganisés, certains prophètes se sont mis à râler envers Dieu. Et les naïfs, et ils sont nombreux, vomissent tout leur fiel amer envers ceux et celles qui dénoncent la supercherie de leurs gourous (eux aussi sont nombreux), afin de prendre leur défense, admettre à peine du bout des lèvres que le « pauvre », il s’est trompé, qu’il n’est qu’humain, qu’un homme peut se tromper, et j’en passe des faux-fuyants de ces naïfs volontaires qui ne veulent pas admettre qu’ils ont défendu l’indéfendable.

 

Nos faux prophètes ont amèrement pleuré leur défaite, mais leurs chiens de garde, et j’ai nommé, leurs adeptes, leur ont montré des articles de la constitution américaine. Il est arrivé à 157 reprises dans toute l’histoire des États-Unis, qu’un membre du collège électoral ait retourner sa veste et voté pour un autre candidat. Mais cela ne se produit qu’une fois dans une élection, et non 42 fois, comme le voudrait la tendance à renverser spectaculairement Trump à la faveur de Clinton. Qui plus est: dans 73 cas, c’est que le président élu est mort avant d’entrer en fonction. Dans d’autres cas, un membre du collège a voté pour un autre des deux principaux candidats ou s’est abstenu de voter.

 

Conclusion

Quand tu es un faux prophète, tu ne veux jamais admettre ton erreur. Un vrai prophète? Il ne fait pas d’erreur, alors, il n’a rien à admettre. Et vous, troupeau de naïfs, à quand l’achat d’un cerveau? Allez-vous enfin comprendre? Ou encore, il va falloir vous lobotomiser?

 

 

Patrick Galarneau

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Noël, je ne te déteste pas tant que ça!

Dans le dernier article, j’ai fais exprès pour rendre négatif cette fête qui, disons-le, est plutôt une occasion pour se réunir en famille que de célébrer un vieux bonhomme vêtu de rouge à longue barbe. Bien entendu, ça demeure quand même un mensonge, car si nous argumentons, avec une certaine justesse, que l’imaginaire de nos tout petits fait partie intégrante de leur développement humain, il n’en demeure pas moins un mensonge collectif dont ont en fait la promotion et pire, une coutume, un rite et un héritage culturel. Je trouve qu’on exagère beaucoup à vouloir en faire une icône culturelle et identitaire.

 

Néanmoins, il est encore préférable de colporter la fête de Noël que la mauvaise humeur des religieux qui n’ont qu’une seule idée en tête: faire les rabats-joie et s’assurer qu’il n’y ait pas quelqu’un quelque part qui soit heureux. Surtout pas. Alors, pourquoi le premier article est-il si négatif? La réponse est pourtant simple: d’abord, parce qu’il y a du vrai dans cet article. Les multinationales profitent de ce temps particulier, comme de bons opportunistes, pour nous vendre leurs cochonneries qui finiront dans les poubelles un jour ou l’autre. On cherche à nous créer de faux besoins mais bon… certains diront que c’est ainsi à longueur d’année, mais disons que Noël, c’est la fête des vautours qui n’attendent que le lendemain de l’Halloween, autre fête pour les opportunistes, pour nous bombarder de leurs futilités matérielles.

 

Je n’étirerai pas inutilement cet article. Je tiens simplement à souligner que l’on peut aisément se servir de cette fête pour prendre une pause. Après tout, c’est deux semaines de congés pour beaucoup d’entre nous et ça nous fera le plus grand bien. Aussi, c’est un temps pour retrouver momentanément nos familles, faire une rétrospective sur notre année, puis, fort possiblement une introspection, sans pour autant en faire une maladie ou une dépression. Mais c’est un temps pour décompresser, faire le vide dans nos têtes, le plein d’énergie, et pourquoi pas, un repas en tête-à-tête avec notre tendre moitié, sans les enfants, qui auront eu déjà leur part de bonheur avec les cadeaux, le trop plein de nourriture, le coucher tard et ainsi de suite.

 

Conclusion

Alors, mes chers amis religieux, ne vous en déplaise, je reçois chez moi le 24 et le 25 décembre et devinez quoi? Et oui, nous fêterons Noël. Mais je vous promet de ne pas me déguiser en gros bonhomme rouge. En vérité, on se servira de Noël comme prétexte pour se voir. On va instrumentaliser cette fête « diabolique », « païenne » et « mécréante » pour… heu… chers religieux, ne lisez pas la suite, ce n’est pas pour vous. Pour les non-religieux, ceux et celles qui vivent leur foi librement, chut, ne le dites pas trop fort, mais je sens déjà les odeurs de l’alcool. Pire: ce seront presque tous des croyants qui y seront! Ah… péché, quand tu nous tiens…

 

Allez, bon temps des fêtes, Joyeux Noël, Bonne Année, Hasta la vista et surtout, faites tout en bonne conscience et en modération 😉

 

 

Patrick Galarneau