Championnat mondial junior de hockey sur glace.

Oui, je le sais, je dévie de la vocation naturelle de mon site afin de vous entretenir sur le hockey, et plus précisément sur le championnat mondial junior de hockey sur glace qui a eu lieu dans les dernières semaines. Ce championnat s’est tenu dans la ville sans intérêt de Buffalo, aux Etats-Unis, tout près de Toronto, ville canadienne.

 

UNE LEÇON DE HOCKEY

Quel spectacle avons-nous eu! D’autant plus qu’à Montréal, l’équipe de hockey la plus titrée au monde, ne nous offre pas un calibre des plus relevé par les temps qui courent. En fait, les Canadiens de Montréal sont si misérables qu’il est difficile à croire que cette formation fut, jadis, si glorieuse et puissante. Or, l’équipe canadienne junior nous a servi une belle leçon de hockey à tous les fans de hockey de la planète, comme elle en a l’habitude de le faire dans des tournois d’envergure. Elle vient de décocher sa 17ième médaille d’or de sa glorieuse histoire lors ces tout derniers tournois mondiaux, mettant en vedette des formations comme la Suède, la Suisse, la République Tchèque, la Slovaquie, la Russie et les Etats-Unis, pour ne nommer que celles-là.

 

LA CRÈME DE LA CRÈME

Chacune des formations nous a offert du beau hockey à regarder, malgré que ce soit un tournoi junior. C’est l’un des seuls tournois que je me permet d’observer, puisque, habituellement, je suis en congé lors de ce tournoi. N’oublions pas que c’est l’élite, la crème de la crème qui, dans un avenir très rapproché, se verra porter l’uniforme d’une formation de la plus prestigieuse ligue de hockey au monde, la ligue nationale de hockey, mieux connu sous son acronyme, la LNH. Pour d’autres, ce sera la KHL, la ligue russe ou encore, certains demeureront dans des ligues moins prestigieuses, comme la ECHL ou des ligues de deuxième ordre en Suède ou en Suisse, sans vouloir manquer de respect à ces ligues qui, admettons-le, sont tout de même de belles ligues bien organisées, mais qui n’ont pas les lettres de noblesses d’une ligue aussi respectée que la LNH.

 

UN TOURNOI, UN BEAUME SUR NOS PLAIES

Quoi qu’il en soit, ce tournoi ne peut faire autrement que de nous réconcilier avec la beauté de ce sport, alors que nous ne sommes pas très gâté par nos formations favorites de la LNH. Du moins, pour tous ceux et celles qui espèrent, dans leurs plus folles utopies, que les Canadiens de Montréal se taillent une place inespérée pour le prochain tournoi printanier, un périple qui nous mène à deux mois intense d’activité jusqu’à Lord Stanley, le trophée le plus difficile à remporté, tous sports confondus. C’est sans compter que depuis le début de la saison 95-96, nous ne pouvons plus jeter notre dévolu sur les défunts Nordique de Québec, déménagé au Colorado, fautes de liquidité.

 

PAS SEULEMENT CANADIEN

Néanmoins, je tiens à féliciter chacune des équipes ayant participé à ce magnifique tournoi, pas assez long à mon humble avis. Bien entendu, je souhaitais une victoire canadienne, mais j’ai une petite place dans mon cœur de partisan pour les suédois et l’équipe nationale de la Suisse, deux formations dont les pays sont peu populeux, mais qui ont un excellent bassin de joueurs. La suède doit être considérée comme une puissance du hockey à l’échelle internationale. Mais la Suisse n’est pas en reste, elle qui produit de plus en plus de joueurs d’élite, dont plusieurs sont repêchés par des formations de la LNH. Bravo!

 

LE CANADA, TOUJOURS L’ÉQUIPE À BATTRE

Déception cependant du côté de la Russie. Nous n’avons plus le « challenge russe » que nous avions dans les années ’70 et ’80, alors que les formations de l’ancienne URSS demeuraient des équipes à battre, presqu’au même titre que le Canada. Et pour terminer, le Canada demeure encore la puissance mondiale du hockey, masculin comme féminin. Chaque pays fait du Canada son objectif d’excellence. Chaque équipe espère, dans ses plus profondes illusions, battre la Canada dans un tel tournoi. Encore une fois, le Canada nous a démontré tout son talent. Jamais il n’a été menacé dans ce tournoi, si ce n’est l’accident de parcours contre les américains que les canadiens ont échappé 3-2 contre ces derniers. Mais les Etats-Unis n’ont même pas été à la hauteur de la demie finale contre la Suède, concédant deux buts en désavantage numérique, en milieu de troisième période dans un affrontement sans lendemain. Puis, le Canada a réglé le cas suédois dans une victoire tout de même serrée de 3-1.

 

CONCLUSION SUÉDOISE

Mais bravo aux suédois, ils n’ont absolument pas à rougir de leur performance en grande finale. De tout le tournoi, la Suède n’a jamais connu le hockey de rattrapage, n’ayant jamais concédé le premier but à l’adversaire, sauf en grande finale contre le Canada. Une très belle formation celle de la Suède, et fort possiblement le 1er choix au repêchage du prochain encan en juin 2018, le défenseur suédois, Rasmus Dahlin. Si les Canadiens sont pour terminer dans les bas fonds du classement de la LNH cette année, ils auront choisi la bonne année pour être médiocre, car ils pourraient repêcher cette perle rare.

 

 

Patrick Galarneau

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