La foi sans religion. Ou, la foi véritable qui n’a pas de règle

J’ai fais principalement mes études en théologie et ce, dans trois facultés différentes, donc, trois écoles de pensées différentes, pour un grand total de 15 années d’études dans ce domaine. Non, je ne suis pas devenu plus brillant, au contraire. Je crois plutôt que je suis tombé dans une certaine forme d’élitisme propre à l’obscurantisme religieux. Fort heureusement, j’en suis sorti. J’ai aussi fais l’équivalent d’un BACC en histoire, afin de bâtir solidement un roman en sept tomes après mes études en théologie et être sorti du ministère pastoral évangélique. J’ai entre autre étudié l’Islam, l’empire Ottoman et l’histoire des deux guerres mondiales. Bien avant tout cela, j’ai fais deux ans en politique internationale, car je songeais sérieusement à une carrière politique quand j’étais plus jeune, et ce désir m’a toujours suivi depuis. Mais dans la vie, il faut faire des choix correspondants à nos plus grands intérêts. C’est donc l’enseignement biblique qui l’emporte.

 

Ne vous laissez pas impressionner par mon bagage de connaissances. Tout cela ne veut rien dire, croyez-moi! J’étais loin de me douter, après toutes ces études, que j’étais encore aux embryons de la connaissance, la vraie, celle qui est en Dieu, notre Seigneur. En fait, je me suis rendu compte que je ne savais que bien peu de choses. Durant cette période, j’étais hautain, condescendant, élitiste, vantard, prétentieux et vaniteux. Le pire, c’est que je ne m’en rendais pas vraiment compte. Je croyais être simplement parvenu et alors, je devais sauver le monde de sa stupidité crasse, de sa méconnaissance de la personne de Dieu, puis amener tous ces ignorants dans nos belles églises baptistes évangéliques afin qu’ils grossissent nos rangs. Bien entendu, ce n’est pas ainsi que je me parlais à moi-même, puisque j’étais inconscient de ce que je faisais. J’étais de bonne foi, mais cela ne signifie pas que j’étais dans le vrai. Et je dois aussi vous admettre que je n’étais pas un bon élève. Mes notes étaient presque toujours en-deçà de la moyenne. Mon cerveau, et ce n’est pas une blague, fonctionne différemment de la majorité et je ne pouvais pas me conformer aux exigences d’une pensée unique imposée. Encore là, ce n’était pas conscient. Mais bref… je suis plutôt un autodidacte hyperactif qui accumule les informations, puis, les analyse sans gourou derrière pour me dire comment je dois réfléchir ou interpréter. Évidemment, ça m’a toujours procuré des problèmes, mais ce n’était pas par esprit de contrariété.

 

Encore aujourd’hui, je lutte bien souvent contre des idées préconçues de la religion « at large », qui semblent faire consensus dans nos milieux, mais contestées par une petite minorité de libre-penseurs. Nous sommes donc considérés comme des rebelles par l’élite bien-pensante autoproclamée. Je ne m’en formalise pas. Cependant, ce qui me dérange, c’est ce qu’ils véhiculent comme fausses croyances. J’ai donc eu à coeur un projet. Un vif désir que je ne pouvais refouler: La foi sans religion. Vivre par la foi, mais sans le joug écrasant de règles religieuses imposées par des élites qui se sont imposées comme des sommités religieuses, et qui ne peuvent s’empêcher d’être les voix de la majorité, car voyez-vous, il y aura toujours quelqu’un quelque part qui se proposera d’être le chef des autres. Ça, c’est la religion.

 

Dans notre société québécoise, quand on veut une opinion religieuse, on se réfère naturellement à une sommité de la religion catholique. Quand un membre d’une église locale veut vérifier l’interprétation biblique d’une tierce personne, il demande à son pasteur ou un pasteur de notoriété et met en doute l’interprétation biblique de celui ou celle qui semble se distinguer du consensus aveuglément accepté dans son milieux. On se demande pourquoi. Jésus a opéré des miracles et des délivrances le jour du sabbat. Les religieux le lui reprochèrent. Or, Jésus leur a dit que l’homme n’a pas été fait pour le sabbat, mais le sabbat pour l’homme. Doit-on obéir à des règles religieuses? Jésus n’y obéissait pas. Il n’a pas non plus passé par des écoles de théologie pour recevoir l’approbation du collège des anciens ni du Sanhédrin. Son enseignement se distingua de manière frappante de ce que les religieux contemporains de Jésus véhiculèrent de façon consensuelle. Jésus a lutté contre les fausses croyances véhiculées en Israël par ces religieux parvenus. Résultat: Jésus a été mis à mort.

 

En conclusion

Obéir à Dieu est l’anti-thèse de la foi. La religion est opposée à la foi, car l’une est fomentée par les hommes, l’autre est un don de Dieu.La religion prescrit, proscrit et restreint. La foi, elle, rend libre, brise les chaînes et reconstruit notre intelligence salie par toutes ces règles castratrices. La foi nous libère du désir de pécher, alors que la religion nous impose des limites à ne pas franchir. La foi nous justifie, la religion nous condamne. La foi ne nous empêche pas de pécher librement, elle nous libère de ce désir. La religion ne peut opérer un changement de coeur, alors, elle impose des règles restrictives pour que, en apparence, nous soyons trouvés sans tache.

 

 

Patrick Galarneau

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