Trinité, tri-unité ou trois personnes: une hérésie?

Je ne tiens pas à élaborer très longtemps sur ce sujet épineux, mais à clarifier ma position de manière succincte.

 

Jésus devait préalablement marcher comme un homme et être reconnu ensuite pour ce qu’il était vraiment: «Emmanuel, Dieu parmi nous». C’est ce qui résume le concept trinitaire. J’ai d’ailleurs toujours affirmé ceci: «Le concept trinitaire n’est pas une hérésie, mais d’en faire une doctrine nécessaire au salut, oui»! Vous remarquerez d’ailleurs que les apôtres et disciples de Jésus n’ont jamais dit: «Si vous voyez le Père, vous verrez le fils». Non. Pour les juifs, il fallait voir Jésus-Christ pour voir le Père. C’était essentiel. C’est l’essence même de la foi en Dieu. Les juifs n’ont jamais vu Dieu. Or, dans la personne de Jésus, ou on reconnaissait le Père, ou on niait le Père. Il ne suffit pas de dire «je crois en Dieu», pour être sauvé. C’est par le fils que, le juif premièrement et le grec ensuite, nous puissions être sauvé.

 

Le Christ doit être reconnu comme tel préalablement. C’est ce qui explique son humanité d’abord. La réalité est que, Jésus est Dieu incarné. Ce concept passe par son humanité d’abord, afin que, conformément à ce qui fut prophétisé à son sujet, Jésus soit reconnu comme le Christ. Donc, le Messie. Donc, Dieu incarné. Et c’est par la foi que le juif, le grec, et l’ensemble du monde, soient sauvés. Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. Or, Dieu s’est fait homme. Je suis loin de la doctrine de la Kénose, comme je suis loin de la doctrine de la trinité ou du modalisme, mais encore, je suis à des années lumières de la position anti-trinitaire. Jésus a vécu une vie d’homme, alors qu’il est, dans son essence, le Dieu incarné. Il n’est pas devenu Dieu, il fut, il est, et demeure éternellement. Avant Abraham, il fut. Il est la parole, le souffle, par qui tout fut créé. Il est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Qui d’autre que Dieu peut se targuer d’être ainsi?

 

Ce concept devait aussi être adapté pour le monde des hommes. Pour rejoindre les hommes dans leur humanité, ne fallait-il pas un corps d’homme pour atteindre les hommes? Qui plus est, les rejoindre dans leurs concepts, leurs cultures araméennes, juive-hébraïque et hellène, leur langues, leurs rites, leurs lois et ainsi de suite. Mais dans son essence, Christ est Dieu fait chair. Il était avant, aujourd’hui et éternellement.

 

Le concept trinitaire, comme adaptation à nos réalités humaines, oui. Mais une doctrine pour enfermer Jésus dans une boîte qui le distingue de Dieu, impensable pour moi. Celui qui a vu Christ a vu le Père. Jésus a dit: «le Père et moi ne font qu’un».

 

 

Patrick Galarneau

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