Chuis pasteur. Alors, farme ta yeule, pis dit  »amen »

Introduction

À mes chers amis français, je vais vous traduire: Je suis pasteur. Alors, ferme ta gueule et dis  »amen ». Pourquoi ce langage? Pourquoi avec cette particularité typiquement québécoise, alors qu’en général, je m’adresse à toute la francophonie? Et bien voici la réponse du québécois: parce que. Le « parce que » est très populaire icitte (ici) au Québec, aussi populaire que la poutine, Maurice Richard ou Guy Lafleur. Mais le « parce que » ajoutera une suite à son argumentation profonde de sens, par une justification qui l’est moins. Ajoutons aussi que cet article ne vise pas tous les pasteurs, mais une majorité.

 

Une épiderme absente

Les pasteurs québécois ont l’épiderme sensible et sont incapables d’endurer la moindre critique. Ces pasteurs sont comme des humains à qui Dieu a oublié de les protéger des conditions extérieures diverses de la météo, en omettant de leur donner une peau, une épiderme. À la moindre brise légère, ou à une simple goutte de pluie, ils crient de douleur et font le « bacon » devant la moindre critique qui entrerait, un « tant soi peu », en contradiction avec leurs idées saugrenues. Ils sont nombreux à refuser d’entendre leurs ouailles, autre que de répéter les mêmes sempiternelles ritournelles du patois de Canaan évangélique. Alors que j’étais dans le ministère pastoral au sein de la très « sainte » association évangélique (AEBEQ), on m’a inculqué ceci, mot pour mot, par deux pasteurs importants au Québec:

  • « On doit toujours avoir les réponses pour se placer au-dessus des gens de l’assemblée. Car avec internet, les gens ont accès à tout » (propos tenus par un pionnier du mouvement au Québec lors d’une réunion pastorale).
  • « On se fout de ce que les gens pensent, on ne veut pas savoir ce qu’ils pensent. Tu es payé pour enseigner et non les laisser parler » (propos tenu par un pasteur de l’assemblée dans laquelle j’exerçais et à laquelle j’enseignais de manière à dynamiser l’enseignement par interaction avec l’assemblée).

 

Solution

  • « Alors, on fait quoi monsieur le pasteur »? dira un membre d’une assemblée choisis au hasard dans notre belle province.
  • Ben, chuis pasteur alors, farme ta yeule pis dis amen », répondra un sympathique et affable pasteur, tout aussi choisis au hasard à travers le Québec.

 

Penses comme moi icitte, ou penses comme tu veux ailleurs

Les pasteurs du Québec n’en ont rien à cirer de leurs assemblées. Ce qui compte, c’est le cash$$$ qui entre dans leurs institutions religieuses, comme un « cover charge » d’un club, d’un bar, d’une boîte de nuit, à la différence près où, vous payez avant de sortir au lieu de payer pour entrer. Mais le pire, c’est pour y demeurer assis et assister à une sorte de spectacle de mauvais goût, alors que, au moins, dans un club, vous avez le loisir d’être debout, bouger, danser et interagir avec tout le monde, ce qui n’est guère le cas dans une communauté dite « chrétienne », reclus et repliée sur elle-même, tant sur le plan physique que psychologique.

 

En effet, les pasteurs des assemblées au Québec c’est: « tu penses comme moi ou tu penses comme tu veux en dégageant de MON assemblée ». Bien entendu, ils ont raison: c’est bien leurs assemblées et non celles du Seigneur. Ce sont des potentats du savoir universel, des parvenus qui n’endurent aucune contradiction, car leurs institutions religieuses et leurs écoles, dites à tort, « bibliques », leur ont appris qu’ils devaient être les seuls perroquets de leurs assemblées, donc, avec le puissant pouvoir de parole que leur procure leur titre pompeux. Alors, si t’es pas content, va jouer ailleurs! De plus, le « gentil » pasteur, une fois que tu as quitté, car disons-le, c’est son église à lui et donc, ce n’est pas lui qui va quitter si vous avez un différend avec lui, va user de toute son acuité religieuse, avec son patois de Canaan, afin de faire taire les « qu’en dira-t-on », ainsi que les rumeurs, affirmera, avec toute son hypocrisie que, « il n’était pas des nôtres », en référence à l’apôtre Jean pour disqualifier un faux croyant, ou encore: « il s’est perdu, alors, prions pour notre cher frère, car il s’est éloigné », comme si la responsabilité était unilatéralement de la faute de celui qui n’est plus là pour offrir une défense devant l’assemblée. Évidemment, l’assemblée est tenue de croire à SON pasteur, SON berger, car tout ce qui sort de sa bouche est paroles d’évangiles.

 

Le pasteur québécois voit des insultes à son endroit si vous n’êtes pas d’accord avec lui. Il fera état de son autorité pastorale, octroyé par ceux à qui ce fourbe à léché les bottes pour parvenir à ses ambitions pastorales. Lorsque vous n’êtes pas d’accord avec le pasteur atteint « d’épidermélite », ou: « maladie de l’épiderme sensible », il ne se remet jamais en question. C’est vous qui êtes toujours dans le tort, jamais lui. Ce pasteur a été enseigné ainsi. Il n’a jamais tort, donc, a toujours raison, et vous avez toujours tort si vous voyez les choses autrement. Ne le dérangez pas avec vos idées, à moins que ce soit pour l’encenser, le vanter ou le placer sur un piédestal. Mais à la moindre contrariété, il vous dira: « chuis pasteur. Alors, farme ta yeule pis dis amen… ou dégages de MON assemblée ».

 

Un droit impuni

Le pasteur québécois a toute la latitude d’exercer sa fausse autorité sur ses ouailles, voir même, les abuser spirituellement en les manipulant par une interprétation faussée de passages bibliques qui les avantage et garde dans la peur les plus vulnérables. Les caractères forts ne sont pas admis, sauf si c’est pour devenir le chien de garde du pasteur. Il y a eu tellement de cas d’abus spirituels de la part de pasteurs québécois, que l’on ne pourrait rédiger un seul livre pour contenir tous leurs abus. À L’AEBEQ, on a même camouflé des crimes de la part d’un pasteur, et comme l’Église catholique, on l’a relocalisé ailleurs, sous la protection de gens clés et importants de cette association maudite. La secte se reconnaît d’ailleurs par cette attitude condescendante et autosuffisante de la part de ses sbires religieux de notre beau christianisme évangélique québécois. Ils se croient permis de bien des choses que, si ce n’était pas dans le cadre spécifique d’une religion, nous serions traînés devant les tribunaux pour moins que ce qui est perpétré dans leur institutions religieuses. Cela s’applique aux Témoins de Jéhovah, aux Mormons, à beaucoup d’évangéliques et autres religions dites « chrétiennes ». La manipulation et les abus spirituels sont permis, tolérés, voir même, encouragés dans ces religions.

 

Conclusion

Certains y percevront de l’amertume, de la colère et de l’irritation. Tous ces faux arguments de ces poltrons ont comme vocation de taire le débat et d’exercer une Omerta sur ce qui se passe réellement dans ces assemblées maudites. Pourtant, il y a des milliers de témoignages en ce sens. On cherchera à détruire la crédibilité de l’auteur de ces lignes, mais c’est de bonne guerre: après tout, quand on expose la supercherie de ces loups ravisseurs, il faut s’attendre à de l’opposition. Mais ces loups ravisseurs n’oseront jamais me parler directement, car ce sont des peureux, des manipulateurs et des menteurs. Ce type de personne préfère user d’une condescendance crasse qui jette de la poudre aux yeux, dans le but de camoufler leur véritable sentiment mais surtout, leur véritable nature de loup ravisseur. À leurs adeptes, ils diront: « farme ta yeule et dis amen à tout ce que je dis« , même pour cracher sur celui qui est absent pour exposer sa défense Faut-il y aller doucement avec ces conducteurs aveugles? Pas question! C’est avec sévérité que l’on juge ces faux enseignants.

 

En attendant, si tu fais encore parti d’une de ces assemblées et que tu es conscient de ces problématiques, voici un conseil: « il es pasteur. Alors, farme ta yeule pis dis amen. Sinon, dégages de SON église » 😉

 

 

 

Patrick Galarneau

 

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6 réflexions sur “Chuis pasteur. Alors, farme ta yeule, pis dit  »amen »

  1. Ça fait plus de 30 ans que je n’ai pas mis les pieds dans une ( église ) baptiste et plus les époques changent plus c’est pareil. Quelle tristesse de constater cette ruine. Heureusement nous avons Jésus qui Lui nous aime et nous invite aller vers Lui. Le ( quiconque ) de Jean 3:16 prend tout son sens dans cette confusion que l’Église vit aujourd’hui.

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  2. @Patrick
    On sent la blessure profonde de d’une histoire ou plusieurs histoires vécues. J’ai un parcours similaire. Toutefois, est-il opportun pour le Seigneur de dénoncer cela publiquement au monde entier, et maintenant ? Pour mieux comprendre et être aussi édifié, sur quels appuis de la Parole te fondes-tu pour agir de la sorte (sans jugement aucun). De toi à moi, j’ai aussi cette envie depuis longtemps, membre add en France depuis de nombreuses années (milieux des 80’s), ayant eu maille à partir avec plusieurs pasteurs, qui ont dû partir à la suite d’une action interne (je suis un fils de Koré…). Merci pour ton éclairage. Sois béni et fortifié.

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    • La religion nous a appris et ordonné de nous taire. Elle nous a inculqué la culpabilité comme moyen dissuasif à parler haut et fort. Et lorsque vous dénoncez, les religieux tentent encore de vous faire taire en cherchant à vous disqualifier et vous stigmatiser.

      Je ne parle pas en mon nom personnel, mais pour des milliers de gens abusés. Ephesiens 5.11 ne nous dit pas de nous taire, mais de dénoncer. Si ce que je fais se résume uniquement à dénoncer, ça serait différent cependant.

      La culpabilité nous incite à voir cela comme une faute, une blessure et un chemin de croix, alors qu’en fait, c’est le contraire: les gens blessés ne dénoncent pas, ils s’apitoient et s’isolent, tout en ruminant leur colère.

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  3. Donc tu as reçu un don/ministère de « dénonciateur » ou de porte-parole des faibles et abusés (outre celui d’enseigner) ? C’est bien cela ? Merci pour ta première réponse.
    L’enseignement et le partage sont nécessaires à notre édification commune.
    J’ai tutoyer un peu vite. Tutoyant le Seigneur, je me suis dit qu’il était logique de tutoyer un frère en Christ, 🙂
    Personnellement, je ne rumine pas, je pardonne et suis en paix. Fraternellement

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    • Il n’y a pas ce genre de ministère. La dénonciation n’est pas souhaitable et ne devrait jamais se produire. Ça devrait être exceptionnel. Les apôtres ont été dans l’obligation de le faire. L’apôtre Paul a même dénoncé l’apôtre Pierre publiquement et cela nous est rapporté dans le N-T. Et si cela nous est rapporté, c’est que Dieu voulait que ce soit connu de tous afin de nous donner un avertissement.

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      • Il s’agissait des apôtres… Est-ce que cette référence nous donnerait le droit de dénoncer publiquement (aux yeux du monde – inconverti) les dérives comme nous le faisons, car tu n’es pas le seul à le faire ? Paul ne dit-il pas le contraire selon ce que je comprends de 1 Cor. 6 ?

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