Le juste vivra par sa foi… et non par la religion!

INTRODUCTION

Habakuk 2.4, le prophète est rempli d’espérance en Dieu. Le prophète et le simple croyant de l’ancienne alliance n’obéissaient pas aux règles parce qu’elle furent données par Dieu, mais bien pour son sujet d’espérance, c’est-à-dire, celle d’un sauveur encore à venir, selon les promesses faites au sujet du LIBÉRATEUR. Car oui, la foi libère, alors que la religion, elle, rend esclave. Ce n’est pas parce que les juifs obéissaient aux lois qu’ils étaient nécessairement approuvés de Dieu. C’est la foi qui donne vie. C’est la foi qui devient le motivateur, le moteur de la vie du croyant. Pour le croyant de l’ancienne alliance, les lois mosaïques n’étaient rien d’autre qu’une pâle imitation de ce qui était leur sujet d’espérance, alors que pour les religieux, c’était un moyen palliatif par lequel ils espéraient se distinguer de la masse et être considérés.

 

RELIGION = RÈGLES

La religion n’a pas pour but de réformer le coeur de l’homme, malgré ses prétentions, mais de faire de l’homme un esclave de ses propres règles, ne sachant pas faire autrement pour limiter les mauvaises actions des uns et des autres. La religion, c’est le contraire de la foi: atteindre Dieu par ses oeuvres, alors que la foi c’est: Dieu qui envoit son fils mourir à la croix et nous fait grâce et en plus, nous donne lui-même le moyen: la FOI. La religion est en périphérie du vrai problème de l’homme. La religion est un moyen palliatif qui sert à camoufler, réprimer et discipliner sa véritable nature pécheresse. La religion n’arrive pas à transformer la source intérieure du problème de l’homme et sa nature pécheresse et dans un tel cas, elle se préoccupe des aspects extérieurs à celle-ci. La religion fait la démonstration d’une fausse piété qui s’observe dans des oeuvres extérieures à la nature de l’individu qui pratique la religion. Jésus disait justement qu’il n’est pas suffisant d’observer la loi sur l’adultère. Il est impératif que les pensées soient en accord avec les gestes ou l’abstinence de gestes. Autrement dit, le fait de ne pas être condamné d’adultère par la loi ne signifie pas que vous n’êtes pas condamné par Dieu pour adultère. Jésus affirmait que c’est le coeur qui détermine s’il y a adultère ou non, le geste n’étant que le symptôme de nos pensées. Or, sans loi, sans morale, sans éthique pour régir et légiférer le bon vivre ensemble, ce serait l’anarchie et tous ne se gêneraient pas pour étaler son adultère, d’abord par convoitise du coeur, et ensuite, par le symptôme manifeste dans son geste, si cela est réciproque de la part de la personne convoitée.

 

RELIGION = RESTRICTIONS

Comme nous l’avons observé dans les deux derniers articles sur le sujet (je me moque de la religion sous toutes ses formes, partie 1 et 2), la religion est élitiste, ultranationaliste, puis à l’intérieur de ce même microcosme social nationaliste, nous observons un ordre hiérarchique distinctif, de rang et de classes sociales. La religion empêche les relations entre individus, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur même du microcosme dont le dénominateur commun est l’observance de la religion. Ce qui engage une relation, c’est l’observance d’une religion. Les Témoins de Jéhovah, par exemple, ne peuvent être en relation intime avec un non-Témoin de Jéhovah. Et qui dit intime dit amitié ou amoureux et non simple connaissance ou une personne que l’on côtoie sporadiquement ou occasionnellement. Dans l’Islam, il y a le même principe: un chiite d’Iran ne peut côtoyer un sunnite d’Arabie. Ça ne se fait pas, pour toutes sortes de raisons historiques et idéologiques que je ne mentionnerai pas ici, pour ne pas alourdir le texte. Un musulman ne peut côtoyer intimement un non-musulman, et encore moins un juif ou un chrétien. Je ne parle pas du musulman de nom, mais de celui qui observe sa religion. Les chrétiens religieux ne côtoieront pas non plus des non-chrétiens, sensiblement pour les mêmes raisons, car selon une interprétation biaisée du passage de 2Co.6 de l’apôtre Paul, qu’est-ce que les croyants et les non-croyants peuvent avoir comme affinités? On ne peut entrer en amitié avec des non-croyants, si on en croit ces religieux, qui sont bien plus amoureux des règles religieuses que de Christ.

 

Il fut impensable aussi d’observer un mariage entre une catholique et un protestant. Il est impensable d’être juif et d’avoir une profonde amitié avec un palestinien, sauf si les deux sortent ou sont expulsés de leur microcosme social respectif. La religion restreint les relations, alors qu’en Christ, la foi favorise les relations. C’est bien pour cela que Christ est mort, n’est-ce pas? Il est venu réparer ce qui fut brisé: la relation avec Dieu. La religion, au contraire, divise, sépare, distingue, empêche, réprime, isole. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, ce ne fut pas pour que le peuple hébreu observe une religion, mais bien pour légiférer les relations entre eux et ce, connaissant bien les faiblesses du coeur de chaque homme et femme. La loi fut donnée pour démontrer le coeur mauvais des hommes et des femmes. La loi n’a aucun effet salvateur, car elle accuse, elle juge et elle condamne, exactement comme le fait la religion. C’est ce qui explique d’ailleurs que la religion est un ensemble de règles qui codifie le comportement d’un groupe social, de gré ou de force, mais qui n’a aucun effet réformateur sur la source de la nature de l’homme. C’est aussi ce qui explique les aspects jugeurs, accusateurs et condamnateurs de la religion. La religion se tient en périphérie du véritable problème de la nature de l’homme, car elle est impuissante à opérer un changement dans le coeur de l’homme. La religion devient alors le moyen de réprimer et de camoufler cette nature déchue et avec laquelle il n’y a aucune solution permanente.

 

CONCLUSION DE CETTE PREMIÈRE PARTIE

La religion est un ensemble de règles qui codifient et légifèrent un groupe social et a comme prétention de distinguer ce groupe de manière élitiste de l’ensemble des humains. La religion n’a pas le pouvoir de la foi, puisque celle-ci se tient en périphérie de la source du problème de l’homme, alors que le salut en Jésus-Christ réforme l’être intérieur, ce qui, inévitablement, déborde de l’individu pour se manifester à l’extérieur, comme une source d’eau vive qui se jette dans le fleuve. La religion cache la vraie nature de l’homme en lui donnant l’apparence de piété, mais qui, en fait, en renie la puissance de la vraie piété. La religion se manifeste de manière extérieure et en jetant de la poudre aux yeux, alors que le salut en Christ réforme la nature de l’homme pour lui donner un coeur nouveau, à sa ressemblance.

 

Vivre par la foi ou vivre par la religion, on ne peut faire les deux. C’est, ou bien la foi, ou bien la religion. On ne peut servir deux maîtres à la fois.

 

 

Patrick Galarneau

 

 

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