Fin du monde, enlèvement, jugement dernier? L’arnaque de l’histoire religieuse (part 8)

24.11Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

24.12Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

24.13Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

 

Inévitablement, si vous êtes dispensationnalistes non-charismatique, vous avez éprouvé beaucoup de problèmes avec le verset 13. Si vous êtes dispensationnalistes-pentecôtiste et/ou charismatique, vous êtes persuadés, à tort, que le verset 13 signifie sans le moindre doute que le salut est conditionnel et donc, est de votre responsabilité personnel.

 

Bien sûr, lorsque l’on comprend les textes de manière plus lucide, on comprend aisément qu’aucune position de la dispensation ne correspond au texte. Nous avons observé, tout au long des derniers articles sur le sujet de Mathieu 24, que Jésus s’adresse à ses disciples, et la plus longue extension que Jésus fait dans son adresse, c’est l’Israël contemporaine des disciples. Ainsi, quand Jésus explique que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé, il parle des événements qui se produiront très bientôt sur la cité de Jérusalem. Les éléments du texte, le contexte interne, nous dresse une limite dans le temps. D’abord, revoyons les limites de temps:

  • les faux christ ne peuvent qu’être juifs, puisque la notion de Christ, par les promesses de Dieu, appartient uniquement à Israël et plus précisément, de la tribu de Juda.
  • les faux christ ne peuvent être considérés que pendant la durée de vie du Temple de Jérusalem, car c’est dans ce Temple que doit recevoir le Christ
  • Le Christ doit venir avant la destruction du Temple pour la raison mentionné plus haut
  • La destruction du Temple signifie la fin du judaïsme
  • Jérusalem détruite, c’est la fin d’Israël et la fin de la période de transition entre la loi mosaïque et le temps de la grâce
  • avant la destruction de Jérusalem, le monde doit avoir été évangélisé, après quoi, viendra la fin de ce monde (fin du monde), le jugement dernier (le jugement final sur Israël)
  • Le livre de Daniel est prophétique et annonce qu’un Oint sera retranché et n’aura pas de successeur (Da.9.26-27)
  • Le livre de Daniel ne va pas plus loin que l’an 81 de notre ère dans ses prophéties (Da.9.27)
  • La Judée n’existe plus à partir du 8 septembre 70, et le Christ doit venir de Judée
  • Les évangélistes sont morts
  • L’Apocalypse fut rédigé avant l’an 70, selon les éléments du contexte interne et externe et ce, contrairement à l’idée véhiculée des propagandistes de la dispensation
  • Toutes les lettres furent rédigées avant l’an 70: aucune mention des faits historiques les plus marquants de l’histoire d’Israël. Ce seul fait détruit tout argument d’une rédaction post-Israël
  • Lors de l’allocution de Jésus dans ce texte, nous sommes encore dans l’ancienne alliance.
  • Tous les éléments des évangiles appartiennent à l’époque de la fin de l’ancienne alliance (en ces derniers temps: Hé.1.2), ce qui induit en erreur les croyants sur la chronologie du temps, que ce soit pour le salut, l’obéissance à loi versus la grâce, la dîme, etc…

 

Alors, que signifie le verset 13, si ce n’est pas pour parler du salut?

Si le salut par grâce est offert à tous, il fallait que Christ retourne au Père préalablement pour que le Saint-Esprit descende. Comme Christ n’est même pas encore offert en sacrifice, comment peut-on croire que le verset 13 parle du salut et de perte du salut? C’est le genre d’anachronisme dont se rendent coupables les dispensationnalistes, particulièrement pentecôtistes et/ou charismatiques. Et comment osent-ils concocter cette nouvelle hérésie du double-accomplissement, alors que d’un côté, ils prennent des prophéties de l’ancien Testament, pour affirmer que ça s’est produit historiquement, mais qu’ils doivent se reproduire à nouveau dans un futur où, le Christ n’est pas encore paru, encore moins offert en sacrifice et ressuscité! Cherchez l’erreur de jugement chez ces gens!!

 

Dans la plus grande honnêteté, il faut reconnaître la simplicité du texte et admettre l’historicité des événements proches du temps de Jésus. Ainsi, encore une fois, les éléments du texte nous précisent que celui qui va persévérer jusqu’à la fin, sera sauvé de la mort et de l’esclavage. Celui qui ne se sera pas adonné à trahir son frère de sang pour le traîner devant les tribunaux à cause de Christ, sera épargné lors du jugement qui tombera sur Jérusalem et sa population. Les éléments tels que «alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes (v.16)», oui encore «Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat (v.20)», sont des éléments qui ne trompent pas sur l’identité de ceux qui seront visés par le jugement, donc, ceux de la Judée, des israëlites qui ont décidé de demeurer sous la loi (des juifs), et nous savons aussi la limite de temps et voici pourquoi:

  • Si la Judée est détruite en l’an 70, que les juifs sont détruits, dispersés, faits esclaves ou tués, comment peut-on penser un seul instant que cette prophétie puisse concerner un futur lointain? La Judée n’existe plus depuis l’an 70 et plus jamais, selon le livre de Daniel, il n’y aura de Judée. Le sacrifice et la loi cesseront définitivement: pas dans sa pratique stérile, obsolète et caduque faite par des hébreux attachés à leur tradition religieuse, mais bien dans le coeur de Dieu. Pour Dieu, les sacrifice et la loi sont choses du passé. Il n’y a plus de débat qui tienne sur «dois-je obéir à la loi, ou bien, sommes-nous graciés»? Ce débat est obsolète depuis l’an 70.

 

CONCLUSION

Ainsi, le verset 13 ne concerne aucunement le salut, car comme expliqué précédemment, le salut par grâce est arrivé au jour de la pentecôte. Or, le texte où Jésus s’adresse à ses disciples et leur explique que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé, nous sommes encore dans l’ancienne alliance. Cet argument sera appuyé par les éléments du texte que l’on peut vérifier historiquement, alors que la destruction de Jérusalem survint 40 ans plus tard. Les juifs ont dû fuir dans les montagnes, les autres furent tués, faits esclaves, dispersés ou… enlevés! 😉

 

 

Patrick Galarneau

Publicités

Publié par

lafoisansreligion

À la fin de l'année 2013, c'est avec un feu de plus en plus ardent sur mon cœur que le Seigneur suscita en moi un désir de le servir d'une manière particulière. Ma présence sur le net n'est pas nouvelle et ce que je fais n'est pas nouveau. Toutefois, c'est en 2014 que s'est matérialisé ce projet de "La Foi Sans Religion", qui consiste en des enseignements de mise en contexte; des mises en gardes contre les faux bergers; des avertissements contre les faux ministères; des dénonciations sur les œuvres mauvaises et enfin, des exhortations sur ce site, sur facebook, sur youtube et sur les différents réseaux sociaux. Tous ces éléments servent à l'édification de l'Église. Je suis un des nombreux outils que le Seigneur utilise. Je travaille en collaboration avec tous ceux et celles qui œuvrent pour lui d'un cœur droit et vaillant et je félicite tous ces ministères diversifiés à travers le monde qui servent, à leur manière, le corps de Christ pour son édification et pour affermir la foi des uns et des autres. Je suis très préoccupé par l'actualité internationale, religieuse et politique. La majorité de mes contacts sont français et africains. Il est donc normal que je sois préoccupé par la politique internationale. Vous pouvez aussi consulter ma page facebook. Je vérifie les profils avant d'accepter de nouvelles demandes d'amitiés et ce, afin d'éviter les nombreux faux profils qui pleuvent sur ce réseau. Ma chaîne youtube porte le même nom que ce site: "la foi sans religion", où vous pouvez consulter les différents sujets que j'aborde.

Une réflexion sur “Fin du monde, enlèvement, jugement dernier? L’arnaque de l’histoire religieuse (part 8)”

  1. Bonjour,
    La « foi » est le secret de toutes les grandes choses, a-t-on dit, répétant cette espèce de dicton qui s’appliquait à la foi primitive ; c’est qu’en effet la première adhésion de l’homme à la parole de la Déesse a été le facteur des grandes civilisations de la haute antiquité.
    L’âge d’or, dans cette haute antiquité, c’est la longue période pendant laquelle l’humanité vécut sous le régime du Matriarcat.
    La religion de cette époque, la Théogonie ou Théosophie, comprenait l’enseignement des lois de la nature donné par des Prêtresses, alors que le culte n’était encore que la religion naturelle, c’est-à-dire l’hommage rendu par l’homme à la Déesse, nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée.
    Cette Divinité, la Déesse, exigeait de l’homme la foi, c’est-à-dire l’adhésion à la Vérité absolue qui émanait de son esprit droit, la croyance aux lois de la Nature et la soumission à la loi morale. Tout cela constituait « la Religion », c’est-à-dire le lien moral qui devait relier l’homme à l’Esprit Féminin.
    La foi a fait le monde parce que, lorsque l’homme a agi suivant la sage inspiration de la Femme, il a réalisé des prodiges. Chaque civilisation a été fille d’une religion théogonique donnant une impulsion sans cesse renouvelée à l’esprit humain.
    Quelle est l’origine de la religion ?
    L’évolution religieuse, c’est l’évolution psychique de l’homme déroulée à travers les siècles. Elle répond à des lois aussi certaines que celles qui régissent les phénomènes physiques et les phénomènes biologiques.
    L’état psychique de l’homme jeune a eu comme résultat de faire naître la manifestation sentimentale, qui dure depuis les temps les plus reculés, qui durera éternellement, et qu’on appelle, dans les temps modernes, la Religion.
    La Chevalerie, qui est la pratique de l’équité, la Justice Divine, équitable (d’où équestre), et qui est le culte primitif, a toujours représenté les chevaliers, initiés à la doctrine, munis d’un cordon qui est l’insigne de l’ordre. Ce cordon représente le lien moral qui attache l’homme à la Divinité, comme le cordon ombilical attache l’enfant à sa mère.
    Le mot Europe le désigne (Eu, lien ; rope, corde, cordon, lien, ligature). Cette corde a fait cordial, lien du cœur.
    C’est parce qu’une Déesse a créé la doctrine de Vérité, qui est la base même de toute religion, qu’on la désigne elle-même sous le nom d’Europe. On sait que c’est un des surnoms de la Déesse Diane. Ce mot, traduit dans toutes les langues, est devenu chez les Latins religare, c’est-à-dire religion ; primitivement, on disait red-ligio.
    La vie morale était tout dans cette société antique. Le lien qui unissait les hommes à la femme était la base de la domination de soi-même qui élève l’homme.
    https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/
    Cordialement.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s