Laissez venir à moi les petits enfants.

Changeons de registre, le temps d’un article. Reprenons ce court passage de Marc.10:

Mc.10.13 ¶ On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient.
14 Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.
15 Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.
16 Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains.

Oui, il s’agit d’un prélude à la nouvelle naissance, une innocence propre et sans tache. Jésus fut indigné que ses propres disciples empêchaient de petits enfants de s’approcher de lui, dans l’espoir d’être guérit. La foi d’un enfant, simple, limpide et sans bagage de connaissances rempli de « ça se peut pas, c’est pas logique » obstruant le Saint-Esprit à vouloir exercer son oeuvre, voilà ce qui plaît à Dieu, à Dieu fait chair.

 

La période de l’enfance est celle du jeu, du ludique, de la joie, des rires et des fous rires, de l’attachement envers ses parents, de l’admiration d’un chat parfois confondu avec un toutou qui est en vie. La Terre est un terrain de jeu, où l’on s’émerveille devant si peu. Les enfants n’ont pas besoin de jouets, leur imaginaire mis ensemble dans un groupe, suffit. Les enfants sont simples, sans filtre, et sont comme ils sont, contrairement aux adultes qui se sont construit un masque, au fil du temps qui passe, à cause des épreuves, des déceptions et de leurs nombreuses désillusions qui se sont accumulées avec le temps. Comme un arbre frêle qui bâtit ses couches d’écorces au fil des années qui passent, il devient difficile d’atteindre le coeur des hommes, dont la carapace refuse d’être percée. Une carapace pour apprendre à se protéger des prédateurs, ces méchants qui rôdent pour dévorer leurs proies par des paroles assassines, par des moqueries, des mensonges et des trahisons. Échaudés, les hommes endurcissent leur coeur, s’enorgueillissent, et l’émerveillement des choses simples a disparu.

 

Malgré que les disciples croyaient bien faire, ils ont fait la démonstration de leur dureté de coeur, en rejetant les plus vulnérables que sont les enfants. Certes, le coeur de Jésus devait saigner à la simple idée d’imaginer la déception de ces petits, qui n’ont rien fait d’autre que de croire Jésus sans aucun filtre, sans appréhension, mais une foi si simple et si grande à la fois. Ils étaient dans l’espoir de la guérison instantanée, et ces enfants ont vu leurs espoirs être repoussés, détruits, ignorés et rejetés du revers de la main, pour des considérations absurdes du monde des adultes empêtrés dans leur logique limitée, puisque leur coeur d’amour n’est pas complice ni sollicité.

 

Si Jésus s’est indigné, au point où il se sert des petits enfants en sa présence pour refléter le coeur mauvais des hommes, même ses propres disciples, c’est parce qu’il aime pardessus tout les petits enfants, pour toutes les raisons mentionnées ci-haut. Comment peut-on imaginer faire du mal à l’un de ces petits? Je peux me mettre à la place de Jésus dans les sentiments qu’il devait éprouver. L’enfant est si simple, admiratif de celui qui prend soin de lui. L’enfant est une éponge: on peut le former à notre guise, en bien ou en mal. L’enfant apprend de nous et nous aime de manière naturelle et inconditionnelle. Il espère en nous. Il cherche en nous son protecteur, son repère, sa sécurité. C’est ainsi que nous devrions être avec notre Seigneur, et ce dernier ne souhaite que cela prendre soin de ses petits. L’apôtre Jean considérait les croyants comme ses petits, ses petits dans la foi, ses petits qu’il chérissait spirituellement. En connaissez-vous beaucoup de chrétiens qui vous chérissent?

 

Prenons donc soin des uns des autres, de la même manière que nous prenons soin de nos tout petits. Mais surtout, prenons soin d’abord de nos tout petits, eux qui ont tant besoin de nous 🙂

 

 

Patrick Galarneau

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APRÈS LE JÉSUS CRASSEUX, LE « JESUS LOOSER » ET LE « JESUS FREAK » (2ième partie)

Cet article concerne, en particulier, ceux qui ont oublié leurs couilles dans le tiroir de la commode depuis qu’ils ont « accepté Christ » dans leur vie, comme si, soudainement, on devenait de pauvres petits agneaux disposés et même, volontaires pour l’abattoir. Et oui, nous sommes sensés, selon la mode évangélique, changer radicalement notre approche et notre apparence. Les deux doivent concorder. Vous ne verrez pas un homme chétif à lunettes et bas bruns faire preuve de tout un caractère, d’autorité bien sentie, ni de virilité. On ne parle pas ici d’un tombeur de ces dames malgré lui.

 

La mouvance évangélique en est un des plus somnifère pour la gente féminine en recherche de protecteur et de vrai meneur. C’est celui du défaitiste, du « Jesus looser » qui a accepté Christ parce que sa vie en était une de perdant. Le « Jesus freak » semble avoir un fort caractère, mais en réalité, c’est un faible, un pauvre bougre peureux lorsque vous le reprenez avec fermeté. La femme qui accepte de marier un tel « looser », c’est qu’elle fut elle-même endoctrinée et est obligatoirement naïve et faible. Ces « loosers » trouvent dans la religion évangélique, le terrain parfait pour enfin trouver chaussures à leurs pieds d’athlètes. La manipulation religieuse leur est essentielle, à tel point que, ils sont aussi machiavéliques que ceci, c’est-à-dire, dire à une fille, que le « looser » coivoite, que le Seigneur lui a montré qu’elle devait être sa femme. Voyez-vous, le « looser » ne peut pas dire ça à une non-croyante. Elle va le rejeter en lui vomissant en pleine figure. Mais la religieuse encrée dans sa religion depuis qu’elle est jeune, oui. Même si elle n’éprouve aucun désir pour ce jeune homme, Dieu a parlé. Elle apprendra donc à l’aimer. Vous voyez la manipulation? Et croyez-moi, elle est fréquente. J’en ai été témoin.

 

LE « JESUS LOOSER »

Habituellement, le « Jesus looser » est celui qui se cherche un moyen de valorisation. Pour cela, il espère monter les échelons de la hiérarchie ecclésiastique de son organisation religieuse fédérée ou associative. Habituellement, il est petit, chauve, ne suscite pas l’intérêt de la gente féminine et voit dans le pouvoir, un moyen palliatif à sa faible estime de lui-même. La religion devint alors un exutoire par excellence, car c’est rempli de faibles, même au sein de l’élite bien-pensante. Je dirais même : surtout au sein de l’élite bien-pensante. Les faibles sont nombreux et tombent amoureux d’un pouvoir qu’ils n’auraient jamais obtenu dans le monde séculier, car ce sont des faibles.

 

 

Nous reviendrons sur le « jesus looser » au prochain article, car celui-ci est suffisamment corrosif pour laisser la critique s’exercer.

 

 

Patrick Galarneau