Jérusalem, capitale d’Israël.

Je me ferai court: Les chrétiens évangéliques affirmeront que c’est la prophétie qui s’accomplie. Voilà, nous sommes aux portes de l’Apocalypse.

 

Le président américain, Donald Trump, a été choisit par Dieu pour entamer la marche ultime vers les temps de la fin, la guerre finale et pour venger les saints des méchantes nations. Voilà encore ce que crieront les évangéliques qui, hypocritement, et d’autres, sans équivoque, se réjouissent et entérinent les propos de Donald Trump. Le président américain est vu comme le sauveur des valeurs morales et chrétiennes par les évangéliques, puis comme le catalyseur des prophéties bibliques qui tendent vers la fin de l’histoire de l’humanité. Donald Trump est donc à la fois le bon et le mauvais côté de la médaille, mais pour servir une seule cause: l’Apocalypse.

 

Maintenant, on veut un troisième Temple à Jérusalem afin de faire concorder, une fois de plus, l’actualité internationale aux prophéties du livre de Daniel. Seul petit hic: l’emplacement initial du Temple de Jérusalem se trouve dans la zone de Jérusalem-est, qui n’est pas sensée être incluse dans la notion de «capitale de Jérusalem», et en plein là où se trouve la Mosquée d’Al-Aqsa, lieu considéré comme «Saint» par l’Islam. C’est là d’ailleurs que se trouve le tombeau du roi Salomon, qui a vécu il y a près de 1 000 ans avant Jésus-Christ.

 

Si mai 1948 a vu naître «l’état d’Israël» sous l’égide de l’O.N.U., anciennement connue sous le nom de «Société des Nations» jusqu’en 1946, voilà que les chrétiens évangéliques se régalent d’un fait presque divers lors de l’allocution présidentielle concernant Jérusalem. Presque divers parce que ce n’est qu’une déclaration sans impact géo-frontalier, mais en effet, nous pouvons reconnaître les impacts politiques et géo-stratégiques qui peuvent, soit nuire considérablement au processus de paix qui, de toute façon, n’aboutit jamais à une réelle solution, soit, au contraire, nous assisteront à une résolution accélérée du conflit israelo-palestinien.

 

Puisque les chrétiens évangéliques sont persuadés que ce qui se passe est prophétique, ne tentez aucunement de leur faire comprendre que les prophéties de Daniel, d’ÉsaÏ, de Jérémie ou d’Ézéchiel étaient soit pour leurs époques respectives, soit pour l’Israël du temps de Jésus. Ils n’en n’ont que faire. Ils ont délibérément choisi la voie de l’aveuglement, car ils s’ennuient à mourir de ne voir aucune prophétie pour eux.

 

Soutenir ou ne pas soutenir Israël n’a aucune importance dans ce texte. Pour les évangéliques, Israël n’est rien d’autre qu’un instrument pour leurs illusions prophétiques. Ils espèrent la guerre d’Armageddon, mais être enlevés dans les airs à la rencontre de Christ avant que ça n’éclate.

 

En fait, nous avons affaire à une bande de pleutres utopiques qui aiment le mensonge, de la même manière que ceux et celles qui consultent leur cartomancienne pour se faire dire ce qu’ils veulent entendre.

 

Nos évangéliques veulent des accomplissements prophétiques en leur temps? Ils en verront partout, même s’il faut torde les écritures pour y arriver. La croyance est forte, mais la foi est faible. Cette nuance s’impose.

 

 

Patrick Galarneau

Un plaidoyer pour les enfants.

Je tenterai de faire court, mais dans l’obligation de faire suffisamment long pour ne pas en faire un simple post sur facebook.

 

En effet, c’est un sujet qui m’interpelle, car il y en a marre à la fin de constater jour après jour ces chroniques de divertissements sur msn.ca ou sur les réseaux sociaux, de la promotion d’une forme insidieuse d’hyper-sexualisation de nos enfants.

Déjà, il est totalement ridicule de concevoir ces fameux concours de beauté et de Miss univers, tout autant que ces jeunes femmes qui font tout pour nuire à la condition de la femme en se prêtant au jeu de leur exposition corporelle, affichant sans cesse leurs 32 dents en guise de sourire béat et quasi candide! Doit-on maintenant s’ennuyer à ce point pour chercher la plus belle fillette du monde?

Il n’y a pas si longtemps, on vantait la beauté d’une jeune fille russe de 9 ans. Elle fut approché pour être mannequin et voilà, son enfance s’est envolée. Encore aujourd’hui, sur msn.ca, on vante la beauté d’une autre jeune fille d’à peine 6 ans et on l’expose au monde entier. Déjà à 6 ans, elle n’a plus aucune intimité. Terminées les sorties tranquilles en famille. Fini de passer incognito à l’école. La normalité de vie de cette jeune fille est maintenant passée sous les puissantes roues du rouleau compresseur de la notoriété dont elle n’a pas eu le loisir de choisir en toute connaissance de cause, son jeune âge ne lui permettant pas de faire ce choix éclairé et désiré de plein gré. Elle ne s’appartient plus, elle appartient à ceux et celles qui en tirent profit dans tous les sens du terme.

 

Quelle sera la prochaine étape de ces chroniqueuses (et oui, ce sont des femmes qui se préoccupent et rédigent ces torchons)? Iront-elles agresser les femmes enceintes dans les ailes échographiques des hôpitaux pour savoir qui est le plus beau foetus? Va-t-on ensuite exposer l’échographie du foetus sur les réseaux sociaux pour se délecter de calories vides en divertissements?

 

Mon intention de ne pas vous offrir les liens de ces pages de divertissements pour vous le démontrer est tout à fait volontaire. Je refuse d’encourager d’une quelconque façon cette hyper-sexualisation. Va-t-on finir par réaliser qu’un enfant a besoin d’être un enfant et ce, le plus longtemps possible? Peut-on laisser les enfants tranquille et cheminer en tant qu’enfants? Doit-on absolument briser leur imaginaire d’enfants en les exposant à notre triste réalité d’adultes, en les soumettant aux projecteurs du monde entier qui se régalent de faits divers aussi stériles que le junkfood peut l’être pour une saine alimentation? Doit-on leur apprendre à un si jeune âge à être sexy, charmeurs, photogéniques et conscients de leurs attraits physiques? Et attrayants pour qui au juste? Pour des pédophiles en herbe qui se cachent derrière l’industrie de la mode, du divertissement et du monde artistique?

 

Et que dire des parents de ces enfants? Leurs enfants sont-ils devenus une marchandise? Un investissement? Une manière détournée de satisfaire leur propre égo parfois démesuré? De pouvoir se pavaner devant tous, comme le paon devant la meute de femelles? La notoriété de leurs enfants qui rejaillis sur leur famille et met en relief leurs noms aux yeux de tous? L’industrie de la mode et du divertissement, ou l’art de briser des enfants. Voilà ce que c’est.

 

Si la condition de la femme m’interpelle, celle des enfants l’est encore davantage. De grâce, protégeons nos enfants contre ces requins qui les instrumentalisent pour leur propre ventre!

 

 

Patrick Galarneau