Ma confession de foi (1ère partie)

INTRODUCTION

Si je fais cet article (et les autres qui suivront), c’est dans l’objectif de poser les bases des éventuelles discussions sur les différents sujets abordés sur mon compte facebook qui font polémique. Toutefois, la polémique n’est pas l’objectif visé, bien au contraire. Cependant, la philosophie de « La foi sans religion », c’est de cibler les croyances consensuelles erronées ou qui sont généralement acceptées sans droit de regard, par l’entremise d’arguments d’autorités des masses et des grands prédicateurs de ce monde évangélique.

Bien que mon expression de foi s’apparente à la foi évangélique, il y a diverses positions théologiques avec lesquelles je ne suis pas à l’aise, sans toutefois imposer mes prises de positions à qui que ce soit. Quoi qu’il en soit, voici une première série de ma confession de foi:

 

TRINITÉ

Le Père, le fils et le Saint-Esprit. Vous remarquerez dans la 1ère épître de Jean, par exemple, que l’apôtre s’adresse à des hébreux ayant embrassé la foi en Christ, abandonnant ainsi le judaïsme. L’apôtre Jean s’exprime en ces termes:

1 Jean 2:22

« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils ».

1 Jean 2:23

« Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père ».

 

Dans la première formulation, l’antichrist nie le Père et le fils. Or, s’adressant aux croyants hébreux au sujet des hébreux demeurant dans le judaïsme, il serait faux de prétendre que ces judaïsants nient le Père, puisque pour être dans le judaïsme, c’est qu’il n’y a qu’un seul Dieu à qui rendre un culte et ce Dieu, qui est le Père, est l’objet du culte des juifs. Cependant, l’auteur fait remarquer que le judaïsant est un menteur, puisqu’il nie que Jésus sois le Christ, donc, celui qui est annoncé depuis Ge.3.15, et par les prophètes et les différents acteurs principaux de l’ancienne alliance. Ce Christ est celui tant attendu que les juifs ont renié, celui-là même qui leur fut révélé de manière sans équivoque comme celui qui a accompli la loi et les prophètes. Comment un juif peut-il cracher sur la révélation intentionnellement et se réclamer de Dieu? C’est ce qui explique qu’en niant le Christ en la personne de Jésus, le juif nie aussi le Père.

 

Dans la deuxième formulation, qui est le verset suivant, donc, l’apôtre poursuit son allocution: nier le fils c’est aussi nier le Père. Dans les deux cas, on ne parle pas de nier le Père pour nier le fils, mais bien nier le fils et qui a pour résultat de nier le Père. Voilà de quoi se sont rendus coupables les juifs de cette génération qui ont assisté à la révélation de l’incarnation de Dieu en la personne de Jésus, le Christ. L’auteur vise strictement la génération de juifs qui se sont rendus coupables et à qui il n’y a aucun autre sacrifice possible pour la rémission des péchés (Hé.10.25-39).

 

Ainsi, le judaïsant n’a jamais eu Dieu pour Père, mais le Diable, comme Jésus l’a fortement évoqué aux religieux contemporains:

Jean 8:44

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.

 

Le Père et le fils sont indissociables

Le fils est le reflet humain de la personne de Dieu:

Hé.1  

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, (1-2) Dieu,
2 dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,
3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,
4  devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

 

Dans les cultures antiques, mais concentrons-nous sur Israël, le fils est égal au Père et possède la même autorité. Dans le cas du terme « fils », attribué à Christ, sa signification est la suivante : « chef suprême », puisque l’héritier hérite de tout ce que le patriarche possède. C’est ainsi qu’il en était dans la culture juive, et cette représentation terrestre fut reprise de manière spirituelle, afin d’illustrer la supériorité de Christ sur les sacrifices annuels, Moïse et la loi mosaïque, les anges, les hommes, les prophètes et tout ce qui est vivant. Dieu n’est pas le Père au sens littéral, le fils n’est pas le fils au sens littéral. Il s’agit d’une image pour illustrer la personne de Dieu qui s’est exprimée par la personne fait chair, Christ, Dieu fait chair.

 

CONCLUSION

Je pourrais rédiger un bouquin de plusieurs centaines de pages sur le sujet. Je le ferai peut-être un jour, mais pour le moment, je me contenterai de ces quelques lignes. Mais en terminant, je crois que Dieu est une seule personne, qui s’est manifesté par le Christ, Dieu fait chair et Seigneur sur toute vie, mais il s’est aussi manifesté de maintes façons depuis les débuts de l’humanité, à commencer par son souffle qui a créer à partir de rien, et dont Christ est l’initiateur, comme en fait foi les ch.1 de Genèse, de Jean et d’hébreux.

Vous remarquerez aussi que les auteurs, tels que Jean et celui de l’épître aux hébreux, font l’apologie de la main créatrice de Christ. Christ est Dieu, mais aussi Seigneur. Il a fallut que l’Esprit de Dieu, l’essence même de la personne de Dieu, révèle la personne de Dieu fait chair, afin que l’homme, au regard anthropocentrique, élève Christ (comme on le constate par l’auteur de l’épître aux hébreux), le reconnaisse comme le fils de l’homme, le fils de Dieu, le Christ, élevé au rang le plus élevé, puis reconnaisse, au final, que c’était Dieu en chair.

 

Voilà pourquoi je crois que la trinité n’est rien d’autre qu’un dogme humano-charnel. Il s’agit de la même personne, se manifestant de plusieurs manières, dont l’Esprit et le fils. Mais en réalité, il n’y a qu’une seule personne. Toutefois, les « nicodème de ce monde (analogie avec Jean ch.3), font les réflexions humano-charnelles suivantes:

  • alors, si c’est la même personne, comment Jésus peut-il se prier lui-même?
  • Si Jésus est la personne de Dieu, comment peut-il se sentir abandonné sur la croix par Dieu?
  • Mais Jésus a dit qu’il avait un père au ciel…

Les choses spirituelles sont représentées par des éléments terrestres, afin d’accommoder la compréhension obscurcit du peuple hébreux par des éléments qu’ils connaissent.

 

Mais le grec, lui, éprouve beaucoup de difficultés à sortir de sa culture pour s’imprégner de celle des autres, les hébreux dans ce cas-ci, ce qui a fait naître la TRINITÉ.

 

Je poursuivrai avec d’autre thèmes très bientôt.

 

 

Patrick Galarneau

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