Pasteurs, docteurs, commentateurs bibliques: à doser avec discernement.

Il est toujours bon de sonder le plus grand nombre de gens possible, afin de se faire une meilleure idée sur une situation. Un avocat, par exemple, vous dira que la première chose qu’il apprend, c’est qu’il y a toujours deux versions à une histoire. Le mécanicien vérifiera le problème que vous avez relevé, de votre propre point de vue, mais il vérifiera l’ensemble générale de votre voiture, afin d’établir le diagnostique le plus juste, et pour s’assurer qu’il n’y ait pas une autre source au problème. La même chose s’applique avec la médecine. En apparence, tout va bien, mais le généraliste peut vous envoyer vers un spécialiste, juste pour s’assurer d’avoir un deuxième, parfois un troisième avis, même si le médecin généraliste n’a rien relevé d’inquiétant en soi. Un enquêteur ne va pas se contenter que du témoignage d’une seule personne dans son enquête. Il va tenter de reconstruire le casse-tête avec, si possible, tous les morceaux et ce, afin de mieux cibler ce qui s’est réellement produit.

 

Pourquoi les chrétiens ne sont pas aussi consciencieux envers Dieu, sa personne, et ce qu’il a vraiment voulu dire? Les chrétiens, en majorité, lisent noir sur blanc, sans se soucier du contexte dans lequel fut rédigé ce qu’ils lisent. Ils ne sont pas aussi assidus dans l’étude préliminaire des écritures, n’approfondissent pas leur « enquête » personnelle, et s’objectent facilement aux deuxièmes et troisièmes avis. Pour eux, la première chose qu’ils ont apprise est nécessairement la vérité. Cela ne s’applique pas qu’aux Témoins de Jehovah, aux musulmans, aux mormons, aux juifs ou aux catholiques, ça s’applique également aux évangéliques. Persuadés d’avoir raison, beaucoup d’évangéliques ne remettent jamais en question les premiers éléments qui ont bâtis leur identité chrétienne. Pourtant, le processus de sanctification, ainsi qu’une bonne progression saine de la foi, exige que l’on vérifie minutieusement si ce qu’on nous a dit est bel et bien exact (Ac.17.11).

 

Or, l’attachement émotionnel envers le pasteur qui nous a accueilli avec le sourire, semble mettre un gros nuage dans le ciel, mais devant le Soleil. En effet, cet attachement émotionnel envers celui ou celle envers qui nous offrons notre reconnaissance éternelle de nous avoir partagé la Parole de Dieu, fait ombrage à Dieu lui-même. Notre reconnaissance, pour en parler, devrait ultimement se limiter à Dieu, le seul qui puisse, à la fois offrir sa grâce, ainsi que le moyen de s’approcher de lui: la foi (Éph.2.8-9). Il est écrit nul part que nous devons être reconnaissant et rempli de loyauté envers le pasteur, l’église locale ou une tierce personne pour notre salut en Christ. La reconnaissance est pleinement en Christ. Notre connaissance, notre foi, notre dévotion, notre adoration, notre culte: à Dieu, par et en Christ uniquement.

 

CONCLUSION

Cela ne signifie pas de ne pas consulter, bien au contraire! Nous devons le faire, car comme l’enquêteur, le médecin, l’avocat ou le mécanicien, nous avons besoin de sonder l’ensemble du problème qui nous préoccupe. Le chrétien dénominationnel ne peut pas avoir une pleine interprétation juste, car il ne consulte pas l’ensemble du christianisme. Il se fie uniquement à ce qu’on lui dit. C’est non seulement l’erreur la plus répandue, mais c’est la pire des erreurs à faire, si l’on désire progresser dans sa foi. Toutefois, il est impératif et primordial de se faire, et construire son propre jugement. N’oublions pas que nous serons les premiers tenus responsables pour notre vie devant Dieu.

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

3 réflexions sur “Pasteurs, docteurs, commentateurs bibliques: à doser avec discernement.

  1. Pingback: Pasteurs, docteurs, commentateurs bibliques: à doser avec discernement. — La foi sans religion | MONSITE

  2. C’est d’autant plus vrai que la légitimité même du pasteur n’est pas biblique:

    Qu’en dit la Bible ?
    De nos jours, peu de chrétiens réalisent que le mot ‘pasteur’ n’apparaît jamais au singulier dans le Nouveau Testament, à part trois fois, en 1 Pierre 2:25, 1 Pierre 5:4 et en Hébreux 13:20, où le ‘pasteur’ est à chaque fois notre Seigneur Jésus. De même, peu se rendent compte que ce mot ‘pasteur’ est en fait le même ministère que ‘ancien’, et est toujours mentionné au pluriel dans le contexte de la direction d’une Eglise. Pas une seule fois dans le Nouveau Testament nous trouvons une Eglise dirigée par ‘un pasteur’, il est toujours fait mention de ‘les anciens’.

    Cependant, le modèle de la direction de nos Eglises aujourd’hui est pratiquement toujours pyramidal, avec à la tête un ‘pasteur’, et souvent, mais même pas toujours, quelques ‘anciens’, qui sont automatiquement plus bas sur l’échelle de l’autorité. C’est devenu un système tellement répandu et accepté que peu de chrétiens voient la différence avec la structure que nous trouvons dans le Nouveau Testament, ou réalisent l’impact que ce modèle non biblique peut avoir sur la vie de l’Eglise, locale et universelle.

    Extrait de cet article http://bibletude.blogspot.com/2016/12/le-pasteur-ou-les-anciens.html

    Nous devons être cohérents: soit nous adoptons des choses non-bibliques et nous le disons clairement, soit nous suivons la Bible.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s