Pasteur, pourquoi prêches-tu!

Dans une publication récente sur mon compte facebook, j’ai ajouté « le dimanche matin », à la phrase de ce titre. Or, il semble que je me sois mal exprimé. Ce que je tenais à dire, c’est ceci:

« pasteur, pourquoi le dimanche matin, lors des cultes sensés être rendus à Dieu, prêches-tu »?

Puis, questions sous-jacentes:
– pourquoi prêcher à des gens déjà convaincus?
– pourquoi ne pas enseigner de manière interactive (je connais déjà la réponse )
– Comment mesurez-vous les résultats, court, moyen ou long terme, de ce que vous prêchez?
– Quel est l’impact de votre simple présence, de votre prédication?
– Quelle place croyez-vous avoir dans l’échelle d’importance dans votre église?

 

Ces questions n’étaient aucunement empreinte de sarcasme ou d’une quelconque critique. Il s’agit d’atteindre deux objectifs:

1- que les pasteurs réalisent quelles sont leurs véritables motivations de prêcher, au lieu de le faire de manière systématique

2- revoir la manière de faire l’église

 

Sommes-nous encore aux temps des sermons sur la montagne? Les prédications font-elles des disciples de Christ? Je ne parle pas de disciples du pasteur, ni disciple de la dénomination ou disciple du conseil d’église ou d’association, mais bien DISCIPLE DE CHRIST!

Et si c’est un culte que l’on rend à Dieu, à quoi la prédication offerte à ceux et celles à qui l’on campe le seul rôle de spectateur passif-auditif, puisse-t-il être un culte rendu à Dieu?

 

Avouons-le: ce n’est que de la tradition religieuse. Là, on peut penser que j’émet une critique. Mais la question initiale ne l’est pas. La prédication nous vient du temps de la réforme, en particulier, de Jean Calvin, alors que ce dernier offrait des sermons d’encouragement, devant la contre-réforme orchestrée par les catholiques. C’était une manière de motiver et mobiliser les troupes à ne pas succomber au découragement, devant la féroce opposition religieuse traditionnelle.

 

Cependant, tout cela était circonstanciel. À quoi bon la prédication de nos jours, alors que nous savons pertinemment que les gens ne retiennent que 10% de ce qui a été dit? Tant et aussi longtemps que les pasteurs prêcheront, les chrétiens passifs-auditifs ne changeront pas, n’avanceront pas, ne progresseront pas, puis ne deviendront jamais matures. Ce que je dis est une ferme assurance, pas une opinion. Pour progresser en Christ, il FAUT sortir de ces églises castratrices. C’est la seule manière de progresser. Si vous prenez votre vie en main, vous ne pourrez plus demeurer assis dans un bâtiment que l’on nomme faussement « église locale ». Vous ne pourrez pas concilier « prise en main » et « membre d’une assemblée locale ». Il vous faut adhérer à l’un des deux, mais pas les deux. Ils sont inconciliables.

 

Conclusion

J’attend les réponses de pasteurs. J’attends qu’ils me parlent des bien-faits de leurs prédications, avec preuves à l’appuis. Pour le moment, la prédication a l’effet totalement inverse: elle est un mur qui se dresse entre le croyant né de nouveau et Christ. Le croyant n’est pas le disciple du pasteur ni de sa prédication. Le croyant né de nouveau n’a pas été racheté par un crédo de l’association d’églises. Le croyant est la « propriété exclusive » de celui qui l’a racheté.

 

 

Patrick Galarneau

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