Je me moque de la religion sous toutes ses formes (2ième partie)

La violence de la religion, celle qui rend aveugle à toute humanité

  • Galates 1:13 Vous avez entendu parler de la façon dont je me comportais quand j’étais encore attaché à la religion juive. Vous savez avec quelle violence je persécutais l’Église de Dieu et m’efforçais de la détruire.
    Galates 1:14 Je surpassais bien des frères juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais beaucoup plus zélé qu’eux pour les traditions de nos ancêtres.

Dans ce passage, l’apôtre Paul évoque la violence physique envers les croyants nés de nouveau à laquelle il s’adonnait, croyant rendre un culte noble à Dieu (Jn.16.2) et ce, avant sa rencontre avec Christ, sur le chemin de Damas (Ac.9). Avant d’être l’apôtre Paul, ce dernier s’appelait Saul, de Tarse, un jeune chef religieux du parti des juifs judaïsants. Il fit tuer des chrétiens, en fit mettre en prison ou intenter de faux procès contre eux.

La pratique de la religion juive devait impérativement mettre à mort tous les déserteurs, les traîtres au Dieu d’Abraham. L’apôtre Paul, tout comme ses congénères juifs, croyaient être fidèles à Dieu en mettant à mort les chrétiens qui crurent en Jésus-Christ. Ce nationalisme juif identitairement religieux et ses traditions religieuses aveuglèrent ses membres adhérents à toutes formes d’humanité, n’ayant visiblement pas compris le rôle de la loi mosaïque dans son essence et son besoin cruel de croire en la promesse du Messie. Cette génération de juifs ont vu de leurs yeux les miracles et les accomplissements des prophéties de Jésus, conformément à ce qui était écrit.

 

Que dire maintenant de tous les crimes commis par l’Église catholique et ceux des musulmans depuis son origine?

 

La crainte de Dieu

  • Job 14.4 Tu vas même jusqu’à ruiner la religion, à détruire toutes les bases de la foi !

Dans ce court verset, il s’agit d’un reproche adressé à Job par son ami Éliphaz, alors que Job est assailli par de rudes épreuves. Éliphaz va jusqu’à dire que Job détruit la religion. Autrement dit, que Job se fout de la crainte et du respect que l’on devrait accorder à Dieu. Maintenant, laissez-moi vous partager un commentaire de Matthew Henri:

#1-16 Éliphaz, au lieu d’être attendri par les plaintes de Job, entame une deuxième attaque contre ce dernier. Il reproche injustement à Job de ne pas faire cas de la crainte de Dieu ni du respect qui Lui est dû, il trouve que ses prières manquent de ferveur. Observez comment la religion peut ainsi se résumer: Dans la crainte de Dieu et dans la prière; le premier principe est des plus nécessaires pour l’individu, le deuxième constitue également une pratique primordiale. Éliphaz accuse Job d’être vaniteux. Il le charge avec le même mépris que ses amis ont exprimé, mais essaye de le réconforter avec les mêmes arguments employés par ces derniers. Nous pensons fréquemment que nos propos sont importants, quand d’autres, avec juste raison, pensent qu’ils sont de piètre intérêt. Éliphaz reproche à Job de s’opposer à Dieu. Éliphaz n’aurait pas dû utiliser un langage aussi dur pour parler de la piété et de la tentation. Il est évident que tous ces personnages étaient profondément convaincus de la doctrine du péché originel, et de toute la dépravation de la nature humaine. Comment ne pas admirer la patience de Dieu pour nous supporter? Et encore plus, Son amour, par le rachat de Jésus Christ, Son Fils bien-aimé?

 

La religion nous enlève une partie de notre compassion pour autrui, afin de rediriger l’attention de la pauvre victime vers des règles religieuses à observer. Jésus disait justement que les méchants ont de l’amour pour ceux qui les aiment, mais qu’ils haïssent ceux qui les haïssent. La crainte de Dieu est souvent mal comprise. On croit qu’il faut avoir peur de Dieu, et que le respect qui lui est dû doit alors soustraire toute forme de sentiments déplaisants, que ce soit la peine, la colère, la tristesse, la dépression… Et inévitablement, pour le religieux, bénédiction = prospérité, alors que l’épreuve = punition. Or, le livre de Job nous expose admirablement bien tout le contraire. Les Psaumes nous affirment aussi le contraire, alors que le méchant semble réussir dans tout ce qu’il fait, et l’honnête homme doit travailler dur pour parvenir à s’en sortir.

 

La religion: une tradition de pères en fils

  • Jérémie 9:14 (9–13) Ils ont suivi leur intention de s’adonner à la religion des Baals, à laquelle leurs parents les avaient habitués.

Pour beaucoup, on suit la religion de ses parents, son clan familial, de sa nation, car c’est une question de guerre des clans. Les pays africains et moyen-orientaux sont très forts sur le nationalisme et pour eux, c’est une question de survie de clan. Ils croiront aux pires sottises de l’histoire humaine si cela fait parti intégrante de leur folklore. Ils le perpétueront, l’enseigneront à leurs propres enfants et répéteront les mêmes stupidités qu’ils se sont fait enseigner et tout cela, pour préserver leur culture, leur folklore et leurs traditions. Mais en Christ, il n’y a plus de tradition, ni de race, ni de folklore qui tienne. En Christ, nous n’avons plus ces petites guéguerres ethnico-religieuses ou de guerres des sexes.

 

La religion pour les nuls et des stupides

  • Jérémie 10:8 Du premier au dernier ils sont complètement stupides : la religion des idoles est une école de nullité.

Il faut être stupide rare pour adorer des idoles faits de bois, d’or ou même, de chair humaine. Combien aujourd’hui offrent leur dévotion à des personnalités connues, qu’elles soient issues du monde artistique, politique, sportive et même, évangélique? En effet, dans le dernier cas de figure, on aime se déplacer pour des personnages plus grands que nature. En fait, c’est le cas pour toutes les catégories, mais dans la religion, chrétienne ou autre, on aime écouter ceux et celles qui ont une notoriété, alors que nous sommes indifférents devant les chrétiens qui ne jouissent pas de cette notoriété. Notre christianisme en est un d’hypocrites et d’idolâtres. Le plus ridicule, c’est de voir les dizaines de milliers d’abrutis se masser devant la place Saint-Pierre pour entendre un vieux religieux prononcer ses voeux de Noël et répéter des passages bibliques, comme si le commun des mortels ne pouvait le faire. C’est l’idolâtrie qui conduit ces individus à aller se masser par milliers et pourtant, le Pape n’a aucune profondeur, ni les imams, ni les rabbins, ni la plupart des pasteurs évangéliques ou les grands télévangélistes américains. Nous sommes dans des religions d’idolâtres et non d’adorateurs en esprit et en vérité. On se moque du discours véridique d’un jeune homme inconnu, on préfère le discours faux d’une personnalité publique et admirée par une société dominée par le Diable et ses multiples péchés.

 

La religion des langues sales

  • Jacques 1:26 Si quelqu’un croit être religieux et ne sait pas maîtriser sa langue, il se trompe lui–même : sa religion ne vaut rien.

Combien de religieux nous envoie leurs nombreux « que Dieu te bénisse », après avoir déféqué leurs insultes de merde sur tout ce qui ne pense pas comme eux? Ne sont-ils pas directement visés par ces paroles de Jacques? Ces obscurantistes religieux tentent de se donner bonne conscience en terminant leurs vomissure de fiel amer avec des paroles de bénédictions, comme si cette dernière phrase pouvait justifier toutes leurs paroles de vipères.

 

La religion n’a aucune utilité

  • Colossiens 2:23 Certes, ces règles ont une apparence de sagesse, car elles parlent de religion personnelle, d’humilité et d’obligation de traiter durement son corps ; mais elles n’ont aucune valeur pour maîtriser les désirs de notre propre nature.

Les obscurantistes religieux s’imposent toutes sortes d’abstinences et de règles sévères qui sont, en fait, en totale périphérie du salut en Christ. Ils sont davantage préoccupés par les apparences extérieures que par les problèmes de fonds, ceux de la nature pécheresse de l’homme, insoluble pour l’être humain. Afin de pallier à ce salut qu’ils n’ont pas, ils se donnent des règles religieuses pour légiférer leur conduite et celle des autres. Ces religieux sont souvent vantés et mis en avant-scène pour leur dévotion religieuse, pour leur discipline sévère et passent pour des gens ayant une qualité spirituelle élitiste rare et au-dessus de tous. Ces religieux ont une apparence d’humilité, à cause de leurs prétendus exploits d’abstinences de toutes sortes, ainsi que des nombreuses règles qu’ils se sont donnés à observer de manière exemplaire, mais tout ceci ne contribue en rien à leur salut, salut qu’ils n’ont jamais eu d’ailleurs. Ils ne font que se satisfaire eux-mêmes. Ce sont des hypocrites qui jouent la carte de l’humilité, mais en réalité, ce sont les pires orgueilleux qui soit.

 

La vraie religion n’est pas une religion

  • Jacques 1:27 Voici ce que Dieu, le Père, considère comme la religion pure et authentique : prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et se garder de toute tache due à l’influence de ce monde.

Ces chrétiens nés de nouveau le sont pour vrai, ce qui les pousse inévitablement à être remplis de compassion, d’amour et de bienveillance pour les autres. Toute leur démarche est centrée sur les autres et non sur eux-mêmes, dont ils ne font plus aucun cas. En fait, il ne s’agit pas de religion ici, mais bien de l’aspect relationnel, pour lequel nous avons été créé par Dieu et pour Dieu. Nous sommes des êtres de relations et non de règles religieuses. Celui qui ressemble à Christ se sacrifie pour les autres. Il ne fait plus de cas de sa propre vie, il considère celle des autres en tout premier lieu. Il ne fait pas de mal, au contraire, il cherche à faire du bien à tous, non par obligation, mais parce que son cœur est transformé à celui de l’image de Christ. Il s’agit d’une motivation extrinsèque, et qui devient intrinsèque, par sa ressemblance à Christ.

Le mot « religion » est ici employé comme analogie, afin d’illustrer un propos, soit, celui de faire la démonstration que la religion n’est qu’apparence, alors que la foi véritable se manifeste par des geste motivés par l’amour, la compassion et la bienveillance et ce,  de manière totalement désintéressée. Ce croyant né de nouveau ne se laisse pas soumettre par les influences de ce monde. Il ne cherche donc aucunement la reconnaissance, les « amens », les applaudissements, refuse d’être mis sur un piédestal ou de se vanter de ses grandes oeuvres. Il reconnaît que sa dépendance est envers Christ et non envers les applaudissements. Les religieux, eux, au contraire, cherchent la reconnaissance de leur prétendue grande humilité et leurs grandes oeuvres. Ils aiment être vus et s’asseoir dans les premières places.

 

 

Suite au prochain article.

 

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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3 réflexions sur “Je me moque de la religion sous toutes ses formes (2ième partie)

  1. La religion va même jusqu’à trafiquer la traduction des textes.

    Avec le temps, certains mots du NT ont ainsi changé de sens, car plutôt que de les traduire, nous en avons conservé la forme originelle, et avons ainsi perdu de vue ce qu’ils signifiaient initialement.

    Ainsi, « évangile » désigne la bonne nouvelle du salut, c’est pourquoi une bonne traduction devrait dire « bonne nouvelle » plutôt qu’utiliser le terme « évangile » (la NBS p.ex. ne contient pas le mot « évangile »).

    Autre exemple: nous avons fait du terme « apôtre » un titre. Or, ce mot signifie « envoyé »: il s’agit par conséquent d’une fonction. Tout envoyé devrait donc être appelé « apôtre ». Mais du fait que nous avons fait de ce mot « apôtre » un titre, nous avons dû inventer un autre terme: les envoyés sont aujourd’hui appelés « missionnaires ». Or en Christ tous sont égaux: il n’y en a pas qui sont au-dessus des autres, qu’il s’agisse de ceux que nous appelons « apôtres » ou tout autre titre (voir plus bas). Au contraire, comme l’enseigne Jésus, « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur (Mat 23:11) ».

    Un exemple parlant: diakonos. Selon qui est concerné, les traductions rendent ce mot par diacre, servant, serviteur, collaborateur, assistant, ministre… Comme pour le mot « apôtre », l’organisation pyramidale héritée du catholicisme (et qui prouve que la Réforme n’est pas terminée…) oblige le traducteur à moduler sa traduction en fonction, non pas du message originel, mais des structures érigées par le vieil homme religieux qui se tapit dans chaque être humain. Ainsi, celui qui sert à table sera « diacre », et l’ancien qui a une fonction de service sera appelé « ministre »… alors que le mot originel est le même, et signifie « serviteur ».

    Dans la même lignée, Paul se désigne souvent comme « serviteur de Dieu », « serviteur de Jésus-Christ ». Dans ces cas, le mot originel est doulos: l’esclave. Ainsi, les traductions traditionnelles ont fait de ceux qui se nomment eux-mêmes « esclaves », des serviteurs, et de ceux que nous devrions nommer « serviteurs », des ministres… Ah, vieil homme, quand tu nous tiens…!

    Lorsque les disciples disent « maître » à Jésus, le mot originel, didaskalos devrait être traduit « enseignant », le disciple étant un apprenant. Mais le même terme « didaskalos » attribué à un titre (et non pas à un rôle ou à une fonction, comme cela devrait être le cas) dans l’Eglise, devient « docteur » (en Eph 4:11 p.ex.). Dans les 2 cas, on perd de vue la notion d’enseignement.

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  2. Un test de l’esprit religieux: pour vous, la Bible est-elle une référence, ou admettez-vous des exceptions ?

    Si elle est une référence, êtes-vous sûr que les différentes composantes de votre foi sont cohérentes avec l’enseignement de la Bible ?

    Et si vous admettez des exceptions, le dites-vous, ou persistez-vous à prétendre ne suivre que l’enseignement de la Bible ?

    En d’autres termes, êtes-vous cohérent, ou co-errant ?

    (Je m’adresse à tous, pas uniquement à l’auteur de ce site)

    Prenons 3 exemples:

    1. La Bible enseigne le baptême pour celui qui est entré dans la foi au sauveur Jésus. Littéralement, baptême signifie immersion: la Bible enseigne l’immersion. Avez-vous été immergé dans l’eau ? Votre assemblée enseigne-t-elle l’immersion ?

    Acceptez-vous le baptême des enfants qui n’ont pas l’âge de raison, contrairement à l’enseignement de la Bible ?

    Si vous pratiquez autrement que ce qu’enseigne la Bible à ce sujet, admettez-vous que votre pratique n’est pas biblique ? Etes-vous cohérent, ou co-errant ?

    2. Dans le Nouveau Testament, l’organisation de l’Eglise n’est pas pyramidale (le concept actuel de « pasteur » est complètement à côté de la plaque par rapport à ce qu’en dit la Bible – pour en savoir plus: http://bibletude.blogspot.com/2016/12/le-pasteur-ou-les-anciens.html ). Adhérez-vous à ce que dit la Bible à ce sujet ?

    Ou, sachant que quasiment toutes les assemblées sont organisées pyramidalement, admettez-vous ce fait ? Si oui, admettez-vous que votre assemblée soit organisée différemment que ce que préconise la Bible ? Si oui, le dites-vous, ou le cachez-vous ? Etes-vous cohérent, ou co-errant ?

    3. Dans certains milieux, la grande mode consiste à apprendre l’hébreu pour mieux comprendre l’Ancien testament. Or, le Nouveau Testament, lorsqu’il cite l’Ancien, utilise la version grecque (Septante) et non hébraïque (massorétique) de l’AT.

    Sachant que les massorètes étaient les successeurs des pharisiens, persécuteurs de Jésus, et qu’ils ont transformé le texte originel pour contrer l’avancée du christianisme, admettez-vous malgré tout qu’il faille lire l’AT dans l’hébreu massorétique au lieu du texte choisi par le St-Esprit pour citer l’AT dans le NT ? Si oui, le dites-vous, en connaissance de cause ? Etes-vous cohérent, ou co-errant ?

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